Catalogue 2021
Below, browse the 2021 Rencontres Internationales catalogue, or search the archives of the works presented since 2004. New video clips are routinely posted and the images and text are regularly updated.
Jens PECHO
Housebound
jens pecho
Housebound
Film expérimental | mp4 | couleur | 4:46 | Allemagne | 2020

The film combines a scene from the movie "Copycat" (1995) with footage of my editing the film. It is a reflection on the idea of artistic originality as well as the art world’s constant desire to instantly transform everything – even the current health crisis – into works of art. The chosen scene shows Sigourney Weaver playing a psychologist suffering from agoraphobia having a nervous breakdown in a well equipped apartment in which she has been living housebound for several months. Despite the luxurious interior, her only source of social comfort is provided by the back then recently invented internet. Sitting at her desk admidst several clunky computer monitors she exchanges short messages with her distant chat partners. This footage is contrasted by textual inserts questioning the necessity and original value of artistic production in contemporary art. Weaver’s dramatic performance and the questionable 1990’s chic of the apartment add a humorous layer of critique on egocentric and classist character traits not uncommon in the art world. "Housebound" was commissioned by the 66. International Short Film Festival Oberhausen. It is my contribution to the festival's discussion: "Can and should one make films now?"

Jens Pecho studied at the Academy of Media Arts Cologne as well as the Staatliche Hochschule für Bildende Künste – Städelschule in Frankfurt am Main. As a visual artist, he works mostly with text- and video-based installations. His works have been shown internationally at museums as well as film festivals, among them the Art and Exhibition Hall of the Federal Republic of Germany, the Forum d'Art Contemporain – Casino Luxembourg, the Herzliya Museum of Contemporary Art, Israel, the Bangkok Biennial, Thailand, the Museum Kunstpalast Düsseldorf, Germany, the International Short Film Festival Oberhausen, Germany, the Message to Man IFF Saint Petersburg, Russian Federation, and the Uppsala International Short Film Festival, Sweden. He received several awards for his work, including the Spiridon-Neven-DuMont-Prize, the Young Artist Award from the State of North Rhine-Westphalia and most recently the Video Art Award of the city of Bremen.

Mario PFEIFER
Again | Noch einmal
mario pfeifer
Again | Noch einmal
Documentaire | 4k | couleur | 40:0 | Allemagne | 2018

Un incident violent impliquant un réfugié dans un supermarché d’Allemagne de l'Est est reconstitué dans un studio de cinéma. Dix citoyens observent et commentent l'affaire, mettant en lumière la frontière floue entre le courage civil et se faire justice soi-même.

Les films du producteur et réalisateur Mario Pfeifer (né en 1981, à Dresde, Allemagne) explorent les structures et les conventions de représentation par le biais du film et de la vidéo, dans des lieux allant de Mumbai à New York, du Brésil au désert d'Atacama, de la Terre de Feu à l'Allemagne de l'Est en passant par le Sahara occidental. Il conçoit chaque projet à partir d'une situation culturelle spécifique, effectue des recherches sur le contexte socio-politique et intègre des références interculturelles en matière d'histoire de l'art, de cinéma, de technologie et de politique à sa pratique richement composée.

An PHAM THIEN
Stay Awake, be Ready
an pham thien
Stay Awake, be Ready
Fiction | 0 | couleur | 14:0 | Viet nam | 2019

Au coin d'une rue, une conversation mystérieuse entre trois jeunes hommes devant un kiosque. Pendant ce temps, un accident de la circulation implique une moto. La nuit dresse une esquisse, un tableau multicolore de la réalité...

Pham Thien An est réalisateur, producteur et scénariste. Il est né en novembre 1989 dans la province de Lam Dong (Vietnam). Après quatre ans d'études de premier cycle en Technologie de l'information à Hoa Sen University, Ho Chi Minh-Ville (Vietnam), il s'est intéressé au cinéma et à la réalisation de films. Ces dernières années, il a remporté plusieurs prix au Vietnam pour ses films. En 2015, il s'est installé à Houston, au Texas (USA), et a continué à travailler en tant que réalisateur freelance. Son film court "The Mute" (2018) a voyagé dans plusieurs festivals de cinéma, notamment le Winterthur International Short Film Festival, Winterhur (Suisse); le Palm Springs International ShortFest, Palm Springs (USA); le Uppsala International Short Film Festival (Suède) et le Encounters Film Festival, Bristol (Royaume-Uni). Son dernier film court, "Stay Awake, Be Ready", fait partie de la sélection officielle à la Quinzaine des Réalisateurs 2019, Cannes (France) et a été produit avec le soutien du CJ Short Film Making Project. Pham Thien An travaille actuellement sur son premier long métrage, "Inside The Yellow Cocoon Shell".

