Programme Paris 2021
14h00 16h00 17h00 19h00 21h00
mercredi

24 fév.
14h00

Séance en ligne
En direct de l'auditorium du Louvre
Live streaming, de 14h à 23h en accès libre : art-action.org/live
Espace 3D immersif, en accès libre : art-action.org/louvre

"Drame tellurique"

Riar rizaldi: Kasiterit | Fiction expérimentale | hdv | couleur | 18:22 | Indonésie | 2019 voir plus
Nico Joana weber: Tropic Telecom | Vidéo expérimentale | 4k | couleur | 24:58 | France | 2020 voir plus
Mounir fatmi: The Human Factor | Vidéo expérimentale | mov | couleur | 15:57 | France | 2018 voir plus
Daniel theiler: Top Down Memory | Film expérimental | 4k | couleur | 12:20 | Allemagne | 2020 voir plus
Federico solmi: American Fables | Vidéo | mp4 | | 7:40 | USA | 2020 voir plus
Riar rizaldi
Kasiterit
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 18:22 | Indonésie | 2019

One-third of the global tin supply is extracted from Bangka island in Indonesia. Tin is the most impacted mineral by the upcoming technological development, which includes artificial intelligence and technology for renewable energy. Natasha is a solar-powered A.I. voice, and in this film, they trace their genealogy and the truth of their origin; from the capital liquidity to labour dynamic. With their feminised voice—as quite often performed by other AI-powered voice assistants produced by tech-companies, Natasha narrates the emergence of tin in Bangka island and their existence from the perspective of tropical anthropology of nature, value theory, philosophy of time, genetic mutation, geopolitics, and automation.


Riar Rizaldi works as an artist and researcher. Born in Indonesia and currently based in Hong Kong. His main focus is on the relationship between capital and technology, extractivism, and theoretical fiction. Through his works, he questions the notion of image politics, materiality, media archaeology and unanticipated consequences of technologies. He is also actively composing and performing sonic-fiction using the methods of field recording and foley through programming language. Riar has also curated ARKIPEL Jakarta International Documentary & Experimental Film Festival — Penal Colony (2017), Internet of (No)Things (2018) at Jogja National Museum and co-curated Open Possibilities: 'There is not only one neat way to imagine our future' at JCC, Singapore & NTT ICC, Tokyo (2019-2020). His works have been shown at Locarno Film Festival, BFI Southbank London, International Film Festival Rotterdam, NTT InterCommunication Center Tokyo, and National Gallery of Indonesia amongst others.

Nico Joana weber
Tropic Telecom
Vidéo expérimentale | 4k | couleur | 24:58 | France | 2020

Tropic Telecom reflects contemporary Paris in its hybrid post-colonial reality. The film develops from the Palais de la Porte Dorée, which opened in 1931 on the occasion of the Paris Colonial Exhibition. It is the only building of the exhibition that was preserved after the end of the event, located in the southeast of the city bordering on the Périphérique. Its architectural style presents itself as a synthesis of the formerly modern Art Déco, as well as freely interpreted elements of native art and architectural styles. A crocodile basin is to be found in the still accessible aquarium of the palace that was used to showcase fish from the tropical colonies. As the film proceeds, an albino alligator that the basin houses today, embarks on a surreal journey. It leads the viewer through places of French colonial and migration history, as well as large brutalist and post-modern housing estates on the outskirts of Paris that were built from 1970 onwards and which stand for the residential utopia of a postcolonial Paris. A structure of images emerges that situates the ongoing aesthetic, political and social negotiation processes in a polyphonic communicative field.


Nico Joana Weber (*1983 in Bonn) lives and works in Ludwigshafen am Rhein, Germany. She studied Fine Art and Art History at Goldsmiths College London and completed her postgraduate studies at the Academy of Media Arts Cologne in 2013. By means of different artistic media such as video, installation, photography and drawing, she explores the aesthetic and political characteristics of architecture and landscape in transcultural contexts. Weber's work is fuelled by an unsteady search for historical traces and cultural processes of transformation and appropriation that doesn't arrive at simplistic solutions but rather focuses on zones of ambivalence. Nico Joana Weber has received numerous grants and awards, most notably the Villa Romana Prize (2016) and the Bonn Art Award (2019). Selected exhibitions and festivals include: Kunstmuseum, Bonn (2020), Kunstverein Kärnten, Klagenfurt (2019), Goethe Institute Bulgaria, Sofia (2019), Artothek, Cologne (2018), Temporary Gallery, Cologne (2017), Museum unter Tage, Bochum (2017), Skulpturenmuseum Glaskasten Marl (2017), Villa Romana, Florence (2016), Goethe Institute, Paris (2016), Aesthetica Short Film Festival, York (2015), International Short Film Festival Oberhausen (2015).

Mounir fatmi
The Human Factor
Vidéo expérimentale | mov | couleur | 15:57 | France | 2018

