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Quy Minh truong
Catalogue : 2014Ai Do Dang Di Vao Rung | 0 | 0 | couleur | 29:13 | Viet nam | 2013
Quy Minh truong
Ai Do Dang Di Vao Rung
0 | 0 | couleur | 29:13 | Viet nam | 2013

An ancient tree tells us about a murder story that has happened deep in the jungle The author tells about the relationship between his father and him 1000 years have passed

Truong Minh Quy was born in 1990 in Buon Ma Thuot, a small city in the central highlands of Vietnam. From 2008-2010, he was a film directing student at the Cinema and Theatre University in Ho Chi Minh City. He decided to quit school at his second year to pursuit his independent filmmaking path. He gradually realizes the dilemma that he feels between urban and rural life. His favorite place is his family farm where he can be alone with his dog, listening to the wind moving through the hills. In 2012, he participated in AFA (Asian Film Academy, Busan International Film Festival). Recently, he is working at ZeroStation, an alternative art space in Ho Chi Minh city.

Catalogue : 2015Di Tim Thoi Gian Se Mat | Film expérimental | hdv | couleur | 9:0 | Viet nam | 2014
Quy Minh truong
Di Tim Thoi Gian Se Mat
Film expérimental | hdv | couleur | 9:0 | Viet nam | 2014

The persons are looking for each other. Sometimes they feel they are going to see the other, but it is just an illusion of mind. The gazes that point out of the frames to somewhere invisible. The repetition of images recalls the feelings of a loosen memory.

Truong Minh-Quy was born in 1990 in Buon Ma Thuot, a small city in the central highlands of Vietnam. In 2008 he entered film directing class at the Cinema and Theatre University in Ho Chi Minh City. After one year, he decided to quit the school to pursuit his independent filmmaking path. In 2012, he was a fellow of AFA (Asian Film Academy, Busan International Film Festival). In Feb 2016, he attends Berlinale Talent Campus, Berlin International Film Festival. Gradually he has realized the dilemma that he feels between urban and rural life. His favorite place is his family farm where he can be alone with his dog, listening to the wind moving through the hills. Recently, he is working at ZeroStation, an alternative art space in Ho Chi Minh city.

Ming Liang tsai
Catalogue : 2009Madame Butterfly | Vidéo | dv | couleur | 35:0 | Taiwan | 2008
Ming Liang tsai
Madame Butterfly
Vidéo | dv | couleur | 35:0 | Taiwan | 2008

Interprétation libre du mythe dans laquelle Tsai Ming Liang propulse une femme délaissée par son amant dans la cohue de la gare des bus de Kuala Lumpur.


Tsai Ming Liang was born in Malaysia in 1957. His films have received numerous awards, including the Golden Lion in Venice for Vive l?Amour (1994), the Silver Bear for The River, and 5 Fipresci-Prizes in Berlin. Since his first feature film Rebels of the Neon God (1992) up to the breathtaking I Don?t Want to Sleep Alone, Tsai Ming Liang?s films always feature a cool, sensitive vision of life, human relations and solitude. He is considered to be one of the masters of contemporary cinema. Here he offers a very free and personal interpretation of Puccini´s Madame Butterfly.

Paul tschinkel
Catalogue : 2008Robert Mapplethorpe | Documentaire | dv | couleur | 79:0 | USA | 2006
Paul tschinkel
Robert Mapplethorpe
Documentaire | dv | couleur | 79:0 | USA | 2006

La pièce maîtresse Paul Tschinkel : « Robert Mapplethorpe » est une interview du photographe, montrée ici pour la première fois et effectuée dans son studio de Bond Street en 1983. Tout en s?interrogeant sur Mapplethorpe l'artiste et Mapplethorpe l'homme, ce film intime entre en résonance avec d?autres entretiens réalisés par ceux qui le connaissaient le mieux.


Le peintre Paul Tschinkel a obtenu un MFA (Master of Fine Arts) à la Yale School of Art and Architecture (USA). Au début des années 1970, il s'est tourné vers la vidéo artistique, et est ainsi devenu l'un des premiers artistes vidéo à utiliser ce nouveau média. Après avoir exposé ses vidéos dans les galeries new-yorkaises, il s'est tourné vers la télévision câblée, en réalisant l?émission « Paul Tschinkel's Inner-Tube », diffusée de 1974 à 1979. En 1979, Tschinkel est passé des prises de son réalisées dans son studio de Soho à l'enregistrement et la production de musique live Punk/New Wave des clubs de New-York. En 1979, Tschinkel a également créé et produit une série documentaire appelée ART / New York.

Su-mei tse
Catalogue : 2006Mistelpartition | Vidéo expérimentale | 0 | couleur | 5:0 | Luxembourg | 2006
Su-mei tse
Mistelpartition
Vidéo expérimentale | 0 | couleur | 5:0 | Luxembourg | 2006

Dans Mistelpartition (2006), une lignée d?arbres défile « en travelling » comme une partition musicale. Le silence est interrompu par une musique. Celle-ci est visualisée par des illuminations dans le gui des branches hivernales ? lointain reflet d?une mélodie oubliée.


Su-Mei TSE 1973 Luxembourg (L) SU-MEI TSE est une artiste plasticienne basée au Luxembourg et à Paris. Elle choisit son médium (installations, vidéos, photographies, objets, etc.) en fonction de l?idée qui fonde l??uvre à réaliser. Son, rhythme et musique sont des éléments importants dans son travail. La mise en suspension, les moments de silence et l?invitation à une certaine introspection caractérisent l??uvre de Su-Mei Tse. Su-Mei`s work has recently been exhibited at Tim Van Laere Gallery in Antwerp, at Peter Blum Gallery and PS1 in New York, at Albion Gallery in London, and at Casino, Forum d`Art Contemporain in Luxembourg and at the Kunsthaus in Zürich. Prix 2006 SR-Medienkunstpreis, Saarländischer Rundfunk, Saarbrücken, 2006 2005 Edward Steichen Award, bourse et résidence d?artiste à NY pour 2006, 2003 Lion d?Or pour la meilleure participation nationale, 50. Esposizione Internazionale d?Arte, Biennale di Venezia, Venise 2000 Prix d?art Robert Schuman, prix interrégional SaarLorLux

Su-Mei tse
Catalogue : 2013Vertigen de la Vida (Dizziness of Life) | Vidéo | hdv | couleur | 9:21 | Luxembourg | 2011
Su-Mei tse
Vertigen de la Vida (Dizziness of Life)
Vidéo | hdv | couleur | 9:21 | Luxembourg | 2011

Catalogue : 2015Pays de neige | Vidéo | hdv | couleur | 7:40 | Luxembourg | Italie | 2015
Su-Mei tse
Pays de neige
Vidéo | hdv | couleur | 7:40 | Luxembourg | Italie | 2015

Pays de neige (Snow Country), 2015  Une marche faisant le vide comme un moment de suspension, cet espace indéfini semblable à celle d’une respiration avant tout commencement. Comme ce temps durant lequel la toile se prépare avant l`application de la peinture, comme celui pendant lequel la feuille blanche attend l`écriture, ou lorsque la pensée s`apprête à devenir parole. Dans cette vidéo de Su-Mei Tse le balayage souligne le moment magique durant lequel on se prépare à agir, à se laisser emporter par ses désirs, à marcher dans la neige …


Violoncelliste de formation et fille de musiciens professionnels, Su-Mei Tse développe un univers plastique qui s’exprime dans un vocabulaire de formes minimales où l’harmonie s’impose. Mettant en espace le son et la musique, elle exprime son regard sur le monde qui nous environne dans un état d’esprit imprégné par la philosophie zen, avec « la volonté de figurer le son, de rendre palpable l’impact physique et émotionnel de la fréquence sonore » (M. Le sauvage). Jouant sur la relation des sens, elle ravive notre intuition dans des oeuvres qui apparaissent comme des moments de respiration. Marquée aussi par la philosophie humaniste, Su-Mei Tse produit des pièces qui mettent en exergue le chemin de l’homme vers lui-même dans un rapport introspectif car si, comme le dit John Cage, « le silence n’existe pas », il renvoie toutefois à l’écoute de soi. De ce positionnement, naît une ambiance méditative : les sens entrent en éveil progressivement tandis que l’équilibre apparaît entre des elements organiques, matériels et culturels a priori inassimilables. Quant aux espaces, soustraits poétiquement par son geste, ils se révèlent sous l’angle du sensible. (H. Lallier)

Yu-chin tseng
Catalogue : 2006Un_let out the part | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 4:0 | Taiwan | 2005
Yu-chin tseng
Un_let out the part
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 4:0 | Taiwan | 2005

Je ne vais pas si mal. Je ne veux pas heurter trop gravement les autres en disant : « Savez-vous? » Je traînais dans un silence immense, je me renferme étroitement en moi-même, moi et mon passé. Et mon nez coule et mes larmes ruissellent. Je perds mon corps, je m?en vais. La chaleur me fait suffoquer, je veux ouvrir ma gorge qui étouffe de sanglots. Et je coupe tout avec un couteau. Je saisis un papier et le balance doucement. Voilà le processus mis en ?uvre, sur le papier. Je le balance, le balance, puis le repose. Un papier noir, dense, couvert de caractères serrés. Je le reprends, à nouveau le balance encore et encore. Ça s?est passé. Voilà tout. J?entendis le heurt du papier. C?est comme lire des mots mais en oublier la forme que le balancement dissipe. Lacunaire? une nuit? lacunaire et dense?comme si quelque chose se passait. Je n?ai pas besoin de dire tout cela, parce que je ne vais pas si mal.


Né en 1978, TSENG YU-CHIN est diplômé de l?Université Shih Chien en communication et design, et étudie actuellement les arts appliqués à l?Université Nationale des Beaux-Arts de Tapei. De 1999 à 2002, il a participé à In-Between (design d?art visuel), et en 2001 au groupe de théâtre « Tai-Tung » pour le design d?art visuel, et à l?AFA International LTD. En 2003, il travaille pour le collectif « Tai-Shun » et pour l?Orchestre National Symphonique dans la post-production du documentaire sur l?opéra « Faust ». TSENG YU-CHIN écrit beaucoup : en 2000, ses poèmes « Something Trivial » et « My Illness » sont publiés dans le volume 2 de « In-Between », et son roman « Age 20 and 40 » dans le volume 3. Il a également publié « Don?t Worship Things That Dangle » dans le numéro 55 de la revue DPI (2003). En outre, il a travaillé dans la compagnie de théâtre Tai-Tung « Our Snake », comme inspecteur d?Art Visuel, installation exécutée au Festival de Art Stage Fang Feng, Chung Chen n°2. Il a fégalement participé à l?installation « audience » du collectif Tai-Shung (International Art Village). TSENG YU-CHIN a reçu de nombreuses récompenses : pour « Our Snake », il reçut un premier Golden Harvest en 2000, et « Projection and Reflection During That Time » fut nominé pour le Srping Film Festival. « I?m Leaving » eut le 10ème prix au Festival de Hong Kong du court-métrage indépendant, en 2005 (EFVA Asian New Force). Il a exposé de nombreuses fois : ses travaux majeurs (« Projection and Reflection During That Time », « Who?s Listening ? » « What Had been done ? », « I despise presumptions. But if I could at the very beginning, perhaps I could save a few? ) ont été montrés dans divers festivals (Poor Film Festival, Golden Horse Festival, Spring Film Festival, Noisy Art Festival?) ainsi que dans des expositions sur internet (Non Sign ; The Whimsical and the Fantastic: An On-line Exhibition of Taiwan`s Media Artists). En 2005, Il a présenté son oeuvre à la 3ème Triennale d?Art Asiatique à Fukuoka. En 2006, l?artiste crée « Oxy », une exposition solo qui a obtenu le prix Tai-Shin.