Alan PHELAN
Folly & Diction
alan phelan
Folly & Diction
Vidéo expérimentale | mov | couleur | 15:0 | Irlande | 2020

Le titre "Folly & Diction" est un homophone ou un jeu de mot sur les noms (John) Joly et (Henry) Dixon, deux hommes qui ont travaillé ensemble sur des projets scientifiques, oubliés pour la plupart, il y a plus d'un siècle à Dublin. Ensemble, ils ont découvert, par exemple, comment la sève monte dans les arbres, et Joly a inventé une méthode de photographie couleur par synthèse additive qui utilise des bandes rouges, vertes et bleues. Plutôt qu’un documentaire détaillé ou un film-essai, la forme vidéoclip fournit ici la structure de cette réalisation d’une durée de 15 minutes, dont la narration, inspirée de la nouvelle "Premier amour" de Samuel Beckett, se présente sous la forme de paroles de chansons, extraites du poème "Fragments" de Jean Genet. Les principes de la fanfiction permettent une sorte de re-narrativisation de ces œuvres, en déplaçant les genres et les sexualités. La vidéo raconte une histoire indirecte de perte, celle d'un pan oublié de l’Histoire et d'une relation non aboutie avec le collaborateur de Joly, Henry Dixon. Néanmoins, elle transpose le processus de la photographie argentique dans la sphère contemporaine, sous la forme de bandes animées sensibles à l’acoustique, qui pulsent au rythme de la musique, et de superpositions vidéo brutes s’inspirant de multiples conventions du clip musical. L'écho de l'Histoire est omniprésent dans la pratique de Phelan. Ici, des conventions familières sont utilisées de manière magistrale pour raconter une histoire d'invention, d'échec et d'amour.

Alan Phelan (né en 1968) est artiste et habite à Dublin. Sa pratique a débuté par la photographie avant de s’étendre à de nombreux médias et supports différents, en mettant l'accent sur l'interprétation, le langage et la collaboration. Il a étudié à la Dublin City University (Irlande) [1989] et au Rochester Institute of Technology, New York (USA) [1994] dans le cadre d'une bourse Fulbright. Il a eu d'importantes expositions personnelles, notamment au Irish Museum of Modern Art, Dublin (Irlande) [2009], à la Royal Hibernian Academy, Dublin (Irlande) [2020] et à la Dublin City Gallery The Hugh Lane (Irlande) [2016]. Parmi ses expositions individuelles en galerie, citons la Golden Thread Gallery, Belfast (Royaume-Uni) [2014], The Black Mariah, Cork (Irlande) [2011] et Mother's Tankstation Dublin (Irlande) [2007]. Parmi les expositions collectives, citons Garage Rotterdam (Pays-Bas) [2020], EVA International, Limerick (Irlande) [2016], Bonn Kunstmuseum (Allemagne) [2015], Treignac Projet (France) [2014], Bozar Bruxelles (Belgique) [2013], Feinkost Berlin (Allemagne) [2007] et le Whitney Museum of American Art, New-York (USA) [2004]. Ses œuvres font partie des collections du Musée irlandais d'art moderne, du Arts Council, du Trinity College de Dublin (Irlande), de la Limerick City Gallery of Art (Irlande), de la The National Self-Portrait Collection (Irlande), du Office of Public Works (Irlande), du Dublin City Council (Irlande), et de plusieurs collections privées. Il a été artiste en résidence, notamment au NCAD – National College of Art and Design, Dublin (Irlande); au CCI – Centre Culturel Irlandais, Paris (France); au HIAP – Helsinki International Artist Programme (Finlande); à la URRA, Buenos Aires (Argentine) et le FSAS – Fire Station Artists' Studio, Dublin (Irlande). Il a, entre autres, récemment remporté le Creative Ireland MCCCS (2019), une bourse du Arts Council (2017) et le Hotron Éigse Art Prize (2016).

Renata POLJAK
Porvenir
renata poljak
Porvenir
Doc. expérimental | 4k | couleur | 12:10 | Croatie | 2020

Rêvant de terres meilleures, de génération en génération, à cause de la pauvreté, de la faim ou des guerres, nous voyageons sur les mers. La géographie est notre destinée. Nos corps conservent-ils la mémoire de nos grands-pères? Les souvenirs de fugue à la recherche de terres meilleures sont-ils inscrits dans nos corps? "Porvenir" signifie "avenir" en espagnol. Porvenir est aussi la seule ville de la Terre de Feu, au bout du monde, fondée par des immigrants venus de Croatie au début du XXe siècle.

Renata Poljak (née en 1974 à Split, Croatie) est artiste visuelle et cinéaste. Elle a été diplômée de la Arts Academy of the University of Split (Croatie) en 1997, et a obtenu un Master à l'École régionale des Beaux-arts de Nantes(France), département cinéma et vidéo, en 1999. Ses réalisations ont été présentées dans le cadre de nombreuses expositions individuelles et collectives, de biennales et de festivals de cinéma, d’envergure tant nationale qu’internationale. Elle a reçu de nombreuses bourses et récompenses, dont le prix T-HT en 2012 - l'un des plus importants prix d'art contemporain en Croatie. Elle a été artiste en résidence, notamment au San Francisco Art Institute (USA); au Museumquartier, Vienne (Autriche); à Art In General, New York (USA); à la Cité Internationale des Arts, Paris (France); aux Récollets, Paris (France). Ses films ont été projetés notamment au Prospectif cinéma du Centre Pompidou, Paris (France) [2010], et au Palais de Tokyo, Paris (France) [2012].