« The Human Factor » est une video expérimentale qui traite de l’art décoratif et de l’exotisme. Sur fond d’exposition coloniale internationale de 1931 à Paris qui s’est déroulé pen-dant l’entre deux guerres, certaines oeuvres indigènes des colonies côtoyaient celles des principales puissances coloniales de l’époque au sein de pavillons rappelant l’architecture de l’Afrique noir, de l’Afrique du nord, ou de l’Indochine. La vidéo « The Human Factor » décompose le film « L’inhumaine » de Marcel L’Hérbier (1923). Ce film est considéré encore aujourd’hui comme le manifeste de l’art dé-coratif. Ce chef d’œuvre du cinéma muet, tourné dans des décors modernes et spec-taculaires pour l’époque, retrace l’esprit du temps et les influences des artistes euro-péens par les créations venant des Art lointains. « L’inhumaine » regroupe de ma-nière inédite des artistes, décorateurs, costumiers et architectes, comme Robert Mallet-Stevens, Fernand Leger, Alberto Cavalcanti, Claude Autant-Lara, Pierre Chareau, Michel Dufet, Joseph Csaky et Paul Poiret. « The Human Factor » tente de montrer un autre aspect de l’Art décoratif, sous la puissance de l’idéologie coloniale et son ambition universelle. Il faut dire que l’influence de l’art colonial n’est pas nouvelle en cette période de l’entre deux guerres. Elle existait depuis 1907 sous le nom de « la société coloniale des artistes français », et dont le but était l’expansion coloniale par l’art, au profit de la France. Des prix et des bourses de voyages ont été attribué pour aider des artistes comme Van Dongen, Matisse ou Paul Klee à séjourner en Afrique du Nord. En 1919 la revue « Les Arts à Paris » parle déjà de l’art « nègre » comme d’ « Une esthétique nouvelle » qui risque d’influencer complètement l’art européen. Ainsi les masques et les sculptures africaines sont devenue de vrais objets de curiosité et d’inspirations pour des artistes comme Picasso, ou Fernand Léger qui a conçu tous les costumes et les décors du Ballet Suédois « La création du Monde » en s’inspirant de « l’Art indigène et africain ». Une autre exposition a été organisée en 1930 par Tristan Tzara, Pierre Loeb et Charles Ratton sous le titre « L’Exposition d’art africain et océanien ». Celle-ci constitue une étape primordiale dans l’histoire de l’appréhen-sion des arts premiers en occident. Le public parisien a pu voir alors des sculptures primitives exposées avec des œuvres de Pablo Picasso, André Derain, Georges Braque, Joan Miró, Paul Guillaume et Félix Fénéon. Puis vient finalement l’exposition coloniale de 1931 qui a affiché d’une manière claire l’idéologie coloniale n’évoquant les caractères originels des colonisés qu’à la condi-tion d’évoquer les bienfaits de la métropole et de ne montrer de la colonisation que les aspects positifs. A l’exception de quelques masques, statuettes et pièces archéologiques, les œuvres indigènes sont rares. On leur préfère en générale les spectacles de danses et de folklore, de ce fait dans le domaine artistique c’est le point de vue français et occidental qui fut privilégié. Il faut savoir aussi que cette vision n’a pas été partagée par l’ensemble des artistes français, puisque le groupe des surréalistes avec l’aide de Louis Aragon, Georges Sadoul et André Breton entre autres, a monté « L’Anti-exposition coloniale » sous l’égide du Part communiste français en diffusant un mot d’ordre sur le tract- « Ne visitez pas L’Exposition coloniale ». Ainsi la video « The Human Factor » aborde l’exposition coloniale qui a officialisé en quelque sorte le lien entre le primitivisme de l’avant garde et l’exotisme de l’art déco d’inspiration coloniale. Studio Fatmi, Septembre 2018.

mounir fatmi est né à Tanger au Maroc, en 1970. À l’âge de quatre ans, sa famille déménage à Casablanca. A dix-sept ans il part à Rome où il s’inscrit à l’école libre de nu et de gravure à l’académie des beaux-arts, puis à l’école des beaux arts de Casablanca et finalement à la Rijksakademie à Amsterdam. Il passe son enfance dans le marché aux puces du quartier Casabarata, un des quartiers le plus pauvres de la ville de Tanger où sa mère vendait des vêtements pour enfants. Un environnement qui multiplie jusqu’à l’excès les déchets et les objets de consommation en fin de vie. L’artiste voit par la suite cette enfance comme sa première éducation artistique et compare ce marché aux puces à un musée en ruine. Cette vision a également valeur de métaphore et exprime les aspects essentiels de son travail. Influencé par l’idée de médias morts et l’effondrement de la civilisation industrielle et consumériste, il développe une réflexion sur le statut de l’oeuvre d’art entre Archive et Archéologie. Il utilise des matériaux obsolètes tels que les câbles d’antenne, les anciennes machines à écrire, ou les cassettes VHS, et travaille sur la notion d’une archéologie expérimentale en examinant le rôle de l’artiste au sein d’une société en crise. Il joue des codes et préceptes de cette dernière sous le prisme de la trinité Langage, Architecture et Machine. Il interroge ainsi les limites de la mémoire, du langage et de la communication, tout en réfléchissant sur les matériaux en cours d’obsolescence et à leurs avenirs incertains. La recherche artistique de mounir fatmi, constitue une pensée sur l’histoire des technologies et leurs influences dans la culture populaire. BIOGRAPHIE Il faut voir ainsi dans ses oeuvres, de futures archives de médias en construction. Bien qu’ils marquent des moments clés de notre histoire contemporaine, ces matériaux techniques remettent également en question le transfert de connaissances, le pouvoir suggestif des images et critiquent les mécanismes illusoires qui nous lient à la technologie et aux idéologies. Depuis 2000, les installations de mounir fatmi ont été sélectionnées dans plusieurs biennales, la 52e et la 57e Biennale de Venise, la 8e Biennale de Sharjah, la 5e et la 7e biennale de Dakar, la 2e Biennale de Séville, la 5e Biennale de Gwangju, la 10e Biennale de Lyon, la 5e triennale d’Auckland, la 10e et 11e biennale de Bamako, la 7e Biennale d’architecture, Shenzhen, à la triennale de Setouchi et la triennale Echigo –Tsumari, au Japon. Son travail a été présenté au sein de nombreuses expositions personnelles, au Migros Museum fu?r Gegenwarskunst, Zu?rich. Mamco, Genève. Musée Picasso, la guerre et la paix, Vallauris. Fondation AK Bank, d’Istanbul. Museum Kunst Palast, Du?sseldorf et au Goteborg Konsthall. Il a participé à plusieurs expositions collectives au Centre Georges Pompidou, Paris. Brooklyn Museum, New York. Palais de Tokyo, Paris. MAXXI, Rome. Mori Art Museum, Tokyo. MMOMA, Moscou. Mathaf, Doha. Hayward Gallery et Victoria & Albert Museum, Londres. Van Abbemuseum, Eindhoven, au Nasher Museum of Art, Durham et au Louvre Abu Dhabi. Il a reçu plusieurs prix dont le Uriöt prize, Amsterdam, le Grand Prix Léopold Sédar Senghor de la 7e Biennale de Dakar en 2006, le prix de la Biennale du Caire, en 2010, ainsi que le Silver Plane Prize de la Biennale de l'Altai, Moscou en 2020.

