Programme Paris 2020
14h00 16h00 16h15 18h00 20h00
dimanche

01 mars
14h00

Projection
Auditorium du Louvre
Rue de Rivoli - 75001 Paris / Métro: Palais-Royal Musée du Louvre, lignes 1 et 7 / Pyramides, ligne 14
Entrée libre dans la limite des places disponibles, réservation recommandée
Pass et accréditation: accès prioritaire sans réservation



"Dante et les oiseaux"

Tommaso donati: Je parle à mes démons | Doc. expérimental | hdv | couleur | 22:30 | Suisse | 2019 voir plus
Guy massaux: La selva oscura | Fiction expérimentale | 4k | couleur | 19:0 | Italie / Belgique | 2018 voir plus
Markus fiedler, Stanley Edward, Nanna Katrine Hansen, Thomas Elsted : Cast Away Souls | Documentaire | hdv | couleur | 34:14 | Allemagne / Denmark | 2019 voir plus
Philippe terrier-hermann, Alizée Berthet, Léna Besson: Alla ricerca degli Siculi | Vidéo | hdv | couleur | 8:30 | Italie | 2019 voir plus
Shireen seno: A Child Dies, a Child Plays, a Woman is Born, a Woman Dies, a Bird Arrives, a Bird Flies Off | Vidéo | hdv | couleur | 4:46 | Philippines | 2018 voir plus
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Tommaso donati
Je parle à mes démons
Doc. expérimental | hdv | couleur | 22: | Suisse | 2019

Patrice est reclus dans la prison de Bois-d’Arcy. Comme autant un acteur et spectateur silencieux, il cache son drame à travers une routine faite des gestes quotidiens et des posture ambigues.

Tommaso Donati (1988, Suisse) vit et travaille à Lugano. Son travail explore le point de rencontre du documentaire, de la fiction expérimentale et de la photographie en racontant des histoires de marginalisation et de relations entre les gens et l'espace-nature dans lequel ils vivent.

Guy massaux
La selva oscura
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 19:0 | Italie | 2018

La Selva oscura (La forêt obscure) film/vidéo, texte de Dante Alighieri, La Comédie, L’Enfer, Chant treizième (XIII) Préambule: Dans la forêt des suicidés, Dante et Virgile croisent deux formes humaines qui fuient devant eux, arrachant tout sur leur passage et brutalisant ainsi elles-mêmes leur chair jusqu’à ce que des chiennes faméliques (Harpyes) les rejoignent et les dépècent. Tel est le châtiment de ceux qui ont péché contre eux-mêmes par dissipation. Synopsis: Par une nuit obscure, A. et D. progressent, séparément, dans une forêt où nul sentier n’indique le chemin à suivre, où aucune issue ne se présente à eux. Ils se sont égarés, la forêt les retient. Ils surgissent de l’obscurité, débusqués par les éclairages qui les aveuglent. Un face-à-face s’installe entre eux et la forêt, à la présence des arbres répondent leurs propres regards et voix. A. s’est levé, D. de même, résonnent en eux les aboiements d’une meute de chiens qui progressivement se rapproche. Une course-poursuite est engagée où toute issue leur sera fatale.

Guy Massaux est artiste visuel, curateur d’exposition, professeur d’art à l’Académie des beaux-arts de Bruxelles. Après avoir consacré son travail d’artiste principalement à la peinture, il oriente, depuis plusieurs années, ses préoccupations de création autour de l’image en mouvement par l’écriture cinématographique, notamment à travers des dispositifs de vidéo-installations. Il a réalisé plusieurs courts métrages en langue italienne, La Selva Oscura (2018), Il Rifugio (2014) et "B.", film en cours de post-production (2020). Il partage ses principales activités et son emploi du temps entre l’Italie et la Belgique. Il collabore régulièrement avec Mirco Mencacci ingénieur du son. Créateur des univers sonores de films italiens tels que « Le Regard de Michel Ange (Lo Sguardo di Michelangelo) » de Michelangelo Antonioni, « Nos meilleures années (La Meglio gioventu)» de Marco Tullio Giordana ou encore «La Fenêtre d’en face» (Facing Windows) de Ferzan Ozpetec. Pour ses créations, il travaille sur une nouvelle manière de diffuser le son et développe le système du « son sphérique », utilisé pour la première fois dans le film « Le Regard de Michel Ange ».