Txuspo POYO
Love Needs Time to Kill
txuspo poyo
Love Needs Time to Kill
Fiction expérimentale | 4k | couleur et n&b | 21:28 | Espagne | 2020

The impetus to think like this project has been pulled to start from the end, is a symptom of the crisis of historical experience. As the seminaries in the Basque Country began to close, their pedagogical methods have been reduced to the imagination of several generations. "LOVE NEEDS TIME TO KILL" is about the emptiness distilled by the loss of what’s natural and cultural. Over recent decades Franciscan seminaries, along with those of other Orders, have been closing down across the Basque Country. With their closing, comes the loss of a pedagogy that has been a fundamental pillar in the education and identity of the Basque Country. Part of the pedagogical approach was to have large collections of plant and animal specimens, collected from missions in the American, African, and Asian colonies. This research project connects the identity of the diaspora in the missions and their forgotten pedagogical approach to the construction of an exotic and colonial imaginary. On the stage of a small theater in one of the closed seminaries, we have recreated a Baroque still-life scene from the 17th century. The still-life becomes a form of barricade, a gesture of struggle and resistance, in which the inert yet expressive bodies of the animals assert a sense of destiny and uncertainty that has accompanied us from the Romantic era through to present day.

Txuspo Poyo ( Alsasua, Navarra) holds a BA in Fine Arts from the University of the Basque Country (UPV-EHU). In 2001 he completed an ISCP residency sponsored by Foundation Marcelino Botín and also studied at the CADA center of New York University. In 2006 he received funding from the Vegap Foundation and The Valencia Art Foundation for his Delay Glass project, and the same year won the Prize Gure Artea of the Basque Government. In 2008, he was awarded first prize at the 10th Unión Fenosa International Exhibition. In 2015 he received the Multiverso grand funding from The BBVA Foundation for La Engaña tunnel project and 2018 from Huarte contemporary Art Center and the Navarra Government for Izaro project. In 2019 he received funding from the Vegap Foundation. He has taken part in the Madrid Region’s 15th Image Symposium, and has been an invited speaker on master’s programs at the University of Cuenca and the University Of Basque Country UPV-EHU. He has held solo exhibitions in venues such as BBVA Foundation, Madrid, Artium Museum in Vitoria, Centre d’Art La Panera in Lleida, the Costa Rica Museum of Contemporary Art and Design and the Montcada Gallery of La Caixa foundation in Barcelona. His group exhibitions include Geopolíticas de la animación showing at the CAAC in Seville and MARCO in Vigo; Les Rencontres Internationales Paris/Madrid/Berlin; the 2nd Angola Triennial; the FILE in São Paulo; Incógnitas at the Guggenheim Museum Bilbao; Cine y casi cine at the Reina Sofía Museum in Madrid; Multitude at the Artist Space Gallery in New York, and Sandretto Re Rebaudengo Foundation, in Guarene-Torino, Italy.

Lucia PRANCHA
CASA DO SOL
lucia prancha
CASA DO SOL
Vidéo expérimentale | hdv | couleur | 12:0 | Portugal | Brésil | 2020

"Casa do Sol" explore l'œuvre et l'héritage de l'écrivaine brésilienne Hilda Hilst (1930-2004). Souvent décrite comme le marquis de Sade du Brésil, elle aborde dans son œuvre étonnante le mysticisme, la folie, l'incarnation, l'érotisme et la libération sexuelle des femmes. Hilst fait partie des auteurs de langue portugaise les plus importants du vingtième siècle. Pourtant, son œuvre est pratiquement inconnue dans notre communauté. "Casa do Sol", traduit du portugais "Maison du soleil", est le nom de la maison de Hilst. De son vivant, sa demeure était un lieu de rassemblement important pour les écrivains, les artistes et les intellectuels. Aujourd'hui, Casa do Sol conserve ses archives et accueille un programme de résidence en petit comité, qui permet aux écrivains et aux artistes de s’imprégner de la magie rustique du lieu. La vidéo de Lucia Prancha, "Casa do Sol", a été tournée sur place, dans la maison et les jardins de Hilst, pendant l'été 2019, et utilise le texte d'une des nouvelles de Hilst. Cette vidéo expérimentale explore la sexualité et le colonialisme à travers le militantisme politique et poétique de son écriture.

Lúcia Prancha (née en 1985, au Portugal) a obtenu un MFA au CalArts – California Institute of the Arts, Los Angeles (USA), en 2015, après avoir fait des études de licence à Lisbonne (Portugal) [2009] et de Master à São Paulo (Brésil) [2012]. Elle explore les tensions entre esthétique, perception et politique, souvent en repensant des sites historiques et sociaux précis à travers la sculpture, la vidéo et l'impression. Son travail a été exposé à la LACA - Los Angeles Contemporary Archive, Los Angeles (USA); au Hordaland Kunstsenter, Bergen (Norvège); à la Serralves Foundation, Porto (Portugal); à la Galeria Leme, Sao Paulo (Brésil) et au Museu Berardo, Lisbonne (Portugal). En 2016, son film "Sebastian, The Ghost" a été projeté aux Rencontres internationales Paris/Berlin nouveau cinéma et art contemporain (France/Allemagne) et au 24e Curtas Vila do Conde – International Film Festival, Vila do Conde (Portugal). En 2017, Elle a été artiste en résidence à la Jan van Eyck Akademie, Maastricht (Pays-Bas). Au printemps 2020, elle a fait partie de la Visiting Artist Faculty de CalArts - California Institute of the Arts, Los Angeles (USA).

