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CENTRE POMPIDOU
Place Georges Pompidou - 75004 Paris
Métro: Hôtel de Ville, Rambuteau, Les-Halles, lignes 1, 4, 11
PT 6 euros - TR 4 euros
Accréditations et laissez-passer: gratuit dans la limite des places disponibles |
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[EXPOSITION MULTIMEDIA]
DU 26 NOV. AU 4 DEC.
Ouverture le 26 nov. à partir de 19h
Du 27 nov. au 4 déc. de 14h à 21h
FORUM -1, ENTREE LIBRE
"RE:MADE"
L'exposition "RE:MADE" présente neuf installations – vidéo, multimédia, net art – autour des notions de relecture et de réinterprétation. Neuf réponses distinctes et autonomes laissant apparaitre une géographie des médias et leur capillarité profonde avec notre quotidien. Les oeuvres choisies déplacent, détournent et réinterprètent un matériaux visuel et numérique pré-existant pour mettre en réflexion notre culture visuelle contemporaine et nos représentations.
Christophe BRUNO : Les lois de non conservation | Installation multimédia | France | 2010

Les Lois de Non-Conservation est un projet artistique et curatorial sur les questions de temporalité, d`émergence et d`obsolescence, dans le cadre des circuits de production-distribution-consommation du capitalisme de réseau. Il s`intéresse notamment aux processus de consommation de l`art sur différentes échelles de temps, des plus courtes aux plus longues, aux durées de vie des œuvres, à leurs pannes, leur disparition, leur réincarnation... à l`intrication entre observabilité et usage, entre sacré et profane. Il scrute des phénomènes mal identifiés, qui sont dans un no man`s land entre la pérennité de l`objet et le caractère éphémère de la performance, entre la déchéance de l`aura et sa résurrection.
www.cosmolalia.com/non-conservation-laws
Le dispositif se développe parallèlement avec le projet ArtWar(e), collaboration entre Christophe Bruno et le philosophe Samuel Tronçon. Artwar(e) est une plate-forme de « gestion des risques artistiques » dont l`ambition est de reformuler l`histoire de l`art, les attitudes performatives et relationnelles, ainsi que les pratiques curatoriales, en utilisant des concepts récents issus du marketing, comme les « courbes de Hype ». Artwar(e) a été produit avec l`aide de LES CAPUCINS – centre d’art contemporain (ville d’Embrun) www.lescapucins.org (direction artistique Caroline Engel)
dans le cadre du projet européen SMIR (eSpaces Multimédia pour l’Innovation et la Recherche en production culturelle) / programme Alcotra.
www.artwar-e.biz
Christophe Bruno vit et travaille à Paris. Son travail propose une réflexion critique sur les phénomènes de réseau et de globalisation dans les champs du langage et de l’image. Primé au Festival Ars Electronica en 2003 pour le Google Adwords Happening, une performance globale sur le « capitalisme sémantique », et au Share Festival à Turin pour Human Browser, il a aussi remporté le Prix ARCO nouveaux media 2007 de la Foire d’art contemporain de Madrid, avec son installation Internet Fascinum. Il est lauréat de deux aides du DICREAM (Ministère de la Culture et de la Communication - Centre National de la Cinématographie) en 2004 et 2006, pour ses projets Dreamlogs et Logo.Hallucination. A partir de mars 2011 il sera commissaire d`exposition pour l`espace virtuel du Jeu de Paume. Il partage son temps entre ses activités artistique et curatoriale, enseignement, conférences et publications.