Catalogue : 2012Shivering wall | Vidéo | hdv | couleur | 10:0 | Taiwan | 2012
Yu-chin tseng
Shivering wall
Vidéo | hdv | couleur | 10:0 | Taiwan | 2012

Tseng Yu-chin graduated from Shih Chien University and the Graduate School of Technical Art at Taipei National University of the Arts. His works have been exhibited at Documenta 12 Kassel, Germany (2007); MOMA Contemporary: The New Identity, Part 5 (2006); The First Taipei Digital Art Festival (2007); China China China!!! Palazzo Strozzina, Firenze Italy (2008). Tseng is also a poet and filmmaker. He currently teaches at Shih Chien University.

Catalogue : 2009Fever Dark | Vidéo | dv | couleur et n&b | 21:0 | Taiwan | 2009
Yu-chin tseng
Fever Dark
Vidéo | dv | couleur et n&b | 21:0 | Taiwan | 2009

I hate New York! From the day I?ve stepped into the city, I?ve been feeling this way. It has never left my mind, and never denied, except for a few minor surprises or some little goodness. Eating brownies, or the dazzling lights of the Broadway, reduced my dislike of New York. It?s like when I repeatedly write ?I HATE NEW YORK? on the blackboard, at the same time erasing it with a duster, but yet, traces of the words remain, as though I haven?t had any intention to rub it off more forcefully and deliberately. This is a very uninteresting game, where you cannot hide too far in, you cannot hide yourself completely, or camouflage yourself as any item in the darkness under the bed hoping that you won?t be found, whilst listening to the noises outside, you feel safe as you hide. All because, you want to be found, and this is no longer innocent child?s play. You can recklessly hide, because of anger or simply because you wish to hide away with a friend, just the two of you. You can no longer do that! You must be found, and you must show yourself, and face the music! This indeed, is no longer child?s play. Ever since I came to New York, I?ve unconsciously begun to force myself to get along with myself, and even though I?m pretty used to getting along with myself. From the time back in my home country, the solitary me, has been forced to go out and face plenty of things, and this had been repeating itself. And eventually, I took a 15-hour flight and arrived in New York, and I?m left with only myself. It is really a test of inner strength, when you?re all alone, and the only thing you can rely on is the lingering scent of your home country that?s left in your suitcases. All I want to do is to curl up and sleep while embracing the scent, and even more often, I stay indoors, inside this so-called temporary apartment of mine. I confess about my initial insecurity. Amidst the noise that goes on every hour of the day, there is hardly any serenity, and any freedom to ponder. One thinks he can travel to many places, but the truth is, you can?t. The so-called travelling, is merely a physical shift of territory, and subsequently imprisoning oneself again. Forgive my use of vocabulary ? imprisoning. I?m imprisoned. By myself, by words and speech, by this conformity of a life that isn?t mine, by the responsibilities and obligations which I need to bear. I am imprisoned. I?m so perturbed in the winter of New York, that I can?t even be sure of the magnitude of the effects that this major illness that I?m going through is bringing me. I only recall the many feverish nights, dry-coughing, which kept me awake. I groaned with a slight growl, but still I can feel the trembles from the subway beneath my apartment. And I saw a kid, facing me, all curled up, and watching me restlessly, or at least I think he?s watching me! Perhaps?? his gaze isn?t at all on me. He may be simply staring straight, as though a beast is approaching. Or like stealing glances curiously, or perhaps not. I am unable to interpret his feeling. The complexity is preventing him from focusing. It?s a thought of speaking up, but he can?t, except for the urge to speak up, displayed through the shivering of his lips.

Tsen Yu-Chin

Catalogue : 2007In fact, I've known all along | Vidéo expérimentale | 35mm | couleur | 10:30 | Taiwan | 2005
Yu-chin tseng
In fact, I've known all along
Vidéo expérimentale | 35mm | couleur | 10:30 | Taiwan | 2005

"Ne me renie pas encore une fois. J'ai beau être endurant, je n'aime pas la mascarade. Je dois en fait emprunter l'apparence de la pureté, pour que tu croies que tout va bien. Tu seras sûre alors que la vie est parfaite. Et il faudra que je sache où j'en suis et que l'on me dise sans détour ce qui m'attend. Tu me croiras toujours car j'afficherai cet air innocent et un sourire inexpressif. Ce sera ma manière de te convaincre."


Tseng Yu Chin est né en 1978. Il est diplômé de l'Université Shih Chien en communication et design, et en Arts Appliqués à l'Université Nationale des Beaux-Arts de Taipei. Il a travaillé dans le milieu de la réalistion, du théâtre et de l?opéra. Son travail a été montré à Taipei, au festival du court métrage de Hong Kong, à la troisième biennale de Fukuoka.

Catalogue : 2006Breath hard : meneat | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:0 | Taiwan | 2006
Yu-chin tseng
Breath hard : meneat
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:0 | Taiwan | 2006

Je me réveille ce matin. J'ai rêvé de ma grand-mère cette nuit. Elle gémissait et gisait à mes côtés. Je reçois un coup de fil. Ma grand-mère a rendu l'âme. Elle m'était très chère. En ce moment, je pense sans arrêt à quand, étant enfant, j'arrivais en courant dans la cuisine de ma grand-mère. Grand-mère me parlait toujours en hakka, elle me demandait alors de sa voix douce d'où je venais, ou bien si je voulais quelque chose à manger. La cuisine et la vapeur, la buée. Grand-mère a les cheveux blancs. J'attrape le gâteau du nouvel an sur la table et je fixe ma grand-mère d'un air stupide. Ma grand-mère me manque tellement. Mon enfance n'a pas été particulièrement joyeuse, c'est certain, mais c'est ma grand-mère qui m'a offert tous les moments de joie que j'ai eu. En ce moment, à chaque fois que je fait du vélo, j'ai envie pleurer. J'ai l'impression d'étouffer.


Né en 1978, Yu-Chin Tseng étudie en ce moment à la Graduate School of Technical Art de la National University of the Arts de Taipei. De 1999 à 2002, il a participé au In-Between Visual Art Design. En 2001, il est devenu membre du Theater Group Visual Art Design de Tai-tung (Taïwan) et du AFA International Ltd. Visual Art. Il a ensuite, en 2003, travaillé au sein du Performance Group Visual Art Design de Taishun et de l'orchestre symphonique national, opéra "Faust", Documentary Film Post Production. Tseng YU-CHIN consacre beaucoup de temps à l'écriture. En 2000, il a publié ses poèmes "Something Trivial" et "My Illness" dans 'In-Between - volume 2', et son roman "Age 20 and 40" dans "In-Between - volume 3". Son texte "Don't Worship Things That Dangle" a été publié dans le DPI Magazine volume 55, en 2003. Il a par ailleurs travaillé avec le groupe de théâtre "Our Snake" à Taitung, en tant qu'inspecteur d'art visuel. Enregistrement de l'installation performée au Chung-cheng No. 2 Stage Fang Feng Art Festival 2003. Il a également travaillé à la performance du groupe "Audience" Visual Art Design de Taishun. Yu-Chin a reçu les prix suivants : un Golden Harvest taïwanais pour "Our Snake" en 2001, et une distinction au Golden Horse Film Festival pour "Projection and Reflection During That Time" en 2002. En 2004, son oeuvre "Projection and Reflection During That Time" a été sélectionné pour le Spring Film Festival. "I'm Leaving" a été présenté au 10° Hong Kong Independant Short Film and Video Awards 2005 (IFVA Asian New Force). Il a une grande expérience des expositions. Ses oeuvres majeures : "Projection and Reflection During that Time", "Who's listening?", "What had been done?", et "I despise presumptions. But if I could at the very beginning, perhaps I could save a few", a déjà participé à de nombreux festivals, dont le Poor Film Festival, le Golden Horse Film Festival, le Spring Film Festival, le "Noisy" Art Festival; il a également participé à des expositions en ligne : Non Sign Internet Art, The Whimsical and the Fantastic, et l'exposition en ligne des artistes taïwanais du domaine des médias.

Catalogue : 2006Despise presumptions. But if I could at the very b | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:0 | Taiwan | 2005
Yu-chin tseng
Despise presumptions. But if I could at the very b
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:0 | Taiwan | 2005

Je méprise les présomptions. Mais si c?était possible au tout début, alors en sauverais-je quelques-unes Je perds le langage, surtout le langage oral En général, il fonctionne avec une violence rare Mais il a été finalement remplacé par d?épisodiques vomissements et bile Ceux qui d?habitude parlaient avec moi ont peu à peu disparu Lorsque je parle aux autres, ma gorge me fait mal et je n?arrive pas à reprendre mon souffle Mon corps, ma bouche sont asséchés. Et, je le sens, mes deux incisives de devant vont se briser Je veux parler, mais je reste coi, la poitrine endolorie La création n?a plus rien d?un plaisir A l?origine, elle devait guérir mon auto-indulgence pitoyable Mais maintenant, ce n?est plus ça Je ne peux pas parler de tout, D?habitude les images me rendent fou Mais maintenant je renie la folie Ne pas être compris. Ne pas même me comprendre Je me suis rendu compte que j?allais devenir malade et psychotique Surtout lorsque mes émotions débordent Les mains tremblantes m?effrayent, je dois me pincer les mains, je m?efforce de raidir mes muscles jusqu?à la déchirure Oui, je l?admets. Je désire des émotions pures Mais rien qu?en avalant, j?ai peur d?avoir mal Les choses se répètent, la nuit particulièrement Le son d?une respiration s?approchant de moi. Je vis son épaule se lever et s?abaisser Tout m?était égal Il ne m?importe pas de savoir ce que c?est, si ? Je vois et je suis malade Je soupirai à nouveau. C?est une vieille habitude, j?aime soupirer C?était moi ? C?était moi-même ? ou bien le dos de quelqu?un d?autre ? Au moins L?odeur des gens se fait rare Je déteste les présomptions, oui vraiment En tous aspects En fait, je me suis forcé Que devrait-on regretter ? Oui, voilà un autre signe à égalité La présomption et le regret, à mes yeux, sont égaux, absolus Parce que je me suis forcé Le mot « regret » n?a aucun sens Quoiqu?il en soit, il n?a aucun sens Lui, il ne peut rien changer dans ce corps. Ni le tourner, ni le laver Ou bien est-ce ce qu?on appelle justement « sagesse » ? Le ton de présomption a toujours été perçu comme celui d?un je-sais-tout Je ne sais pas, mais au moins il m?est impossible de présumer Je ne me le permettrais pas Mais ce soir-là, il y avait le dos de cette personne, quelques odeurs La chaleur corporelle s?élevait Je me sens mal. Ma peau se collait aux organes, c?était douloureux Difficulté à respirer calmement Vraiment Si vraiment je le pouvais, si je fermais mes yeux depuis le début Comme au jeu de la vérité Laissons cela me guider Laissons l?air, la chaleur corporelle, les sons Sentir Le début, ce qu?on appelle le début C?est quand les choses arrivent à leur point le plus tortueux Quand je suis encore propre, quand tout est autour de moi, Quand le corps est encore pur et blanc, Vraiment, Si vraiment je le pouvais Peut-être, sans doute Pourrais-je sauver quelque chose Je ne peux pas parler : j?ai perdu le langage Eau, soleil Je ne sentirais plus la douleur de mes organes. Mon corps est blanc, et maintenant sans souillure Je ne me dirigerais plus vers les émotions couvert de taches. Désormais même ces choses minimes n?existent plus Je regrette Je me suis forcé, que devrait-on regretter ? je déteste les présomptions Et ce soir-là, le dos de cette personne Quelques ronflements Je vois un mur blanc que l?obscurité rend gris Soudain Je me vois dans un bus en marche Je suis en train de dormir les yeux fermés Les bruits qui passent. Le soleil qui passe. L?air qui passe Soudain, voilà que je pense A un vieil homme, dans un bus, qui touche mes hanches en haut de mon uniforme Et à une écolière assise en face de moi Dans une attitude aguicheuse. Son uniforme et sa jupe légèrement relevés M?observent et me sourient Je n?arrive pas à dormir. Mon cerveau se remet à fonctionner. Je n?arrive pas à parler A qui puis-je parler ? pas de cela. Mais au plus profond, au plus intime, au plus triste Jusqu?au matin Ce son de respiration près de moi existe Et je suis bien assis dans le bus Les yeux fermés Mais il m?observe Les yeux fermés Qu?est-ce que c?est Je ne sais pas Je n?arrive pas à dire


