Catalogue 2021
Below, browse the 2021 Rencontres Internationales catalogue, or search the archives of the works presented since 2004. New video clips are routinely posted and the images and text are regularly updated.
Andrea BORDOLI
Requerimiento
andrea bordoli
Requerimiento
Film expérimental | 16mm | couleur et n&b | 8:9 | Suisse | 2020

The requerimiento was a declaration by the Spanish monarchy of Castile's divine right to take possession of the New World's territories and to subjugate, exploit and, if necessary, fight the native inhabitants. This experimental 16mm short film explores the aesthetics of a mythological time and its archetypical creatures and materialities. In particular, following the trajectories of a serpent and a meteorite's fragment, REQUERIMIENTO develops an interwoven narration questioning human and nonhuman alterities in different epochs and cultures.

Andrea Bordoli holds a BA in Anthropology and Philosophy from the Université de Neuchâtel (2015), and a MA in Visual Anthropology from the University of Manchester (2017). He is currently based in Geneva, where he studies cinema at the Haute Ecole d'Art et Design (HEAD) while developing his own personal research at the intersection between anthropological theory, documentary cinema and visual art.

Gaelle BOUCAND
Voin
gaelle boucand
Voin
Documentaire | mov | | 30:0 | France | Bulgarie | 0

Voin a grandi dans la Bulgarie communiste. Après vingt ans passés en Europe de l’Ouest, il retourne à Sofia sur les lieux de son enfance et de son adolescence. Son portrait se compose de lieu en lieu, de souvenir en anecdote. Du cou coupé du coq qui voulait l’énucléer aux rites d’initiation sexuelle dans la maison interdite, Voin campe les saynètes d’un roman d’apprentissage bataillien, cru et souverain. En racontant ses travestissements, il revendique aussi l’exercice d’une liberté, d’une agilité à se mouvoir dans le cours de l’Histoire. Voin l’imite, en hérite, et c’est l’Histoire qui transparaît dans une tonalité rafraîchie, une vitalité excentrique et mineure, loin des lieux communs du récit majoritaire. Et quand, penché sur le vide au 19e étage de la tour Tolstoï, le trentenaire contemple les barres d’immeubles du quartier Espoir de son enfance, son vertige est contagieux, et la sensation (dé)grisante. (Cyril Neyrat)

Artiste et cinéaste, sa pratique se concentre depuis dix ans sur la réalisation de documentaires au sein desquels les questions du portrait et du dispositif filmique tiennent une place centrale. En 2010, son premier film, Partis pour Croatan, sur une communauté de raveur, est exposé notamment au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris. Son deuxième film, JJA — premier volet d'une trilogie — dresse le portrait d'un exilé fiscal en Suisse. Il reçoit la mention du Grand Prix de la compétition française au FID Marseille 2012 ainsi que le Grand Prix expérimental au festival Coté Court de Pantin, et est également diffusé au sein de multiples institutions artistiques internationales (Kunsthalle Mannheim, MAST Bologna, Kunstwerk Carlshütte). Depuis 2014, elle enseigne régulièrement à l'isdaT à Toulouse et réalise des films avec différentes écoles. En 2015, elle termine Changement de décor, deuxième volet de la trilogie initiée avec JJA, présenté notamment aux États généraux du film documentaire de Lussas, et cofonde la société Elinka Films. En 2020, J.A — qui vient clore la trilogie — est en compétition au Cinéma du Réel et son dernier film, Voin, portrait d'un homme à travers son retour en Bulgarie, reçoit le prix Alice Guy au FID Marseille.

Martin BRAND
Causality and Meaning
martin brand
Causality and Meaning
Vidéo expérimentale | mov | couleur | 9:17 | Allemagne | 2020

"Causality and Meaning" consiste en une séquence rapide de 635 fichiers images, qui - isolés sur fond blanc - montrent des logos, des symboles, des graphiques, des mèmes Internet, des illustrations et des images de produits. Sur le plan du contenu, cette œuvre questionne des sujets tels que le transhumanisme, la culture de droite liée à Internet et aux mèmes, le suprémacisme blanc, l'antiféminisme et le mouvement pour les droits des hommes, la culture machiste et le chauvinisme, des stéréotypes de masculinité ininterrompus, la consommation néolibérale et la culture du divertissement axée sur la violence. Sur le plan sonore, on peut entendre une composition du tromboniste et musicien expérimental originaire de Cologne Matthias Muche, accompagnée de mots du compositeur britannique Anthony Moore. Les sons produits par le trombone, combinés avec la voix masculine de Moore, distordue et parfois incompréhensible, semblent commenter la séquence d'images ou même en illustrer le contenu; parfois les sons y opposent à leur manière une résistance et s'affirment comme une partie autonome de l'œuvre.