Ses œuvres ont été présentées internationalement dans de nombreux festivals, musées, galeries et foires d’art contemporain : Jeu de Paume à Paris, ARCO Madrid, FIAC Paris, Biennale de Sydney, Palais de Tokyo à Paris, MOCA Taipei, Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, New Museum of Contemporary Art à New-York, Rencontres Internationales Paris-Berlin-Madrid, Biennale d’Art Contemporain de Tirana, HMKV Dortmund, Diva Art Fair à New-York, ArtCologne, Share Festival à Turin, Transmediale à Berlin, Laboral Cyberspaces à Gijon, galerie Sollertis à Toulouse, Gallery West à La Haye, Vooruit Arts Center à Gent, ICC Tokyo, Nuit Blanche de Paris, File Festival à Sao Paulo, f.2004@shangai, ReJoyce Festival à Dublin, P0es1s.net à Berlin, Microwave Media Art Festival à Honk-Kong, Read_Me Festival à Dortmund et Aarhus, Vidarte Mexico City…
Tony COKES : Shrinking Criticism| Vidéo | couleur | 0:12:33 | USA | 2009

Une des idées centrales du travail de Tony Cokes est l’opinion selon laquelle travailler avec plusieurs média à la fois est une stratégie qui peut permettre de rejouer et de questionner les caractéristiques de la production culturelle du capital global. Récemment, il a travaillé sur un projet de performance/vidéo autour de la critique d’art. Pour que ces pratiques, leur critique et leur contexte capitaliste frappent le spectateur et résonnent en lui de manière différente, un détour par le dub puissant et martelé du groupe Kromestar s’imposait. « Shrinking criticism » fait explicitement référence à un article, « The decline and fall of art criticism » (le déclin et la chute de la critique d’art) par l’écrivain anglais Julian Stallabrass qui dresse un réquisitoire convaincant contre le mélange de l’art, de la publicité, et des affaires que l’on observe dans l’art contemporain depuis deux décennies.
Tony Cokes est né en 1956. Il a passé un B.A au Goddard College dans le Vermont. Il a également participé à l’Independent Study Program du Whitney Museum, et a obtenu un M.F.A. à la Virginia Commonwealth University dans le Richmond. Dans une série de vidéos et d’installations produites depuis le milieu des années 1980, Tony Cokes se livre à des enquêtes sérieuse sur l’identité et l’opposition. Son travail interroge les influences des origines sur la construction de la subjectivité (personnelle, culturelle et historique), et également les genres et les classes perçus à travers ce qu’il nomme le régime représentationnel de l’image et du son qu’Hollywood perpétue, c’est-à-dire les médias et la culture populaire. La stratégie analytique de Cokes se constitue par des recadrage et des repositionnements. Ses critiques sont nourries par les cultural studies contemporaines, la théorie poststructuraliste, et les textes populaires ; il cite différentes pensées, de Louis Althusser, Malcolm X et Catherine Clément à Public Enemy et William Burroughs. Il travaille souvent avec des images d’archives, des images de films hollywoodiens, des commentaires de textes, des voix off et la musique populaire. Il a gagné des bourses et des prix de la fondation Rockefeller, de la fondation Guggenheim, du Fond national pour les arts, du New York State Council for the Arts, et de la Fondation pour les arts de New York. Les vidéos et les installations multimédia de Cokes ont été montrées dans plusieurs expositions, notamment au Museum of Modern Art, au Whitney Museum of American Art, au Guggenheim Museum Soho, et au New Museum of Contemporary Art à New York; à l’Institute of Contemporary Art de Boston, et à la Documenta X de Kassel. Cokes enseigne actuellement à la Brown University. Il vit actuellement à Providence, Rhode Island.
Ryoji IKEDA : data.matrix [n°1-10] | Installation multimédia | Concept, composition: Ryoji Ikeda - Computer graphics, programming: Shohei Matsukawa, Norimichi Hirakawa, Tomonaga Tokuyama | Japon / Royaume-Uni | 2006-2010

« data matrix [n°1-10] » est une installation pour multi-écrans mettant en avant des séquences vidéo du concert audiovisuel d’Ikeda « datamatics [ver.2.0] », dans lequel il a utilisé des datas pures comme source sonore et visuelle. Les images mêlent des présentations abstraites et mimétiques de la matière, du temps et de l’espace.
Chacune des projections vidéo correspondent avec les dix scènes représentées dans le concert et est nommée en conséquence. Ikeda a soigneusement reconstitué les scènes afin qu’elles soient parfaitement synchronisées les unes avec les autres. Pour la première fois, l’ensemble des « datamatics [ver.2.0] », célèbres pour leur vitesse d’image extrême et leur profondeur variable, peut être visionné en une fois.
« data.matrix [n°1-10] » a été présenté pour la première fois au Museum of Contemporary Art Tokyo (d’avril à juin 2009), pour lequel il a recomposé son travail pour obtenir une synchronisation avec d’autres installations à une grande échelle, « data tron [3 SXGA+ version] » . Cette œuvre a été montrée à Trans-Cool TOKYO: Contemporary Japanese Art de la collection MOT, au Bangkok Culture and Art Centre en Thailand (Février-mars 2010).