Né en 1978, TSENG YU-CHIN est diplômé de l?Université Shih Chien en communication et design, et étudie actuellement les arts appliqués à l?Université Nationale des Beaux-Arts de Tapei. De 1999 à 2002, il a participé à In-Between (design d?art visuel), et en 2001 au groupe de théâtre « Tai-Tung » pour le design d?art visuel, et à l?AFA International LTD. En 2003, il travaille pour le collectif « Tai-Shun » et pour l?Orchestre National Symphonique dans la post-production du documentaire sur l?opéra « Faust ». TSENG YU-CHIN écrit beaucoup : en 2000, ses poèmes « Something Trivial » et « My Illness » sont publiés dans le volume 2 de « In-Between », et son roman « Age 20 and 40 » dans le volume 3. Il a également publié « Don?t Worship Things That Dangle » dans le numéro 55 de la revue DPI (2003). En outre, il a travaillé dans la compagnie de théâtre Tai-Tung « Our Snake », comme inspecteur d?Art Visuel, installation exécutée au Festival de Art Stage Fang Feng, Chung Chen n°2. Il a fégalement participé à l?installation « audience » du collectif Tai-Shung (International Art Village). TSENG YU-CHIN a reçu de nombreuses récompenses : pour « Our Snake », il reçut un premier Golden Harvest en 2000, et « Projection and Reflection During That Time » fut nominé pour le Srping Film Festival. « I?m Leaving » eut le 10ème prix au Festival de Hong Kong du court-métrage indépendant, en 2005 (EFVA Asian New Force). Il a exposé de nombreuses fois : ses travaux majeurs (« Projection and Reflection During That Time », « Who?s Listening ? » « What Had been done ? », « I despise presumptions. But if I could at the very beginning, perhaps I could save a few? ) ont été montrés dans divers festivals (Poor Film Festival, Golden Horse Festival, Spring Film Festival, Noisy Art Festival?) ainsi que dans des expositions sur internet (Non Sign ; The Whimsical and the Fantastic: An On-line Exhibition of Taiwan`s Media Artists). En 2005, Il a présenté son oeuvre à la 3ème Triennale d?Art Asiatique à Fukuoka. En 2006, l?artiste crée « Oxy », une exposition solo qui a obtenu le prix Tai-Shin.

Catalogue : 2015No Land to Live | Vidéo | hdv | couleur | 26:35 | Taiwan | 2015
Yu-chin tseng
No Land to Live
Vidéo | hdv | couleur | 26:35 | Taiwan | 2015

No land to live In the production process of this piece of work. I feel the transition of political atmosphere in Taiwan. The atmosphere of distrust spread around the society. In this work, all of these are just like after leaving an anxious scene. Maybe a insurrection, a late night party, an end of a sex, or on the way return after a rebellion protest. Don’t want to return, the so-called home, the place to live. No one will wait there, or it doesn’t matter anymore. Thinking of where can self exist. And the body rather stay at the interim middle, somewhere no where. I shoot 56 street scene in midnight Taipei. Those bodies have no intent to return to the place they live. Maybe they feel too strong about the place they just left, and the feeling can’t be soothed. They need a place in the middle, just stay there, exist there. Let self feel the existence of self. To recover the senses of the body. And this status becomes a kind of ceremony. The ceremony of trying to cover or stop what just happened. The fluttering insects are the summon of ghost. It’s a foretell of the past and those unhappened. Entrenching the body, waiting for the evidence left, becoming the existence.

TSENG YU-CHIN Born in 1978 Documenta 12 Germany Kassel Lectorate at the Shih Chien University Communication Design Lectorate at the Taipei National University of the Arts CCAA Best Young Artist of Chinese Contemporary Art Awards 2008 Paris La Cité internationale des Arts International Artist Residency Program New York Location One International Artist Residency Program honour 2003 Shih Chien University Communication Design Graduate with honor 2007 Technical Art at Taipei National University of the Arts outstanding alumni 2013 Shih Chien University Communication Design outstanding alumni Overseas Exhibition 2004 MOMA CONTEMPORARY The New Identity Part-5 Tracing Self 2005 The 10th Hong Kong Independent Short Film and Video Awards ( ifva Asian New Force) 2005 First 2005 The 3rd Fukuoka Asian Art Triennale 2006 England Asian Art Now ! 2006 Red Carpet : Art Video Screening `Taipei Croquis:Single Channel Video Works from Taiwan` Yokohama, Japan 2006 Rencontres internationales Paris/Berlin 2007 sensitivity:memories of twelve artisce works DIMENSIONS ART CENTER(Beijing) 2007 Documenta 12 Germany Kassel 2007 Soft Power: Asian Attitude Shanghai Zendai Museum of Modern Art Shanghai, China 2007 Rencontres nternationals Paris/Berlin/Madrid Paris,JEU DE PAUME 2007 Natura Dèi Teatri`s Performing Arts Festival-XII edizione opere turbate Italy,Parma 2007 TAIWAN CROSSOVER Austria ok-centrum 2007 KonstBio (ArtCinema) Swiss Kulturhuset 2008 Bubble Tea: Art of Taiwan and its Contemporary Mutations The Moravian Gallery in Brno 2008 Penumbra: Contemporary Art from Taiwan . Anne & Gordon Samstag Museum of Art Samstag Museum 2008 New York 5th (Asian Contemporary Art Week 2008)-- Snake Alley 2008 Daniel Andersson and Tseng Yu-chin . New York Location One Gallery 2008 China China China!!! Palazzo Strozzina, Firenze Italy 2008 Daniel Andersson + Tseng Yu-Chin Location . One Soho . New York 2008 CCAA chiese contemporary art awards Creative Center of Bund18 , shanghai 2008 CCAA chiese contemporary art awards Ullens Center for Contemporary Art , Beijing 2008 “ The Program”the video art exhibition Conduit Gallery , USA Texas Dallas 2008 A Voice of Taiwan Art , Japan , Tokyo , O Art Museum 2009 Rites de Passage Heerlen The Netherlands SCHUNCK* 2009 ratorial incubator v.6 The Dark Arts:magic and intuition Canada Toronto Vtape 2009 Love me tender exhibition Germany Kunstverein Wolfsburg 2009 PORTRAIT OF THE YOUTH China Shenzhen J&Z Gallery 2009 SuperGeneration@TAIWAN China Shanghai Art Museum 2009 SuperGeneration@TAIWAN China Beijing Today Art Museum 2010 RESHAPING HISTORY Chin art from 2000 to 2009 China Beijing 2011 ART STAGE SINGAPORE 2012 ART HK Hong Kong 2012 Rencontres nternationals Paris/Berlin/Madrid Paris,Palais de Tokyo,Paris 2013 FOKUS 2013 video kunst festivalGörlitz,German 2013 「urbanity」Asia Video Festival cutlog NY program,New York,USA 2013 Ars Electronica 2013 / Schizophrenia Taiwan 2.0 Linz Austria 2013 St. Petersburg Cyberfest / Schizophrenia Taiwan 2.0 St. Petersburg Russia 2014 Berlin Transmediale 2014/ Schizophrenia Taiwan 2.0 Berlin ,German

Yu-chin tseng, -
Catalogue : 2006Un_let out the part | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 4:0 | Taiwan | 2005
Yu-chin tseng , -
Un_let out the part
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 4:0 | Taiwan | 2005

Je ne vais pas si mal. Je ne veux pas heurter trop gravement les autres en disant : « Savez-vous? » Je traînais dans un silence immense, je me renferme étroitement en moi-même, moi et mon passé. Et mon nez coule et mes larmes ruissellent. Je perds mon corps, je m?en vais. La chaleur me fait suffoquer, je veux ouvrir ma gorge qui étouffe de sanglots. Et je coupe tout avec un couteau. Je saisis un papier et le balance doucement. Voilà le processus mis en ?uvre, sur le papier. Je le balance, le balance, puis le repose. Un papier noir, dense, couvert de caractères serrés. Je le reprends, à nouveau le balance encore et encore. Ça s?est passé. Voilà tout. J?entendis le heurt du papier. C?est comme lire des mots mais en oublier la forme que le balancement dissipe. Lacunaire? une nuit? lacunaire et dense?comme si quelque chose se passait. Je n?ai pas besoin de dire tout cela, parce que je ne vais pas si mal.


Né en 1978, TSENG YU-CHIN est diplômé de l?Université Shih Chien en communication et design, et étudie actuellement les arts appliqués à l?Université Nationale des Beaux-Arts de Tapei. De 1999 à 2002, il a participé à In-Between (design d?art visuel), et en 2001 au groupe de théâtre « Tai-Tung » pour le design d?art visuel, et à l?AFA International LTD. En 2003, il travaille pour le collectif « Tai-Shun » et pour l?Orchestre National Symphonique dans la post-production du documentaire sur l?opéra « Faust ». TSENG YU-CHIN écrit beaucoup : en 2000, ses poèmes « Something Trivial » et « My Illness » sont publiés dans le volume 2 de « In-Between », et son roman « Age 20 and 40 » dans le volume 3. Il a également publié « Don?t Worship Things That Dangle » dans le numéro 55 de la revue DPI (2003). En outre, il a travaillé dans la compagnie de théâtre Tai-Tung « Our Snake », comme inspecteur d?Art Visuel, installation exécutée au Festival de Art Stage Fang Feng, Chung Chen n°2. Il a fégalement participé à l?installation « audience » du collectif Tai-Shung (International Art Village). TSENG YU-CHIN a reçu de nombreuses récompenses : pour « Our Snake », il reçut un premier Golden Harvest en 2000, et « Projection and Reflection During That Time » fut nominé pour le Srping Film Festival. « I?m Leaving » eut le 10ème prix au Festival de Hong Kong du court-métrage indépendant, en 2005 (EFVA Asian New Force). Il a exposé de nombreuses fois : ses travaux majeurs (« Projection and Reflection During That Time », « Who?s Listening ? » « What Had been done ? », « I despise presumptions. But if I could at the very beginning, perhaps I could save a few? ) ont été montrés dans divers festivals (Poor Film Festival, Golden Horse Festival, Spring Film Festival, Noisy Art Festival?) ainsi que dans des expositions sur internet (Non Sign ; The Whimsical and the Fantastic: An On-line Exhibition of Taiwan`s Media Artists). En 2005, Il a présenté son oeuvre à la 3ème Triennale d?Art Asiatique à Fukuoka. En 2006, l?artiste crée « Oxy », une exposition solo qui a obtenu le prix Tai-Shin.

