Catalogue 2021
Parcourez ci-dessous le catalogue 2021 des Rencontres Internationales, ou effectuez une recherche dans les archives des oeuvres présentées depuis 2004. De nouveaux extraits vidéos sont régulièrement mis en ligne, les images et les textes sont également progressivement mis à jour.
Isabell Heimerdinger
Soon It Will Be Dark
isabell heimerdinger
Soon It Will Be Dark
Film expérimental | 4k | | 22:49 | Allemagne | 2020

La vie sur l'île suit le rythme changeant du jour et de la nuit. Là où l'unique route s'enfonce dans la forêt, l'air devient plus chaud, plus humide. Ici, à l'ombre des grands arbres, un homme travaille avec son outil. Les sons qu'il produit se mêlent à ceux de la nature qui englobe tout. Son quotidien est rythmé par l'ombre et la lumière jusqu'au coucher du soleil. La nuit, à l'autre bout du chemin, sa solitude est adoucie par les voix des autres, près du feu qui réchauffe, jusqu'aux premières lueurs du jour.

Isabell Heimerdinger est née à Stuttgart, en Allemagne. Elle a étudié la sculpture à la Kunstakademie Düsseldorf (Allemagne) et a obtenu un Master en photographie au California Institute of Arts de Los Angeles (USA). Pendant ses années à Hollywood, elle a gagné sa vie en travaillant dans l'animation d’effets spéciaux. Sans surprise, son travail artistique tourne autour des conditions de réalisation des films. En 2008, elle a tourné en France son premier film court narratif, "Detour", puis une série de films expérimentaux à Pékin ("Good Friends", "Blind Date", "Mr. Xu") et en Italie ("Giorgio"). Si les décors de ses films sont toujours réels, les histoires et les personnages qui les habitent ne le sont pas. Elle vit et travaille à Berlin. Ses films ont été présentés entre autres à la Berlinische Galerie, Berlin (Allemagne); au Kino Arsenal, Berlin (Allemagne); au Centre George Pompidou, Paris (France); à Art Film at Art Basel, Bâle (Suisse); au Kunstmuseum St. Gallen, Saint-Gall (Suisse) et dans divers festivals internationaux de cinéma.

Ronja HEMM
For Your Sake
ronja hemm
For Your Sake
Documentaire | 4k | couleur | 37:56 | Allemagne | 2020

Two daughters of a Nepalese Tamang family are preparing to study abroad. Their hopes for a better life are high, but the price is immeasurable. They have to leave behind what is the Tamang people‘s greatest good: their family. The sisters seek a conversation with their mother and grandmother, who still live arduous lives following the old tradition.

Ronja Hemm grew up in Bamberg and studied time-based media at University of Applied Sciences in Mainz. During her studies she devoted herself mainly to documentary formats. The documentary film For Your Sake is her graduation film.

Margaux HENRY-THIEULLENT, en collaboration avec Molpé
Sublime
margaux henry-thieullent , en collaboration avec Molpé
Sublime
Vidéo expérimentale | mp4 | couleur | 2:10 | France | 2020

"Sublime" est un texte écrit en 2018 par la plasticienne Margaux Henry-Thieullent. Elle a ensuite donné carte blanche à la musicienne Molpé en 2019 pour la création musicale. En 2020, "Sublime", devient un projet a vocation immersive et expérimentale. À partir d'un travail de sculpture digitale sur iPhone, Margaux Henry-Thieullent réalise une série intitulée "Encore des Morceaux" de quatre vidéos, toutes produites au début de la période de confinement en France. "Sublime", est la première vidéo de cette série. Elle questionne la construction de notre mémoire contemporaine laissant place à l’émergence de récits organiques. Dans le projet "Sublime", on assiste directement à l'éclatement de la caverne digitale. Notre société du spectacle navigue violemment au cœur de lieux oniriques, des théâtres virtuels où se désacralise le réel. D’autres perceptions du dehors se dessinent alors, certainement par nécessité, à la frontière d’un nouveau langage : celui qui nous rassemble encore.

Margaux Henry-Thieullent, est une artiste plasticienne française. Architecte, diplômée de Paris Malaquais en 2019, elle montre pour la première fois son travail de dessin la même année au salon DDessin à Paris (France) ainsi qu'au Festival Vrrraiment à Toulon (France). En octobre 2020, la Galerie 5un7 à Bordeaux (France) présente son travail. Dès la réouverture des lieux de culture, Margaux Henry-Thieullent participera à l'exposition collective, "Vaste Monde #2" organisée par la Villa Beatrix Enea, Centre d'Art Contemporain d'Anglet (France). Elle travaille actuellement sur son premier solo show pour 2021, qui sera présenté à la Cité des Arts de Bayonne (France).

Linn Nora HENZ
She is leaving home
linn nora henz
She is leaving home
Film expérimental | mov | | 5:25 | Suisse | 0

Trouvaille. Une silhouette de fille dans des images d'archive de la Croix Rouge. Se tisse un voyage sensoriel vers elle, spéculation d'un désir d'échapper au vent, au monde désert, d’échapper au temps stagnant et de se découvrir femme.