Principal compositeur japonais et artiste plasticien, Ryoji Ikeda est tourné vers la minutie des ultra-sons, des fréquences et des caractéristiques essentielles du son lui-même. Fasciné par les data, la lumière et le son, il sculpte la musique, le temps et l’espace par des méthodes mathématiques et explore ces phénomènes comme des sensations, mettant à part leur propriétés physiques pour révéler leur relations avec la perception humaine. Ikeda a acquis la réputation d’être un des rares artistes à travailler de manière convaincante les médias sonores. Depuis 1995, il a été intensément actif, avec ses concerts, ses installations et ses enregistrement, intégrant des éléments sonores, acoustiques et des images sublimes. Il a été salué par la critique comme étant un des compositeurs contemporains les plus radicaux et innovants pour ses performances live, ses installations sonores et ses sorties d’album. Ses albums « +/- (Touch, 1996) », « 0°C (Touch, 1998) » et « matrix (Touch, 2000) » ont été pionniers dans leur minimalisme de leur musique électronique, utilisant des ondes sinusoïdales et intégrant des sons électroniques et du son blanc. Utilisant un ordinateur et des technologies numériques jusqu’à leur extrême limite, ses concerts audiovisuels « datamatics (2006 – present) », « C4I (2004 – 2007) » et « formula (2000-2006) » préfigurent une vision unique de notre culture et notre environnement multimédia futurs. Son travail en cours, « datamatic », est un programme à long terme d’image en mouvement, d’œuvre sculpturale et sonore, avec les nouvelles technologies, qui utilisent les datas comme des thèmes et matériaux pour explorer les manières dont leur vision abstraite est utilisée pour encoder, comprendre et contrôler le monde.
Pendant l’été 2008 ; Ikeda a produit une série d’œuvres assez grandes dans l’espace public pour Dream Amsterdam, éclairant quatre espaces culturels et civiques avec une lumière intense et blanche. A l’automne, son concept –« spectra » a été adapté pour la Nuit Blanche, le festival d’art nocturne de Paris. Dans cette version, Ikeda a créé une sculpture monumentale avec une grille de puissants faisceaux lumineux et des ondes pures de sons sinusoïdaux près de la tour Montparnasse, la plus grande tour française. Plusieurs expositions solos se sont tenues récemment au Musée d’art contemporain, Tokyo; au Yamaguchi Centre for Arts and Media; au Laboratoire, Paris; à l’Ikon Gallery, Birmingham; à la Surrey Art Gallery, Vanvouver. Son travail a été également exposé au Victoria and Albert Museum, London; à l’Australian Centre for Moving Image, Melbourne et au Transmediale Festival, Berlin, entre autres. Le spectre polyvalent des recherché d’Ikeda s’incarne également dans ses collaborations avec Carsten Nicolai pour le projet « cyclo » et avec le chorégraphe William Forsythe/Frankfurt Ballett, l’artiste Hiroshi Sugimoto, et l’architecte Toyo Ito et le collectif d’artistes Dumb Type, entre autres.En 2001, Ikeda a été lauréat de l’Ars Electronica Golden Nica prize en musique numérique et il a été sélectionné pour les World Technology Award en 2003.
JODI : Geogoo 2010 | Installation net-art | Pays-Bas | 2009-2010
JODI explore notre représentation du monde à l'ère
d'Internet et de Google. Des services tels Google Maps ont changé
radicalement notre perception en transformant la Terre en une immense
surface commerciale. En projetant les constructions géométriques
de ces outils en ligne dans la réalité et inversement,
en superposant leurs grilles de lectures et balises comme des chemins
de jogging, le Parc Royal de Bruxelles devient le point de départ
d'une dérive symbolique et mystérieuse dans un réseau
d'associations amplificatrices et déconstructivistes traversant
la capitale de l'Europe, la Belgique, l'espace des réseaux
et des données. Dans GEOGOO (Info Park), tout est susceptible
de construire sens, cela ne dépend que de vos capacités
à déconstruire et reconstruire: les scintillements
radiaux du rond soleil, les 3 platines rondes de DJ dans un triangle
parfait à la disposition des visiteurs (attention au backmasking!),
ou encore ce parcours fou de jogging entre les ronds-points de Bruxelles.