Catalogue : 2012Shivering wall | Vidéo | hdv | couleur | 10:0 | Taiwan | 2012
Yu-chin tseng , -
Shivering wall
Vidéo | hdv | couleur | 10:0 | Taiwan | 2012

Tseng Yu-chin graduated from Shih Chien University and the Graduate School of Technical Art at Taipei National University of the Arts. His works have been exhibited at Documenta 12 Kassel, Germany (2007); MOMA Contemporary: The New Identity, Part 5 (2006); The First Taipei Digital Art Festival (2007); China China China!!! Palazzo Strozzina, Firenze Italy (2008). Tseng is also a poet and filmmaker. He currently teaches at Shih Chien University.

Catalogue : 2009Fever Dark | Vidéo | dv | couleur et n&b | 21:0 | Taiwan | 2009
Yu-chin tseng , -
Fever Dark
Vidéo | dv | couleur et n&b | 21:0 | Taiwan | 2009

I hate New York! From the day I?ve stepped into the city, I?ve been feeling this way. It has never left my mind, and never denied, except for a few minor surprises or some little goodness. Eating brownies, or the dazzling lights of the Broadway, reduced my dislike of New York. It?s like when I repeatedly write ?I HATE NEW YORK? on the blackboard, at the same time erasing it with a duster, but yet, traces of the words remain, as though I haven?t had any intention to rub it off more forcefully and deliberately. This is a very uninteresting game, where you cannot hide too far in, you cannot hide yourself completely, or camouflage yourself as any item in the darkness under the bed hoping that you won?t be found, whilst listening to the noises outside, you feel safe as you hide. All because, you want to be found, and this is no longer innocent child?s play. You can recklessly hide, because of anger or simply because you wish to hide away with a friend, just the two of you. You can no longer do that! You must be found, and you must show yourself, and face the music! This indeed, is no longer child?s play. Ever since I came to New York, I?ve unconsciously begun to force myself to get along with myself, and even though I?m pretty used to getting along with myself. From the time back in my home country, the solitary me, has been forced to go out and face plenty of things, and this had been repeating itself. And eventually, I took a 15-hour flight and arrived in New York, and I?m left with only myself. It is really a test of inner strength, when you?re all alone, and the only thing you can rely on is the lingering scent of your home country that?s left in your suitcases. All I want to do is to curl up and sleep while embracing the scent, and even more often, I stay indoors, inside this so-called temporary apartment of mine. I confess about my initial insecurity. Amidst the noise that goes on every hour of the day, there is hardly any serenity, and any freedom to ponder. One thinks he can travel to many places, but the truth is, you can?t. The so-called travelling, is merely a physical shift of territory, and subsequently imprisoning oneself again. Forgive my use of vocabulary ? imprisoning. I?m imprisoned. By myself, by words and speech, by this conformity of a life that isn?t mine, by the responsibilities and obligations which I need to bear. I am imprisoned. I?m so perturbed in the winter of New York, that I can?t even be sure of the magnitude of the effects that this major illness that I?m going through is bringing me. I only recall the many feverish nights, dry-coughing, which kept me awake. I groaned with a slight growl, but still I can feel the trembles from the subway beneath my apartment. And I saw a kid, facing me, all curled up, and watching me restlessly, or at least I think he?s watching me! Perhaps?? his gaze isn?t at all on me. He may be simply staring straight, as though a beast is approaching. Or like stealing glances curiously, or perhaps not. I am unable to interpret his feeling. The complexity is preventing him from focusing. It?s a thought of speaking up, but he can?t, except for the urge to speak up, displayed through the shivering of his lips.

Tsen Yu-Chin

Catalogue : 2007In fact, I've known all along | Vidéo expérimentale | 35mm | couleur | 10:30 | Taiwan | 2005
Yu-chin tseng , -
In fact, I've known all along
Vidéo expérimentale | 35mm | couleur | 10:30 | Taiwan | 2005

"Ne me renie pas encore une fois. J'ai beau être endurant, je n'aime pas la mascarade. Je dois en fait emprunter l'apparence de la pureté, pour que tu croies que tout va bien. Tu seras sûre alors que la vie est parfaite. Et il faudra que je sache où j'en suis et que l'on me dise sans détour ce qui m'attend. Tu me croiras toujours car j'afficherai cet air innocent et un sourire inexpressif. Ce sera ma manière de te convaincre."


Tseng Yu Chin est né en 1978. Il est diplômé de l'Université Shih Chien en communication et design, et en Arts Appliqués à l'Université Nationale des Beaux-Arts de Taipei. Il a travaillé dans le milieu de la réalistion, du théâtre et de l?opéra. Son travail a été montré à Taipei, au festival du court métrage de Hong Kong, à la troisième biennale de Fukuoka.

Catalogue : 2006Breath hard : meneat | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:0 | Taiwan | 2006
Yu-chin tseng , -
Breath hard : meneat
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:0 | Taiwan | 2006

Je me réveille ce matin. J'ai rêvé de ma grand-mère cette nuit. Elle gémissait et gisait à mes côtés. Je reçois un coup de fil. Ma grand-mère a rendu l'âme. Elle m'était très chère. En ce moment, je pense sans arrêt à quand, étant enfant, j'arrivais en courant dans la cuisine de ma grand-mère. Grand-mère me parlait toujours en hakka, elle me demandait alors de sa voix douce d'où je venais, ou bien si je voulais quelque chose à manger. La cuisine et la vapeur, la buée. Grand-mère a les cheveux blancs. J'attrape le gâteau du nouvel an sur la table et je fixe ma grand-mère d'un air stupide. Ma grand-mère me manque tellement. Mon enfance n'a pas été particulièrement joyeuse, c'est certain, mais c'est ma grand-mère qui m'a offert tous les moments de joie que j'ai eu. En ce moment, à chaque fois que je fait du vélo, j'ai envie pleurer. J'ai l'impression d'étouffer.


Né en 1978, Yu-Chin Tseng étudie en ce moment à la Graduate School of Technical Art de la National University of the Arts de Taipei. De 1999 à 2002, il a participé au In-Between Visual Art Design. En 2001, il est devenu membre du Theater Group Visual Art Design de Tai-tung (Taïwan) et du AFA International Ltd. Visual Art. Il a ensuite, en 2003, travaillé au sein du Performance Group Visual Art Design de Taishun et de l'orchestre symphonique national, opéra "Faust", Documentary Film Post Production. Tseng YU-CHIN consacre beaucoup de temps à l'écriture. En 2000, il a publié ses poèmes "Something Trivial" et "My Illness" dans 'In-Between - volume 2', et son roman "Age 20 and 40" dans "In-Between - volume 3". Son texte "Don't Worship Things That Dangle" a été publié dans le DPI Magazine volume 55, en 2003. Il a par ailleurs travaillé avec le groupe de théâtre "Our Snake" à Taitung, en tant qu'inspecteur d'art visuel. Enregistrement de l'installation performée au Chung-cheng No. 2 Stage Fang Feng Art Festival 2003. Il a également travaillé à la performance du groupe "Audience" Visual Art Design de Taishun. Yu-Chin a reçu les prix suivants : un Golden Harvest taïwanais pour "Our Snake" en 2001, et une distinction au Golden Horse Film Festival pour "Projection and Reflection During That Time" en 2002. En 2004, son oeuvre "Projection and Reflection During That Time" a été sélectionné pour le Spring Film Festival. "I'm Leaving" a été présenté au 10° Hong Kong Independant Short Film and Video Awards 2005 (IFVA Asian New Force). Il a une grande expérience des expositions. Ses oeuvres majeures : "Projection and Reflection During that Time", "Who's listening?", "What had been done?", et "I despise presumptions. But if I could at the very beginning, perhaps I could save a few", a déjà participé à de nombreux festivals, dont le Poor Film Festival, le Golden Horse Film Festival, le Spring Film Festival, le "Noisy" Art Festival; il a également participé à des expositions en ligne : Non Sign Internet Art, The Whimsical and the Fantastic, et l'exposition en ligne des artistes taïwanais du domaine des médias.

Catalogue : 2006Despise presumptions. But if I could at the very b | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:0 | Taiwan | 2005
Yu-chin tseng , -
Despise presumptions. But if I could at the very b
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:0 | Taiwan | 2005

Je méprise les présomptions. Mais si c?était possible au tout début, alors en sauverais-je quelques-unes Je perds le langage, surtout le langage oral En général, il fonctionne avec une violence rare Mais il a été finalement remplacé par d?épisodiques vomissements et bile Ceux qui d?habitude parlaient avec moi ont peu à peu disparu Lorsque je parle aux autres, ma gorge me fait mal et je n?arrive pas à reprendre mon souffle Mon corps, ma bouche sont asséchés. Et, je le sens, mes deux incisives de devant vont se briser Je veux parler, mais je reste coi, la poitrine endolorie La création n?a plus rien d?un plaisir A l?origine, elle devait guérir mon auto-indulgence pitoyable Mais maintenant, ce n?est plus ça Je ne peux pas parler de tout, D?habitude les images me rendent fou Mais maintenant je renie la folie Ne pas être compris. Ne pas même me comprendre Je me suis rendu compte que j?allais devenir malade et psychotique Surtout lorsque mes émotions débordent Les mains tremblantes m?effrayent, je dois me pincer les mains, je m?efforce de raidir mes muscles jusqu?à la déchirure Oui, je l?admets. Je désire des émotions pures Mais rien qu?en avalant, j?ai peur d?avoir mal Les choses se répètent, la nuit particulièrement Le son d?une respiration s?approchant de moi. Je vis son épaule se lever et s?abaisser Tout m?était égal Il ne m?importe pas de savoir ce que c?est, si ? Je vois et je suis malade Je soupirai à nouveau. C?est une vieille habitude, j?aime soupirer C?était moi ? C?était moi-même ? ou bien le dos de quelqu?un d?autre ? Au moins L?odeur des gens se fait rare Je déteste les présomptions, oui vraiment En tous aspects En fait, je me suis forcé Que devrait-on regretter ? Oui, voilà un autre signe à égalité La présomption et le regret, à mes yeux, sont égaux, absolus Parce que je me suis forcé Le mot « regret » n?a aucun sens Quoiqu?il en soit, il n?a aucun sens Lui, il ne peut rien changer dans ce corps. Ni le tourner, ni le laver Ou bien est-ce ce qu?on appelle justement « sagesse » ? Le ton de présomption a toujours été perçu comme celui d?un je-sais-tout Je ne sais pas, mais au moins il m?est impossible de présumer Je ne me le permettrais pas Mais ce soir-là, il y avait le dos de cette personne, quelques odeurs La chaleur corporelle s?élevait Je me sens mal. Ma peau se collait aux organes, c?était douloureux Difficulté à respirer calmement Vraiment Si vraiment je le pouvais, si je fermais mes yeux depuis le début Comme au jeu de la vérité Laissons cela me guider Laissons l?air, la chaleur corporelle, les sons Sentir Le début, ce qu?on appelle le début C?est quand les choses arrivent à leur point le plus tortueux Quand je suis encore propre, quand tout est autour de moi, Quand le corps est encore pur et blanc, Vraiment, Si vraiment je le pouvais Peut-être, sans doute Pourrais-je sauver quelque chose Je ne peux pas parler : j?ai perdu le langage Eau, soleil Je ne sentirais plus la douleur de mes organes. Mon corps est blanc, et maintenant sans souillure Je ne me dirigerais plus vers les émotions couvert de taches. Désormais même ces choses minimes n?existent plus Je regrette Je me suis forcé, que devrait-on regretter ? je déteste les présomptions Et ce soir-là, le dos de cette personne Quelques ronflements Je vois un mur blanc que l?obscurité rend gris Soudain Je me vois dans un bus en marche Je suis en train de dormir les yeux fermés Les bruits qui passent. Le soleil qui passe. L?air qui passe Soudain, voilà que je pense A un vieil homme, dans un bus, qui touche mes hanches en haut de mon uniforme Et à une écolière assise en face de moi Dans une attitude aguicheuse. Son uniforme et sa jupe légèrement relevés M?observent et me sourient Je n?arrive pas à dormir. Mon cerveau se remet à fonctionner. Je n?arrive pas à parler A qui puis-je parler ? pas de cela. Mais au plus profond, au plus intime, au plus triste Jusqu?au matin Ce son de respiration près de moi existe Et je suis bien assis dans le bus Les yeux fermés Mais il m?observe Les yeux fermés Qu?est-ce que c?est Je ne sais pas Je n?arrive pas à dire