Martin Brand est né à Bochum (Allemagne) en 1975, et a étudié l'art et la philologie allemande à Bochum et Dortmund (Allemagne) jusqu'en 2002. Il vit et travaille à Cologne. Dans son œuvre, il traite de questions sociales et politiques, qu'il explore par le film et la photographie. Le point de départ est souvent un phénomène qu'il trouve dérangeant, irritant et déstabilisant, mais qui, dans le même temps, l'attire et le fascine. À partir de la surface, il tente de révéler liens et structures, de regarder derrière la façade et, finalement, de confronter le spectateur à sa contrepartie, le mettant au défi d'une analyse critique. Des thèmes tels que la jeunesse et les subcultures, la quête d'identité, la violence, les stéréotypes de genre, le fait de s’orienter d’après des modèles, l'influence des médias et de la publicité, les hiérarchies et mécanismes de groupe sont au cœur de son travail. Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions et festivals et font partie de diverses collections d'art telles que la collection Goetz à Munich (Allemagne), celle du musée Ostwall à Dortmund (Allemagne) ou celle du Hessisches Landesmuseum Darmstadt (Allemagne). Il a reçu des bourses de projet et des bourses d’étude, et a été récompensé à plusieurs reprises pour son travail.

Pamela BREDA
April
pamela breda
April
Vidéo expérimentale | dcp | couleur | 13:21 | Italie | 2020

“April” is a short experimental film inspired by the life of April Ashley, one of the first British to un¬dergo sex reassignment surgery on 12 May 1960, performed in Casablanca, Morocco, by doctor Georges Burou. After returning to Britain, Ashley began using the name April Ashley and became a successful fashion model, appearing in such publications as Vogue (photographed by David Bailey and winning a small role in the film “The Road to Hong Kong” directed by Norman Panama. After a friend sold her story to the media, in 1961 under the headline “’Her’ secret is out”, the Sunday People outed Ashley as a trans woman. She became a centre of attention and some scandal, and her film credit was instantly dropped. The scandal forced to live abroad for several years. She was given legal status as a woman only in 2006.

Pamela Breda is an artist and filmmaker living between Lon¬don and New York. She was recipient of several art awards and fellowships, including the Sirovich Family Fellowship (Pratt Institute, USA), Simultan Art Prize (PL), Cantica21 (IT), Italian Council Award (IT), Mo¬ving’Up Prize (IT), Italian Institute of Culture (RU). Her films have been screened internationally and presented at festivals and art venues such as “ECRA Film Festival” (Rio de Janeiro, Brazil), “Revolutions Per Minute Festival” (Boston, USA), “Digital Film Library”, Clermont- Fer¬rand Film Festival (Clermont-Ferrand, F), Cite Internatinale Des Arts, (Paris, F), “Vision Du Reel” Film Festival, Media Li¬brary (Nyon, CH), “Hazel Eye Film Festival” (Tennesse, USA), “The Bomb Art Factory Film Festival” (London, UK), Sohonya Art Center (Bangalore, I), Francesco Fabbri Foundation for Contemporary Art (Pieve di Soligo, IT), Bevilacqua La Masa Foundation (Venice, IT).

Elsa BRÈS
Sweat
elsa brÈs
Sweat
Film expérimental | 0 | couleur | 29:29 | France | 2020

Les premières tentatives de cartographier le delta du Mississippi remontent au début du 18e siècle. Milieu incontrôlable, fragile et mouvant en soi, il est depuis constamment transformé pour l'exploitation de ses ressources. Navigant entre les temps et les espaces, Sweat nous immerge progressivement entre les lignes des cartes, dans la part insubordonnée et fluctuante de ce territoire, en compagnie d'êtres vivants qui le peuplent.

Elsa Brès est diplômée du Fresnoy studio national et de l'école d'architecture de Paris-Belleville où elle a enseigné la théorie de l'architecture et du paysage. Ses films et installations s'attachent à des forces de résistance dans les paysages contemporains, et ont été montré dans des festivals et expositions, en France et à l'étranger, comme par exemple au FID Marseille, à 25FPS, au CRAC Occitanie, au Palais de Tokyo, à la Transmediale. Elle vit à Bréau, dans les Cévennes.

Daniel BURKHARDT
Semiotics of the City
daniel burkhardt
Semiotics of the City
Vidéo expérimentale | 4k | couleur | 4:3 | Allemagne | 2020

La ville n’est pas. Non pas en raison d'une hypothétique absence physique - la ville est bien présente - mais parce qu'elle échappe à la dénomination. (Johannes Binotto et Andri Gerber)

Daniel Burkhardt a étudié les arts médiatiques à la KHM - Kunsthochschule für Medien, Cologne (Allemagne), où il vit et travaille actuellement. Ses installations vidéo et audiovisuelles exposent de manière ludique et ingénieuse la perception humaine comme moteur de la construction du sens.