Et si vous ne pouvez reconfigurer, il suffit de contempler, c'est
juste rondement beau.
JODI est formé par deux artistes, Joan Heemskerk (Pays-Bas)
et Dirk Paesmans (Belgique). Ils sont les pionniers du net art,
après avoir été parmi les premiers artistes
à créer des uvres en ligne, dans les 90's. Ils
explorent et subvertissent les conventions de l'Internet, des logiciels
informatiques et des jeux vidéo. Le travail de JODI a été
présenté notamment, à la Documenta X, au ZKM
(Karlsruhe), au Netherlands Media Art Institute Montevideo, (Amsterdam),
au Solomon R. Guggenheim Museum (New York), au FACT Centre (Liverpool),
au Centre for Contemporary Art (Glasgow), aux Rencontres Internationales
Paris/Berlin/Madrid, au Stedelijk Museum (Amsterdam).
Joan LEANDRE : In the Name of the Kernel Series - Magic Line | 00:22:59 | Espagne, Catalogne | 2010
| Vidéo | couleur | 0:25:00 | Espagne | 2010

Depuis 2006, le travail de Joan Leandre porte essentiellement sur l’analyse et la déconstruction de logiciels de jeux, de simulation ou d’entraînement militaire. « In the Name of Kernel ! The Magic Line » est la troisième installation de la série « In the Name of Kernel », nous introduisant dans la pratique critique de Leandre qui s’intéresse à l’interprétation des medias et à inverser cette ingénierie pour un nouveau public. « In the Name of Kernell » regroupe, en un cycle ouvert, ses dernières vidéos. Produites à partir de logiciels dont il modifie les paramètres elles transforment “une machine à produire du réel en une machine à produire une illusion”. Elles proposent au spectateur une fiction narrative complexe dans laquelle il peut décoder les mécanismes de la fascination technologiques à laquelle nous sommes habituellement soumis, mécanismes qui vont ensuite conditionner notre perception du monde. C’est en ce sens qu’il faut considérer l’œuvre de Joan Leandre comme une œuvre subversive.
Joan Leandre vit et travaille à Barcelone. Il un interprète et un membre d’ OVNI Archives(Observatoire de Vidéos Non Identifiées). depuis 1994. De 1994 à 1996, il a travaillé sur une série de piratage des medias intitulée MAP (Mega Assemble Project), Fundación Zero et Serial Monuments. De 1995 à 1997, il a collaboré au projet « Oigo Rom », et plus tard en 1998 à Brooklyn, aux « President Archives ». En 1999, il a commencé à travaillé est les logiciels de divertissement grand public et a commencé le projet « Retroyou (RC) and Retroyou (nostalG) », et il continue à travailler avec la série « Retroyou nostalg2 and the Black Boot Project ».D’autres projets collectifs ont été montés, comme « Velvet Strike » et « the Archivos Babilonia ». Joan Leandre est un interprète des médias, un archéologue de l’Internet. Il y fait des fouilles permanentes et collectionne des données. Il archive sur son propre site quantité d’informations qui sont « oubliées », sur le site d’une entreprise par exemple, ou, au contraire qui ne feront qu’une courte apparition avant de devenir confidentielles ou que leur lecture soit rendue impossible par une évolution technologique qui les rende muettes. Allant au-delà de la convivialité apparente de telle ou telle interface, il tend à faire émerger une prise de conscience de ce que la machine est capable de nous faire faire grâce à notre du pouvoir du conditionnement idéologique dans lequel nous plongent les images pour la compréhension du réel qui est le nôtre aujourd’hui. Depuis 2006, le travail de Joan Leandre réside essentiellement sur l’analyse et la déconstructionde jeux video, de logiciels de simulation ou d’entrainement militaire. Son travail a été montré au Sonar festival, Barcelone, au Transmediale, Berlin ; à la Whitney Biennial du Whitney Museum of American Art, New York, au Centre d’art contemporain Laboral, Gijon, à la biennale de Moscou, et au ZKM, Karlsruhe.