Linn Nora Henz est née en 1997 à Zurich. Elle intègre l'Université de Zurich (Suisse) en lettres, puis l’ECAL - École cantonale d’art de Lausanne (Suisse) pour une année préparatoire. Elle poursuit ses études à la HEAD - Haute école d'art et de design de Genève (Suisse), au Département Cinéma avec une spécialisation en montage. En outre, elle collabore à des recherches curatoriales et multidisciplinaires.

Jürgen HILLE
space capsule III
jürgen hille
space capsule III
Vidéo expérimentale | mp4 | noir et blanc | 1:26 | Allemagne | 0 | 2020

Cette vidéo est une réaction artistique à la pandémie de Covid qui s’est déroulée au cours de la dernière année. Une bouée, dispositif passif et fixe de signalisation, que je remplis d’images souvenir et d’impulsions de mouvement. Un drone monte et descend. Je montre les êtres humains en tant que foule dans un stade de football et en petit groupe de vacanciers sous un parasol sur une plage déserte.

1961: naissance à Düsseldorf, en Allemagne. 1980-86: études de beaux-arts, Kunstakademie Düsseldorf (Allemagne). Depuis 1993, travaux libres de vidéo documentaire et expérimentale

Baba HILLMAN
Kitâb al-isfâr: Book of the Journey
baba hillman
Kitâb al-isfâr: Book of the Journey
Doc. expérimental | 16mm | couleur et n&b | 58:0 | Canada | Espagne | 2020

Poème cinématographique immersif sur un voyage de retour long de sept ans, "Kitâb al-Isfâr: Livre du voyage", entremêle des histoires d’expérience de mort imminente et d'expériences mystiques en Andalousie. À 19 ans, je me suis mise en route, dans l’espoir de trouver le sens de la vie en "essayant tout". J'ai acheté une voiture pour 20 Mark dans un café d'Ulm. Je l'ai peinte à la bombe en jaune et vert et j’ai roulé de la Hollande à l'Espagne en passant par la Roumanie, dormant sur la banquette arrière dans une couverture rouge. Sur la route de Malaga, au sommet d’une montagne, les freins ont lâché. Alors que la voiture dévalait la pente et s'écrasait, j'ai perdu connaissance, avant d’avoir des visions pendant trois jours et trois nuits. Qu'ai-je vu, qu'ai-je compris ? Le Shaykh al-Akbar, Ibn 'Arabi, mystique et philosophe soufi, écrit que le voyage n'a de véritable sens que s'il apporte un nouveau départ. En voyageant, le cœur devient le but.

Baba Hillman est artiste et cinéaste. Elle a grandi au Japon, au Venezuela et au Panama, et travaille entre la France et les États-Unis. Ses films et ses performances interrogent la mémoire, l'histoire, la perception, ainsi que la poétique et la politique du lieu, du langage et du corps. Ses films ont été projetés dans des festivals et des musées, notamment au Museum of Contemporary Art de Los Angeles (USA); au FIDMarseille (France); au Edinburgh Film Festival (Royaume-Uni); à l'Anthology Film Archives, New-York (USA); au Ann Arbor Film Festival (USA); à la National Gallery of Art de Washington D.C. (USA); au Athens Avant Garde Film Festival, Athènes (Grèce); à l’ICAIC - Institut cubain des arts et de l’industrie cinématographique de La Havane (Cuba); à l'Africa World Documentary Festival de Yaoundé (Cameroun); à MIX Brazil (Brésil) et au European Media Art Festival d'Osnabrück (Allemagne).

Gavin HIPKINS
Album
gavin hipkins
Album
Film expérimental | 4k | couleur et n&b | 14:45 | Nouvelle-Zélande | 2020

La lettre d'un jeune homme à sa mère, envoyée en Nouvelle-Zélande depuis l’Angleterre pendant la première guerre mondiale. Les parcs royaux de Londres forment un cadre pittoresque pour repenser l'empire, le tourisme et la nostalgie, dans ce film hybride qui présente les photographies et les écrits du grand-père de l'artiste sur ses voyages dans l’armée.

Gavin Hipkins est artiste et est installé à Auckland, en Nouvelle-Zélande. Il est titulaire d'un Master en Arts Visuels de l'Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver (Canada). Il est actuellement professeur d’arts visuels à la Elam School of Fine Arts de l'université d'Auckland. Son travail interroge l'État, en particulier dans les pays colonisés, à une époque de communautés réimaginées et d’idées d'utopie sociale et politique. Ses récents travaux sur l'image en mouvement abordent le film comme un art qui brouille les genres conventionnels de l'essai, du documentaire et des structures narratives expérimentales. Il a participé à de nombreuses reprises à des expositions et festivals de cinéma d’envergure internationale, notamment: 16e 25FPS International Experimental Film and Video Festival, Compétition internationale, Zagreb (Croatie) [2020]; Rencontres Internationales Paris/Berlin [2020] ; 33e Stuttgarter Filmwinter: Festival for Expanded Media, Stuttgart (Allemagne) [2020]; Festival international du film de Nouvelle-Zélande [2020]; Videoex, Zurich (Suisse) [2019]; The 9th Asia Pacific Triennial of Contemporary Art, Gallery of Modern Art, Brisbane (Australie) [2018]; Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas) [2018, 2015]; Festival international du court métrage d’Oberhausen, Compétition internationale (Allemagne) [2017, 2016]; Jewish Museum New York (USA) [2015]; MAD - Museum of Arts and Design , New York (USA) [2014]; Edinburgh Art Festival (Royaume-Uni) [2014].