Markus fiedler, Stanley Edward, Nanna Katrine Hansen, Thomas Elsted 
Cast Away Souls
Documentaire | hdv | couleur | 34:14 | Allemagne | 2019

Cast Away Souls looks at the political structures behind the conditions at the deportation centre Sjælsmark, as well as at the controversial methods used to push the centre's residents to leave Denmark voluntarily. Some call the methods inhumane, while others call them necessary. Through a conversation between the Sjælsmark unit manager Niels Johannessen and one of the residents, Stanley Edward, the film talks about everyday life under constant pressure and about a life where human rights and international conventions are put to the test. Cast Away Souls hits squarely home in one of today's great political discussions, not just about the conditions that children live in at Sjælsmark, but also more generally about human compassion and human rights at centres such as Sjælsmark.


Markus Fiedler, born 1972 in Hamburg/Germany, successfully completed his Studies of Psychology at the University of Hamburg in 2001. In addition he started the Studies of Visual Communication at the University of Fine Arts Hamburg (HfbK) between 1998 and 2003. From 2007 to 2011 he he completed the Postgraduate Studies of Audio-Visual Media / Film & TV at the Academy of Media Arts (KHM) in Cologne/Germany with his graduation film 'Elif's Boys', a 99min documentary about the story of three generations of men of a turkish-kurdish family who migrated to Germany. Since 2002 Fiedler is working as an independent filmmaker, mainly in the field of narrative documentaries. He has been working as screen printer, graphic artist and billsticker.

Philippe terrier-hermann, Alizée Berthet, Léna Besson
Alla ricerca degli Siculi
Vidéo | hdv | couleur | 8:30 | Italie | 2019

La Sicile se situe en plein centre de la Méditerranée. Elle a été traversée par de multiples peuples dans son histoire. Elle fut sicule, phénicienne, grecque, arabe, normande puis italienne depuis 150 ans. De par sa situation géographique elle a toujours été un lien entre l'Europe et l'Afrique, entre l'Orient et l'Occident. Depuis quelques années elle est naturellement devenue l'une des portes d'entrée de l'immigration dite illégale en Europe.

Ce film collectif a été réalisé dans le cadre du programme de recherche "Fixer l'archipel" dirigé par Philippe Terrier-Hermann avec les étudiants de l'ISBA, de l'académie de Naples et de La Cambre, section photographie : Melio Lannuzel, Sarah Toscano, Léna Besson, Delphine Pecheux, Alizée Berthet, Sonia Lalaoui, Johanna Defranoux, Nina Jonsson Qi, Marjolaine Abaléa et les professeurs Hervé Charles et Géraldine Pastor-Loret.

Shireen seno
A Child Dies, a Child Plays, a Woman is Born, a Woman Dies, a Bird Arrives, a Bird Flies Off
Vidéo | hdv | couleur | 4:46 | Philippines | 2018

"A child dies, a child plays, a woman is born, a woman dies, a bird arrives, a bird flies off", is a voyeuristic glimpse of both local birds and migratory ones that make the Philippine marshlands their home for a time.


Shireen Seno is a lens-based artist whose work addresses memory, history, and image-making, often in relation to the idea of home. She was born to a Filipino family in Japan, where she spent most of her childhood. She has had two solo exhibitions and is a 2018 recipient of the 13 Artists Award from the Cultural Center of the Philippines. Her photo zine Trunks, produced while in residency at Objectifs Centre for Photography and Filmmaking, has been exhibited widely. She started out in film shooting stills for Lav Diaz before going on to direct her debut feature, Big Boy (2012), shot entirely on Super 8. It premiered at Rotterdam and won Best First Film at the Festival de Cine Lima Independiente. Her second film, Nervous Translation (2018), is about a girl who finds out about a pen that can translate the thoughts and feelings of nervous people. It premiered in Hivos Tiger Competition in Rotterdam and won the NETPAC Award for Best Asian Film. Other awards include: Critics’ Prize at Olhar de Cinema - Curitiba International Film Festival, Asian New Talent Award for Best Script Writer at Shanghai International Film Festival, Jury Special Mention at Pacific Meridian International Film Festival of Asia-Pacific Countries in Vladivostok, and Silver Hanoman at Jogja-Netpac Asian Film Festival. It also screened at MoMA as part of New Directors/New Films, Tate Modern as part of their Artists’ Cinema program, and at the Tokyo Photographic Art Museum for Yebisu International Festival for Art & Alternative Visions.