Manuel SAIZ : Sic transit | Vidéo | couleur | 0:05:00 | Espagne | 2009

“Sic Transit” est un court-métrage dans lequel des gens courent vers la caméra pour sortir des phrases, en plein l’essoufflement et dans une intensité émotionnelle particulièrement forte. Le texte est seulement complété par le récit de tous les participants et il forme ensuite un dépouillement poétique de la rencontre de l’artiste avec le poids des siècles d’art et de culture. La vidéo a été tournée près du fleuve à Rome, avec la collaboration d’artistes étrangers vivant dans la ville.
Manuel Saiz a commencé sa carrière d’artiste en1980 en Espagne, avec des peintures, des sculptures, de la photographie et des installations. Il expose régulièrement depuis lors dans des galeries publiques ou commerciales partout dans le monde. En 1989, il a pris part à une exposition de groupe à la Biennale de Sao Paolo et en 1990 à « Artificial Nature » curaré par Jeffrey Deitch à la Fondation Deste à Athènes. Depuis 1995 ; il travaille principalement avec la vidéo et les installations multimedia. En 1998, il a emménagé à Londres où il y a produit « Video Hacking », qui a obtenu la mention honorable au Festival de film d’Hambourg. En 2005, il a produit « Spectialized technicians Required : Being Luis Porcar », premier prix dans le Winterthur Kurtztfilm Festival et mention honorable à Transmediale 06. Il a également curaté des expositions importantes dans des institutions prestigieuses.
Alexander SCHELLOW : Fragment/Vienne | Animation | dv | noir et blanc | 0:10:10 | Allemagne | 2009

« fragment » est une animation documentaire d'environ 10 minutes divisée en 6 séquences. Les vues reconstruites et muettes d'une salle de vidéosurveillance d'une station de métro viennoise, alternent systématiquement avec un écran noir, auquel sont attribués les prises de sons réelles analogues aux moments des extraits visuels correspondants. Les bruits fragmentés, enregistrés sur place, servirent dans la pratique du dessin comme une notice sonore, une sorte de « score » (« partition ») pour la reconstruction. La séparation et la constellation des éléments visuels et sonores tendent à activer dans le regard de l'observateur de possibles champs d'associations et de combinaisons. « fragment » creuse dans la surface visuelle trouvée, pose librement d'une certaine façon une archéologique prospective qui par instants laissent apparaître des images presque surréelles. Chacune des trois parties réalise cela avec une autre mise au point de l'analyse optique, de telle façon qu’au fur et à mesure de l'observation une structure toujours plus complexe de régimes visuelles commence à s'étendre.
Alexander Schellow est né en 1974 à Berlin. Il a fait des études d’arts plastiques à Berlin et à Glasgow ainsi que la philologie latin/grec et le sanskrit à Berlin également. Il dessine depuis 1996. Il crée ainsi des séries de dessins, des installations et des animations mais collabore aussi à des projets de performance ou de chorégraphie, d’architecture, de recherches urbaines et de sociologie. Depuis 1999, il a montré son travail dans des expositions solos ou des expositions de groupe, des projections pour le théâtre et des conférences. Ses publications comptent le projet du livre « Storyboard » chez Merz/Solitude (Stuttgart) et le DVD « Still lives » à Filmarmalade (Londres). Ses plus récents projets par exemple « Out take Bolzen/Bolzano » (pour l’inauguration de « Museion » au Musée d’art moderne et contemporain, Bolzano 2008), « Miniature » (avec David Weber-Krebs) à deAppel, Amsterdam, 2009 et 2010, « TiranaNorth – trajectories » pour la Biennale internationale d’art contemporain de Tirana, Albania 2009 et « 2481 desaster zone » (conception de l‘espace) avec theatercombinat, Vienna 2009. Il a été en résidence à l‘Akademie Schloss Solitude (Stuttgart) et boursier de la 2008 Pechstein-fellow. Le projet « Bambiland » (theatercombinat, Vienna, 2009), pour lequel Schellow a conçu l’espace et une série de films animés,et qui a gagné le Nestroy (best Off-Production, 2009). En 2010, il a été en résidence à la Zukunftskolleg (University of Konstanz, Germany). Il enseigne les pratiques de l’espace à la Metropolitan-University de Londres et dans le cadre de workshops, par exemple à l‘APT (Advanced Performance Training, Antwerp).