Kerstin HONEIT
[zi:lo]5
kerstin honeit
[zi:lo]5
Vidéo expérimentale | 4k | couleur | 17:17 | Allemagne | Canada | 2019

Le Silo 5, autrefois le plus grand grenier au monde, a été célébré par l'architecte Le Corbusier en 1927 en tant qu’aperçu d'une modernité utopique et d'un avenir esthétique de l'architecture. Depuis les années 90, le gigantesque complexe de silos de Montréal est une ruine industrielle, bien trop grande pour être démolie. Le grenier abandonné, devenu par la force des choses un monument à l'extractionnisme colonial global, marque, en tant que lieu de stockage, le point de départ de la pièce vidéo [zi:lo]5. L'œuvre aborde différents gestes et technologies de conservation et de collecte et, par conséquent - simultanément et indissociablement - des questions relatives aux notions d'écrasement, de suppression ou de réécriture. Sous l'angle d'un futur proche (et queer), les collections s'exposent comme des accumulations de lacunes et d'omissions. Ces vides deviennent des corps résonnants ayant le potentiel d'ouvrir des espaces à d'autres pratiques de stockage intermédiaire.

Kerstin Honeit a étudié les beaux-arts et la scénographie à la Kunsthochschule Berlin Weissensee (Allemagne). Elle vit à Berlin (Allemagne) et enseigne l'art médiatique à la Hochschule für Grafik und Buchkunst Leipzig (Allemagne). Dans sa pratique en tant qu'artiste et réalisatrice, elle travaille à l’intersection de différentes formes de mise en scène. Sa recherche artistique se concentre sur l'étude des mécanismes de représentation dans la production de mondes d'images hégémoniques, notamment en relation avec les modes de traduction culturels et linguistiques dans le contexte des images en mouvement. Depuis 2006, elle a présenté son travail dans plusieurs expositions et festivals, notamment: La Centrale galerie Powerhouse, Montréal (Canada); HMKV – Hartware MedienKunstVerein, Dortmund (Allemagne); São Paulo International Short Film Festival, São Paulo (Brésil); Ruhrtriennale, Bochum (Allemagne); Kunsthalle Rostock, Rostock (Allemagne); Neuer Berliner Kunstverein, Berlin (Allemagne); OFF Biennale Cairo, Le Caire (Égypte); Videoart at Midnight, Berlin (Allemagne); MMOMA - Moscow Museum of Modern Art, Moscou (Russie); Schwules Museum, Berlin (Allemagne); Fajr International Film Festival, Téhéran (Iran); HKW – Haus der Kulturent der Welt, Berlin (Allemagne); Internationale Kurzfilmtage, Oberhausen (Allemagne); SixtyEight Art Institute, Copenhague (Danemark); Berlinische Galerie, Berlin (Allemagne); Les Complices*, Zurich (Suisse); Videonale, Bonn (Allemagne); Gallery 400, Chicago (USA); CCNY – Camera Club of New York (USA); Arsenal - Institut für Film und Videokunst, Berlin (Allemagne).

Krzysztof HONOWSKI
Beasts Of No Nation
krzysztof honowski
Beasts Of No Nation
Film expérimental | mov | couleur | 9:28 | Allemagne | 2019

An essay film about crowds, nationalism, and the loneliness of rollercoasters. Born in London to Polish immigrants and now living in Germany, Krzysztof Honowski is very confused by what is happening right now in the two countries that he comes from. Examining the roots of his own political disappointment Honowski, together with the German actress Laura Sundermann, attempts to create a narrative that “speaks for a generation”. This is of course impossible, and this parody of a grand narrative soon gets derailed by the small details of the everyday. Honowski and Sundermann’s narrator must instead confront their own cowardice, exhaustion, and disavowal.

Born in London in 1986, Krzysztof Honowski studied English Literature at the University of Cambridge, and completed his postgraduate studies in Art at the Slade School of Fine Art in London and the Academy of Media Arts (KHM) Cologne. He is a doctoral candidate in Art Theory at the Academy of Fine Arts Vienna. He has presented performances and exhibitions throughout Europe. These include 'Kustom Kar Kommandos Karaoke' (2015-16) at the Barbican London, Sound Acts Festival Athens, and a.m. London as well as 'And Now The Screen Is Struck By Lightning' at Tropez Berlin in 2019. Group presentations include Kunsthalle Düsseldorf, Art Cologne, and Jewish Museum Berlin. In 2019 his short film 'Beasts Of No Nation' had its world premiere at the Ruhrtriennale and was selected for the Official German competition at the International Short Film Festival Oberhausen 2020. In 2021 the film was chosen by the German Short Film Association for their Emerging Artists programme. A new installation will be presented at Kunstverein Leverkusen in 2021.