Né en 1978, TSENG YU-CHIN est diplômé de l?Université Shih Chien en communication et design, et étudie actuellement les arts appliqués à l?Université Nationale des Beaux-Arts de Tapei. De 1999 à 2002, il a participé à In-Between (design d?art visuel), et en 2001 au groupe de théâtre « Tai-Tung » pour le design d?art visuel, et à l?AFA International LTD. En 2003, il travaille pour le collectif « Tai-Shun » et pour l?Orchestre National Symphonique dans la post-production du documentaire sur l?opéra « Faust ». TSENG YU-CHIN écrit beaucoup : en 2000, ses poèmes « Something Trivial » et « My Illness » sont publiés dans le volume 2 de « In-Between », et son roman « Age 20 and 40 » dans le volume 3. Il a également publié « Don?t Worship Things That Dangle » dans le numéro 55 de la revue DPI (2003). En outre, il a travaillé dans la compagnie de théâtre Tai-Tung « Our Snake », comme inspecteur d?Art Visuel, installation exécutée au Festival de Art Stage Fang Feng, Chung Chen n°2. Il a fégalement participé à l?installation « audience » du collectif Tai-Shung (International Art Village). TSENG YU-CHIN a reçu de nombreuses récompenses : pour « Our Snake », il reçut un premier Golden Harvest en 2000, et « Projection and Reflection During That Time » fut nominé pour le Srping Film Festival. « I?m Leaving » eut le 10ème prix au Festival de Hong Kong du court-métrage indépendant, en 2005 (EFVA Asian New Force). Il a exposé de nombreuses fois : ses travaux majeurs (« Projection and Reflection During That Time », « Who?s Listening ? » « What Had been done ? », « I despise presumptions. But if I could at the very beginning, perhaps I could save a few? ) ont été montrés dans divers festivals (Poor Film Festival, Golden Horse Festival, Spring Film Festival, Noisy Art Festival?) ainsi que dans des expositions sur internet (Non Sign ; The Whimsical and the Fantastic: An On-line Exhibition of Taiwan`s Media Artists). En 2005, Il a présenté son oeuvre à la 3ème Triennale d?Art Asiatique à Fukuoka. En 2006, l?artiste crée « Oxy », une exposition solo qui a obtenu le prix Tai-Shin.

Catalogue : 2015No Land to Live | Vidéo | hdv | couleur | 26:35 | Taiwan | 2015
Yu-chin tseng , -
No Land to Live
Vidéo | hdv | couleur | 26:35 | Taiwan | 2015

No land to live In the production process of this piece of work. I feel the transition of political atmosphere in Taiwan. The atmosphere of distrust spread around the society. In this work, all of these are just like after leaving an anxious scene. Maybe a insurrection, a late night party, an end of a sex, or on the way return after a rebellion protest. Don’t want to return, the so-called home, the place to live. No one will wait there, or it doesn’t matter anymore. Thinking of where can self exist. And the body rather stay at the interim middle, somewhere no where. I shoot 56 street scene in midnight Taipei. Those bodies have no intent to return to the place they live. Maybe they feel too strong about the place they just left, and the feeling can’t be soothed. They need a place in the middle, just stay there, exist there. Let self feel the existence of self. To recover the senses of the body. And this status becomes a kind of ceremony. The ceremony of trying to cover or stop what just happened. The fluttering insects are the summon of ghost. It’s a foretell of the past and those unhappened. Entrenching the body, waiting for the evidence left, becoming the existence.

TSENG YU-CHIN Born in 1978 Documenta 12 Germany Kassel Lectorate at the Shih Chien University Communication Design Lectorate at the Taipei National University of the Arts CCAA Best Young Artist of Chinese Contemporary Art Awards 2008 Paris La Cité internationale des Arts International Artist Residency Program New York Location One International Artist Residency Program honour 2003 Shih Chien University Communication Design Graduate with honor 2007 Technical Art at Taipei National University of the Arts outstanding alumni 2013 Shih Chien University Communication Design outstanding alumni Overseas Exhibition 2004 MOMA CONTEMPORARY The New Identity Part-5 Tracing Self 2005 The 10th Hong Kong Independent Short Film and Video Awards ( ifva Asian New Force) 2005 First 2005 The 3rd Fukuoka Asian Art Triennale 2006 England Asian Art Now ! 2006 Red Carpet : Art Video Screening `Taipei Croquis:Single Channel Video Works from Taiwan` Yokohama, Japan 2006 Rencontres internationales Paris/Berlin 2007 sensitivity:memories of twelve artisce works DIMENSIONS ART CENTER(Beijing) 2007 Documenta 12 Germany Kassel 2007 Soft Power: Asian Attitude Shanghai Zendai Museum of Modern Art Shanghai, China 2007 Rencontres nternationals Paris/Berlin/Madrid Paris,JEU DE PAUME 2007 Natura Dèi Teatri`s Performing Arts Festival-XII edizione opere turbate Italy,Parma 2007 TAIWAN CROSSOVER Austria ok-centrum 2007 KonstBio (ArtCinema) Swiss Kulturhuset 2008 Bubble Tea: Art of Taiwan and its Contemporary Mutations The Moravian Gallery in Brno 2008 Penumbra: Contemporary Art from Taiwan . Anne & Gordon Samstag Museum of Art Samstag Museum 2008 New York 5th (Asian Contemporary Art Week 2008)-- Snake Alley 2008 Daniel Andersson and Tseng Yu-chin . New York Location One Gallery 2008 China China China!!! Palazzo Strozzina, Firenze Italy 2008 Daniel Andersson + Tseng Yu-Chin Location . One Soho . New York 2008 CCAA chiese contemporary art awards Creative Center of Bund18 , shanghai 2008 CCAA chiese contemporary art awards Ullens Center for Contemporary Art , Beijing 2008 “ The Program”the video art exhibition Conduit Gallery , USA Texas Dallas 2008 A Voice of Taiwan Art , Japan , Tokyo , O Art Museum 2009 Rites de Passage Heerlen The Netherlands SCHUNCK* 2009 ratorial incubator v.6 The Dark Arts:magic and intuition Canada Toronto Vtape 2009 Love me tender exhibition Germany Kunstverein Wolfsburg 2009 PORTRAIT OF THE YOUTH China Shenzhen J&Z Gallery 2009 SuperGeneration@TAIWAN China Shanghai Art Museum 2009 SuperGeneration@TAIWAN China Beijing Today Art Museum 2010 RESHAPING HISTORY Chin art from 2000 to 2009 China Beijing 2011 ART STAGE SINGAPORE 2012 ART HK Hong Kong 2012 Rencontres nternationals Paris/Berlin/Madrid Paris,Palais de Tokyo,Paris 2013 FOKUS 2013 video kunst festivalGörlitz,German 2013 「urbanity」Asia Video Festival cutlog NY program,New York,USA 2013 Ars Electronica 2013 / Schizophrenia Taiwan 2.0 Linz Austria 2013 St. Petersburg Cyberfest / Schizophrenia Taiwan 2.0 St. Petersburg Russia 2014 Berlin Transmediale 2014/ Schizophrenia Taiwan 2.0 Berlin ,German

Stefanos tsivopoulos
Catalogue : 2012Amnesialand | Vidéo | 16mm | couleur et n&b | 24:0 | Grèce | Pays-Bas | 2010
Stefanos tsivopoulos
Amnesialand
Vidéo | 16mm | couleur et n&b | 24:0 | Grèce | Pays-Bas | 2010

Deep in the future the massive Event that by definition cannot be remembered separates the Revolution from its history. A man, historical agent of the future socialist authority, believes he has found evidence of the Event`s origins in 20th century The Union. The post-industrial wasteland The Union previewed Earth`s future before it happened. So too, the Man believes, it previewed, and glimpsed the Event, and proved its true nature. The event was Metallic. Amnesialand is the whole world. Our inability to remember the past mirrors their inability to see their future.

Stefanos Tsivopoulos (b. 1973) lives and works in Amsterdam. He participated in international art residencies such as the Rijksakademie van beeldende kunsten Amsterdam, Netherlands; Platform Garanti Istanbul, Turkey; IASPIS Stockholm, Sweden; and ISCP NY, USA. Recent solo shows include The Blind Image, ISCP NY, USA; Amnesialand, Heidelberg Kunstverrein, Germany; The Real The Story The Storyteller Smart Project Space Amsterdam, Netherlands; Lost Monument, Art Forum Berlin, Germany. Group shows include The Rest is History, Manifesta 8 Murcia, Spain; On Morality-Act III, Witte de With, Rotterdam, the Nethrlands; One Giant Leap, BFI Southbank London, UK; Practicing Memory, Fondazione Pistoletto, Biella, Italy; And the moral of the story is... APEXART New York, USA; Hors Pistes-Un Autre Mouvement des Images, Centre Pompidou Paris, France; Monitoring, Friedericianum Kunstverein Kassel, Germany; Destroy Athens, 1st Athens Biennale, Athens, Greece, In Present Tense, Museum of Contemporary Art, Athens. He is recipient of the Golden Cube Award at the 25th edition of the Kasseller Documentary Film Festival in Kassel Germany for his film Untitled (The Remake). He was shortlisted for the 4th edition of the DESTE Prize for Contemporary Art, Athens Greece and the 7th edition of the "Future of Europe" Award.