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A la prison de Bois d’Arcy, Tommaso Donati filme Patrice. Reclus, il cache son drame à travers une routine faite de gestes quotidiens et de postures ambigües. Guy Massaux reprend le chant XXIII de la Divine Comédie. La « forêt obscure », forêt des suicidés de l’Enfer de Dante devient le lieu de l’errance sans issue, autant qu’une réflexion sur la condition humaine et la crise de l’humanisme en occident. Au Danemark, Markus Fiedler, Stanley Edward, Nanna Katrine Hansen et Thomas Elsted filment le dialogue entre un ancien résident et un responsable du centre de rétention administrative pour les déboutés de l’asile de Sjaelsmark. Le film retrace la vie quotidienne dans le centre, questionne la froideur du système et la politique européenne envers les demandeurs d’asile. Philippe Terrier-Hermann, Alizée Berthet et Léna Besson interogent le passé et le présent de la Sicile. Centrale en Méditerranée, de multiples peuples ont traversé l’île au cours de son histoire. Elle fut sicule, phénicienne, grecque, arabe, normande puis italienne, depuis 150 ans. Elle est le lien entre l’Europe et l’Afrique, entre l’Orient et l’Occident. Shireen Seno observe le passage des oiseaux migrateurs aux Philippines, qui font des marais leur terre d’accueil pour un temps, et qui, pour survivre, doivent continuellement s’adapter.


dimanche

01 mars
16h00

Projection
Auditorium du Louvre
Rue de Rivoli - 75001 Paris / Métro: Palais-Royal Musée du Louvre, lignes 1 et 7 / Pyramides, ligne 14
Entrée libre dans la limite des places disponibles, réservation recommandée
Pass et accréditation: accès prioritaire sans réservation



"Exploitations"

Jaro minne: Da-Dzma | Fiction expérimentale | hdv | couleur | 17:25 | Belgique / Georgia | 2019 voir plus
Mate ugrin: Prazni Sati | Doc. expérimental | hdv | couleur | 10:54 | Allemagne / Croatia | 2019 voir plus
Hira nabi: All That Perishes at the Edge of Land | Documentaire | hdv | couleur | 29:48 | Pakistan | 2019 voir plus
Viktor brim: Dark Matter | Doc. expérimental | 4k | couleur | 19:52 | Russie | 2019 voir plus
Charly nijensohn: El ciclo de la intensidad | Vidéo | 4k | couleur | 12:53 | Bolivie | 2018 voir plus
Jaro minne
Da-Dzma
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 17:25 | Belgique | 2019

L'hiver dans un village géorgien. Une fille de 15 ans tente de se rapprocher de son frère avant qu'il ne quitte le pays dans l'espoir de trouver du travail.

Jaro Minne (b. 1992) is a Belgian writer/director who frequently works on the East-West crossover. He studied at KASK Ghent, Helsinki Film School before completing a master degree at LUCA School of Arts in Brussels in 2015. His work combines intimacy with distance, often exploring rootlessness and family dynamics.

Mate ugrin
Prazni Sati
Doc. expérimental | hdv | couleur | 10:54 | Allemagne | 2019

Migrant shipyard workers on the Adriatic coast spend their daily routine in their dormitory. In the evening, one of them visits a nearby town.


Mate Ugrin (born 1986 in Pula, Croatia) graduated in Filmmaking from the Academy of Arts (Belgrade, Serbia) in 2012. He holds a Master of Arts from the University of Fine Arts Hamburg (Hochschule für bildende Künste Hamburg) and a “Meisterschüler” degree in Arts and Media from the Berlin University of the Arts (Universität der Künste Berlin). He directed several shorts, among which Recent Places (2016) and Meanwhile (2017) which was premiered at the Hamburg International Short Film Festival and won the German FIRST STEPS Award.

Hira nabi
All That Perishes at the Edge of Land
Documentaire | hdv | couleur | 29:48 | Pakistan | 2019

In this docu-fictional work, ‘Ocean Master’ a container vessel is anthropomorphized, and enters into a dialogue with several workers at the Gadani yards. The conversation moves between dreams and desire, places that can be called home, and the structural violence embedded in the act of dismembering a ship at Gadani. As the workers recall the homes and families they left behind, the long work days mesh indistinguishably into one another, the desperation that they carry with them like shackles rises to the forefront, and they are forced to confront the realities of their work in which they are faced with death every day. How may they survive and look towards the future?


Hira Nabi is a filmmaker and visual artist, based in Pakistan. Her work thinks through the value associated with labor, networked industrial practices, botanical migrations and their impact upon cultural identities, and notions of homemaking. She lives and works in Pakistan.

Viktor brim
Dark Matter
Doc. expérimental | 4k | couleur | 19:52 | Russie | 2019

A trace of regularly ordered mounds of earth. In the twilight a dump truck is being loaded. A thick veil of mist hangs over the tops of the trees. Dark earth is excavated, loaded and transported off the scenery. In Dark Matter (2020), via the situative arrangement of different picture elements a visual friction surface is created, which is shaped by the figurations of a post-apocalyptic landscape. The images are determined by the processes of extracting raw materials. Without the mineral resources from the numerous diamond and gold mines in the so-called Russian Federation subject Yakutia, the Soviet Union would never have been able to exist until the 1990s. Technology and ideology go hand in hand and leave their mark. Military and economic efforts to secure power are inscribed in this landscape. The extraction of raw materials and the exploitation of nature show their planned economic and geopolitical consequences, which make up the character of the “subjects of the Federation”. Their designation as “subjects” was introduced in the USSR in order to equip and administer different categories of territorial units with different degrees of autonomy. Technological progress and ideological utopias constitute a processual and changeful network of relationships between subject definition and state apparatus.