Sorayos PRAPAPAN
Digital Funeral: Beta Version
sorayos prapapan
Digital Funeral: Beta Version
Film expérimental | dcp | couleur | 5:24 | Thaïlande | 2020

One of my dream is to organize my own funeral.

Sorayos PRAPAPAN (1986, Thailand) is an independent filmmaker, He has directed several short films which won awards in his home country and were shown in many international film festivals including Venice,Locarno,Rotterdam and Clermont-Ferrand.

Wojciech PUS
Queer Landscapes | Segues from Endless
wojciech pus
Queer Landscapes | Segues from Endless
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 22:13 | Pologne | 2020

“Queer Landscapes | Segues from Endless” is an experimental portrait of the character in the state of transition. Through their research the different characters and voices form a multilayered essay about queer intimacy, loneliness and resistance. This daydream plot becomes a choir of an oppressed identities, which become revolutionary and free. The essence of the film is based on the informal community of performers of different social backgrounds, gender identities, nationalities and migration status (Chile, France, Mexico, Poland, Ukraine). The combination of their personal stories, alongside fragments of literary works, films, memoirs, and dream notes creates a mosaic structure, situated in the genre of queer abstraction.

Wojciech Pus is an artist engaged in various fields of art: film, theatre, visual arts, and opera. In his works he combines the aesthetics of experimental film with elements of light and video installations, giving them a cinematographic character. He has created an original, recognisable style, largely referring to rhythm, movement, and time, analysed by the artist using the medium of film. Pus confronts the viewer with abstract representations having narrative potential, constructed with the use of montage and music. His works are on the verge of two realities – the actual one, and the one created by the film’s visuality.

Truong QUE CHI
Life is here
truong que chi
Life is here
Vidéo | hdv | noir et blanc | 7:25 | Viet nam | 2017

A man’s presence through his silhouette. Corporeality as a form of existence. A substance. In and out of the frame. Life is a form of maintenance, endurance, and tolerance, inside and outside the body. Events or incidents, like blows of any intensity, make rhythms. A man whose face can’t be seen. And his face is the only thing that he can’t refuse and can’t hide. Life is elsewhere. And life is here.

Tr??ng Qu? Chi works in Hanoi in both visual art and cinema, as an artist, a curator and a lecturer. Her works begin along the borders between cinema, literature, architecture, performance and sound — a search for a landscape, a mise-en-scène, in relation to space-time. Since 2015 Qu? Chi has been part of the curatorial board of Nhà Sàn Collective, as well as lecturing at the Hanoi University of Theatre and Cinema.

Raul RAJANGU, Rajangu Kalev, Kolberg Jaan
Digital Survivalism By Rajangu
raul rajangu , Rajangu Kalev, Kolberg Jaan
Digital Survivalism By Rajangu
Vidéo expérimentale | mp4 | couleur | 5:3 | Estonie | 2018

Extremely strange and slightly Gothic video filmed in Estonian rural cemetery in the midst of my own land art, space installations, and objects (glass house, golden-glass transparent coffin, lectern of the US president). I focus on the relationships between politics and pornography, the mysterious and morbid,and exhibitionism and ritualism, making all our sacred cows into hamburgers. It is a commentary about omni-everything (omni-presence/potency/science) of acidic and creepy digital mass culture, dominated by the terror of images, which does not leave you alone even in the netherworld. Biopolitics has quite smoothly mutated into thanatopolitics (Foucault). Erotization and pornification of death has made us into zombie-like entities, and our lives into voyeuristic and necrolatric showbiz.Our culture regards life from the perspective/necrospective of the death, only so it can ensure a perfect control over its denizens. This is my vision of perfect post-ideological/humanist digital survivalist Paradise led by no one, i.e. asking the question: "Who is in control?", the only answer will be: "No one is in control", which actually means, that "we all are in control".The Message we are being indoctrinated into is as comforting as it is vulgar: "Stay private and dead enough, in your echo chamber, enjoy yourself cause you cant change anything anyway. Any counter.act is in advance doomed".

Raul Rajangu. aka Luminoso, called also the father of Estonian postmodern art, entered the international art scene in the late 80´s. He is equally perfect as painter,performer, actionalist, creator of spatial & video installations, 3D aesthetician and transmedia activist. He is interested in all kinds of observables/appearances/splendors (cf "Luminoso" as his pseudonym). In his art/transformances he seems to be, consistently and somewhat paradoxically, guided by Oscar Wilde: "The true mystery of the world is the visible not the invisible". Nevertheless, Rajangu also - and even more comprehensively - fascinates the spectators with the invisible. Throughout his career, Rajangu has been keen to (re)use - what a lovely Grünepunkt! -, twist, subvert, and of course mock and taunt any kind of massive, total and fossilized ideological, aesthetic, moral, therapeutic, and metaphysical schemes and systems, our entire paternalistic, sexist, and misogynist digital prosumer paranoia. Rajangu is a liminoid artist who constantly stands on the boundary between very many worlds, mediating between them. His works provide a meeting point for East and West, public and personal, sacred and profane, consciousness and non-consciousness, life and death. He lives in a lonely countryside in Estonia.

