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Jean-Claude Rousseau
Les antiquités de Rome
Film expérimental - super 8 / 16 mm - couleur - scénario, réalisation, image, montage, mixage: Jean-Claude Rousseau - prod: Jean-Claude Rousseau - copie 16 mm réalisée avec le soutien du Film Museum Amsterdam - 105' - France - 1984 / 1989





L'illusion serait d'aller chercher ailleurs, car ailleurs nous y sommes. Des cartes non pour voyager, se déplacer, mais pour repérer son immobilité. L'impossibilité d'être ailleurs. La distance et le déplacement comme illusion. Bouger, troubler les lignes pour montrer plus empêche de voir. Montrer moins pour donner plus à voir. Retirer, ne garder que les lignes. Seules les lignes soutiennent l'attention jusqu'à faire paraître les éléments. Utiliser la caméra comme un outil de géomètre. Constituer des repères, établir les positions et réaliser peut-être où nous sommes. C'est l'attente du film, son aspirtion et non sa recherche, son orientation.

Pas de projet à accomplir, pas de découpage à suivre. Chaque bobine reste entière. Eviter d'intervenir. Garder les prises de vue comme elles sont, ne pas chercher de modifications ppar le jeu du montage. Laisser les éléments aller d'eux-mêmes à leur place. Attendre qu'ils s'ajustent en prenant la lumière. La Beauté n'appararaît pas là où on la cherche. Sa révélation est toujours surprenante.

"Nouveau venu qui cherche Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n'aperçois"
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"Ils se mit à pleuvoir. C'était comme la fin du jour, le ciel obscurci.
On entra dans l'église et nous étions au centre de la ville.
Ce n'était pas une église et par la coupole ouverte, trouée, tombait la pluie...

La pluie cessa. Nous rentrâmes par le même chemin. Ce n'était pas le même chemin.
Le ciel garda longtemps les couleurs de l'orage."
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"Le bruit des travaux incessants
La restauration des ruines

Tu t'arrêtas devant la statue
Ta solitude était complète
La pierre imaginait l'homme
Tu retrounas semblable à toi-même"
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"Quand un démon apparut à mes yeux
Dessus le bord du grand fleuve de Rome
Qui m'appelant du nom dont je me nomme
Me commanda regarder vers les cieux"