Laura HUERTAS MILLÁN
Jíibie
laura huertas millÁn
Jíibie
Documentaire | dcp | couleur | 24:45 | France | Colombie | 2019

Le rituel de fabrication de la poudre de coca verte (appelée « mambe » ou « Jiíbie ») dévoile un mythe ancestral de parenté, dont la transmission se fait par tradition orale. Dans la communauté amazonienne Muina Murui, la plante de coca n’est pas un produit de consommation, mais une interlocutrice sacrée, le coeur battant d’un corps collectif.

Laura Huertas Millán est une cinéaste et artiste française et colombienne, sa pratique se situe à lÊintersection entre le cinéma, lÊart contemporain et la recherche. Sélectionnées dans les grands festivals de cinéma tels que la Berlinale, Toronto International Film Festival, Rotterdam International Film Festival, New York Film Festival, et Cinéma du Réel, ses fluvres ont été primées dans des festivals tels que le Locarno Film Festival, FIDMarseille, Doclisboa, Videobrasil, parmi dÊautres. Plus de vingt rétrospectives et focus de son travail ont été organisées mondialement, dans des cinémathèques telles que le TIFF Lightbox de Toronto, la Film Archive de Harvard ou la cinémathèque de Bogota, et des festivals de cinéma majeurs comme Mar del Plata, les Rencontres du Documentaire de Montréal et Thessaloniki Doc. Ses dernières expositions personnelles ont eu lieu au MASP Sao Paulo, à la Maison des Arts de Malakoff et au Musée dÊArt Moderne de Medellin. Elle a également exposé et projeté ses films dans de nombreuses institutions renommées (Centre Pompidou, Jeu de Paume, Guggenheim Museum NY, Times Art Berlin) et dans le cadre de biennales (Liverpool, FRONT Triennial, Videobrasil, Videonnale). Ses fluvres font partie de collections privées et publiques (Kadist, CNAP, Banco de la República de Colombia, CIFO, FRAC Lorraine, parmi dÊautres). Huertas Millán détient un doctorat de pratique (programme SACRe), après avoir développé une recherche de pratique cinématographique autour de la ÿ fiction ethnographique Ÿ entre lÊUniversité PSL et le Sensory Ethnography Lab à lÊUniversité de Harvard. Elle travaille régulièrement comme enseignante. Depuis 2019, Huertas Millán et la commissaire Rachael Rakes forment un duo de recherche autour de lÊanthropologie critique, les esthétiques et les politiques de la rencontre.

Birgit JOHNSEN, Hanne Nielsen & Birgit Johnsen ( both directors)
Modern Escape
birgit johnsen , Hanne Nielsen & Birgit Johnsen ( both directors)
Modern Escape
Installation vidéo | 4k | couleur | 21:12 | Danemark | 2018

The video installation Modern Escape questioning the relation between the individual position and a global political context. We are preoccupied to examine our social behaviors and subjective relationship with both general historical issues and the different cultures we are part of. Time has blurred reality, art, living, exciting into a melting pot, where our POW has changed. The automated camera gaze takes over the photographer's empathetic gaze and starts all the way from the floor and ends in something that refers to a drone gaze. Tthe world is migrating, walls are shooting up in the same speed as refugee camps and now infections are spreading. The art room is transformed into a living room, where a TV includes reality by showing excerpts from TV news. At the same time, television commercials offer surveillance equipment and anti-theft devices to keep the world out: The living room turns into a safe guarded castle. However, the reality insist to penetrate.

Hanne Nielsen and Birgit Johnsen have a MFA from the Art Academi of Jutland.. They have worked and exhibited together with video, documentary and installations since 1993. Latest can be mentioned their solo exhibition is AT THE FENCE af Kunshal Viborg 2019, PROTECT/ RELEASE at Rôdasteen Kunsthall 2017, REVISIT a monographic exhibition at Overgaden 2018-19 as well as INCLUSION / EXLUSION at AROS art Museum 2017. They have received Carl Nielsen and Anne Marie Carl Nielsen’s Honorary Award in 2016, the Eckersberg Medal from the Royal Academy of Fine Art 2017 and latest The New Carlsberg Foundation`s Artist Grant in 2020.

Pauline JULIER, Nicolas Chapoulier
Tout Ira Bien
pauline julier , Nicolas Chapoulier
Tout Ira Bien
Vidéo expérimentale | 4k | couleur | 8:55 | Suisse | Italie | 2020

A la tombée de la nuit, un oracle volant s’avance et déroule un message.