Julie RAMAGE
How to order online
julie ramage
How to order online
Doc. expérimental | hdcam | couleur | 9:8 | France | 2019

Soumis au contrôle des conversations téléphoniques, à l'interdiction des connexions internet et plus généralement, de tout échange entre personnes détenues, l'espace carcéral constitue une zone blanche ancrée au cœur du tissu urbain. Contournant ce fonctionnement, ces derniers construisent une série d’outils permettant de transporter objets et messages au sein de l’architecture carcérale : les yo-yos, pendant mécanique de l’intranet, qui leur permettent de "commander en ligne". De tels artefacts témoignent du développement de savoir-faire artisanaux s'adaptant aux évolutions architecturales et juridiques du monde pénitentiaire, des relations de pouvoir et de contre-pouvoir mises en jeu dans l'enfermement, mais surtout, d'un besoin universel d'échanges, dont Adam Smith avait fait le point central de toute théorie économique.

Julie Ramage (née en 1987, en France) est artiste visuelle et docteure en Histoire et Sémiologie du Texte et de l’Image. Elle explore les relations complexes se tissant entre les communautés humaines et les lieux qu’elles occupent. Ce travail implique la mise en place d’enquêtes sur le terrain et de protocoles de recherche collective qui fournissent le matériau de performances, de micro-éditions et d’installations vidéos, sonores ou numériques. Son travail a été présenté aux États-Unis, en Argentine, en Espagne et en France, notamment au Centre Pompidou, Paris (France); à la Cité Internationale des Arts, Paris (France); au Centquatre, Paris (France); au Musée de l’Homme, Paris (France); à la Chapelle des Beaux-Arts de Paris (France); au Cube, Issy-les-Moulineaux (France); à la Maison Européenne de la photographie, Paris (France). Avec l'artiste Marina Ledrein, elle a fondé Blackcut, structure de production et de diffusion collaborative qu'elle co-dirige aujourd'hui.

Sj. RAMIR
We Are Without
sj. ramir
We Are Without
Vidéo expérimentale | mov | couleur et n&b | 3:9 | Nouvelle-Zélande | Australie | 2020

Nos mains ne peuvent pas ressusciter. Dans les ombres granuleuses d'un paysage dystopique, "We Are Without" est une réponse visuelle à la vie, à la mort et à l'aveuglement...

SJ.Ramir est un cinéaste néo-zélandais vivant à Melbourne, en Australie. Ses films contiennent souvent des silhouettes solitaires se déplaçant dans des paysages éloignés et isolés. Les paysages et les structures de ses films sont un mélange de lieux réels et de maquettes 3D. Le style dominant de ses films provient de ses premières années d'expérimentation avec des filtres sur mesure pour l’objectif de sa caméra. Ceux-ci mettaient les pixels vidéo en valeur et produisaient des images floues et déformées qui, selon lui, évoquaient visuellement certains états émotionnels liés à un thème central de son œuvre, l'isolement. Ses films ont été projetés dans de nombreux festivals prestigieux dans le monde entier, dont la 67e édition de la Mostra de Venise (Italie); le Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas); le Melbourne International Film Festival, Melbourne (Australie); le Jih.lava International Documentary Film Festival, Jihlava (République tchèque) et le Oberhausen International Short Film Festival (Allemagne).

Elise RASMUSSEN
The Year Without a Summer
elise rasmussen
The Year Without a Summer
Film expérimental | 16mm | couleur | 20:5 | Canada | Indonésie | 2020

The Year Without a Summer takes its title from a phenomenon that occurred in the summer of 1816 wherein many parts of the world experienced extreme weather conditions. Dramatic storms and colorful skies gave inspiration to Romantic art, as witnessed in works by J.M.W. Turner and Casper Friedrich; while poor harvests, economic decline and civil unrest influenced Mary Shelley’s writing of “Frankenstein” during her summer sojourn to Lake Geneva. A century and a half later it was discovered that the eruption of Mount Tambora on the island of Sumbawa in Indonesia was the cause of this erratic shift in the world’s weather patterns, causing a famine in Switzerland and speculation that the world was ending. Using this historical framework as a provocation, The Year Without a Summer re-examines the effects of this environmental anomaly, finding parallels with our current climate crises, while intertwining diaristic accounts of Mary Shelley and her circle, Sumbawan folklore, and my own reflections traveling to the same volcano and lake during the hottest summer on record.