Viktor Brim was born in 1987 in Tashkent, Uzbekistan. From 2009 to 2011 he studied media art at the HGB in Leipzig, began directing studies at the Filmuniversity Babelsberg KONRAD WOLF and completed a postgraduate course at the Academy of Media Arts in Cologne, where he worked not only with fictional forms but also increasingly with documentary approaches.

Charly nijensohn
El ciclo de la intensidad
Vidéo | 4k | couleur | 12:53 | Bolivie | 2018



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En Géorgie, dans un village isolé, Jaro Minne filme une jeune fille qui essaye de se raprocher de son frère, alors que celui-ci s’apprête à quitter le foyer pour trouver du travail. La famille avait déjà quitté les régions montagneuses pour s’établir dans le village, mais le changement attendu ne viendra pas. Mate Ugrin filme les ouvriers des chantiers navals de Rijeka, en Croatie. Après leur journée de travail, loin de leurs familles, isolés, ils passent le temps dans leur résidence dortoir. Autrefois, la ville, centre industriel prospère, avait un statut multiculurel mais le tourisme, devenu la principale activité, rend ces travailleur du marché du travail contemporain encore plus étrangers. Au Pakistan, Hira Nabi filme le démantèlement d’un navire à Gadani, l’un des plus grands chantiers navals de démontage au monde. La violence du travail y est structurelle. Les ouvriers ont dû laisser leur famille derrière eux, et ils sont confrontés à la mort tous les jours. Viktor Brim filme les sites d’extraction minière et de diamants dans la République de Sakha, en Sibérie. La technologie et l’idéologie, l’appareil d’Etat, ses efforts militaires et économiques pour sécuriser le pouvoir marquent le paysage de Yakutia, qui devient un champ d’expérimentation idéologique de la Fédération de Russie. La dimension des mines de diamant correspond à une capacité utopique, déjà à son zénith à l’époque soviétique, et repris par la Fédération de Russie. Charly Nijensohn propose un acte de résistance dans le salar de Uyuni, en Bolivie. Ce désert de sel est menacé par les grandes compagnies minières à la recherche de lithium, exploitation qui accapare les réserves d’eau, menaçant ainsi la communauté Coyas.


dimanche

01 mars
16h15

Forum
Auditorium du Louvre
Rue de Rivoli - 75001 Paris / Métro: Palais-Royal Musée du Louvre, lignes 1 et 7 / Pyramides, ligne 14
Entrée libre dans la limite des places disponibles, réservation recommandée
Pass et accréditation: accès prioritaire sans réservation



Table ronde 3/3

Les Rencontres Internationales invitent des artistes, chercheurs, directeurs de centres d’art et de musées, pour partager leur expérience et leurs réflexions sur les changements en cours et à venir dans leurs domaines, et sur leurs enjeux.
Chaque table ronde sera l'occasion d'envisager les expériences et réflexions liées aux pratiques professionnelles de chaque participant, dans une perspective critique. Il sera question d'allers et retours entre projets récents ou en cours, et de prospectives liées aux questions de production, d'accompagnement des artistes, de présentation des œuvres et d'exposition.
En 2050, nous devrions être sortis de l'ère actuelle et, peut-être, de ses périls annoncés. Quels changements et quelles conséquences cela devrait-il signifier dans le champ d'activité de chaque participant ?
Les discussions seront basées sur l'expérience et le point de vue de chaque intervenant, avec des exemples concrets, laissant une place importante à l'interaction et aux échanges avec le public. Les discussions seront basées sur l'expérience et le point de vue de chaque intervenant, avec des exemples concrets, laissant une place importante à l'interaction et aux échanges avec le public.

Intervenants :

Neringa Bumbliene
- Curatrice, Vilnius Contemporary Art Centre, Lituanie
Dario Oliveira - Directeur, Porto/Post/Doc, Portugal
Leila Topic - Curatrice, MSU MDC Museum of contemporary art, Croatie

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dimanche

01 mars
18h00

Projection
Auditorium du Louvre
Rue de Rivoli - 75001 Paris / Métro: Palais-Royal Musée du Louvre, lignes 1 et 7 / Pyramides, ligne 14
Entrée libre dans la limite des places disponibles, réservation recommandée
Pass et accréditation: accès prioritaire sans réservation



"Deep Fake"