Pauline Julier est artiste et cinéaste. Ses films ont été présentés dans des festivals, des centres d’art et des institutions du monde entier, parmi lesquels le Centre Pompidou à Paris, le Festival Loop à Barcelone, Visions du Réel à Nyon, DOCLisboa, le Tokyo Wonder Site à Tokyo, le Museum of Modern Art en Tanzanie, le Centre d’Art de Genève, à New York, Madrid, Berlin, Zagreb, Bucharest, à la Cinémathèque à Toronto ou encore au Pera Museum Musée à Istanbul. Elle a reçu le Swiss Federal Art Price à Art Basel en 2010 et elle a présenté une exposition solo au Centre Culturel Suisse de Paris en 2017. Cette année, elle participe à l’exposition de Bruno Latour, « Critical Zone » au ZKM et finit une résidence d’une année à l’Institut Suisse de Rome pour un nouveau cycle de recherches et films. Nicolas Chapoulier, co-réalisateur sur ce film, est directeur artistique de la compagnie « Les 3 points de suspension » avec laquelle il tourne mondialement. Auteur, comédien, acrobate, plasticien et metteur en scène, il assure la mise en scène et la direction artistique des spectacles Nié qui tamola, La grande Saga de la Françafrique (nominé aux Molières 2017) Looking for Paradise, et Squash . En 2011, il rédige Nié qui tamola au Editions Requins Marteaux, un roman graphique documentaire. En 2014, il est lauréat de la Fondation Beaumarchais/SACD Ministère de la Culture- Bourse à l’écriture, Ecrire pour la Rue pour le projet Looking for Paradise. En 2015, il fonde le collectif 3615 Dakota, qui réalise des performances urbaines avec lequel ils sont invités au pavillon français de la biennale de Venise d’architecture en 2019.

Eleni KAMMA
MIGRATIE
eleni kamma
MIGRATIE
Vidéo | mov | couleur | 8:20 | Chypre | Pays-Bas | 2020

MIGRATIE HD video, 9 min 26 sec, colour, stereo sound, 16:9, English and Flemish spoken, NL/BE, 2020 In Migratie (9min 26sec), humans and puppets come together to tell a parable on Migration by Flemish writer, director and performing artist Pieter De Buysser. The performers wear masks, distorted reproductions of their own faces. Interactions between puppets and humans serve the purpose of doing things that would be outrageous/not allowed in real (i.e. setting a politician on fire). All this creates a very weird, alienating effect, increasing its impact for the viewers. The exaggerated game between reality and imagination opens up further possibilities on how to act. Using the detour of the imaginary and the artificial to be able to speak directly, might be a better strategy for relating film as a construction to parrhesia. Made possible with the support of: Mondriaan Fund, Vlaams Audiovisueel Fonds, Grensverleggers, DeBuren, Provincie Limburg (The Netherlands), Centre d'art Le Lait MIGRATIE directed and produced by Eleni Kamma in co-production with JUBILEE with the support of the Mondriaan Fund, VAF Filmlab (development), Provincie Limburg (NL), Grensverleggers/deBuren and Le LAIT Art Centre Written by Pieter De Buysser Concept and creation puppets & masks Denise Castermans Cinematographer: Vincent Pinckaers Audio Engineer: Laszlo Umbreit Editor: Inneke Van Waeyenberghe Spoken by Martin O'Shea Voice Over Recorded by Harald Ansorge at Irrklang Ex-Refugee Joep Vossebeld Performers Shila Anaraki Joost Bakker Denise Castermans Sahra Huby Juliette Simone Schuffelen Peter Snellens Sam van der Velden Julie van der Velden Assistant Director Bernardo Zanotta Filmed at Flint Museum – The Eben-Ezer Tower © Eleni Kamma 2020

Eleni Kamma (Athens, 1973) is a visual artist, film maker and researcher. Her practice moves along a Moebius strip schema, that keeps circulating from her as individual artist to dialogical collaborations Kamma is based in both Maastricht and Brussels. She holds two nationalities, Greek and Cypriot. Due to her father’s refugee status in Greece and to the occupation of the northern part of Cyprus where her family originates, she experienced the feeling of ‘not properly belonging’ from an early age. This has led her to consider herself as a pároikos — someone living close to others as a temporary dweller — leaving her with questions of how to raise one’s voice in relation to one’s identity in times of migration and mobility. Whom and how to address? Kamma’s practice is informed by the inherent gaps, blind spots and contradictions within existing cultural narratives and structures. These involve issues of memory, authenticity and identity, often in the context of an increasingly paradoxical Europe. Since 2015, she is investigating parrhesia, the ancient Greek notion of the obligation to speak for the common good, even at personal risk. Kamma is part of the Brussels-based artist run organization Jubilee – Platform for artistic research and production.

Ernst KAREL, KUSUMARYATI Veronikia
Expedition Content
ernst karel , KUSUMARYATI Veronikia
Expedition Content
Doc. expérimental | dcp | couleur et n&b | 78:0 | USA | 2020