Kuang-yu tsui
Catalogue : 2006The shortcut to the systematic life: city spirits | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 4:50 | Taiwan | 2005
Kuang-yu tsui
The shortcut to the systematic life: city spirits
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 4:50 | Taiwan | 2005

A travers cette vidéo, l'auteur a cherché des lieux, à la fois à Londres et Tapei, qui puissent être interprétés de différentes manières, et qui entretiennent des relations ambiguës avec leur environnement. Puis, il a imaginé dans ces lieux des actions spécifiques, en recourant à la vidéo pour transformer toute la scène en un moment de vie éphémère mais irréel. Par exemple, dans une rue très fréquentée, l'auteur agitait un drapeau à carreaux noir et blanc, comme s'il incitait les automobilistes à participer à une course de vitesse. Il jouait au golf sur un espace vert en pleine ville. Ou dans l'allée longue et étroite d'un parc, il lançait une balle de bowling sur un groupe de pigeons. En apparence, c'est un peu comme la redécouverte, dans un environnement stéréotypé, d'une nouvelle strate dans l'espace urbain qui nous ait familier, même si cette ville invisible apparaît seulement pendant quelques minutes ou quelques petites secondes durant le déroulement de l'action. Néanmoins, comparé à la vidéo?Superficial Circumstance?, dans laquelle l'artiste se transforme lui-même en s'adaptant à son environnement extérieur, l'action de mimétisme qui se déroule dans ?City Spirit?transforme et étend le symbole culturel du vêtement à une reconnaissance de similitude entre les environnements - les environnements sélectionnés possèdent réellement une certaine similitude avec la scène choisie que l'artiste impose à travers ses actions (comme imposer un terrain de golf sur le "gazon" d'un terre-plein central). Ces apparentes similitudes paraissent être un symbole incontournable, déterminant l'existence d'une relation systématique, bien que nous sachions aussi que ces similitudes sont factices. Ce que souligne en fait l'interjection de similitudes par l'artiste est sa limite- même, et cette limite provient de l'existence d'institutions. "Afin d'explorer les possibilités qui gisent au sein des fissures de la ville.. à tout moment, nous nous positionnons nous-mêmes dans une ambiance exotique qui provient du chevauchement de réalités fragmentaires et de la vie de tous les jours." Peut-être faut-il voir "City Spirit" comme une forme de mimétisme environnemental à très grande échelle : au nom de l'art, dans une série de contextes ordinaires, tous nos préjugés sont réactivés. Cette conscience de soi nous permet de nous engager dans ces incessantes confrontations sans lendemain, et de rester indemnes. Peut-être est-ce là le véritable triomphe de la vie contemporaine?


Tsui Kuang-Yu est né en 1974 à Taipei, Taiwan FORMATION 1997 Université Nationale des Arts de Taipei PRIX 2003 Prix Taishin Arts (?prix special du jury?) pour "The Shortcut to the Systematic Life: Superficial Circumstance?, exposition personnelle de K. Y. Tsui à la IT Park Gallery& Photo Studio RESIDENCES 2004 Gasworks Studio, Londres, Royaume-Uni 2006 Rijksakademie van beeldende kunsten Stichting Trustfonds, Amsterdam, Pays-Bas

Catalogue : 2006The Shortcut to theSystematicLife:Superficial Life | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 9:54 | Taiwan | 2002
Kuang-yu tsui
The Shortcut to theSystematicLife:Superficial Life
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 9:54 | Taiwan | 2002

"Mes actions sont documentées au moyen d'une simple caméra numérique. Je fais ces actions dans l'environnement urbain, soulignant les 'interjections' individuelles. J'explore de manière plutôt provocante, j'expérimente les capacités de tolérance d'un environnement donné. Le concept essentiel de ces actions n'est pas seulement de fournir un sujet à l'intérieur d'un écosystème, mais il s'agit de réussir une stratégie dans laquelle le sujet altère de façon délibérée son apparence extérieure pour franchir les barrières environnementales. Ces vidéos incluent des actions où j'entre, je passe au travers et j'agite. Il s'agit d'une imitation, non d'une explication. C'est aussi une déclaration de dissonance parmi les nombreuses identités pré-établies. Vous arrivez dans un certain endroit, avec ses codes sociaux, et vous agissez avec un mode de comportement extrêmement divergeant par rapport à cet environnement. Vous jouez le drame intérieur vécu tous les jours par ceux qui vivent en ville.


BIOGRAPHIE Tsui Kuang-Yu / Né en 1974 à Taipei, Taiwan FORMATION 1997 Université Nationale des Arts de Taipei PRIX 2003 Prix Taishin Arts (?prix special du jury?) pour "The Shortcut to the Systematic Life: Superficial Circumstance?, exposition personnelle de K. Y. Tsui à la IT Park Gallery& Photo Studio RESIDENCES 2004 Gasworks Studio, Londres, Royaume-Uni 2006 Rijksakademie van beeldende kunsten Stichting Trustfonds, Amsterdam, Pays-Bas

Catalogue : 200618 copper guardians in Shoulin Temple &Penetration | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:43 | Taiwan | 2001
Kuang-yu tsui
18 copper guardians in Shoulin Temple &Penetration
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:43 | Taiwan | 2001

The artist tries to perceive reality through the performer?s body movements, who confronts with the objects. He repeatedly jumps over different objects such as a window, mailboxes, and even a cow, and then rebounds. This repetitive action reveals his strong desire to be empowered in the physical world. Shao-Lin is a well-known Chinese temple where the legacy of martial art, known as Gong Fu, was originated. These legacies have been depicted in Chinese fictions, soap operas, and films, which represent Gong Fu in an overstated way. The eighteen Copper Guardians are monks who have mastered Gong Fu, and are assigned to protect the temple. They can use their bodies in many magic ways. For instance, they can use their heads to break hard objects. Tsui?s use of this title reveals his inspiration from Chinese legacy and popular culture ,however rather satirical. This Gong Fu monk lives in an urban environment. Gong Fu for him is not a way to show the magic power of body, but rather is just a way of living. He explores how easily he can deal with the obstacles that are in his way in reality. Will the performer?s strong will itself be enough to provide a "shortcut" to penetrate the obstacles and bring him to his desired destination quickly"? The question is apparently ironic and absurd.

PRIX 2003 Prix Taishin Arts (?prix special du jury?) pour "The Shortcut to the Systematic Life: Superficial Circumstance?, exposition personnelle de K. Y. Tsui à la IT Park Gallery& Photo Studio RESIDENCES 2004 Gasworks Studio, Londres, Royaume-Uni 2006 Rijksakademie van beeldende kunsten Stichting Trustfonds, Amsterdam, Pays-Bas

Hervé ttrioreau
Catalogue : 2006DV | Installation vidéo | 0 | couleur et n&b | 64:32 | France | Ukraine | 2006
Hervé ttrioreau
DV
Installation vidéo | 0 | couleur et n&b | 64:32 | France | Ukraine | 2006

TTrioreau a finalisé un projet mûri durant de longues années. Au centre de cette proposition, il y a le film de Dziga Vertov, « L`homme à la caméra ». Mais, ici encore, c`est un régime oppositionnel qui va présider au travail de TTrioreau. Dans quelle mesure ? Pour le résumer au plus court, on peut décrire le film de Dziga Vertov comme une tentative de mise à jour de l`activité citoyenne dans la ville d`Odessa en Ukraine ; au ras du sol, la caméra est cet ?il qui rend compte de la modernisation, de l`industrialisation de la ville : « L`homme à la caméra » est un quelque sorte le point de liaison entre le cinéma, la ville et la citoyenneté. Par ailleurs, Dziga Vertov promeut dans son film le montage cinématographique comme vérité, vérité plus pure que l`?il propre du corps. Or, la proposition de TTrioreau opère par rapport au matériau de base un strict décalage : en deux long métrages, TTrioreau court-circuite la thématique de Dziga Vertov. Pour le premier film, il s`agit d`un long panoramique aérien qui opère des cercles concentriques autour de l`actuelle Odessa. La ville est mise à distance en une vision panoptique, elle en devient manipulable au fur et à mesure que les architectures, les bâtiments se transforment en pures formes géométriques. Le second film, quant à lui, reprend une des annonces publiée par Dziga Vertov dans la Pravda avant la sortie de son film. Le contenu de cette annonce - Mais où est passé l`homme à la caméra ? (en alphabet cyrillique) - est tatoué sur le dos de l`artiste, opération filmée en un long plan séquence. Alors que les bâtiments deviennent géométries dans le premier film, ce sont maintenant les lettres de l`annonce qui se transforment en volumes, en quasi esquisses de bâtiments durant la séance de tatouage. Mise à distance contre proximité, montage contre plan-séquence : TTrioreau inverse ici les rapports. Pour autant, le jeu n`est pas gratuit car, au bout du compte, comme le montre la phrase tatouée sur la chair même de l`artiste, une plus grande proximité est atteinte. C`est de l`inscription de l`architecture, du sens toujours décalé de cette dernière sur le corps propre dont il est question ici : tout se passe comme si la peau prenait la place de l`?il, une peau comprise comme membrane sur laquelle vibre le sens polysémique de l`architecture. Les deux films sont projetés simultanément, en vis-à-vis, dans une même temporalité. Le point de liaison entre les deux projections n?est pas assuré par un acteur physique, mais par l`immatérialité d`une ellipse sonore qui boucle les deux moments dans une seule et même architecture. Ainsi une seule trame sonore pour les deux films, quadriphonie enveloppante où l`on redécouvre les vertus secrètes du montage. Aux deux pôles visuels muets répondent les éléments sonores utilisés dans l`ellipse. Le rotor de l`hélicoptère d`une part, fureur mécanique d`une géante toupie (« dziga ») et la petite machine à tatouer d`autre part avec ses aiguilles lancées à travers la chair en singulières rotations (« vertov »). 64 minutes 32 secondes d`une musique concrète mixée dans le souci d`être un élément structurel de l`installation contre l`expressivité naïve de l`illustration. La diffusion du son crée l`espace de rencontre des deux films. Arrachés aux deux dimensions de leurs écrans, ils deviennent l`espace architecturé d`un lieu déconcertant pour qui s`y avance, pour qui s`immerge dans cet environnement à échelles multiples que l`on appréhende de l`?il et de l`oreille. Ici la mémoire convoquée du cinéma-vérité (« kino-pravda » où l`?il produit autant le réel qu`il l`enregistre) questionne à son tour, dans les mouvements giratoires et bruyants, les espaces bâtis dans lesquels nos corps témoignent des contraintes à les habiter.


Ses propositions s?inscrivent dans une réflexion liée à la nature du réseau urbain. Ses installations agissent sur la structure même de l?espace construit. Elles mettent en place des déplacements qui en perturbent notre perception et désignent de façon politique le caractère normatif de l?architecture. Son travail intervient dans les intervalles urbains ; il établit des jonctions dans les rapports intériorité / extériorité. Prenant en compte les enjeux liés à l?urbanisme, et ne visant pas à la seule représentation, il crée nécessairement « in situ » et principalement hors des lieux d?exposition. TTrioreau, se concentre sur l`analyse des structures du tissu urbain. Ses interventions dans l`état des choses en architecture sont souvent très radicales et contraires aux idées établies sur le rôle et le sens du domaine de construction. Dans son système des transformations, le dedans et le dehors ne représentent que deux notions relatives, ainsi que le rapport entre le tout et le détail, entre l`espace réel et l`espace imaginaire. Là où l`on construit, on démolit également : la ville et les bâtiments sont des variables soumises à la logique du marché. Les édifices perdent leur caractère prestigieux de création architecturale pour devenir juste une bonne occasion pour l`investissement du capital qui, au moment où il ne rapportera plus, se déplacera ailleurs en laissant ces maisons se dégrader. Seuls les documents et les maquettes résistent à ces manipulations du marché. Les dispositifs de TTrioreau agissent sur les zones urbaines, sur leurs murs et leur mémoire. Cherchant à inclure tous les possibles ou devenirs, il crée des territoires hybrides qui se constituent par défaut ou hégémonie et mettent le corps à l?épreuve en le privant des partitions habituelles. Ce sont des espaces transgressés ou transgressifs qui n?offrent pas d?équilibre définitif puisque la limite s?estompe au profit de l?interférence. Si le changement paraît toujours imminent, il est en réalité déjà effectif : sans véritable lieu d?existence, il investit l?ensemble d?un territoire, le transforme en une zone hybride d?où les frontières se retirent. TTrioreau exhibe la production de structures anomales, immanente au champ de normalisation urbaine. L`architecture n`est statique que par l`identité contrôlée que celle-ci assigne. En proposant une perspective alternative, l`installation l`inscrit comme processus polémique. Elle interroge notre confiance en la solidité structurelle du bâtiment, en son immobilité et sa permanence, pour le décrire comme intervalle, passage, transition?