Elise Rasmussen is a research-based artist working with lens-based media. She has exhibited, performed and screened her work internationally including venues such as the Brooklyn Museum, the Bronx Museum, Pioneer Works (New York), Night Gallery, JOAN (Los Angeles), Belvedere 21 (Vienna), Sharjah Art Foundation (UAE), Institute of Modern Art (Brisbane), Dazibao (Montreal), Art Gallery of Alberta (Edmonton), and the Doris McCarthy Gallery at the University of Toronto. Elise received her MFA from the School of the Art Institute of Chicago on a Merit Scholarship and has been an artist in residence at a number of institutions including the Irish Museum of Modern Art (Dublin), the Nirox Foundation (South Africa), La Becque (Switzerland), LMCC (New York), Shandaken Projects (Storm King), SOMA (Mexico City), the Banff Centre (Alberta) and was a 2016 Fellow in the Art & Law Program (New York). Elise has been written about in publications such as Art in America, BOMB Magazine, Hyperallergic, Canadian Art and the New Inquiry, and has received grants and awards from the Jerome Foundation, the Canada Council for the Arts, NYFA/NYSCA, Contact Photography Festival, and the American Austrian Foundation. Born in Edmonton, Canada, Elise is currently based in Los Angeles, USA.

Total REFUSAL
How to Disappear
total refusal
How to Disappear
Documentaire | dcp | couleur | 21:0 | Autriche | 2020

“How to Disappear” is an anti-war movie in the true sense of the word, searching for possibilities for peace in the most unlikely place of an online war game. It’s a tribute to disobedience and desertion - in both digital and physical-real warfare. Shot in the picturesque war landscapes of “Battlefield V”, the hyperreal graphics become the backdrop for an essay-like narrative. The filmrevolves around the history of deserters - a part of human history, which has hardly been illuminated. Performances and creative interventions explore the scopes and limits of the audiovisual entertainment machine.

http://www.refreshingfilms.com/filme/how-to-disappear

Oliver RESSLER
Carbon and Captivity
oliver ressler
Carbon and Captivity
Documentaire | 4k | couleur | 33:0 | Autriche | 2020

Pendant des décennies, les États et les politiques se sont montrés incapables de décarboner l'économie. Les compagnies pétrolières ont financé le déni du changement climatique pendant un quart de siècle, alors que leurs propres scientifiques leur fournissaient des preuves du désastre. À l'heure où la plupart des gens ressentent les effets du changement climatique dans leur propre vie, les sociétés pétrolières ont changé de stratégie et font désormais pression pour généraliser l'emploi de procédés technologiques qui leur permettraient de continuer l’extraction du pétrole. Enregistré au Technology Centre Mongstad (TCM), en Norvège, ce film présente différentes perspectives sur le captage et stockage du carbone (CSC). Le CSC est présenté comme une solution technologique pour éviter un réchauffement climatique catastrophique. Mais il s’agit d’une technologie encore relativement immature, qui accentue notre dépendance envers les combustibles fossiles. Le film fait référence à l’état de "captivité" de l'humanité qui semble pousser l'extractivisme jusqu'à son point de non-retour.

Oliver Ressler est artiste et cinéaste. Il réalise des installations, des projets en espace public et des films sur des questions telles que l'économie, la démocratie, la migration, la crise climatique, les formes de résistance et les alternatives sociales. Oliver Ressler a présenté des expositions individuelles au Berkeley Art Museum (USA); au Musée d'Art contemporain de Belgrade (Serbie); au Centro Cultural Conde Duque, Madrid (Espagne); à l'Alexandria Contemporary Arts Forum (Égypte); au Cube Project Space, Taipei (Taïwan); au Kunsthaus Graz (Autriche), ainsi que des expositions individuelles complètes au Wyspa Institute of Art, Gdansk (Pologne); au Lentos Kunstmuseum, Linz (Autriche); au Centro Andaluz de Arte Contemporaneo - CAAC, Séville (Espagne); au SALT Galata, Istanbul (Turquie); au MNAC - Musée national d'art contemporain, Bucarest (Roumanie) et au Centre culturel de Belgrade (Serbie). Il a participé à plus de 400 expositions collectives, notamment au musée Reina Sofía, Madrid (Espagne); au Musée Van Abbe, Eindhoven (Pays-Bas); au MASSMoCA – Massachusetts Museum of Contemporary Art, North Adams (USA); au Centre Pompidou, Paris (France); aux biennales de Prague (2005), Séville (2006), Moscou (2007), Taipei (2008), Lyon (2009), Gyumri (2012), Venise (2013), Athènes (2013, 2015), Québec (2014), Helsinki (2014), Jeju (2017), Kiev (2017), Göteborg (2019) et Stavanger (2019), et à la Documenta 14, Kassel (Allemagne) en 2017 (exposition organisée par l'EMST – Musée national d’Art contemporain d’Athènes). Ressler a réalisé trente-quatre films, qui ont été projetés dans des milliers d'événements de mouvements sociaux, d'institutions artistiques et de festivals de cinéma. Une rétrospective de ses films a eu lieu au Centre d'Art Contemporain Genève (Suisse) en 2013. En 2002, Ressler a remporté le premier prix de l'International Media Art Award du ZKM de Karlsruhe (Allemagne) et, en 2016, il est le tout premier lauréat du Prix Thun for Art and Ethics. Pour la Biennale de Taipei 2008 (Taïwan), Ressler a organisé une exposition sur le mouvement antimondialisation: "A World Where Many Worlds Fit". En tant que co-commissaire aux côtés de Gregory Sholette, il a présenté une exposition itinérante sur la crise financière, "It's the Political Economy, Stupid", dans neuf lieux de 2011 à 2016, dont le Musée d’art de Pori (Finlande) en 2013. Depuis 2019, Ressler dirige "Barricading the Ice Sheets", un projet de recherche sur le mouvement pour la justice climatique financé par le Fonds scientifique autrichien. En septembre 2021 ce projet donnera lieu à une exposition à Camera Austria, Graz (Autriche).