Joachim du Bellay


Les antiquités de Rome

"Nouveau venu qui cherche Rome en Rome. Et rien de Rome en Rome n'aperçoit."
Jean-Claude Rousseau est allé à Rome. Qu'y a t il cherché et qu'a-y-il aperçu? Un film en est revenu.
On y voit Rome, ses monuments, ses rues, les chambres d'hôtel ou JC. Rousseau est passé. La caméra cadre et montre peut-être autant les chambres que les monuments. Des chambres on aperçoit aussi un peu de Rome: un fronton, un bout de façade, un morceau d'église, un mur aveugle.
Les chambres communiquent peu avec la ville. Bien que le voyeur-voyageur se mette à la fenêtre pour regarder ce n'est pas vraiment fenêtre sur Rome. C'est par le son que la ville s'engouffre dans les chambres et que chambres et ville communiquent le plus.
Cependant des correspondances visuelles s'établissent. Chaque lieu, monument, chambre à sa propre géographie, géométrie, lumière. Les trois premières parties ont leur figure géométrique: le cercle pour la Rotonde, le triangle pour la Pyramide, le carré pour le Forum de Trajan. Et ces figures se distribuent tout le long du film, tissant des jeux d'analogies ou d'oppositions: le triangle d'un fronton dans le cadre de la fenêtre et un triangle lumineux sur le mur d'une chambre. Ainsi les figures géométriques forment et font communiquer la géographie des lieux, tout en étant soumises aux changements de la lumière qui devient événement dans le cadre de l'écran.
Le cercle et le carré sont les figures primordiales. Le carré surtout. Il est le lieu de l'échange. Cadre de l'écran lumineux, cadres des fenêtres, des miroirs, des portes. Il est lieu de passage, de communication. Passage de l'image, communication de la ville et des chambres (fenêtres). La chambre elle-même est lieu du cadre: les miroirs, qui forment des doubles et parfois introduisent des géographies improbables dans certaines chambres. Les chambres ouvrent peu sur la ville mais ouvrent sur elles-mêmes par les miroirs.
Le carré est la figure, le lieu du double et de l'échange. Ainsi dans l'épisode du Forum de Trajan ou le cadre d'une porte redouble (en abîme) le cadre de l'écran et où pour l'unique fois le voyeur est dans la ville. Ici chambre et ville s'échangent: le voyeur passe en ville, le garçon de la ville passe en chambre, et se regarde dans le miroir.
Miroir, double. LMe carré en est le lieu. Miroirs qui redoublent les chambres, le cinéaste en miroir. Figure du double: deux fenêtres de chambre, deux chaises du voyeur, deux ponts (en symétrie) dans l'épisode central, cadres de fenêtres, de portes, qui redoublent celui de l'écran, de l'image. Carré dans le carré. Rome dans Rome.
Le carré entre en relation de miroir, d'analogie avec lui-même par le double mais il entre aussi en opposition avec l'autre figure primordiale, le cercle. Dans l'épisode de la Rotonde, et sa reprise dans Songe, cercle et carré établissent des relations d'antagonismes, d'encerclement ou d'encadrement.
Le carré est terrien, minéral, noir (Forum de Trajan), il s'impose dans la permanence du cadre; le cercle est aérien, aquatique, lumineux (Rotonde), il se transforme en lune, en bleu du ciel.
Le carré est le lieu permanent démonstration (cadre de l'image), le cercle est tremblement dans le cadre, événement.
Le carré est la figure de l'espace, espace de présentation de la ville (image, fenêtre), lieu de l'événement. Le cercle est la figure du temps, passage cyclique, répétitions, retours - surtout dans Songe où les deux figures s'opposent et où reviennent des lieux, des événements des épisodes précédents (retour du garçon qui se lave).
Le carré est du côté du monument, de l'image comme monument qui retient et se souvient; le cercle est du côté de l'événement qui survient et revient. Les lieux reviennent dans le temps du film, le temps se retient dans le cadre de l'image. "Cendre du temps dans le gel de l'image."
Quelle est la nature de ce temps? Est-ce un temps chronologique. La mention "Samedi" dans l'épisode du Colisée (milieu du film) semble introduire un calendrier - christique? si on tient compte de la cérémonie religieuse qui précède. Retour d'une Passion? temps narratif, fictionnel? La rencontre dans le Forum, des surgissements sonores peuvent être des commencements d'histoires. Pourtant aucune de ces dimensions n'est tenue.
Le temps ici ne fait que passer.
Passage. Passage dans le cadre. Un homme est passé, une voiture est passée, une lumière, à ce moment-là, dans le cadre, et le film l'a retenue. Le cadre du cinéma est ce lieu où passent les choses, les êtres, les lumières mais où aussi ils restent dans leurs reproductions infinies. Tels ces monuments qui restent, se souviennent, sur lesquels le temps ne semble pas avoir prise et qui pourtant, sont la proie du temps. "Ce qui est ferme est par le temps détruit et ce qui fuit au temps fait résistance." Telle est l'image du cinéma. Qu'est-ce qui reste de tout cela: Des Antiquités, des images du passé, des songes. Retenues dans des images qui passent, qui coulent comme le fleuve. "Le Tibre seul, qui vers la mer s'enfuit, Reste de Rome. Ô mondaine inconsistance."