Filip markiewicz: Fake Fiction | Fiction expérimentale | hdv | couleur | 26:7 | Suisse | 2018 voir plus
Alan segal: Key, Washer, Coin | Doc. expérimental | 4k | couleur | 15:0 | Argentine | 2018 voir plus
Roswitha schuller, Markus Hanakam: The Emblematic Cabinet | Doc. expérimental | 4k | couleur | 11:39 | USA | 2019 voir plus
Zachary epcar: Billy | Fiction expérimentale | 16mm | couleur | 8:3 | USA | 2019 voir plus
Warren neidich, Assistant Director Ashiq Khondker: Pizzagate - From Rumor To Delusion | Vidéo | hdv | couleur | 20:20 | Allemagne | 2017 voir plus
Émilie brout, Maxime Marion: b0mb | Vidéo | hdv | couleur | 9:58 | France | 2018 voir plus
Filip markiewicz
Fake Fiction
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 26:7 | Suisse | 2018

Fake Fiction is initially a theater play that became a film produced in 2017 by the Theater Basel. Filip Markiewicz wrote the dialogues in reference to the events that happened during the period of time, the terror attacks, the European mirgant crisis and the rise of populist movements and fake news...


Luxembourgeois d’origine polonaise, Filip Markiewicz (né en 1980) est un artiste multidisciplinaire qui s’ex- prime à travers différents médiums, dont le dessin, la vidéo et l’installation. Toujours en quête d’explications à nos vies quotidiennes, il explore l’omnipré- sence des images et met en perspective le message qu’elles véhiculent. Il soumet l’actualité à une approche critique et politique et, partant, souligne la vacuité de notre monde en surproduction visuelle où l’information devient la réalité plutôt que l’inverse. En 2015, Markiewicz a représenté le Grand-Duché de Luxembourg à la 56e Biennale de Venise avec Paradiso Lussemburgo.

Alan segal
Key, Washer, Coin
Doc. expérimental | 4k | couleur | 15:0 | Argentine | 2018

“Key, washer, coin” is a video piece that combines techniques from the reenactment, animation, music, and other fields to ruminates towards language and capitalist exchange. The formal and semantic languages of advertisements are dissected, breaking the marketing model down to its component parts, highlighting the complex capitalist infrastructure that fuels our economic reality. Advertisement shorts, graphic design pieces, marketing texts are rarely mistaken for art. That is due to a congenital wound: those forms cannot cover up their commercial nature, the evident and immediate presence of the money. The invisible hand of these disciplines is the labor of scientists, formal semantic researchers, cryptographers and engineers. By learning from these disciplines is it possible to create an original flowchart of resources; simultaneously critical, persuasive and disillusioning outcomes/pieces are expected.


Alan Segal is a Buenos Aires-based artist whose work has been shown nationally and internationally. Segal’s video work has been presented at film festivals such as the New York Film Festival, Viennale, Rencontres Internationales Paris/Berlin and, Mar del Plata International Film Festival. Among his recent group exhibitions are include Praising the surface at the Hesell Museum of Art (New York, USA), To push an ism at MAMBA (Buenos Aires Museum of Modern Art, Argentina), The Kitchen (New York, USA), A word is a shadow that falls on a lot of things at Ausstellungsraum Klingental (Basel, Switzerland), Desarticulaciones at Blau Projects (São Paulo, Brazil) and Variaciones sobre lo no mismo at MACBA (Buenos Aires Museum of Contemporary Art, Argentina). He also shows his work in international biennials; Visual Resonances at the BIENALSUR (the South America contemporary Art Biennial) and Draft Systems at The WRO Biennale (Wroclaw, Poland). As a film editor, Segal teamed up Gastón Solnicki for the films Kékszakállú (Argentina/Uruguay, 2016) and Introduzione all ‘Oscuro (Argentina/Austria, 2018). For his work in this film, he won the FIPRESCI award for the Best Editing at the Venice Film Festival. Segal studied at ENERC (Argentine National Film School), Skowhegan School of Painting and Sculpture (USA) and, UTDT Program for Artists (Argentina). He received his MFA from Bard College (USA).

Roswitha schuller, Markus Hanakam
The Emblematic Cabinet
Doc. expérimental | 4k | couleur | 11:39 | USA | 2019

More recently, the artist duo has looked at the artistic practice of the emblem. This is to consider an emblem as a variety of being a symbol, a trick, or a figure of thought. By so doing, Hanakam & Schuller rely on their profound examination of the formal language of everyday objects, liberating these from their context or their supposedly mysterious meanings. Inspired by the “Building Duke” research, Hanakam & Schuller worked on Duke University’s (Durham, NC) variety of architectural forms during their stay in spring 2019. In other words, the idea is to develop a short film featuring both physical architectural details of the campus buildings, and also virtually twisting these by means of a playful range of emblems.