Nicolas tubery
Catalogue : 2018Maquignon | Doc. expérimental | hdv | couleur | 17:54 | France | 0 | 2017
Nicolas tubery
Maquignon
Doc. expérimental | hdv | couleur | 17:54 | France | 0 | 2017

"Maquignon" se déroule à 80 kilomètres de Toulouse, aux Cammazes, une commune proche de la Montagne Noire. Là, il plonge dans l'atmosphère d'une foire aux chevaux en s'arrêtant sur les relations entre paysans et petits marchands de bestiaux "les maquignons", sur le langage des hommes et des animaux, parle? ou silencieux. Le film embrasse diffe?rents aspects de cet événement : aussi bien les négociations d'achat, la préparation et le soin des chevaux ou les moments de convivialité que les temps morts, quand la tension s'évapore.


Nicolas Tubéry est né en 1982 à Carcassonne. Il a étudié à l'Ecole Supérieure d'Art et de Céramique de Tarbes puis à l'Ecole Nationale Supérieure des beaux arts de Paris où il obtient le DNSAP. Sculpteur et vidéaste, Nicolas Tubéry conjugue les deux pratiques dans ses œuvres. Ses recherches récentes se concentrent sur le monde paysan d`où il vient : ses phénomènes atemporels, comme une foire aux chevaux, mais aussi plus conjoncturels comme les exploitations abandonnées par manque de repreneur. Quel que soit le sujet, il concentre son attention sur les gestes du travail, et sa fascination pour les détails est contagieuse. Observant tout en sculpteur, il adapte le matériel agricole en machinerie cinématographique, puis utilise les mêmes matériaux pour créer les structures monumentales dans lesquelles il projette ses films. Il parvient, avec affection et justesse, à donner une place à la ruralité dans l`art contemporain.

Nicolas tubery
Catalogue : 20131408-Jorn Festiu | Doc. expérimental | hdv | | 5:39 | France | 2013
Nicolas tubery
1408-Jorn Festiu
Doc. expérimental | hdv | | 5:39 | France | 2013

L?événement n?est pas clairement défini. Le cadre plongeant défile lentement au dessus d?une longue table de jardin, laissant deviner la fin d?un barbecue un après-midi d?été. La caméra remonte et s?arrête sur un fanion plastique d?une guirlande annonçant la fête. De par la nature de l?image et notamment ses mouvements (panoramiques fluides, amplitude du cadre), le film semble être la reconstitution d?une petite fête de village. Il n?en est rien. 1408-Jorn Festiu documente le réel, usant d?un mode de captation directe faisant référence à celui utilisé dans l?événementiel. Une grue est introduite au centre d?une vrai fête privée dont les motifs sont habituellement saisis par les smartphones et autres outils portables. Ainsi nous reconnaissons la préparation d?un mechoui, la célébration d?un anniversaire, le coin bar, une piste de dance improvisée ou encore les fumigènes de fin de soirée. Le point de vue donne une certaine distance sur l?événement affectif et privé pour en proposer une analyse visuelle, un document, l?archive d?un jour de fête, un jour festif, jorn festiu.


Catalogue : 2015Deman la tonda | Doc. expérimental | hdv | couleur | 11:11 | France | 2015
Nicolas tubery
Deman la tonda
Doc. expérimental | hdv | couleur | 11:11 | France | 2015

Le dispositif de tournage se développe autour de la lourde planche de bois sur laquelle le paysan y déposera ses brebis une après l`autre pour les aléger de leur laine. L`oeil des caméras disposées sur la structure d`acier accompagne de l’intérieur le déroulement de l’événement, s’appuyant sur les mouvements et les points de vue des barrières. Révélant une chorégraphie de l’effort et du travail des bêtes, Deman La Tonda propose en même-temps d’envisager les mécanismes de la vidéo et du sujet filmé comme un tout, un seul et même acte


Filmer, se faire le témoin d’une action particulière, prélever des morceaux du réel et les assembler, donner une autre vision du spectacle en partant du quotidien. Les films de Nicolas Tubéry sont des témoignages subjectifs sans débuts ni fins, la mise en forme d’une manière de voir et d’être face aux choses. Dans sa volonté de rendre compte d’une situation, d’une atmosphère spécifique, il n’hésite pas à confronter les oppositions. Deux approches cinématographiques contradictoires sont utilisées selon les oeuvres, à savoir la mise en scène minutieuse et toutes les contraintes techniques qui y sont liées, et le cinéma direct caméra au poing qui autorise plus de spontanéité. Dans les deux cas, le hors-champ prend une place aussi importante que l’image elle-même, il en devient indissociable pour tenter de saisir les films dans leur globalité. Ce qui est donné à voir n’est qu’une partie de ce qui doit être vu, le spectateur ne peut pas se contenter de regarder passivement, il est conduit à plonger hors du cadre. Parfois le sujet est ailleurs, comme dans Rodeo où cheval et cavalier sont quasiment absents de l’image, occupée à saisir l’environnement, capter ce qui gravite autour de l’action principale. Ou bien à l’inverse c’est l’ailleurs qui est rendu invisible. Emballeuse nous fait suivre, par plans très rapprochés, chacun des mouvements d’une machine à compacter les bottes de paille. Chaque centimètre carré de l’emballeuse est disséqué par de lents mouvements de caméra. Toute perspective est bannie, pas un aperçu de l’espace alentours ne filtre. Cette décontextualisation quasi permanente isole les personnes ou les objets pour en faire des centres d’attention inhabituels. On retrouve souvent, comme dans Tsukiji, les techniques propres au cinéma comme le ralenti, l’utilisation d’une bande sonore, la mise en place d’une tension grandissante qui mène au climax. Mais à l’inverse du cinéma ces effets sont vains, ils ne servent pas la narration mais valent pour eux-mêmes, influant sur la manière d’observer l’action qui se joue à l’écran. Ils permettent seulement de déclencher une appréhension chez le spectateur, qui par habitude des images rentre dans l’intrigue et s’attend à un déroulement logique, à une suite qui finalement n’arrive jamais. Nicolas Tubéry cherche ainsi à retranscrire une vision personnelle, nous montrer une chose sous un angle bien précis pour nous contraindre à regarder de la même manière que lui, en nous invitant à voir au-delà. Aurélien Pelletier,2011 Formellement très différentes les trois oeuvres de Nicolas Tubéry s’articulent autour du même axe : l’attente d’un évènement spectaculaire à venir, qui n’arrive pas. Gros plans, tensions palpables Nicolas Tubéry nous propose une réflexion en trois actes sur la grammaire cinématographique et plus particulièrement sur le cadrage. L`artiste en appelle à nos capacités de narration, tout en jouant avec nos attentes. Il laisse le mystère entier… partiellement, puisque les titres font figure de prétérition. Supporter pose la question des frontières entre réalité et fiction en mettant en scène des gestes expressifs pouvant fonctionner comme emblème. Rodéo travaille l’omniprésence du hors-champ à partir de la bande son. Ces deux films pourraient être engloutis tout entier dans Screen qui les place hors-champ, pour ne s’intéresser qu’au phénomène de la projection. Leila Simon pour Jeune Création 2011 Dans son installation vidéo, Nicolas Tubéry met en regard trois moments suspendus, plongeant le spectateur dans une véritable frustration. Littéralement « en attentes », l’œuvre autant que celui qui la regardent abandonnent toute action, toute résolution. Car ce tryptique Rodeo, Screen et Supporter mêlant un cadre de projection vide, une foule en attente d’un évenement et ce qui ressemble à la fin d’un spectacle offre trois temporalités « déviantes » qui se répondent et viennent s’amplifier en jouant sur l’incidence d’un temps non pas seulement révolu mais bien condamné à ne plus jamais “passer”. Guillaume Benoit pour Slash Magazine,2011

Nuno tudela
Catalogue : 2005guandong tuning tone | Vidéo expérimentale | dv | couleur et n&b | 2:0 | Portugal | 2005
Nuno tudela
guandong tuning tone
Vidéo expérimentale | dv | couleur et n&b | 2:0 | Portugal | 2005

"Guandong tuning tone" Vidéo, réalisée spécialement pour le DVD Cronica 021-2005 : "Can I have 2 minutes of your time?". Images de Nuno Tudela Son de Pedro Tudela


Nuno Tudela est un artiste vidéo et un réalisateur basé à Porto, Portugal.

Catalogue : 2005Atmosfera Reduzida | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 2:0 | Portugal | 2005
Nuno tudela
Atmosfera Reduzida
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 2:0 | Portugal | 2005

Atmosfera Reduzida Vidéo réalisée spécialement pour le DVD "Cronica 021-2005" : "Can I have 2 minutes of your time?". Images de Nuno Tudela Son de Pedro Tudela


Nuno Tudela est un artiste vidéo et un cinéaste, basé à Porto, Portugal.

Jan Pieter tuinstra
Catalogue : 2005The Story of Boris | Doc. expérimental | dv | couleur | 20:0 | Pays-bas | 2005
Jan Pieter tuinstra
The Story of Boris
Doc. expérimental | dv | couleur | 20:0 | Pays-bas | 2005

?The story of Boris? montre des séances d?un réfugié de guerre traumatisé avec son psychiatre. Des séquences montées des dernières séances sont mises à jour régulièrement avec les autres de l?historique, les traitements et la vie du patient. De cette manière, un dossier est créé pour reconstruire le passé de Boris. Boris souffre de ESPT (état de stress post traumatique) résultant de la guerre qu?il a fuie. À cause de ce trouble, son histoire est fragmentée. Afin de guérir, la réalité de la guerre et ses souvenirs ont été détachés. Quels sont les évènements par lesquels Boris est passé ? Quel rôle-a-t-il joué pendant la guerre ? Le public est libre de mener une investigation dans le passé et présente de Boris en cherchant dans les dossiers, le site web et de prendre un point de vue indépendant dans la recherche de la vérité.


Jan Pieter Tuinstra - 1971 - est diplômé en 1985 de la Art Academy de St Joost (Breda, Pays-Bas). Son film mémoire `Voyage until the end of a journey` a reçut le Cinema Citroën Award comme meilleur Dutch Academy Film. Depuis, il a toujours travaillé comme directeur et auteur de script freelance. L?approche du documentaire de Tuinstra est caractérisée par des images profondément composées avec une utilisation attractive de commentaire et résulte en un film en plusieurs couches. Son ?il incisif pour les relations humaines garanties une narration honnête et illustrée.

Richard tuohy
Catalogue : 2017Pancoran | Film expérimental | 16mm | noir et blanc | 9:0 | Australie | 2017
Richard tuohy
Pancoran
Film expérimental | 16mm | noir et blanc | 9:0 | Australie | 2017

Jakarta traffic moves with the harmonious chaos of complex self organising entities everywhere. Through contact printer matteing techniques this mass transport becomes denser and denser until only the fluid futility of motion/motionlessness remains. Jakarta traffic stands as proof of the paradox of motion.