Daniel theiler
Top Down Memory
Film expérimental | 4k | couleur | 12:20 | Allemagne | 2020

The work deals with the manipulation of history in the context of the reconstruction of the Berlin Palace (“Humboldtforum”). Starting from the confusions surrounding an alledged proclamation of a socialist republic from one of its balconies in 1918, the film examines other political events that occurred on balconies. Reenactments of iconic political and cultural events on the original balcony raise questions about authenticity and manipulation. Who is writing our history? How do we deal with our past? How does collective memory work? The balcony is the central motive of the work, representing hierarchies and power politics.


Daniel Theiler is a German-Turkish visual artist, filmmaker and architect. He graduated as Meisterschüler of Nina Fischer in Art and Media at UdK Berlin. Studies of art at Bauhaus University Weimar under Danica Daki? and at the School of the Art Institute of Chicago (MFA), and architecture at TU Berlin, ETH Zurich, and the University of Strathclyde Glasgow (Dipl.-Ing.). Daniel Theiler works with a variety of media ranging from video, photography and sculpture to public interventions. In his works, he examines the gaps between utopia and reality by challenging conventions and questioning the usual. Theiler lives and works in Berlin.

Federico solmi
American Fables
Vidéo | mp4 | | 7:40 | USA | 2020

“American Fables” Inspired by the legacies of real historical events and manufactured myths, American Fables, re-imagines through video vignettes some of the most celebrated moments in American History. I have long been influenced by the comically one-dimensional and inaccurate accounts of history common to most US textbooks, where ethnocentric perspectives create propagandistic narratives of American exceptionalism. Continuously, I find myself fascinated by the subjectivity of history, its vulnerability to partisan ideals and nationalism, rendering historical accounts more akin to folktales than facts. This inspired me to create my own library of counterfeit and re-imagined American History in an effort to submit my own voice into the ever expanding campaign of misinformation entrenched in Western rhetoric.


Federico Solmi (Italy, 1973) currently lives and works in New York. Solmi’s work utilizes bright colors and a satirical aesthetic to portray a dystopian vision of our present-day society. His exhibitions often feature articulate installations composed of a variety of media including video, painting, drawing, and sculpture. Solmi uses his art as a vehicle to stimulate a visceral conversation with his audience, highlighting the contradictions and fallibility that characterize our time. Through his work, Solmi examines unconscious human impulses and desires in order to critique Western society's obsession with individual success and display contemporary relationships between nationalism, colonialism, religion, consumerism. By re-configuring historical narratives across eras, he creates social and political commentary works which disrupt the mythologies that define American society. Scanning his paintings into a game engine, Solmi’s videos confront the audience with his own absurd rewriting of past and present, merging dark humor and sense of the grotesque with new technologies. He creates a carnivalesque virtual reality where our leaders become puppets, animated by computer script and motion capture performance rather than string.


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En Indonésie, sur l'île de Bangka, qui fournit plus du tiers de l’approvisionnement mondial en étain, Riar Rizaldi interroge la relation entre extraction minière et technologie – intelligence artificielle et énergies renouvelables. Une voix de synthèse développe une réflexion sur la théorie des valeurs, les mutations génétiques et la géopolitique. Nico Joana Weber explore le Paris contemporain, dans une réalité hybride post-coloniale. Un alligator albinos s’échappe du Palais de la Porte Dorée, ouvert en 1931 à l'occasion de l'Exposition coloniale de Paris, et entreprend un voyage surréaliste au travers de lieux de l'histoire coloniale et migratoire, et de grands ensembles d'habitations brutalistes et postmodernes de la banlieue parisienne des années 1970. Mounir Fatmi décompose « L’inhumaine », chef d’œuvre du cinéma muet réalisé en 1923 par Marcel L’Herbier, considéré comme le manifeste de l’art décoratif, et interroge les rapports entre Art déco et exotisme. Alors que le film de l’Herbier retrace l’esprit du temps et témoigne de l’influence exercée par les créations des Arts lointains, un tout autre aspect du lien entre le primitivisme et les arts décoratifs sera affirmé, lors de l’exposition coloniale de Paris en 1931. À Berlin, depuis le balcon du Humboldtforum, d’où aurait été proclamée une république socialiste, en 1918, Daniel Theiler interroge la mémoire collective et l’écriture de l’histoire. Le balcon devient ainsi un motif central, représentant les hiérarchies et le pouvoir politique. Federico Solmi s’inspire d’événements historiques et de mythes de l’histoire américaine, et questionne les liens entre nation, consommation, capitalisme et religion. Il réanime certains moments les plus célèbres de cet héritage, et souligne une subjectivité de l'histoire, sa vulnérabilité aux idéaux partisans et au nationalisme.


mercredi

24 fév.
16h00

Forum
En direct de l'auditorium du Louvre
Live streaming, de 14h à 23h en accès libre : art-action.org/live
Espace 3D immersif, en accès libre : art-action.org/louvre

Ubermorgen + Nye Thomson

Les Rencontres Internationales vous invitent à découvrir "Uninvited", une nouvelle œuvre d'Ubermorgen et Nye Thomson, suivie de "Anticyclical", une présentation-performance d'Ubermorgen.

ubermorgen, Nye Thompson: Uninvited | Film expérimental | mp4 | couleur | 13:17 | Autriche | 2020 voir plus
Ubermogen: Anticyclical | performance | 00:45:00 | Autriche, Suisse | 2020
ubermorgen, Nye Thompson
Uninvited
Film expérimental | mp4 | couleur | 13:17 | Autriche | 2020

UNINVITED The world’s first horror movie for and by machines. An emergent Network Organism scans and breathes in the world for the first time through millions of virally abused CCTV cameras. Zoom. Enhance. Rekognise. Fear. Nothing makes sense. Data cannot be (p)arsed. Machine Learning Nothing. Hallucinogenic & locked down, vulnerable and oscillating between instability, lust, and aggression the Monster strains to define its own existence and distributed agency. Birth of a nation & auto-requiem. And you are, Uninvited.