Tout passe, voilà la formule de la constance, de l'endurance. Il faut souligner les temps sans images qui reviennent en alternance et où seul du temps passe. De ce temps éternel qui passe sans cesse, qui dure, sans image, sans événement. De ce temps cyclique, cycle d'éternité, qui revient sans cesse. Alors que le jour appartient au cadre: porte du Forum de Trajan, fenêtre que l'on ferme qui fait le noir dans la chambre.
Noir, nuit. Plus d'image. Seulement du temps qui passe, qui coule dans le cadre; le cadre est l'espace du temps qui passe et qui revient. Le cadre reste, le temps d'écoule. Le monument perpétue le souvenir, le cadre supporte le temps. Le passé est inscrit dans le dur de la pierre, le temps est inscrit dans la fixité du cadre.
L'image dure dans le cadre, le temps se durcit dans la fixité du cadre qui s'obstine à montrer. Les Antiquités de Rome nous confrontent, nous spectateurs du film, à ce temps qui passe et qui se durcit dans un cadre qui s'obstine. "Car si le temps finit chose si dure, il finira la peine que l'endure."
Comment vivre le temps dans ce film En se laissant aller aux images qui vont, aux souvenirs des monuments et des événements, en faisant communiquer les lieux et les temps, comme dans Songe où tout se mélange, revient. En devenant aérien face à des images terriennes, - notons l'importance croissante du ciel dans le film jusqu'à ce plan de nuages, météores sans images de ville. En nous laissant aller à la rêverie des lieux qui restent, des événements qui reviennent dans le souvenir. Comme le voyeur qui à la fin semble s'endormir.
Rêverie où les images passent détachées de leur support matériel, dur, où les sons font passer et communiquer des images, des lieux qui s'obstinent. "Et du grand bruit en sursaut je m'éveille."
Prosper Hillairet

Dans ce film, Rome est observée sous un angle inhabituel: depuis une fenêtre ouverte, derrière les rideaux ou de manière indirecte sous la forme de son reflet. Les chambres d’hôtes et les chambres d’hôtel rythment ce voyage dans la ville, également inspiré par le poème de Du Bellay ‘’Les Antiquités de Rome’’. Jean-Claude Rousseau exploite ici les potentialités du super 8 de manière très surprenante. Il agit en effet à l’opposé de ce qui est fait habituellement: alors que la plupart des gens choisissent d’appliquer à ce format une prise d’image courte, lui retient longuement les images. De même, plutôt qu’un style nerveux, il adopte des cadrages méticuleux. Enfin, On pourrait dire qu’un format, ici le super 8, est utilisé à contre emploi, mais la vérité est que des facettes inconnues de ce format sont exploitées.




Es wäre illusorisch wonaders zu suchen, denn wir sind woanders. Wir brauchen Karten, nicht etwa um zu reisen aber um die Immobilität zu finden. Unmöglich woanders zu sein. Der Abstand und die Reise als Illusion. Verändern und die Linien wiederfinden. Weniger zeigenum mehr zu geben. Nur die Linien beibehalten. Nur die Linien ziehen die Aufmerksamkeit auf sich, bis Elemente entstehen. Die Kamera als Geometer verwenden. Anhaltspunkte finden und unsere Position finden.
Nichts hinzufügen, keine Schnitte. Die Rollen bleiben so wie sie sind. Nichts verändern. Alles so lassen, wie es ist. Lasst die Elemente selbst ihren Platz finden. Warten, dass sie sich selbst mit dem Licht anpassen. Die Schönheit erscheint nicht da, wo man sie erwartet. Sie ist immer erstaunlich.

"Neuankömmling, der Rom in Rom sucht
Und nichts weiter als Rom in Rom sieht"
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“Sie fingen an zu weinen. Es war als wäre es abend. Der Himmel wurde dunkel.
Man tart in eine Kirche ein. Und wir befanden uns im Stadtzentrum.
Es war keine Kirche und durch die offene Kupmel pladderte der Regen hinein.