Synopsis (bref) Contenu d’expe?dition a e?te? cre?e? a? partir du fonds d’archives sonores de l’expe?dition Harvard Peabody en Nouvelle-Guine?e ne?erlandaise (1961). Dans cette rencontre avec le peuple Hubula (plus connu sous le nom de Dani), cette œuvre donne a? voir une image parallaxe des histoires croise?es de l’enregistrement de terrain, du film ethnographique, et du colonialisme. Synopsis (long) En 1961, le cine?aste Robert Gardner a organise? l’expe?dition Harvard Peabody en Nouvelle- Guine?e ne?erlandaise (aujourd’hui Papouasie occidentale). Finance?e par le gouvernement colonial ne?erlandais et des donateurs prive?s, et compose?e de plusieurs membres des plus riches familles des E?tats-Unis arme?s de came?ras 16 mm, d’appareils photographiques, de magne?tophones a? bobines et d’un microphone, l’expe?dition s’est installe?e pendant cinq mois dans la valle?e de Baliem, parmi les Hubula (e?galement connus sous le nom de Dani). Cette expe?dition a donne? lieu au ce?le?bre film de Gardner, Dead Birds, a? deux livres de photographies, au livre de Peter Matthiessen, Under the Mountain Wall, et a? deux monographies ethnographiques. Michael Rockefeller, membre de la quatrie?me ge?ne?ration de la famille Rockefeller (proprie?taire de la compagnie Standard Oil), e?tait charge? de la photographie et des enregistrements sonores dans et autour de l’univers des Hubulas. Contenu d’expe?dition est une œuvre sonore augmente?e compose?e de trente-sept heures d’enregistrements sur bande magne?tique, documentant l’e?trange rencontre entre l’expe?dition et le peuple hubula. Cette œuvre propose une re?flexion sur les complexes interactions historiques entre le de?veloppement de l’anthropologie multimodale, la vie des Hubulas, celle de Michael Rockefeller, et le processus colonial toujours en cours en Papouasie occidentale.

Ernst Karel (né en 1970 à Palo Alto, États-Unis) produit des œuvres sonores de plusieurs types : musique électroacoustique, œuvres documentaires expérimentales pour installations et performances à plusieurs bandes sonores, postproduction sonore pour films documentaires, et plus particulièrement pour le cinéma d’observation. Ces œuvres sont le plus souvent le résultat de pratiques d’enregistrement de terrain, et de composition à partir de tels enregistrements non manipulés. Dans le cadre du Laboratoire d’Ethnographie Sensorielle de l’Université de Harvard, Ernst Karel a travaillé avec de nombreux réalisateurs, enseignant également les techniques d’enregistrement de terrain dans le cadre de séminaires universitaires. Pendant le semestre d’automne de l’année 2019, il était chargé d’enseignement au Centre d’Ethnographie Expérimentale de l’Université de Pennsylvanie. Veronika Kusumaryati (née en 1980 à Bantul, en Indonésie) est une spécialiste d’anthropologie politique et d’anthropologie des médias travaillant en Papouasie occidentale. Ses travaux universitaires sont consacrés aux théories et à l’historiographie du colonialisme, de la décolonisation, et de la post-colonialité. Elle est également commissaire d’exposition indépendante et réalisatrice de films documentaires. Ceux-ci ont été projetés dans le cadre du Festival International du Film de Jakarta, du Festival international du court-métrage d’Oberhausen, et du Festival du Film de Tampere. Elle a étudié le cinéma et la théorie des médias à l’Institut des Arts de Jakarta, et a obtenu un doctorat en anthropologie àl’Université de Harvard. Elle etait membre du Laboratoire d’Ethnographie Sensorielle, et elle est actuellement stagiaire postdoctorale à la Georgetown University Edmund A. Walsh School of Foreign Service.

Katharina KASTNER
VILLA EMPAIN
katharina kastner
VILLA EMPAIN
Doc. expérimental | 16mm | couleur et n&b | 24:0 | Autriche | Belgique | 2019

Villa Empain was a passion, a vision, a plan, a home, an artwork. It is a heartfelt dream that was abandoned. Villa Empain, today, looks like it did in the 1930s, but it has turned into another entity held by the same fundament. Villa Empain exists between past and present, comprised of pieces of contemporary art within a single, unique piece of Art Déco and Bauhaus. It is a humble and enduring architectural body. It is a dichotomy of private mansion and public space. It is a conversation between a family’s history and an architect's dream, between a father's travelogue and an artist's performance, an encounter of water on stone, of charcoal on paper and of light on film. Concrete, marble, brick and steel: little else made by human hands seems as stable, as immutable as a building. Yet, the life of any structure is neither fixed nor timeless. Outliving their original purposes, buildings are forced to adapt to each succeeding age. To survive, they must become shapeshifters. Villa Empain's atmosphere is strange and full of wonders. The camera touches gently upon textures, as if to glimpse the moments they witnessed. There is a secret to unveil, but as with every good secret it evades us, it is elusive, we can never grasp it. This experimental short film is an attempt to find out about something that we cannot put our fingers on. So we put our fingers on wood, water, marble instead, and feel.

My interest in personal and political transformations led me to gain a Bachelor in Psychology and International Relations, before graduating from Doc Nomads, a travelling film school based in Lisbon, Budapest and Brussels. Throughout my career I was working as production manager and assistant director in documentary, fiction and advertising, and I was lucky that the projects took me to inspiring places in Africa, Australia, the US and Europe. My work is influenced by fragile environments and the people behind these. Drawing upon the idea of psychogeography, I am searching for traces, using analogue film to document and explore inner and outer transformations.