Artist Nye Thompson (UK) is known for her experimental software architectures exploring network-embedded power dynamics and machinic visions of the world. In 2016 her first solo show was described by C4 News as “too shocking to broadcast”, becoming global clickbait and triggering an international government complaint. Since then she’s exhibited at venues including Tate Modern, The Barbican, The V&A, ZKM Karlsruhe, Ars Electronica. Her work has been featured on BBC, C4, CNN, the Guardian and Wired. She’s been called "the new Big Brother" (Vogue) and "a contemporary Jacques Cousteau" (Bob & Roberta Smith). UBERMORGEN (AT/CH/US) is an artist duo founded in 1995. Autistic actionist lizvlx and pragmatic visionary Hans Bernhard are net.art pioneers and media hackers widely recognized for their high-risk research into data & matter, conceptual art, and polarising social experiments. CNN called them 'Maverick Austrian Business People' during their Vote-Auction online project. They reached a global audience of 500 million while challenging the FBI, CIA, and NSA during the US presidential election. In 2005, they launched their acclaimed EKMRZ Trilogy, a series of conceptual hacks – Google Will Eat Itself, Amazon Noir, and The Sound of eBay. UBERMORGEN controls 175 domains.


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Ubermorgen et Nye Thompson proposent le premier film d'horreur réalisé pour et par des machines. Un nouvel organisme en réseau s’efforce de définir sa propre existence. Il scanne et respire pour la première fois dans le monde grâce à des millions de caméras de surveillance en circuit fermé. Nous sommes dans ce monde, sans y avoir été invités.
En seconde partie de la séance, Ubermorgen sera en action pour montrer des réflexions et lancer des mots sur les idées et les pratiques des "organismes en réseau", de la "conservation des machines", des "paysages hybrides" et des "identités multiples".
L'une des questions clés de notre époque est de ne pas se conformer ou suivre les cycles dominants et d'aller dans des directions opposées (ou sur d'autres vecteurs) à celle de l'état global d'un système. L'examen de la philosophie et des stratégies pratiques d'hybridation et de stratégies anticycliques nous permet d'observer alors que le monde est en panique, et d'agir et de perturber le monde alors qu'il est apparemment calme.
Exemples contemporains :
1) "Uninvited", un "organisme en réseau" hybride en ligne, dans les nuages, sur le plan physique et mécatronique
2) "The Next Biennial Should be Curated by a Machine" pour la Biennale de Liverpool et le Whitney Museum of American Art
3) "Lundshawftan", paysages hybrides dont l'auteur est une identité multiple appelée "Lund Shaw".

Ubermorgen est un duo d'artistes fondé en 1995 à Vienne par lizvlx & Hans Bernhard. Pionniers du Net.Art et hackers des médias, ils ont été largement reconnus pour leurs recherches radicales sur les données et la matière. En 2000, ils ont atteint un public de 500 millions de personnes avec leur projet d'action en ligne "Vote-Auction" et en 2005, ils ont lancé leur série de hacks conceptuels EKMRZ Trilogy - Google Will Eat Itself, Amazon Noir, The Sound of eBay.


mercredi

24 fév.
17h00

Séance en ligne
En direct de l'auditorium du Louvre
Live streaming, de 14h à 23h en accès libre : art-action.org/live
Espace 3D immersif, en accès libre : art-action.org/louvre

"Communauté"

Halima ouardiri: Clebs | Documentaire | 4k | couleur | 18:11 | Canada | 2019 voir plus
Nicolas keroulas: Tasmant | Fiction expérimentale | 4k | couleur | 23:5 | France | 2020 voir plus
Afsah yalda: Vidourle | Documentaire | mov | couleur | 10:0 | Allemagne | 2019 voir plus
Jérémie danon: Plein Air | Doc. expérimental | hdv | couleur | 26:30 | France | 2020 voir plus
Stephanos mangriotis, Alex Frigout, Gaël Marsaud: O Terra, Addio | Doc. expérimental | mov | couleur | 7:48 | France | 2020 voir plus
Halima ouardiri
Clebs
Documentaire | 4k | couleur | 18:11 | Canada | 2019

Les pelages bruns, beiges, blancs et noirs se fondent à l’ocre de la terre et des murs inondés de soleil. Calme à l’heure du repos, l’endroit devient assourdissant quand vient le moment de nourrir les bêtes qui entament alors leur concert d’aboiements. Dans le refuge pour chiens errants d’Agadir au Maroc, plus de 750 animaux trouvent aide et protection en attendant d’être adoptés par une famille. Chaque journée ressemble à la suivante, rythmée par la seule distraction des repas. Avec un regard aussi empathique qu’alerte aux jeux de lumière et de textures, Halima Ouardiri observe la chorégraphie qui régit la vie de la population animale, dont le quotidien suspendu évoque l’attente bien plus tragique de millions d’êtres humains à la recherche d’une terre d’accueil.

Halima est une cinéaste Suisso-Marocaine qui travaille entre le Canada, le Maroc et la Suisse. Elle a reçu un B.A. en Science Politique et un B.F.A. en Film Production de la Mel Hoppenheim School of Cinema à Montréal. Son premier film Mokhtar, tourné en Super 16mm, a reçu un très bon accueil dans une centaine de festivals internationaux tel que Toronto, Berlin, Rotterdam et Dubaï, avant d’avoir été diffusé sur France 3, CBC et à la TSR. Le film a gagné de nombreuses distinctions, dont deux Prix de la Meilleure Réalisation et cinq Prix du Meilleur Film. Tourné dans un petit village du sud du Maroc, le film met en vedette les villageois, beaucoup de chèvres et un hibou. De tous les interprètes, seul le hibou est un acteur professionnel. Aujourd’hui, Halima passe au long avec Nico, un récit initiatique inspiré de son expérience comme garde du corps à Genève, sa ville natale, et avec le développement du scénario de La Camel Driving School.

