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Le cinéma de Marcel Hanoun est celui d'un jeune cinéaste: son premier film date de 1955 (Gérard de la nuit sur Gérard de Nerval). Depuis lors il n'a cessé de filmer des films de fictions de durées variables, des films sur des peintres, des pièces de théâtre, des chorégraphies, une série espagnole sur les férias, les processions, les fêtes de village: une cinquantaine d'oeuvres, dispersées dans toutes les cinémathèques du monde. Certains films ont disparus, il n'en reste qu'une trace écrite.

Il a tourné un film en argentine, 16 mm, 35 et super 8 et depuis une dizaine d'années en vidéo, seul support qui permet de créer pour un habile artisan doublé d'un théoricien de l'image et d'un fou de technique, c'est à dire d'un savoir inventif sur l'image et le son.

Comme on disait dans les années 70, reprenant sous la forme d'un slogan, la parole de J. Lacan "ne pas céder sur son désir". Marcel Hanoun fait partie des cinéastes qui ne cèdent pas sur leurs images. Ce qui veut dire que l'éthique du désir chez le cinéaste est le désir du film. Film dont l'idée vient comme une fulgurance, souvent à partir du titre, condensation virtuelle des images, des paroles et des sons, dans une fiction qui devient comme telle, véridique, autre manière de faire un cinéma du réel ...

Le cinéaste aura alors à déplier, à articuler, à construire à partir des "matériaux": images, paroles, acteurs, bouts d'histoires, références au passé, à l'Histoire, à l'énorme trésor culturel des films déjà créés, à la peinture, aux textes poétiques, philosophiques. Les cinéastes sont en premier lieu les artistes du temps de la science, de la modernité.


 Filmer avec Marcel Hanoun


Erwin Huppert (Directeur de la photographie)
Frédéric Acquaviva (Musicien)
Lucienne Deschamps (Comédienne)
Estelle Courtois (Décor, Assistante réalisation et montage)
Bernard Pinon (dit Gaston) (Electro-machiniste)





Filmographie


Gérard de la Nuit, 1955, 35 mm, NB, 15'
Croquis d'Islande, 1956, 16 mm, NB, 13'
Des hommes qui ont predus racine, 1956, 16 mm, NB, 13'
Une Simple Histoire, 1957-58, 16 mm, NB, 70'
Le Huitième Jour, 1959, 35 mm, NB et C., 90'
La muerte del toro, 12'
Le Christ dans la cité, 13'
La Rose et le Barrage, 15'
Feria, 20'
Ego sum, 10'
La Dame d'Elche, Le Mystère d'Elche, Sérénade pour Mojacar ,1960-64, série de courts métrages sur l'espagne, 16 mm, NB, 71'
Octobre à Madrid, 1964, 16 mm, NB, 70'
L'authentique procés de Carl-Emmanuel Jung, 1966, 16 mm, NB, 66'
L'Été, 1968, 16 mm, NB, 70'
Bruges, 1968, 35 mm, C., 13'
Tiziana, 1968, 35 mm, C., 13'
L'Hiver, 1969, 35 mm, NB et C., 90'
Le Printemps, 1970, 35 mm, NB et C., 80'
L'Automne, 1971, 16 mm, NB et C., 70'
La vérité sur l'imaginaire passion d'un inconnu, 1973, 35 mm, NB et C., 75'
Le Regard, 1976, 35 mm, NB et C., 80'
Le vent souffle où il veut, 1969, 16 mm, C;, 17'
La Nuit claire, 1969, 16 mm, NB et C., 80'
Le Temps met fin aux hautes pyramides, 1979, 35 mm, C., 15'
Futur antérieur, 1979, 16 mm, NB et C., 15'
L'Arbre qui gémit, 1981, 35 mm, C., 12'
Boucherie fine, 1987, 16 mm, C., 13'




Vidéographie



Didier Rousseau, Sculpteur, performance, 1988, 12'
Cela s'appelle l'amour, 1984-89, 56'
Mise en espace théâtrales de François Dragon à la Maison des Écrivains, 1987-89, série de quinze vidéographies
Otage, 1989, 56'
De mémoire d'eau, 1990, 15'
La ville qui traverse le temps, 1991, 18'
L'Art silencieux, 1991, 12'
Regard / Passion / Mémoire, 1992, 13
Femme, 1992, 11'
Le Cri de l'arbre, 1992, 13'
Je meurs de vivre, 1992-94, 53'
Loin près de la mort, loin près de l'amour (Les Amants de Sarajevo), 1993, 23'
Un château en hiver, 1993-94, 80'
A flor encarnada, 1993-94, 60'
Regard blessé, 1994, 15'
Un arbre fou d'oiseaux, 1995-96, 47'
Le Chant des Chants, 1996, 135'
Bruit d'amour et de guerre, 1984-97, 47', commencé en 16 mm, ce film est monté et finalisé en Béta SP en 1997
La boulangère et le cosmonaute, 1997, 26'
Visage, 1997, 5'

1997 - En cours
: Chemin d'humanité, 52'



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