Vytautas KATKUS
Kolektyviniai sodai
vytautas katkus
Kolektyviniai sodai
Fiction | 16mm | couleur | 15:0 | Lituanie | 2019

La masculinité patriarcale semble pousser son dernier souffle au soleil. L'histoire de la relation glaciale entre un père et son fils. Leur lien, rongé par l'indifférence, se désagrège complètement.

Vytautas Katkus est né en 1991 à Vilnius, en Lituanie. Il a obtenu une licence en cinéma à la Lithuanian Academy of Music and Theatre. Il travaille comme directeur de la photographie pour des films et des projets d'art vidéo. Il a remporté le prix du meilleur jeune directeur de la photographie décerné par la Lithuanian Association of Cinematographers en 2014 et 2015. Depuis 2016, il est membre de la Lithuanian Association of Cinematographers. "Kolektyviniai sodai (Community Gardens)", son premier film court, a été sélectionné pour la 58e Semaine de la Critique, Cannes (France).

Chris KENNEDY
The Initiation Well
chris kennedy
The Initiation Well
Film expérimental | super8 | noir et blanc | 3:30 | Canada | 2020

La Quinta da Regaleira, à Sintra, au Portugal, est un immense domaine qui comprend deux puits creusés dans le sol destinés aux cérémonies d'initiation. Ce film nous emmène à l’intérieur de l'un d'eux.

Chris Kennedy (né en 1977 à Easton, Maryland, et élevé à Cambridge, Maryland) est cinéaste indépendant, programmateur de film et écrivain. Il habite à Toronto. Il est le directeur exécutif du LIFT - Liaison of Independent Filmmakers of Toronto (Canada). Il a été programmateur pour le Images Festival, Toronto (Canada) de 2003 à 2006, pour Pleasure Dome, Toronto (Canada) de 2000 à 2006 et pour The Free Screen/Wavelengths de la Cinémathèque du TIFF - Festival international du film de Toronto de 2012 à 2019. Cofondateur des Early Monthly Segments, il en a été co-programmateur de 2009 à 2018. Ses films courts expérimentaux ont été projetés dans plus d'une centaine de festivals de cinéma à travers le monde, et ont fait l'objet d'expositions personnelles, notamment à l'Institut canadien du film (Canada); au Los Angeles Film Forum (USA); au Nam June Paik Art Center, Séoul (Corée du Sud); à la Semana del Film Experimental de La Plata (Argentine) et à la Pacific Film Archive, Berkeley (USA). Son film "Watching the Detectives" a remporté le prix Ken Burns du meilleur film au Ann Arbor Film Festival (USA) en 2018. Il a présenté le travail d'autres artistes en Belgique, en Égypte, en Allemagne, aux États-Unis et au Canada. Il est titulaire d'un Master en arts visuels du San Francisco Art Institute (USA), où il a été cofondateur et animateur d'un forum de projection hebdomadaire. Son travail en tant qu'artiste et programmateur est toujours en dialogue avec l'histoire du film en tant qu'art, explorant la matérialité du médium dans un contexte contemporain.

Nicolas KEROULAS
Tasmant
nicolas keroulas
Tasmant
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 23:5 | France | 2020

Une nuit, un homme étrange apparaît. Arrivé non loin des côtes, il croise le chemin d’un fantôme qu’il se décide à suivre.

Nicolas Keroulas est né en 1997.

Roman Selim KHEREDDINE
German Shepherds Need Heroes Too
roman selim khereddine
German Shepherds Need Heroes Too
Doc. expérimental | mp4 | couleur | 12:50 | Suisse | 2020

Dans "German Shepherds Need Heroes Too", Roman Selim Khereddine réfléchit à la popularité des bergers allemands et des bergers belges au Maroc. "Hérite-t-on de l'histoire violente de son chien?" demande-t-il, en tenant compte du fait que ces chiens ont été employés pour le travail militaire et policier dès la standardisation de ces races au début du XXe siècle. Cet essai vidéo retrace l'histoire de ces chiens en tant que moyen dans les relations hiérarchiques entre différents groupes humains, c'est-à-dire dans les camps de concentration, les colonies et les manifestations pour les droits civiques. La relation entre l’être humain et l'animal est dépeinte ici comme une relation façonnée principalement par la violence et la domination, tandis que le potentiel de responsabilité du propriétaire et du chien est remis en question. Dans ce cas, "de quelle part de votre histoire violente votre chien hérite-t-il?" Des images trouvées - vidéos téléchargées sur Youtube par des amateurs de chiens marocains, et extraits d'actualité - sont associées à un texte de réflexion, qui apparaît sous la forme de sous-titres. Dans son texte, Khereddine s'inspire de l'histoire coloniale, de la tradition islamique, de la culture populaire et médiatique, ainsi que de ses propres expériences, souvenirs et opinions.

Roman Selim Khereddine (né en 1989) est titulaire d'un Master en Histoire et en arts plastiques. Il vit et travaille à Zurich (Suisse).