Nicolas keroulas
Tasmant
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 23:5 | France | 2020

Une nuit, un homme étrange apparaît. Arrivé non loin des côtes, il croise le chemin d’un fantôme qu’il se décide à suivre.

Nicolas Keroulas est né en 1997.

Afsah yalda
Vidourle
Documentaire | mov | couleur | 10:0 | Allemagne | 2019

Named after its setting, the French river Vidourle, Yalda Afsah’s film documents a strange and subtly unnerving choreography, capturing a group of young men performing what could be a ritual, a spectacle, a game, or a fight. In their collective movements as well as individual moments of concentration, anticipation and occasional forlornness, the adrenalin-fuelled adolescent protagonists seem to embody the frailty of the human condition awaiting an environmental change, much like an unexpectedly forceful current in a river.


Yalda Afsah?explores how space can be cinematically constructed and the documentary character of her works often veers towards forms of theatricality.?This formal characteristic of?Afsah’s?practice is conceptually mirrored in her documentary portraits of human-animal relationships that reveal an ambivalence between care and control, physical strength and broken will, instinct and?manipulation. Afsah?seeks to question and to dissolve these dichotomies, while carving out a space to reflect on the possibility of an overarching empathy between species.

Jérémie danon
Plein Air
Doc. expérimental | hdv | couleur | 26:30 | France | 2020

Au milieu d'espaces extraits de jeux vidéos, des personnes en réinsertion témoignent. Face caméra, ils évoquent leurs espoirs, leurs doutes et leurs difficultés depuis la sortie du milieu carcéral.

Stephanos mangriotis, Alex Frigout, Gaël Marsaud
O Terra, Addio
Doc. expérimental | mov | couleur | 7:48 | France | 2020

Une immersion dans les eaux sauvages et mystérieuses du Carnaval Indépendant de la Plaine et de Noailles. Sur fond d’aménagement de Marseille les foules carnavalesques se cherchent, basculent, s’entrelacent. Des bras déchirent le présent et la foule part à l’assaut de l’hiver.

Biographie des réalisateurs de « O Terra, Addio » (2020) Alexandre Frigoult ingénieur du son & monteur son Bercé dès son plus jeune âge par le monde vibratoire et musical des chants de sa mère lorsqu'elle passait l'aspirateur, il peaufine en parallèle son oreille à l'école de musique d'à côté. Il étudiera par la suite l’ethnomusicologie à l'université Paris 8 Saint-Denis et se passionnera du pouvoir narratif sonore lors de sa formation à l'ESAV Toulouse (École Supérieure d'AudioVisuel). Actuellement ingénieur du son et monteur son pour le cinéma, il collabore aussi à d'autres formes telles que la musique, la radio et le spectacle vivant. Stephanos Mangriotis photographe, réalisateur & chef opérateur Stephanos Mangriotis est un photographe réalisateur, né à Athènes. Il a d’abord étudié les mathématiques et la philosophie à Bristol puis la photographie à Paris 8 - St. Denis. Dans son travail, il utilise l’image et les formes multimédias pour créer des récits autour des frontières, des migrations et du sentiment « d’entre-deux ». Il aime bien passer du temps pour comprendre et discuter avec les gens avant de déclencher son appareil. Il est co-fondateur de la plateforme Dekadrage avec laquelle il élabore des projets depuis 2009. Gaël Marsaud Sociologue indépendant & vidéaste. Né en Guadeloupe en 1984, il est titulaire d'un doctorat de science politique à l'Université Paris 8. Sa thèse consacrée à un ensemble de films documentaires tournés à Marseille et Saint-Denis aux débuts des années 2000 aborde les questions suivantes : Comment les réalisateurs, leurs équipes et les publics politisent voire dépolitisent leurs films ? Comment appréhender la fabrique collective des documentaires ? Quelle méthode mobiliser pour analyser ces images ? Comme vidéaste, il s’intéresse aux luttes et pratiques d'auto-organisation, là où elles sont les moins attendues et pourtant bien vivantes. Réalisées collectivement, ces chroniques vidéo donnent à voir Marseille et ses résistances.


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Halima Ouardiri filme un refuge pour chiens errants à Agadir au Maroc, où plus de 750 animaux trouvent aide et protection en attendant d’être adoptés. Il observe la chorégraphie qui régit la vie de cette population animale, dont le quotidien suspendu évoque l’attente bien plus tragique de millions d’êtres humains à la recherche d’une terre d’accueil. Nicolas Keroulas filme un homme étrange dans la nuit, et nous emmène à la rencontre de présences fantomatiques. Afsah Yalda documente une étrange chorégraphie dans laquelle un groupe d’adolescents exécutent, dans une rivière, ce qui pourrait être un rituel, un spectacle, un jeu ou un combat. Jérémie Danon déplace la parole de personnes en réinsertion dans des espaces virtuels extraits de jeux vidéo. Transformées par l’expérience de l’incarcération, elles expérimentent une liberté différente et portent un regard nouveau sur un monde retrouvé. Stephanos Mangriotis , Alex Frigout et Gaël Marsaud traversent le Carnaval indépendant de la Plaine et de Noailles, quartiers de Marseille en cours de réaménagement. Les foules carnavalesques se cherchent, basculent, s’entrelacent.


mercredi

24 fév.
19h00

Séance en ligne
En direct de l'auditorium du Louvre
Live streaming, de 14h à 23h en accès libre : art-action.org/live
Espace 3D immersif, en accès libre : art-action.org/louvre

"Post-société"