Der Regen hörte auf. Wir gingen den selben Weg zurück. Es war nicht der selbe Weg.
Der Himmel sah aus als würde es ein Gewitter geben.“ 
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“Der Lärm der unermütlichen Arbeiten,
die Restauration der Ruinen

Du bleibst vor der Statur stehen
Du bist allein
Der Stein stellte sich den Menschen vor
Du hast zu dir selbst gefunden”
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“Als ein Dämon vor mir erschien
an den Ufern des grossen Flusses in Rom
und er mich bei meinem Namen rief
und mir befahl gen Himmel zu schauen“
 
Joachim du Bellay





"Neuankömmling, der Rom in Rom sucht und nichts weiter als Rom in Rom sieht"
Jean-Clause est allé à Rom. Was hat er gesucht und was hate r gesehen? Ein Film ist daraus entstanden.
Man sieht Rom, seine Bauten, seine Strassen? Hotelzimmer oder JC. Rousseau kam hier vorbei. Man sieht vielleicht genauso viele Zimmer wie monumente. Von den Zimmer her bekommt man auch ein bisschen von Rom mit.: Ein bisschen Fassade, ein Stück Kirche, und eine Mauer.
Die Zimmer kommunizieren wenig mit der Stadt. Selbst wenn sich der Reisende ans Fenster stellt, um Rom Rom anzuschauen, kann man nicht wirklich von einemn Fenster ” mit Blick auf Rom ” sprechen. Der Lärm der Stadt stellt schon eher eine Verbindung zu den Zimmern dar.
Und dennoch entstehen visuelle Verbindungen.Jedes Zimmer, jedes Bauwerk und jeder Ort hat seine eigene Geographie, Geometrie und Licht. Die drei ersten Teile haben folgend Geometrische Form: dert Kreis für die Rotonde, das Dreieck für die Pyramide, und das Viereck für das Forum von Trajan. Diese Elemente sind auf den ganzen Film verteilt, und wtellen einen Dialog zwischen Gegensatz und Analogie dar.:
Die geometrischen Formen bilden die Geographie der Orte, die miteinander kommunizieren. Sie sind dennoch alle der Lichtveränderung unterworfen.
Der Kreis und das Vieerck sind die wichtigsten Elemente. Vor allem das Viereck. Es ist der Ort der Umwandlung. Fensterrahmen, Spiegel, und Türen . es ist ein Durchgangselement, das kommuniziert. Durchgang für das Bild, Kommunikation der Stadt und der Zimmer. Das Zimmer selbst ist der Rahmen: Spiegel, die das Spiegelbild wiedergeben. Und manchmal unwahrscheinliche Formen in den Zimmern bilden. Die Zimmer zeigen wenig von der Stadt, aber viel von sich selbst duch die Spiegelanordnung. Das Viereck ist der Ort der Verdoppelung., zum Beispiel in der Episode das Forum von Trajan oder die Tür die vom Bildrahmen
verdoppelt wird, oder bei dem einzigen Mal als der Reisende In der Stadt ist. Zimmer und Stadt sind hier auswechselbar: Der Reisende geht durch die Stadt, der Junge auf der Strasse geht durch das Zimmer und sieht sich im Spiegel.
Spiegel verdoppeln. Das Viereck ist ein solcher Ort. Spiegel verdoppeln das Zimmer und den Filmemacher im Spiegel. Verdoppelung: zwei Zimmerfenster, zwei Stühle des Reisenden, zwei symmetrischen Brücken in der zentralen Episode, Fensterrahmen, Türen, die den Bildrahmen verdoppeln . Viereck im Viereck. Rom in Rom.
Das Viereck stellt eine Beziehung zu dem Spiegel dar, eine Analogie mit sich selbst durch das Verdoppeln, aber es stellt auch einen Gegensatz mit einem anderen Elemenent her, dem Kreis.In der Episode Rotonde stellen Kreis und Viereck einen Gegensatz dar .
Das Viereck ist bodenständig, mineral, schwarz (Forum von Trajan), und ist Rahmen; der Kreis dagegen leicht, hat etwas von Wasser und Licht ( Rotonde), es er kann die Form des Mondes annehmen in himmelblauer Farbe.
Deas Viereck ist der Ort der permanenten Demonstartion ( Bildrahmen), der Kreis wirkt stöend auf den Rahmen.
Das Viereck ist eine Raumfigur, Der Stadt (Bilder, Fenster), und Ort des Geschehens.
Der Kreis ist die Figur der Zeit, zyklischem Vorübergehen, Wiederholungen – vor allem in “ Songe ”, wo die beiden Elemente gegenübergestellt werden und an den Ort, und an vorherige Ereignisse zurückkehren. ( Rückkehr des Junge, der sich wäscht).
Das Viereck gehört zum Bauwerk, wie ein stanhaftes Bild, das sich erinnert; der Kreis ist das eintretende Ereignis. Die Orte kehren während des Filmes immer wieder. Und die Zeit wird im Bild festgehalten. “ Vergänglichkeit desr Zeit im angehaltenen Bild ”.
Was ist das für eine Zeit? Handelt es sich um eine chronologische Zeit? Die Anmerkung “ Samstag ” in der Episode von Colisée ( in der Mitte des Filmes) scheint von dem christlichen Kalender zu sprechen? und wenn man die vorhergehende religiöse Zeremonie mit einbezieht – wäre es eine Rückkehr zur Leidenschaft? erzählende Zeit oder Fiktion? Die Begegnung im Forum und die Geräusche könnten den Beginn einer Geschichte darstellen. Obwohle keine dieser Dimensionen eingehalten wird.
Die Zeit geht hier nur vorbei.
Vorbeigehen. Durch die Aufnahme. Ein Mann ging vorbei, ein Auto und Licht und in diesen Augenblick hat die Kamera festgehalten. Die Filmleinwand ist der Rahlmen auf dem diese Dinge, Menschen, Lichtveränderungen ablaufen.- die Bauwerke zum Beispiel sind unbeweglich und es scheint, dass die Zeit an ihnen vorbeigegangen ist und dennoch sind die Bauten der vergangenen Zeit. “ Das was standhaft istn wird von der Zeit zerstört, und das was vor der Zeit flieht, widersteght ihr . “
Dies ist das Bild der Filmkunst. Was bleibt schon von alle dem? Antiquitäten, vorübergehende Bilder und Gedanken, die in vorrübergehenden Bildern festgehalten wurden. “ Der Tiber, der ins Meere fliesst, bleibt Rome erhalten. “