Hun RHEE
how surely gravity’s law: notes and sketches
hun rhee
how surely gravity’s law: notes and sketches
Film expérimental | 16mm | couleur et n&b | 24:20 | Coree du Sud | 2019

"Les gens vivent ensemble, parents et enfants, mari et femme, mais ne savent pas que la communication n'est qu'une illusion, qu'en dernière analyse chacun d'entre nous est enfermé dans son propre secret?" écrivait l'auteur argentin Adolfo Bioy Casares dans sa nouvelle "Carta Sobre Emilia". Emilia n'est rien d'autre qu'un symbole de la "pathosformel". Ce que nous comprenons des images de passions qui expriment l’anxiété dans l'incertitude, la dépression, la tristesse, le deuil, l’amertume, ou encore l’allégresse et la passion, la résistance et l’indolence, pourrait être un état de "faible déclin espérant l’optimisme" et une nouvelle forme de cognition, "la cognition tragique de l'être". Un après-midi, Emilia, narratrice à la troisième personne et personnage fictif, se retrouve par hasard dans une librairie et y trouve un vieux recueil jauni de poèmes écrits par René Laurids Brigge, contenant de courtes notes à propos de la mort de Wera Ouckama-Knoop, une danseuse de 19 ans. Elle décide alors de réécrire les notes et petits croquis sur W.O. Knoop, ainsi que les documents qu'elle a rassemblés pour se souvenir de la mort de quelqu'un. La forme quadriptyque de ce film montre un certain pan du pathosformel, des forces polyvalentes dans lesquelles Emilia retrouve ses notes et ses croquis comme "un temps non-réel et un espace hétérogène", et commence à ressentir tous les souvenirs, qui sont comme un vague "futur paysage historique", comme un flash de lumière au moment d’un danger.

Rhee Hun est réalisateur et chercheur, en particulier dans lex domaine des images en mouvement. Membre du conseil d'administration de la AAMP - Asian Artist Moving Image Platform, il concentre ses activités sur les pratiques artistiques et curatoriales dans les champs du film d'artiste et de la recherche d'archives, en posant des questions à propos de "l'avenir du paysage et de l'image en mouvement", fondées sur l'espace archéologique et la narration spéculative, le langage et l'épistémologie. Ses films et vidéos ont été présentés dans le cadre d'expositions et de projections à Far From Here au SeMA Storage, Séoul (Corée du Sud) [2019]; au International Short Film Festival in Oberhausen (Allemagne); au Labs Program [2019]; Collective research au MMCA – Museum of Modern and Contemporary Art - Changdong residency program, Séoul (Corée du Sud) [2016]; à la plateforme Asia-Kula, Kula Ring du ACC – Asia Culture Center Network, Gwangju (Corée du Sud) [2016]; au Arkipel Documentary and Experimental Film Festival, Jakarta (Indonésie) [2015] et au Rough Cut Night - Stop Motion - Expanded Cinema, Arts Council Korea Arts Theatre, Séoul (Corée du Sud) [2014].

Simon Ripoll-Hurier
Age of Heroes
simon ripoll-hurier
Age of Heroes
Documentaire | hdv | couleur | 18:30 | France | 2020

East of Skopje there is a small quiet square where you can sometimes hear the trace of orchestral music. If you follow these sounds, they lead you into a large studio. The "Film & Music Ensemble" (FAME's project) in Skopje specialises in music for film. The hundred or so musicians, sound engineers, etc., who're part of it come every day to record scores from all over the world. The composers usually attend the sessions by teleconference. On the same day, you can move from a French TV drama to a Bollywood production. Following a smooth-running mechanism, the orchestra continuously produces music to support images and to give them their emotional tones. On the small square next to this large studio, life follows its course in a quiet indifference.

Coming from visual arts and developing a practice on the edge of music, radio and cinema, Simon Ripoll-Hurier (born 1985) tracks down situations of listening. Between 2014 and 2017, he developed Diana, a research project that includes film, video, performance and radio. He is now working on a film connecting today’s Silicon Valley with old CIA parapsychological experiments. His work has been presented in festivals, biennials, museums, galleries, and broadcasted on the radio. He also plays with Les Agamemnonz, an instrumental surf band, and co-founded *DUUU, an artist-run webradio.

Ben RIVERS
Look Then Below
ben rivers
Look Then Below
Film expérimental | 16mm | couleur | 22:30 | Royaume-Uni | 2019

Ben Rivers' films study the otherworldly, looking for places and stories outside the daily conventions of reality. Look Then Below was filmed in a Somerset transformed into a coloured, mist-enveloped island in an oily ocean with a cave basking in a subterranean glow. Time seems to stand still there. After Slow Action and Urth, this is the final part of a trilogy developed with American SF author Mark von Schlegell.