Salomé lamas: EXTRACTION: THE RAFT OF THE MEDUSA | Fiction expérimentale | hdv | couleur | 10:0 | Portugal / Switzerland, Italy | 2020 voir plus
Larissa sansour, Søren Lind: al Mukhtabar | Vidéo expérimentale | 4k | noir et blanc | 28:0 | Royaume-Uni / Danemark | 2019 voir plus
Lesia vasylchenko: Zaraz | Fiction expérimentale | mov | couleur et n&b | 15:46 | Norvège | 2020 voir plus
Miguel mejias: The Foundation | Film expérimental | mov | couleur | 34:8 | Royaume-Uni | 2020 voir plus
Salomé lamas
EXTRACTION: THE RAFT OF THE MEDUSA
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 10:0 | Portugal | 2020

Extraction: The Raft of the Medusa is a meditation on humanity’s massive redesign of the planet and a dystopic pamphlet on the anthropocene. Extraction: The Raft of the Medusa portrays a brief moment of euphoria as the drifting occupants on the raft, hoping and praying to be rescued, appear to glimpse a possibility of salvation. We can almost hear the hoarse cries through which they attempt to draw attention to their desperate plight, mustering a final ounce of strength before the void. This is their last chance of survival. Extraction: The Raft of the Medusa refers to the colonial paradigm, worldview, and technologies that mark out regions of high biodiversity in order to reduce life to its conversion into a resource through capitalism, with an enormous environmental and social impact. It is an allegory for states of emergency in environmental policy, climate and migration, with an ethical-political purpose.


Salomé Lamas (Lisbon) studied cinema in Lisbon and Prague, visual arts in Amsterdam and is a Ph. D candidate in contemporary art studies in Coimbra. Her work has been screened both in art venues and film festivals such as Berlinale, BAFICI, Museo Arte Reina Sofia, FIAC, MNAC – Museu do Chiado, DocLisboa, Cinema du Réel, Visions du Réel, MoMA – Museum of Modern Art, Museo Guggenheim Bilbao, Harvard Film Archive, Museum of Moving Images NY, Jewish Museum NY, Fid Marseille, Arsenal Institut fur film und videokunst, Viennale, Culturgest, CCB - Centro Cultural de Belém, Hong Kong FF, Museu Serralves, Tate Modern, CPH: DOX, Centre d’Art Contemporain de Genève, Bozar , Tabakalera, ICA London, TBA 21 Foundation, Mostra de São Paulo, CAC Vilnius, MALBA, FAEMA, SESC São Paulo, MAAT, La Biennale di Venezia Architettura, among others. Lamas was granted several fellowships such as the Gardner Film Study Center Fellowship – Harvard University, Film Study Center-Harvard Fellowship, The Rockefeller Foundation – Bellagio Center, Brown Foundation – Dora Maar House, Fundación Botín, Fundação Calouste Gulbenkian, Sundance, Bogliasco Foundation, The MacDowell Colony, Yaddo, Camargo Foundation, Berliner Künstlerprogramm des DAAD. She collaborates with Universidade Católica Portuguesa and Elias Querejeta Zine Eskola. She collaborates with the production company O Som e a Fúria and is represented by Galeria Miguel Nabinho and Kubikgallery. salomelamas.info

Larissa sansour, Søren Lind
al Mukhtabar
Vidéo expérimentale | 4k | noir et blanc | 28:0 | Royaume-Uni | 2019

In Vitro is set in the aftermath of an eco-disaster. An abandoned nuclear reactor under the biblical town of Bethlehem has been converted into an enormous orchard. Using heirloom seeds collected in the final days before the apocalypse, a group of scientists are preparing to replant the soil above. In the hospital wing of the underground compound, the orchard’s ailing founder, 70-year-old Dunia is lying in her deathbed, as 30-year-old Alia comes to visit her. Alia is born underground as part of a comprehensive cloning program and has never seen the town she’s destined to rebuild.


Larissa Sansour Larissa Sansour is a Palestinian artist/director. Central to her work is the tug and pull between fiction and reality. In her recent works, she uses science fiction to address social and political issues. Working mainly with film, Sansour also produces installations, photos and sculptures. Sansour’s work is shown in film festivals and museums worldwide. In 2019, she represents Denmark at the 58th Venice Biennial. She has shown her work at Tate Modern, MoMA, Centre Pompidou and the Istanbul Biennial as well as the Berlinale, Rotterdam International Film Festival and BFI London Film Festival. Recent solo exhibitions include Bluecoat in Liverpool, Dar El-Nimer in Beirut and Nikolaj Kunsthal in Copenhagen. Sansour lives and works in London. Filmography 2019 In Vitro, 28’, Spike Island/Odeh Films/CPH Visuals. 2016 In the Future They Ate From the Finest Porcelain, 30’, Film London/Spike Island/Redeye Film. 2012 Nation Estate, 9’ 04’’, sci-fi, Beofilm/Redeye Film. 2012 Feast of the Inhabitants, 15’, short film. 2011 Trespass the Salt, 10’, 3-screen experimental documentary, with Youmna Chlala. 2011 Falafel Road, 60’, experimental documentary, with Oreet Ashery. 2009 A Space Exodus, 5’ 24’’, sci-fi, Beofilm. 2008 SBARA, 8’30’’, short film. 2008 Run Lara Run, 2’, short film. 2007 Soup Over Bethlehem, 9’30’’, experimental documentary. 2006 Happy Days, 2’ 30’’, short film. 2005 Bethlehem Bandolero, 5’ 12’’, short film. portrait.LIND.jpg download Søren Lind Soren Lind (b. 1970) is a Danish author, director and scriptwriter. With a background in philosophy, Lind wrote books on mind, language and understanding before turning to film and fiction. He has published novels, shorts story collections and several children’s books. Lind screens and exhibits his films at museums, galleries and film festivals worldwide. Recent venues and festivals include the 58th Venice Biennial, MoMA (US), Barbican (UK), Nikolaj Kunsthal (DK), Berlinale (D), International Film Festival Rotterdam (NL) and BFI London Film Festival (UK). He lives and works in London. Filmography – director 2019 In Vitro, 28’, Spike Island/Odeh Films/CPH Visuals. 2016 In the Future They Ate From the Finest Porcelain, 30’, Film London/Spike Island/Redeye Film. Filmography – script 2019 In Vitro, 28’, Spike Island/Odeh Films/CPH Visuals. 2016 In the Future They Ate From the Finest Porcelain, 30’, Film London/Spike Island/Redeye Film. 2012 Nation Estate, 9’ 04’’, sci-fi, Beofilm/Redeye Film. 2012 Feast of the Inhabitants, 15’, short film. 2009 A Space Exodus, 5’ 24’’, sci-fi, Beofilm. 2007 Burnt by the Sun, 30’, children’s film, directed by Thomas Østgaard, Beofilm.