Alles geht vorbei. Man muss die Zeit in den Bildern, die immer wiederkehern, hervorgeben. Diese ewige Zeit, die vor<übergeht, die anhält, ohnbe dass dafür Bilder oder ereignisse benötigt werden. Von dieser zyklischen Zeit, der Zyklus der Ewigkeit, der immer wiederkehrt. Das Bild fängt den Tag auf: Tür zum Forum von Trajan, ein Fenster, das man schliesst, damit es im Zimmer dunkel ist.
Schwarz, Nacht. Keine Bilder mehr. Nur die Zeit verstreicht. Der Rahmen ist Raum der Zeit, die vorbeigeht, und die wiederkehrt. Der Rahmen bleibt, die Zeit verstreicht. Das Bauwerk ruft Erinnerungen hervor. Der Rahmen unterstreicht die Zeit. Die Vergangenheit ist in dem Stein verewigt, die Zeit im Rahmen der Kamera.
Der Betrachter wird mit den antique Bauwerken von Rom konfrontiert durch die Zeit, die verstreicht und die im Bild festgehalten wird.
Wie wird die Zeit in diesem Film gelebt? Indem man sich von den Aufnahmen zu den Erinnerungen der Bauwerke und er Ereignisse leiten lässt, und indem man die Orte und die Zeit sich selbst ausdrücken lässt, wie in Songe, wo alles durcheinander ist. Und indem man standhafte Eindrücke von oben her aufnimmt – Anmerkung: der Himmel im Film und Wolkenbilder ohne Bezug zur der Stadt –
Indem man sich den Träumen hingibt der Orte, die verblieben sind, und der Ereignisse, die uns wieder in den Sinn kommen. Wie der Betrachter, der am Ende zu einzuschlafen scheint.
Träume und Bilder gehen ohne materiellen Untersatz vorbei – dieser vermengt den Ton mit den Bildern .
“ Und der laute Krach weckte mich “ .
Prosper Hillairet

