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Dominique Dubosc
La lettre jamais écrite
Documentaire - hi8 - 55' - prod: La Sept - France - 1990


L'idée du film m'est venue d'une photo de Duane Michals, dont la légende dit en substance: "j'ai toujours espéré que mon père m'écrive un jour une lettre pour me dire où il avait caché son amour pour moi... et puis il est mort et je n'ai jamais reçu la lettre".
L'idée que j'ai eue (et qui introduit le film) est que c'est plutôt aux fils d'écrire "la lettre jamais écrite" en réunissant les moments rares où leur père leur a montré son amour.
Ces moments étaient surtaur liés, pour moi, à la maison que mon père s'était fait construire a Kamakura (l'une des trois cités impériales japonaises) et où il a fini sa vie aux côtés de sa dernière femme.
J'ai donc construit, avec l'aide de ma belle-mère, un parcours à travers la maison, le jardin et le cimetière voisin (où mon père est enterré): un parcours qui me ramène inévitablement dans le bureau de mon père, où je trouve une dernière trace de son amour - que j'interprète comme "l'autorisation enfin accordée d'être moi-même" - et où je peux, à mon tour, laisser partir mon père dans la mort qu'il avait choisie.

Die Idee des Films kam mir bei einem Foto von Duane MICHALS mit, sinngemäß, folgender Erläuterung: „Ich hatte immer gehofft, daß mir mein Vater eines Tages einen Brief schreiben und mir sagen würde, wo er die Liebe zu mir versteckt halte... und dann starb er, ohne daß ich den Brief jemals erhalten hätte."
Der Gedanke, der mir kam (und der dem Film zugrunde liegt) ist, daß eigentlich die Sohn den „nie erhaltenen Brief" hätte schreiben müssen, indem er die seltenen Augenblicke aufzählt, in denen der Vater ihm seine Zuneigung geeigt hatte.
Diese Augenblicke verbanden für mich die Erinnerung an das Haus meines Vaters, das er sich in Kamakura hat bauen lassen ( eine der drei imperialistischen Städte von Japan). Dort hat er sein Leben an der Seite seiner letzten Frau beendet. Ich habe mit meiner Stiefmutter einen Rundgang durch das Haus, den Garten und angrenzenden Friedhof (mein Vater ist dort begraben) gemacht- auf dem Weg bin ich in sein Büro gegangen, wo ich auf eine letzte Spur seiner Liebe gestossen bin. Ich interpretiere diese als Erlaubnis endlich “ ich selbst “ sein zu können. Ich kann nun meinem Vater in seinen Tod, den er sich ausgesucht hat, gehen lassen.




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