Richard Tuohy (b. 1969, Melbourne, Aus.) began making works on super 8 in the late nineteen eighties. In 2006 he, along with his partner Dianna Barrie, launched nanolab, a super 8 film processing laboratory in Australia. The establishment of this lab afforded the opportunity to set up darkrooms and install 16mm film processing and most importantly printing and sound recording equipment. Since 2009 he has been an active and vocal member of the international artist run film lab scene. Tuohy`s own works are firmly in the `hand-made` film tradition. An advocate for the possibilities of hand made cinema, Tuohy has devoted much time and effort in sharing his knowledge through workshops and classes both in his native Australia and internationally. His films and film based performances have screened at venues including the Melbourne IFF, EMAF (Osnabruck), Rotterdam IFF, New York FF, Ann Arbor and Media City and he has repeatedly toured Europe, North America and Asia presenting solo programs of his work and conducting experimental film-making workshops. He is the instigator of the AFW magazine Film Is and, along with Dianna Barrie and Sue K, was also a co-founder of the AIEFF experimental film festival in Melbourne.

Catalogue : 2018China not China | Film expérimental | 16mm | couleur | 14:0 | Australie | 2018
Richard tuohy
China not China
Film expérimental | 16mm | couleur | 14:0 | Australie | 2018

Hong Kong marked 20 years since its hand over; half way through the planned 40 year `one country, two systems` transition. Taiwan, once imperial China, once Formosa, now ROC on the edge of the PRC. Multiple exposures of street scenes distort space and place creating a fluid sense of impermanence and transition, of two states somewhere between China and not China.

Richard Tuohy (b. 1969, Melbourne, Aus.) began making works on super 8 in the late nineteen eighties. Since 2009 he has been an active and vocal member of the international artist run film lab scene. In 2011 Richard and Dianna started the Artist Film Workshop which in 2012 became a membership based artist-run film lab, itself also part of the international labs network. An advocate for the possibilities of hand made cinema, Tuohy has devoted much time and effort in sharing his knowledge through workshops and classes both in his native Australia and internationally. His films and film based performances have screened at venues including the Melbourne IFF, EMAF (Osnabruck), Rotterdam IFF, New York FF, Ann Arbor and Media City and he has repeatedly toured Europe, North America and Asia presenting solo programs of his work and conducting experimental film-making workshops.

Arthur tuoto
Catalogue : 20144xELEPHANT | Vidéo | hdv | couleur | 3:0 | Brésil | 2014
Arthur tuoto
4xELEPHANT
Vidéo | hdv | couleur | 3:0 | Brésil | 2014

By placing side by side four sequences from the movie Elephant (2003), by Gus Van Sant, the work explores the simultaneous actions in the film, revealing elliptical nuances in its filmic dispositif.

Arthur Tuoto works between visual art and cinema, producing a variety of works from video installations to experimental short and feature films. From appropriations to others audiovisual recontextualizations, the filmmaker`s body of work seeks to explore, by resignifying pre-existing materials, new possibilities in the audiovisual language, as well as to question the concept of intellectual property and authorship.

Dick turner
Catalogue : 2018Totem & Taboo | Performance multimédia | mp4 | couleur | 21:0 | USA | France | 2017
Dick turner
Totem & Taboo
Performance multimédia | mp4 | couleur | 21:0 | USA | France | 2017

Totem and Taboo is an opera/recitative for Video projection, Grand Synthesized Orchestra in Playback, Dancer and Heldentenor. The work is based upon Sigmund Freud's classic text "Totem and Taboo". This book is presented by Freud as an inquiry into incest taboos found in primitive cultures. In fact Freud used the book to give a psychoanalytic hypothesis of the origins of religion. At the end of his book, Freud writes a short but highly colorful chapter describing what he calls "the primal scene" which led to the foundations of all religions: repressed sexual desire, murder and cannibalism. My opera takes Freud's hypothesis and plants it into a real world situation. I call this a "mise-en-chair" meaning literally "a putting into flesh" that is, the incarnation of the idea. I have created a synthesized orchestral version of the score which accompanies a projected video. There is a scene for a dancer which can either be performed live or in projection. The work is sung by a baritone-tenor, the so-called Heldentenor imagined by Richard Wagner. The composer performs this part. The practical needs for a performance are basic: A projector, a sound system and a screen (or simply a white wall) and a microphone. It can be performed on a stage or in a normal room. There are a few simple accessories, flowers, electric candles and a piece of astro-turf.

I was born in Baltimore, Maryland and now live in Paris, France. My work is centered upon the expression of ideas and human freedom. I have composed music since 1977. I have composed around 70 pieces for a large number of ensembles, from solo piano and cello to an opera for 45 individual players, also I have done electronic music performances, improvisation. I have given concerts continually since the early 1980's. I can give you endless examples of recordings. I have painted since 1978. I have hundreds of paintings and have given many expos and been in salons like Montrouge. I am represented by the Gallery Au Fil du Canal in Paris. I'd be happy to send examples of my work. I began making films in 1979. Two of my films have come out in France, in 2012 and 2016.

Christin turner
Catalogue : 2017What Happens to the Mountain | Fiction expérimentale | hdcam | couleur | 12:9 | USA | 2016
Christin turner
What Happens to the Mountain
Fiction expérimentale | hdcam | couleur | 12:9 | USA | 2016

“ What Happens to the Mountain ” draws upon literary sources, late night radio, and ancient legends to conjure a psycho-geographic experience in a sacred landscape. A long-distance driver, a drifter, journeys from a tenuous reality into a vision of the afterlife, called forth by the spirit of the mountain.

Christin Turner (1985, USA) is a filmmaker and artist based in Boulder, Colorado by way of Southern California. Her films navigate the psychological terrains of landscape, material, and image; they investigate the possibilities of cinema as a site for transcendence.

Raewyn turner, colin beardon
Catalogue : 2006World Tree | Création numérique | 0 | couleur | 4:30 | Nouvelle-Zélande | 2005
Raewyn turner , colin beardon
World Tree
Création numérique | 0 | couleur | 4:30 | Nouvelle-Zélande | 2005

World Tree parle de la notion contemporaine d´'information'. Nous nous raccrochons à des textes écrits, croyant que nous pouvons en extraire toutes les significations, nous gardons des tonnes de supports écrits ou imprimés que nous ne lirons jamais mais qui nous donnent un faux semblant de sécurité. World Tree joue de ce phénomène, en nous laissant entrevoir des textes intrigants mais qui se désintègrent devant nos yeux. Les fragments dérivent comme les faits d´une histoire dont on se rappellerait mal. On promet le savoir, mais il se défile. La juxtaposition de textes écrits par l´auteur seul (formant le tronc et le feuillage) et de textes d´autres provenances (formant les fleurs et les pétales) est concue pour mettre en avant les tensions entre nos sensations subjectives et un univers auquel on accède en utilisant la communication numérique (qui émane de différents sites internet comme l´astronomie amateur, techniques de culture tissulaire et cellulaire). World Tree fait entrer la langue visuelle de l´'information', la tissant en une expérience synésthesique du monde physique. Nous comprenons le monde de manière systématique, c´est à dire avec tout notre corps, et non seulement avec nos yeux, nos oreilles, notre nez ou notre langue. L´Arbre est la métaphore, un système biologique complet à travers lequel on connaît le monde. World Tree est une application autonome écrite en REALBasic.


Colin Beardon Le travail de Colin Beardon englobe arts créatifs et informatique, et se concentre sur l´interaction entre connaissances technique et processus créatif. Il a développé ´Visual Assistant´, un logiciel de création en 3D, et a construit des systèmes mutimédia innovateurs pour des musées. Il s´intéresse désormais au développement de manières de programmer qui s´apparentent à la réalisation de croquis. Il est un membre fondateur de ?Computers in Art & Design Education?, et co-édite le journal ´Digital Creativity?. Après avoir travaillé en Australie, en Angleterre et en Suède, il retourna en Nouvelle Zélande en 2003. Il y détient une chaire de professeur invité au département d´Informatique à l´Université Waikato. Raewin Turner Raewin Turner travaille sur les perceptions au carrefour des sens, et les technologies qui créent une perception extra-sensorielle du monde. Ses travaux comprennent vidéo, couleurs, odeurs et sons pour l´écran, installations et performances live (dont des concerts pour malentendants avec un orchestre symphonique). Ses travaux ont été projetés dans de nombreuses expositions nationales et internationales dont le festival du film de Nouvelle Zélande, Te Papa, Los Angeles MOCA, Canada, Allemagne et Australie. Elle a beaucoup travaillé avec des lumières colorées pour des performances contemporaines lors de tournées internationales en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Europe. Son oeuvre a été publiée dans ?Art, Culture and Biotechnology?, EAF, Australie, et dans ?Performance Research?(On Smell), Royaume Uni.

Charlie tweed
Catalogue : 2018Oporavak | Vidéo expérimentale | hdv | couleur | 4:40 | Royaume-Uni | 0 | 2016
Charlie tweed
Oporavak
Vidéo expérimentale | hdv | couleur | 4:40 | Royaume-Uni | 0 | 2016

Oporovak proposes a methodology for what it calls ‘information recovery and the solving of â integrity problems. Taking its inspiration from data recovery solutions and the language of achieving complete visibility via forms of HD technology and big data the film is part alternative software training video and part the voice of a subversive hybrid machine. It takes the intent of information restoration into a new context with its apparent ability to manipulate all sorts of digital and non-digital materials via its sentient interface and performative actions which apparently can operate at molecular level. The film utilises the voice of an unreliable narrator who acts to draw the viewer in and raise their awareness of inbuilt human desires for clarity and visibility and the desire to develop new forms of technology that can manipulate all sorts of digital and physical materials. The final section of the film looks towards a `sensing mechanism` that has the functionality to manipulate and alter any type of visual material at its source and the capability of connecting with and manipulating the subconscious of its viewers.

Charlie Tweed is an artist and academic based in Bristol, UK. He has a PhD in art practice (Kingston University) and an MFA in art practice (Goldsmiths College). His video, text and performance based works interrogate the affective qualities of digital technologies and their use in the control and management of populations and environments. He employ strategies of re-appropriation and speculative fiction, often taking on personas of anonymous collectives and hybrid machines, to outline subversive plans for enhancing and escaping control mechanisms and renegotiating relations between human and non human.

Pink twins
Catalogue : 2017Overlook | Animation | hdcam | couleur | 5:27 | Finlande | 2017
Pink twins
Overlook
Animation | hdcam | couleur | 5:27 | Finlande | 2017

Impossible architecture, an ancient burial ground and a lure for psychotic janitors were the building blocks of Overlook Hotel in Stanley Kubrick’s The Shining. In this story vignette, chaos animators Pink Twins add zero gravity and a rupture in space-time continuum to the mix and serve a taster of subtle cosmic horror.

Pink Twins is a duo of visual artists and electronic musicians, brothers Juha (b. 1978) and Vesa Vehviläinen (b. 1974), based in Helsinki, Finland. Active as Pink Twins since 1997, their videos work on the crossing of visual art and music. Live Pink Twins deliver improvised digital soundscapes, often combined with video screenings. Pink Twins have shown their works in exhibitions and festivals in all continents and performed audiovisual live shows through Europe, Americas, Asia and Australia.