Antoine SCHMITT : Systemic | Installation multimédia interactive | France | 2010

Systemic est une installation monumentale interactive in situ qui consiste en la relecture d`un lieu public existant par la vidéoprojection sur ses espaces architecturaux d`une population de vecteurs-flèches blancs extrêmement dynamiques qu`ils habitent ainsi, et qui incarnent les forces invisibles à l`oeuvre au sein des structures du bâtiment. Sensibles aux humains qui y passent, ils réinterprètent aussi les forces de mouvement et d`intention autour et entre des visiteurs, et entre les visiteurs et le bâtiment. Très fluides, dynamiques, autonomes, dotés de comportement individuels et de groupe, ces vecteurs-forces procèdent par attraction, répulsion, curiosité, ennui, désir, volonté propre et psychologie de foule. Grouillants, ils habitent le sol, les mur, le plafond du lieu, qu`ils considèrent comme leur territoire et dont ils connaissent les moindres recoins sur lesquels ils glissent et se frottent de manière physique.
Systemic s`inscrit dans une approche artistique personnelle commencée il y a 15 ans et focalisée sur la plastique des forces à l`oeuvre, et dans un processus général de confrontation de cette approche avec des champs de création traditionnels tels la musique, la danse ou l`architecture.
Artiste plasticien, Antoine Schmitt crée des oeuvres sous forme d’objets, d’installations ou de situations à l’esthétique minimale et radicale, pour traiter de la notion de mouvement propre, en tant que forme et en tant que point de vue. Héritier de l’art cinétique et de l’art cybernétique, nourri de science-fiction dans sa dimension philosophique, il révèle et manipule littéralement les forces à l’oeuvre, pour questionner les modalités de l`être libre au sein de systèmes de réalité complexes.
Son travail a reçu plusieurs prix dans des festivals internationaux, parmi lesquels transmediale.07 (deuxième prix 2007) et Ars Electronica (deuxième prix 2009). Il a été exposé entre autres au Centre Georges Pompidou (Paris), à Sonar (Barcelone), au CIAC de Sienne (Italie) et dans plusieurs Nuits Blanches (Paris, Bruxelles, Madrid, Metz, Amiens). Il fait partie des collections de l’Espace Gantner (Bourogne, FR) et du fond Digitalarti (Paris, FR).
UBERMORGEN.COM : Black n White : P’retty Ugly | Installation net-art |Autriche, Suisse | 2010

"Notre intention est de travailler exclusivement avec le pixel
comme idée et comme matériel brut. Le pixel est notre
peinture, notre bois ou notre pierre, le langage html notre pinceau
ou notre tournevis et le navigateur à la fois la toile et
le musée. Nous puisons dans les objets artistiques conceptuels
bien connus de Judd, Lewitt, Graham, Haacke, IRWIN, etc. pour en
extraire des remakes numériques qui nous servent de règles
visuelles."
Créé à Vienne (Autriche), Übermorgen
est composé du duo Hans Bernhard et LIZVLX, figures centrales
du net art en Europe. Derrière Übermorgen, se trouve
l'une des personnalités les plus incomparables - controversées
et iconoclastes - de la techno artistique européenne contemporaine
avant-gardiste. L'uvre d'Übermorgen.com est unique, non
pas à cause de ce qu'ils font, mais par le comment, quand,
où et pourquoi ils le font. L'ordinateur et le réseau
sont (ab)usés pour créer de l'art et combiner ses
multiples formes. La fusion permanente de faits et de fictions vise
un concept élargi du matériel de travail, qui, pour
Übermorgen, inclut également les droits (internationaux),
la démocratie et la communication mondiale (boucles imput-feedback).
En allemand " Übermorgen " veut dire " après-demain
" ou " super-demain ". Leur travail a été
primé plusieurs fois à Ars Electronica, ainsi qu'à
la Transmediale et à Viper. Ils sont notamment exposé
au Musée d'art contemporain de Tokyo, C3 Budapest, SFMoMa,
Arco Madrid, Kunsthaus (Graz), Kunstlerhause (Vienne), iMAL (Bruxelles),
Art Fair (Bâle), PAN I Palazzo delle Arti (Naples), Biennale
de Sydney, Transmediale 08 (Berlin), au New Museum/Rhizome (New
York), à la Biennale of the End of the World (Ushuaia, Argentine),
au Laboral (Gijón), au Moca (Taipei), au NTT ICC (Tokyo),
Ars Electronica (Linz). Übermorgen a reçu en 2008 le
prix Arco-Beep.
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