Ben Rivers studied Fine Art at Falmouth School of Art, initially in sculpture before moving into photography and super8 film. After his degree he taught himself 16mm filmmaking and hand-processing. His practice as a filmmaker treads a line between documentary and fiction. Often following and filming people who have in some way separated themselves from society, the raw film footage provides Rivers with a starting point for creating oblique narratives imagining alternative existences in marginal worlds. He is the recipient of numerous prizes including: FIPRESCI International Critics Prize, 68th Venice Film Festival for his first feature film Two Years At Sea; the Baloise Art Prize, Art Basel 42, 2011; shortlisted for the Jarman Award 2010/2012; Paul Hamlyn Foundation Award for Artists, 2010. Recent exhibitions include: Slow Action, Hepworth Wakefield, 2012; Sack Barrow, Hayward Gallery, London, 2011; Slow Action, Mattâ’s Gallery, London and Gallery TPW, Toronto, 2011; A World Rattled of Habit, A Foundation, Liverpool, 2009. Artist-in-focus include Courtisane Festival; Pesaro International Film Festival; London Film Festival; Tirana Film Festival; Punto de Vista, Pamplona; Indielisboa and Milan Film Festival. In 1996 he co-founded Brighton Cinematheque which he then co-programmed through to its demise in 2006 “ renowned for screening a unique programme of film from its earliest days through to the latest artistâ’s film and video.

Ben RIVERS
The House Was Quiet
ben rivers
The House Was Quiet
Film expérimental | 16mm | couleur | 4:25 | Royaume-Uni | 2020

The parts of a house: a door, the shabby ceiling, the wooden floorboards, the portrait of a little girl. And the crackling of the 16mm film on which they are printed, "concrete" like the objects he films and in opposition to the fading of things in the pixels of digital. The verses of a poem by Wallace Stevens accompany the images: "The house was quiet and the world was calm/the reader became the book/and the summer night was like being aware of the book". In the succession of verses - and in the repetition of the days locked in the house during the lockdown - the reader, the book, the house and the summer night become one, cradled by the crackling of the film.

Ben Rivers studied Fine Art at Falmouth School of Art, initially in sculpture before moving into photography and super8 film. After his degree he taught himself 16mm filmmaking and hand-processing. His practice as a filmmaker treads a line between documentary and fiction. Often following and filming people who have in some way separated themselves from society, the raw film footage provides Rivers with a starting point for creating oblique narratives imagining alternative existences in marginal worlds. He is the recipient of numerous prizes including: FIPRESCI International Critics Prize, 68th Venice Film Festival for his first feature film Two Years At Sea; the Baloise Art Prize, Art Basel 42, 2011; shortlisted for the Jarman Award 2010/2012; Paul Hamlyn Foundation Award for Artists, 2010. Recent exhibitions include: Slow Action, Hepworth Wakefield, 2012; Sack Barrow, Hayward Gallery, London, 2011; Slow Action, Mattâ’s Gallery, London and Gallery TPW, Toronto, 2011; A World Rattled of Habit, A Foundation, Liverpool, 2009. Artist-in-focus include Courtisane Festival; Pesaro International Film Festival; London Film Festival; Tirana Film Festival; Punto de Vista, Pamplona; Indielisboa and Milan Film Festival. In 1996 he co-founded Brighton Cinematheque which he then co-programmed through to its demise in 2006 “ renowned for screening a unique programme of film from its earliest days through to the latest artistâ’s film and video.

Riar RIZALDI
Kasiterit
riar rizaldi
Kasiterit
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 18:22 | Indonésie | 2019

One-third of the global tin supply is extracted from Bangka island in Indonesia. Tin is the most impacted mineral by the upcoming technological development, which includes artificial intelligence and technology for renewable energy. Natasha is a solar-powered A.I. voice, and in this film, they trace their genealogy and the truth of their origin; from the capital liquidity to labour dynamic. With their feminised voice—as quite often performed by other AI-powered voice assistants produced by tech-companies, Natasha narrates the emergence of tin in Bangka island and their existence from the perspective of tropical anthropology of nature, value theory, philosophy of time, genetic mutation, geopolitics, and automation.

Riar Rizaldi works as an artist and researcher. Born in Indonesia and currently based in Hong Kong. His main focus is on the relationship between capital and technology, extractivism, and theoretical fiction. Through his works, he questions the notion of image politics, materiality, media archaeology and unanticipated consequences of technologies. He is also actively composing and performing sonic-fiction using the methods of field recording and foley through programming language. Riar has also curated ARKIPEL Jakarta International Documentary & Experimental Film Festival — Penal Colony (2017), Internet of (No)Things (2018) at Jogja National Museum and co-curated Open Possibilities: 'There is not only one neat way to imagine our future' at JCC, Singapore & NTT ICC, Tokyo (2019-2020). His works have been shown at Locarno Film Festival, BFI Southbank London, International Film Festival Rotterdam, NTT InterCommunication Center Tokyo, and National Gallery of Indonesia amongst others.