Lesia vasylchenko
Zaraz
Fiction expérimentale | mov | couleur et n&b | 15:46 | Norvège | 2020

"ZaraZ" is a sci-fi video essay within the framework of experimental cinema, chronopolitics, and philosophy. In the post-communist era, after the fall of the Berlin Wall and the collapse of the Soviet Union, discourses of the end of history emerged. Instead of past-present-future structure, we are witnessing a temporal shift into the Now, which is continuously melting into the future present. “ZaraZ” reflects on the consequences of acceleration and alienation in modern societies. It portrays brutalist architecture sites, built to implement a “promise” for a brighter future into public spaces; and urban landscapes damaged by industrialisation and economic growth. Nostalgia for the future is expressed in disintegrating architectural forms of public and private spaces, and the possibility of multiple presents emerging out of multiple pasts. "ZaraZ" investigates speculative temporalities of the city and explore relations between time and architecture; virtual, real, and actual; current modes of how we instrumentalize history and memory. In a world of a single urban temporal synchronicity, the question remains: What Times are responsible for the production of imagined futures?


Lesia Vasylchenko is a Kyiv-born artist based in Oslo. Her practice spans between installation, moving image and photography. Vasylchenko is a co-curator of the artist-run gallery space Podium and a founder of STRUKTURA. Time, a cross-disciplinary initiative for research and practice within the framework of visual arts, media archaeology, literature, and philosophy. She holds a degree in Journalism from the Taras Shevchenko National University of Kyiv and Fine Arts from Oslo National Academy of the Arts. Her works have been shown among others at Haugar Art Museum; Tenthaus Oslo; Berlin Transnational Queer Underground; The Wrong New Digital Art Biennale; Korea Queer Film Festival.

Miguel mejias
The Foundation
Film expérimental | mov | couleur | 34:8 | Royaume-Uni | 2020

Étant conduit par une voix virtuelle, un homme ordinaire trouve refuge dans les bois. Là, il tentera de comprendre le mystère de sa situation.

Miguel Mejías (Tenerife, Spain, 1991) studied in Madrid screenwriting after having the studies in sociology and communication. After miscellany of other jobs as driver, cultural promoter, stevedore, journey laborer, editor, historical restorer, He is currently a professor of cinema and literature in Sundsvall, Sweden. His work has been selected for international festivals as Trieste, Toulouse, Experimental Superstars, International Film Festival of Las Palmas, Málaga, Mostra de Cinema Mediterraneo, Ismailia, Bogotá or Buenos Aires.


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Salomé Lamas propose une vision contemporaine du Radeau de la Méduse, et réalise un pamphlet dystopique sur l'anthropocène et l’exploitation massive de la planète par l'humanité, réduisant le vivant à sa transformation en ressources et en biens. Larissa Sansour et Søren Lind imaginent un monde in vitro, conséquence d’une catastrophe écologique, où un réacteur nucléaire abandonné sous la ville biblique de Bethléem abrite un immense verger. Quelques jours avant l'apocalypse, des scientifiques avaient préservé un patrimoine de graines, qu’ils se préparent à replanter à la surface. Dans cet essai de science-fiction, Dans un essai de science-fiction, Lesia Vasylchenko filme des paysages altérés par l'industrialisation, et explore ainsi les relations entre le temps et l'architecture. la désintégration des formes architecturales des espaces publics et privés exprime la nostalgie d’un avenir meilleur, soulignant l’instrumentalisation de l'histoire et de la mémoire. Dans un monde dépeuplé, Miguel Mejias suit un homme ayant trouvé un refuge dans les bois, conduit par la voix impersonnelle d'une femme virtuelle, seule représentation de la chaleur humaine et du désir.


mercredi

24 fév.
21h00

Séance en ligne
En direct de l'auditorium du Louvre
Live streaming, de 14h à 23h en accès libre : art-action.org/live
Espace 3D immersif, en accès libre : art-action.org/louvre

"Fact checking"

Shwan dler qaradaki: The Golden Wish | Vidéo | mov | couleur | 5:29 | Iraq | 2019 voir plus
Mario pfeifer: Again | Noch einmal | Documentaire | 4k | couleur | 40:0 | Allemagne | 2018 voir plus
Noor abed, Mark Lotfy: One Night Stand | Doc. expérimental | mov | couleur | 24:0 | Egypte | 2019 voir plus
Riccardo giacconi: Ekphrasis | Doc. expérimental | mov | noir et blanc | 19:0 | Autriche | 2019 voir plus
Shwan dler qaradaki
The Golden Wish
Vidéo | mov | couleur | 5:29 | Iraq | 2019

The backstory for The Golden Wish is that the danish left government`s suggestion that the police could be able to seize jewelry and valuables from asylum seeker as they arrive in to the country. The jewelry and the valuebles would finance board and lodging for the newcomers. In connection with this project I have been to Iraq and visited two large refugee camps outside of Suleimaniah. The refugee camps are Arbar and Barika and they are located 29 km southeast of the city Suleimaniah. In all their are 32 000 refugees in both camps together. I was on the lookout in their local marked and contacted jewelry dealers and private persons in the area. I then buyed their gold jewelry, melted and casted it to a text based installation, formed to the sentence: “Everything will be ok”.