In diesem Film wird Rom von einem ungewöhnlichem Winkel her beobachtet: von einem Fenster aus, hinter den Gardinen oder nur durch das Widerspiegeln im Fenster. Die Hotelzimmer machen den Rhythmus aus, der den Gang durch die Stadt begleitet, genauso wie das Gedicht von du Bellay “ Les Antiquités de Rome ”. Jean-Claude Rousseau benutzt hier super 8 auf eine sehr überraschende und ungewöhnliche Weise. Meist wird für dieses Format eine kurze Aufnahme gewählt – er hält jedoch die Bilder lange. Man könnte also sagen das das Format super 8 ungewöhnlich verwendet wird in diesem Film, aber in Wirklichkeit werden enfach noch unbekannte Anwendungen diese Formats ausprobiert.

Die Stadt Rom wird in diesem Film von einer ganz anderen Perspektive betrachtet durch ein offenes Fenster, in dem ein Vorhang im Winde hin und herweht – oder indirekt durch einen Spiegel…Kleine Hotels und Gästehâuser haben zusammen mit dem Gedicht “ les antiquités de Rome” von dem franzosischen Dichter J. du bellay diesen Trip durch Rom begleitet. Jean – Claude rousseau hat die Bilder im Gegensatz zu der übllichen Weise, langgezogen; ausserdem verwendet er ein bemerkenswerte Handhabung von Schatten und Licht; …





The illusion would be to look elsewhere for it is elswhere are we. We have maps not for travelling nor for moving about, but for locating our immobility. The impossibilty of being elsewhere. Distances and travelling as illusion. Moving and disturbing the lines to show more hinders one from seeing. Showing less to show even more. Withraw, keep only the lines. Only the lines support attention until the element are made to appear. Use the camera as a geometric tool. Constitute locations, establish positions and realize, maybe, where we are. Its waiting for the film, its aspiation and not its search nor its orientation.
No projects to accomplish, no cutting out to follow. Each reel remains whole. Avoid interfering. Keep the shots as they are, do not try to modify it by editing. Leave the elements on their own to go to their places. Wait for them to adjust as they take to the light. Beauty does not appear where we look for it. Its revelation is always a surprise.

"Thou stranger which for Rome in Rome here seekest
And nought of Rome in Rome perceivst it all"
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"It began to rain. It was as if night was falling, the sky darkened.
We entered the church, and we were in the center of the town.
It was not a church and though the open dome the rain came down...

The rain stopped. We went back by the same way. It was not the same way.
The sky retained, for a long time, the colours of the storm."
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"The noise of unceasing labour
The restoration of ruins

You stopped in front of the statue
Your solitude was complete
The stone imagined man
You came back resembling yourself"
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"Then did a Ghost before mine eyes appear
On that great rivers banck that runnes by Rome
Which calling me by name bad me to reare
My lookes to heaven"

Joachim du Bellay
( Traduction: Edmund Spenser, 1591)




In this film the city of Rome is seen from a very unusual angle: through an open window, from behind flapping curtains or indirectly in a mirror image. Little guest houses and hotel rooms in Rome provide the rythm in this trip through the city, which was also inspired by the lenthy poem Les antiquités de rome by the French Renaissance poet J. du Bellay. Jean-Claude Rousseau exploited the potential of super-8 in a very idiosyncratic and surprising way. He does the opposite of what it was usually done with super-8: he sustains the images for a long time, while people always tend to 'shoot short' in this format; he frames very meticousely, while the light hand-held camera usually encourages people to film mercurially and nervously . Lastly - a result of the first two options - Rousseau makes a surprising use of shadow and darkness. You could say that a format (super-8) is used in a contrary way. But it is more than that, because in fact unknown aspects of this format are exploited.




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