Markus Hanakam (1979) and Roswitha Schuller (1984) both studied at the Universtiy of Applied Arts in Vienna. Since 2004 they collaborate as duo, their work is shown at Museums and Festivals in an international context, including Rencontres Internationales at Haus der Kulturen der Welt, Berlin and Palais de Tokyo, Paris, Eyebeam Center for Art and Technology, New York, , SIGGRAPH 2012 Los Angeles, ISEA 2011, Istanbul, 4th Moscow International Biennale for Contemporary Art 2011 among others. Recently they have been visiting artists at Duke University, Durham, NC. The artefacts made by the two artists who live in Vienna are often shape-shifters, changing their exterior forms and reappearing in different contexts. As artists and researchers they are engaged in restructuring the visual art rulebook and building up idiosyncratic systemic orders and new visions of the world in their videos and objects. In the process they reflect and make ironic various historical and contemporary artistic strategies as well as their means of expression. They work primarily in the realm of video, interactive computer applications and applied forms of art.

Zachary epcar
Billy
Fiction expérimentale | 16mm | couleur | 8:3 | USA | 2019

The reenactment of a scene from a primetime soap opens this domestic psychodrama, an anxious look into the horrors of interior decoration and the boundless entanglement of things.


Zachary Epcar (b. San Francisco) is a filmmaker whose work has screened at the New York Film Festival, Toronto International Film Festival, International Film Festival Rotterdam, Museum of Contemporary Art Chicago, Pacific Film Archive, Ann Arbor Film Festival, Rencontres Internationales, Onion City, Images Festival, and elsewhere.

Warren neidich, Assistant Director Ashiq Khondker
Pizzagate - From Rumor To Delusion
Vidéo | hdv | couleur | 20:20 | Allemagne | 2017

We have now entered into a new era some have called the post-truth society characterized by a deluge of fictive mediated stories dubbed Fake News. One of these stories, Pizzagate concerns the conspiracy theory, circulated at the end of the Trump-Clinton presidential election, that accused Hillary Clinton and other members of her Democratic election committee of running a childhood sex ring in the basement of Comet Ping Pong pizza restaurant. As preposterous as this is, many people believed it and the story went viral. My PIZZAGATE: FROM RUMOR TO DELUSION as an experimental documentary which uses non-linear video editing techniques to collage extracted You Tube clips with real video taped footage collected on site at the Comet Ping Pong pizzeria investigates the conditions of our now planetary network existence to understand this event and its implications. I utilize the story of the delusional behavior of James Welch who drove up from North Carolina, shotgun in hand, to free the girls as an example of a generalized societal condition addicted to social media. I speculate that we have transitioned from Guy Debord’s Society of the Spectacle to what I am calling The Society of the Neuron in the Attention Economy.


- Theorist, film maker, composer and installation artist, Warren Neidich, who works between Los Angeles and Berlin, brings to any discussion platform a unique interdisciplinary position that he calls “trans-thinking”. The model explores the way cognition is mediated and acted upon by co-extensive cultural inputs consisting of an evolving socio-cultural-political milieu wherein various unequally distributed and contested discursive fields gather and entangle themselves with the plastic brain. The result being what Gilles Deleuze referred to as the image of thought. His works of art have been exhibited internationally including the Ludwig Museum, Cologne, The Whitney Museum, New York City, PS1 MOMA, Long Island City, The ICA London, LACMA, Los Angeles and many others. His one-person exhibition, Rumor to Delusion, premiered at the Zuecca Project Space, during the Venice Biennale, 2019. He is founder and director of the Saas-Fee Summer Institute of Art and is a recipient of the Vilem Flusser Theory Award, Transmediale, AHRB/ACE Arts and Science Research Fellowship, Bristol and The Fulbright Scholarship. Additionally he was former tutor in the departments of visual art, computer science and cultural studies at Goldsmith College London as well as recently serving at Professor of Art at the Weissensee Kunsthochschule, Berlin.