I am a artist that works within drawing, painting, installation, video and film. Thematically in several of my work I have worked with my own experiences as a Kurdish refugee, but my experiences can provide knowledge of universal issues that can be linked to being a human being on the run. I am originally from Iraqi Kurdistan, I completed a five-year art education before fleeing due to persecution in 1997. After a challenging escape through 11 countries, I came to Norway in December 1999 and completed art education here as well.

Mario pfeifer
Again | Noch einmal
Documentaire | 4k | couleur | 40:0 | Allemagne | 2018

A violent supermarket incident involving a refugee in East Germany is reenacted in a film studio. Ten citizens observe and comment on the case, which highlights the blurred distinction between civil courage and vigilante justice


Producer / Director Mario Pfeifer's (*1981, Dresden / Germany) films explore representational structures and conventions in the medium of film and video, in locations ranging from Mumbai to New York, from Brazil to the Atacama dessert, from Tierra del Fuego to East-Germany to the Western Sahara. He conceives each project out of a specific cultural situation, researches social-political backgrounds and weaves cross-cultural art historical, filmic, technological and political references into a richly layered practice.

Noor abed, Mark Lotfy
One Night Stand
Doc. expérimental | mov | couleur | 24:0 | Egypte | 2019

Directors: Noor Abed, Mark Lotfy Original title: One Night Stand Country: Palestine, Egypt The film is based on the filmmakers’ actual encounter with an unknown European man, one night in a bar in Beirut. It was a fighter on the road to join the Kurdish militia fighting in the war against the Islamic State on the territory of Syria. The conversation was secretly recorded on a cellphone and serves as the script for animated modeled situations and performative reconstructions of that night. The film is also a formal polemic on the apparent authenticity of the documentary and the possibilities of representation of reality by means of simulations and modeled situations.


Noor Abed (b.1988 Jerusalem) is an interdisciplinary artist and filmmaker. She creates multimedia works on the boundary of performance, film and new media. Her practice examines notions of choreography and the imaginary relationship of individuals, creating situations where social possibilities are both rehearsed and performed. Her current research is concerned with the concept of Myth and the form of Magic Realism - and its close relation with colonial and post-colonial discourses. Mark Lotfy (b. 1981 Alexandria) is an experimental filmmaker. He explores the boundary between fictional narratives, documentary film, and media art. His practice questions the everyday, the contingent and the virtual. His current research is concerned with notions of nationalism, fundamentalism, emotionalism and heroism - not only through their ideological and performative mechanisms, but also technological ones. He examines framed structures in which new alienated subjectivities are being produced.

Riccardo giacconi
Ekphrasis
Doc. expérimental | mov | noir et blanc | 19:0 | Autriche | 2019

The film takes its cues from the events between 1939 and 1943, when the native German-speaking people of South Tyrol were given the option of either emigrating to neighbouring Nazi Austria (and other Third Reich territories) or remaining in Fascist Italy and being forcibly integrated into the mainstream Italian culture, thereby losing their language and cultural heritage. This system, enforced after an agreement between Mussolini and Hitler, was called the “Option Agreement”. The film also evokes the aftermath of the Option Agreement, including episodes of tension, conflict and terrorism between ethnic communities. As in a session of hypnosis, a voice describes a series of situations in second person. Devoid of any references to dates, names or locations, the voice describes a set of images connected to pivotal moments in the conflictual genealogy of the South Tyrolean territory. An exploration of a series of photographs from different archives, the film composes a visual study on the history and landscape of a territory in-between.


Riccardo Giacconi has studied fine arts at the IUAV University of Venezia. His work has been exhibited in various institutions, such as Grazer Kunstverein (Graz), ar/ge kunst (Bolzano), MAC (Belfast), WUK Kunsthalle Exnergasse (Vienna), FRAC Champagne-Ardenne (Reims), tranzitdisplay (Prague), Fondazione Sandretto Re Rebaudengo (Turin) and the 6. Moscow International Biennale for Young Art. He was artist-in-residence at the Centre international d'art et du paysage (Vassivière, France), lugar a dudas (Cali, Colombia), MACRO Museum of Contemporary Art of Rome, La Box (Bourges, France) and Künstlerhaus Büchsenhausen (Innsbruck, Austria). He presented his films at several festivals, including the New York Film Festival, Venice International Film Festival, International Film Festival Rotterdam, Visions du Réel and FID Marseille, where he won the Grand Prix of the International Competition in 2015. He co-founded the collective listening festival ‘Helicotrema’ and the audio storytelling studio ‘Botafuego’.


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Shwan Dler Qaradaki achète puis fait fondre des bijoux pour réaliser des lettres en or formant l’expression "tout ira bien", et interroge ainsi la conception politique dégradée de la valeur de la vie humaine, suite au projet du gouvernement danois en 2016, de saisir les biens des réfugiés arrivant dans le pays, pour payer leurs frais de subsistance. Dans un studio de cinéma, Mario Pfeifer reconstitue un violent incident impliquant un réfugié, retrouvé par la suite mort gelé attaché à un arbre. Ce drame, survenu en ex Allemagne de l’Est, est ici commenté par dix citoyens, interrogeant la notion de société civile, de courage et de déni. Interrogeant l'apparente authenticité du documentaire et les possibilités de représentation de la réalité au moyen de simulations, Noor Abed et Mark Lotfy retracent leur rencontre, dans un bar de Beyrouth, avec un homme européen sur le point de rejoindre la milice kurde en guerre contre l'État islamique. La conversation, secrètement enregistrée, sert de scénario à des situations modélisées animées et à des reconstitutions performatives. Riccardo Giacconi s'inspire d’événements survenus entre 1939 et 1943, suite à "l’accord d’option" conclu entre Mussolini et Hitler. Les germanophones du Tyrol du Sud avaient alors le choix : émigrer vers l'Autriche nazie voisine ou rester dans l'Italie fasciste et être intégrés de force dans la culture italienne dominante, perdant ainsi leur langue et leur héritage culturel.


    23 - 28 février 2021
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