Freja Sofie KIRK, Kjær Esben Weile
Industries of Freedom
freja sofie kirk , Kjær Esben Weile
Industries of Freedom
Doc. expérimental | mov | couleur | 13:36 | Danemark | 2020

Industries of Freedom portrays a group of dancers who work at the biggest EDM night club in the world - Privilege. The dancers are being lifted up in cranes, carried over a beach in the mouth of an inflatable shark, or are hovering under the ceiling in the club. We experience how their bodies transform into scenographic objects, that merge with the rest of the stage construction. In Industries of Freedom, the night club is presented both as a workplace with strictly defined roles and as a space wherein one can live out notions of freedom and ecstasy, which is nonetheless strictly choreographed by the commercial logics of the entertainment industry.

Esben Weile Kjær and Freja Sofie Kirk both work in visual arts with various medias including film, photography, sculpture and performance. For the past five years, they have collaborated on several film projects, exploring identity, pop culture and image production. Their work have been represented in The National Gallery of Denmark, ARoS Museum of Modern Art, Kunsthal Aarhus, Den Frie Centre of Contemporary Art, The Factory for Art and Design and featured on platforms such as i-D, Tissue Magazine, Indechs and Out Magazine. FREJA SOFIE KIRK BIO Freja Sofie Kirk (born 1990) is an artist based in Copenhagen. Working with video, photography and sculpture, and often in combination with each other, her work explores narratives, popular culture and how images generate meaning in contemporary society. Freja Sofie Kirk has a background in film and photography and through the work with two-dimensional representations of the world, she has attained a sincere interest in the meaning of images and also an urge to dissolve or transform them into material qualities. Her works contain a constant interplay, between materiality and the mechanic, the sensuous and its absence, reality and the unreal. They are simultaneously both visually seductive and disturbing, but none the less, are they an image of the symptoms that our present reality leaves us with. ESBEN WEILE KJÆR BIO Esben Weile Kjær (born 1992) is an artist based in Copenhagen. Spanning sculpture, video and performance, his work draws on the history of pop culture and pop music to investigate themes of nostalgia, authenticity, and generational anxiety. In an attentive though reckless visual language, he investigates today’s event economy, often focusing on marketing tactics and the aesthetics of the entertainment industry. Mainly to consider art’s relationship to its surrounding culture industries. As such, his work attempts to not only mimic other cultural modes of performance (such as those found in raves, protests, press conferences, and ballets), but become performative pop culture in its own right—often through interventions in public and commercial space, using props such as podiums, confetti canons, fences, and party lasers.

Foteini KOTSOPOULOU
This Dance Has No End
foteini kotsopoulou
This Dance Has No End
Vidéo expérimentale | mp4 | noir et blanc | 10:58 | Grèce | Royaume-Uni | 2018

"Ce qui se passe quand quelqu'un meurt, c'est que nous, les vivants, contenons leur mémoire en nous... Ils continueront à vivre en nous, et nous les célébrerons. Et nous danserons comme s'il n'y avait pas de lendemain." Diane Torr Une danse dédiée à l'artiste, drag king et activiste du genre Diane Torr, décédée en mai 2017. Un an plus tard jour pour jour, je danse dans une pièce noire: un seul plan fusionnant masculin et féminin comme une ode à la vie et à la mort. Le zeïbekiko, danse traditionnelle urbaine de la musique Rebetiko, était réservée aux hommes - par le passé. Elle est dansée ici par ma manifestation hybride - aspects mélangés de mon identité. En silence, j'entends les mots de Diane: "Prends l'espace de tout ton être. Approprie-toi l'espace". Je lève les bras et danse comme s'il n'y avait pas de lendemain, tandis que la caméra me suit. Pas de montage ou de reprise: le but n'est pas de plaire ou de séduire, mais de m'offrir comme lieu de soulagement collectif.

Fenia Kotsopoulou est artiste pluridisciplinaire, et primée dans les domaines de la performance, de la danse, de la vidéo et de la photographie. D’origine grecque, elle habite à Lincoln (Royaume-Uni). Elle est titulaire d'un Master en Chorégraphie d'art vivant de la University of Lincoln (Royaume-Uni), d'un BA Honours en Danse de la National Dance Academy of Rome (Italie) et d'une licence en Langue et littérature italiennes de la Aristotle University of Thessaloniki, Thessalonique (Grèce). Au cours des dix dernières années, la réalisation de vidéos et la photographie sont devenues des éléments dominants et constants de sa pratique artistique. Les thèmes centraux de ses projets récents sont, entre autres, le corps en tant que réceptacle des émotions et lieu de transformation, la mémoire personnelle et collective, la fragmentation, la (dé)construction de l'identité féminine, l'inconvenance, la honte et la pilosité. Ces dernières années, ses œuvres en tant qu'interprète (de danse), productrice et praticienne visuelle, ainsi que celles de son proche collaborateur, l'artiste numérique Daz Disley, ont été présentées dans de nombreux festivals et plateformes artistiques, dans les domaines de la danse, de la performance expérimentale, des arts vivants et de l'art vidéo, et ont reçu plusieurs prix et récompenses. Parallèlement à sa pratique artistique, elle est Maître de conférence dans le Master of Performance Practices à l'université ArtEZ, Arnhem (Pays-Bas) et, depuis 2016, elle est artiste en résidence à x-church, Gainsborough (Royaume-Uni).