Émilie brout, Maxime Marion
b0mb
Vidéo | hdv | couleur | 9:58 | France | 2018

b0mb est une vidéo générative en ligne, différente à chaque visionnage et accessible via un site web dédié. Avec un rythme intense, elle présente un montage de plusieurs centaines d’images de toute nature présentes sur internet, défilant sur une bande son musicale où l’on entend la voix de Gregory Corso lisant son poème Bomb (1958). Déclaration d’amour à la plus terrible des technologies et métaphore de la nature autodestructrice de l’homme, le poème comporte une grande diversité de champs lexicaux lui conférant une dimension presque universelle. Figure de la Beat Generation, Corso cherche à produire ici une poésie où les phrases seraient absentes de perspective, construisant son texte via une juxtaposition de mots-clés les uns "contre" les autres. A partir du poème, les artistes ont alors effectué un travail de réduction d’écriture, de filtrage et d’interprétation, pour traduire son contenu en requêtes pour moteur de recherche tel que Google Image. Chaque image visible dans b0mb provient donc automatiquement du résultat d’une de ces requêtes, sélectionnée selon des algorithmes de popularité, et s’affiche de manière synchronisée avec le texte énoncé, par un montage au chemin de fer prédéfini. Si la durée et le son restent fixes, les images sont renouvelées à chaque visionnage, évoluant peu à peu dans le temps, au fil de l’actualité. La pièce se comporte telle un protocole automatique en ligne, puisant dans son environnement des visuels pour les donner à voir sous un autre jour le temps d’un instant. De par la grande diversité de sujets abordés dans le poème et la nature hétérogène des images (photographies amateur, publicités, cliparts, presse, différences de définition...), l’œuvre donne donc à voir une sorte d’instantané de la culture visuelle d’Internet. Par un enchaînement effréné d’images indifféremment anodines, belles ou terribles, elles rendent aussi compte de la violence qui peut s’en dégager.

Nés en 1984 et 1982 en France, Émilie Brout & Maxime Marion vivent et travaillent à Paris. Après des études à l’ENSA Nancy et l’ESA Aix-en-Provence, ils ont intégré deux ans le laboratoire de recherche EnsadLab de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, où a débuté leur collaboration. Leur travail a été lauréat du prix de la fondation François Schneider, Wattwiller et du prix du public Sciences Po pour l’art contemporain, Paris. Il a été soutenu par la Fondation des Artistes, la SCAM et le CNC, et fait notamment partie des collections des FRAC Ile-de-France, Aquitaine et Poitou-Charentes, de la CDAC Seine-Saint-Denis et de collections privées internationales (Alain Servais et de Goldschmidt, Bruxelles ; Plancius Collection, Amsterdam, Jonathon Carroll, Londres...). Il a été présenté en France et à l’étranger : MAC VAL, Vitry-sur-Seine ; Cité de la céramique, Sèvres ; IAC Villeurbanne ; Palais de Tokyo, Paris ; FRAC Haute-Normandie, Rouen ; Base sous-marine de Bordeaux ; 5th Moscow Biennale for Young Art ; Museum of Modern and Contemporary Art, Rijeka ; Carroll/Fletcher, Londres ; OCAT Shenzhen ; Daegu Art Museum ; Kunstraum LLC, New York ; Redline Contemporary Art Center, Denver... Ils ont récemment bénéficié d’expositions personnelles à la Chaufferie, Strasbourg (2019), à la galerie 22,48 m², Paris (2019), à la Villa du Parc, Annemasse (2018), au Pori Art Museum, Pori, Finlande (2018) et à la galerie Steve Turner, Los Angeles, Etats-Unis (2017). Ils seront également résidents en 2020 à la Kunsthal Gent en Belgique en 2020.


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Filip Markiewicz soumet l’actualité à une approche critique et politique et, partant, souligne la vacuité de notre monde en surproduction visuelle, où l’information devient la réalité, plutôt que l’inverse. Sous forme de dialogues, il fait référence aux événements de 2017 : attaques terroristes, crise migratoire, mouvements populistes et fake news. Alan Segal dissèque la forme et la sémantique du langage des publicités, réduisant les modèles marketing en divers éléments, mettant à nu l’infrastructure capitaliste qui nourrit la réalité économique. Roswitha Schuller et Markus Hanakam lisent les détails architecturaux des bâtiments de la Duke University en en prenant les emblèmes comme autant de figures de pensées. Zachary Epcar reconstitue une scène d’un soap opera domestique. Il plonge un regard anxieux dans la décoration d’intérieur et dans l’enchevêtrement sans fin des choses. Warren Neidich examine la société post vérité dans laquelle nous sommes entrés. De la société du spectacle de Guy Debord, nous sommes passés à la société du neurone dans une ère de l’économie de l’attention. Lors du Pizzagate, pendant les dernières élections présidentielles aux Etats-Unis, Hillary Clinton et des membres du parti démocrate s’étaient vus accusés d’entretenir un réseau pédophile, avec pour centre d’activité la pizzeria Comet Ping Pong à Washington. Suivant une théorie de la conspiration, de la rumeur au délire, un homme y débarqua avec un fusil d’assaut, et y déclencha une fusillade. Émilie Brout et Maxime Marion ont repris le poème de Gregory Corso, « Bomb », écrit en 1958, ode ironique à la bombe atomique. Chaque mot du poème envoie une requête sur Google image, produisant ainsi à chaque fois une nouvelle œuvre, montage de plusieurs centaines d’images de toute nature présentes sur internet.


