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Vanessa Herse
Taxistïas
Documentaire - béta sp - couleur - 56'21" - image : Najib Dhoum
- montage : Véronique Sevin - musique originale : Vincent Chaintrier,
Abdelkader Rekaya - mixage : Valérie Cadene - prod : Io Production
- co-prod : Image Plus - avec la participation du CNC - France - 1998

Habiba, Malika, Saloua, Fadela, sont taxistïas, chauffeurs de taxi. De jour
comme de nuit, elles sillonnent à bord de leur voiture jaune les rues de
Tunis et de sa banlieue. Des femmes comme elles, il y en a une douzaine dans la
capitale, pour douze mille chauffeurs de taxi.
Il y a quinze ans, Habiba ouvrait la voie et défrayait la chronique. Depuis,
quelques unes ont suivi... Malika, qui travaille pour faire vivre sa famille,
Saloua qui alterne avec son mari, Fadela qui aime la nuit...
Dans l'intimité de la voiture, elles racontent leur parcours, leurs rêves,
leurs difficultés, leurs joies, au gré de leur humeur et de la circulation...
En famille, ou avec leurs collègues, les réactions sont plurielles,
à l'image de la société tunisienne, à la recherche
d'une identité malmenée entre traditions et modernité.
Habiba, Malika, Saloua und Fadela sind Taxifahrerinnen.
Tag und Nacht fahren sie durch die Straßen von Tunis und Umgebung. Ein dutzend
Frauen wie sie gibt es in Tunis - auf 12000 männliche Taxifahrer.
Habiba war die erste, die vor fünfzehn Jahren begann und den anderen Frauen
den Weg bahnte. Weitere sind ihr gefolgt : Malika, die arbeitet, um ihre
Familie ernähren zu können ; Saloua, die sich mit ihrem Mann abwechselt ;
Fadela, die die Nacht liebt... Und heute ist Habiba arbeitslos...
Im Auto reden sie von ihrem Leben, ihren Träumen, ihren Schwierigkeiten,
Freuden je nach Lust und Laune In der Familie oder mit Freunden sind die Reaktionen
darauf vielseitig, vor allem nach Vorbild der tunesischen Gesellschaft und auf
der Suche nach einer Identität zwischen Tradition und Modernität.
Habiba, Malika, Saloua and Fadela are taxi drivers. Day
and night, they wind the streets of Tunis and its suburbs in their taxis. There
are about a dozen women like them in the capital city dominated by twelve thousand
male taxi drivers.
15 years ago, Habiba paves the way and becomes the talk of the town. Since then,
others have followed... Malika, who works to support her family; Saloua, who
takes turns with her husband; Fadela, who loves the night...
In the intimacy of their taxi, they tell their story, their dreams, their hardshios.
Their jays in the midst of traffic. Be it with their family or collegues, diverse
are the reactions the image of the tunisian society and the search for identity
tangled between tradition and modernity.
A propos de "Taxistïas"
"Tu sais quoi? J'ai été prise en taxi par une femme en arrivant
à Tunis" me raconte un jour une amie d'origine tunisienne de retour
à Paris.
Quelques mois plus tard, je rencontrais Habiba, Malika, Saloua, et Fadela
Il me semble important de ne pas envisager les femmes comme les victimes ou complices
de leur mode de vie, mais comme des actrices des "glissements" culturels
et sociaux qui viendront petit à petit redéfinir l'espace dans lequel
elles évoluent.
Les taxistîas de Tunis sont très peu nombreuses, et assez marginalisées.
Elles peuvent être perçues comme un exemple, je préfère
les envisager comme un "possible".
Si le film nous emmène, au travers des portraits de ces femmes, à
la découverte d'un "Maghreb féminin" que nous méconnaissons,
il en renvoie aussi à la question universelle de l'égalité
entre les sexes.
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