dimanche

01 mars
20h00

Projection + performance
Auditorium du Louvre
Rue de Rivoli - 75001 Paris / Métro: Palais-Royal Musée du Louvre, lignes 1 et 7 / Pyramides, ligne 14
Entrée libre dans la limite des places disponibles, réservation recommandée
Pass et accréditation: accès prioritaire sans réservation



Séance de clôture

Ben rivers: Ghost Strata | Doc. expérimental | 16mm | couleur | 45:44 | 0 | 2019 voir plus
Billy roisz, dieb13: TWIXT | Performance multimédia | 4k | couleur | 45:0 | Autriche | 2019 voir plus
Ben rivers
Ghost Strata
Doc. expérimental | 16mm | couleur | 45:44 | 0 | 2019

Le terme “Ghost Strata” désigne les éléments manquants des strates rocheuses qui, malgré leur absence, offrent des indices de ce qui s’y trouvait autrefois. Le film est divisé en fonction des mois de l’année au cours desquels les images ont été filmées. Filmé en divers endroits du globe, retraçant les divers mouvements personnels du cinéaste, Ghost Strata explore les différentes échelles d’impact de la présence de l’humanité sur la terre dans le passé, le présent et l’avenir. Les sons et les textes trouvés créent une méditation sur le temps, la mémoire, les restes et l’extinction.

Né en 1972, Ben Rivers est un artiste britannique primé pour ses films dans de nombreux festivals. Il est notamment lauréat du Grand Prix à Art Basel pour son film Sack Barrow et a été sélectionné à la Mostra de Venise en compétition officielle pour Two Years at Sea en 2011. En 2013, il a fait l’objet d’un focus lors du festival Hors Pistes au Centre Pompidou. Ben Rivers tourne en 16mm et s’intéresse à des individus ou communautés vivant en marge de la société et propose un travail à la lisière du documentaire, frôlant l’ethnographie, doté d’une grande puissance visuelle. Ainsi, empruntant une voie plus picturale que narrative, son œuvre se place au cœur des enjeux contemporains où l'on constate l'émergence sensible d'une approche documentaire expérimentale, qui se nourrit d'apports artistiques multiples. Cette forme hybride lui a notamment permis de se déplacer de la traditionnelle salle de cinéma pour s'exposer dans les centres d'art à travers des installations.

Billy roisz, dieb13
TWIXT
Performance multimédia | 4k | couleur | 45:0 | Autriche | 2019

TWIXT is the brand new duo-project of Billy Roisz and Dieter Kova?i? a.k.a. dieb13, bringing together their works as film directors and their activities as live musicians. Over the years, the two have directed and produced several experimental short films dealing with classical film genres like western, horror film or road movie. The films explore the inner mechanisms of well established cinematic conventions and turn them into an immediate sensual experience. TWIXT uses re-arranged footage of these short films as a score for a live soundtrack and fuses abstract and concrete imagery and sounds into a synaesthetical and synecstatical media-meltdown.


Billy Roisz and Dieter Kova?i? have been active in Vienna’s electronic, improvised, noise music and experimental film scene since the 1990s. Billy Roisz’s work focuses on the links and gaps between visual and auditive perception, using various electronic instruments, electric bass guitar, cathode ray tube TVs, video projectors, synchronators and sometimes computer to generate sound and image. Dieter Kova?i? aka dieb13, best known for his turntable music activities and as founder of the experimental music platform klingt.org uses turntables, self-cut vinyls and self written software for his musical works in many different fields. His film works include photo films (‘schnitzel’) as well as abstract digital and analogue works. Their collaborative film works have been shown at Berlinale, Karlovary Film Festival, IFF Rotterdam, Hongkong Film Festival, Edinburgh Film Festival and SXSW Texas, a.o.. They performed their audio visual projects live at Bienal São Paulo, Nya Perspektiv (Västeras), 25FPS (Zagreb), BAWAG Foundation (Vienna), FBI (Osaka), Suoni Per Il Popolo (Montreal), Sonic Acts (Amsterdam), Transmediale (Berlin), Sonica (Ljubljana), Unconsciuos Archives Festival (London) a.o..


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Ben Rivers interroge différentes présences de l’humanité sur la terre, passées, présentes et à venir, et propose une méditation sur le temps, la mémoire et le risque d’une extinction. Le terme “Ghost Strata” désigne les éléments manquants des strates rocheuses qui, malgré leur absence, permettent de comprendre ce dont ils sont la trace. Le film est divisé en chapitres et par mois, retraçant les voyages du cinéaste à travers le monde. Billy Roisz et Dieter Kovacic (aka dieb13) explorent les mécanismes internes du langage cinématographique et produisent une expérience sensorielle immédiate et synesthésique.