Michael BUSCH
How Long is Now
michael busch
How Long is Now
Doc. expérimental | 4k | couleur | 84:32 | Allemagne | 2020

The human being in the net, an image that is paradigmatic for the entire work: Laocoon, the warner in front of the Trojan horse, as a sculpture he is already constricted by the snake, the snake connects him with his sons, together they form an ensemble of powerlessness. The warner in front of the poisoned gift of the future repeats what Pandora’s box has brought over mankind. The future that points out from this present holds dangers and hopes in equal measure. In HOW LONG IS NOW the spider’s web appears in a variety of ways. It is the imperial railway network that spreads colonialism, it is the data cables that lie in the sea between the continents, it is the algorithms that dominate trade and stock exchange, it is the gps system, the face recognition software, the distorted maps of the world. The human being in it struggles with his mortality, struggles with language, the concepts that shape thought and action, struggles with morality and struggles with its expansion in the technosphere. The film makes shameless use of the image reservoir of the twentieth century, casually quoting the history of the moving image and the history of its progressive virtualization. The image plane sometimes nestles close to the spoken narrative of the lectures, then again it expands the space of discourse, adds associations and situations, and networks itself with the heritage of the expanded present. For four years I have been participating in these events and produced a series of short cinema trailers to promote them. The clips are 30 second long experimental films in a stream of consciousness manner. With the visual archive that was created along these productions and the possibility to use the HKW archive, the idea arose to develop a long, full-length work from it. I wanted to create a space of possibilities in which questions about our present can be articulated, beyond the quickly googled answer

studied applied theatre science at Universitiy Gießen and fine arts and experimental film at University of Fine Arts, Berlin. Makes films and film performances. Worked as a film curator for Volksbühne Berlin theatre between 2003 and 2017, held a professorship for experimental film at University of Art, Berlin from 2007 to 2013. his works have been shown at International Film Festivals like Berlinale Forum Expanded, at Centre Pompidou, Paris, at Reina Sophia, Madrid, at Art Biennale Sao Paulo, at Torino International Film Festival, San Francisco, Edinburgh.

Eneos CARKA
The First Few Moments of the First of January
eneos carka
The First Few Moments of the First of January
Film expérimental | mov | couleur | 12:39 | Albanie | 2020

Un film est projeté dans une chambre où dort une femme. Le personnage du film parle de l'avenir de l'humanité et ses paroles pénètrent dans la tête de la femme, envahissant son subconscient.

Eneos Çarka (1996, Albanie) a commencé sa formation cinématographique à l'Université des Arts d'Albanie en réalisation. Il a reçu la bourse du Government Fund of Excellence pour faire un Master en études cinématographiques au University College London (Royaume-Uni), où il a obtenu son diplôme avec distinction. Il fait actuellement partie de la 8e génération de DocNomads, un master conjoint Erasmus Mundus en Documentaire de création. Ses courts documentaires se concentrent sur les études de personnages et traitent souvent des thèmes de l'identité, de la migration et des relations familiales. Il porte une attention particulière aux problématiques des représentations, expérimentant différentes approches du cinéma documentaire. Son premier long métrage documentaire est actuellement en post-production.

Joanne CESARIO
Here, Here
joanne cesario
Here, Here
Fiction expérimentale | mov | couleur | 18:32 | Philippines | 2019

Years after mining operations began, a once rugged and undisturbed town changes drastically. Koi, 22, returns home for the first time since leaving for college, and does so with an infected ear. He joins his mother Tonet in waiting for his father, both of them clueless as to whether his father could make it home alive after an accident in the extraction tunnel. As Koi reconnects with his hometown in slow decay, he fears the impending possibility of losing both his father and his hearing. Part fiction, part experiment, and purposefully blurring the distinction, Here, Here is a loose visual study on landscapes and terrains, both natural and beyond.

Joanne Cesario grew up in the Province of Batangas and moved to Metro Manila to pursue film studies at the University of the Philippines. Both her childhood experiences and political undertakings have deeply shaped her beliefs and sensibilities. Working across film, publication, and photography since 2013, she melds personal and collective histories on labor, female identity, and ever-shifting landscapes and spaces. In 2020, her first professional short film 'Here, Here' was selected to the Pardi di domani Competition of the Locarno Film Festival and was awarded with the Special Jury Prize at the 68th FAMAS Awards in the Philippines.

Filipa CÉSAR
Quantum Creole
filipa cÉsar
Quantum Creole
Film expérimental | hdv | couleur et n&b | 40:0 | Portugal | Allemagne | 2020

"Au début était le tissage, et la transmission de son fonctionnement, une malédiction de la mortalité". Ainsi s'achève « Quantum Creole » avec ces mots fabuleux du tisserand, Zé Interpretador. Alors que la technologie des cartes perforées, inventée à l’origine pour la production textile, fut fondamentale pour le développement de l’ordinateur, le code binaire est lui-même plus proche de l'acte ancien du tissage que de celui de l'écriture. « Quantum Creole » est un documentaire expérimental basé sur une recherche collective autour de la créolisation, ses forces historiques, ontologiques et culturelles. En se référant à la plus petite entité de toute interaction - quantum - le film utilise différentes formes d'images pour lire le potentiel subversif du tissage comme code creole. Les Créoles d'Afrique de l'Ouest tissaient des messages de résistance socio-politique dans les tissus, contrant ainsi les technologies et les langues des Colons. Alors que le nouveau visage de la colonisation se manifeste aujourd'hui sous la forme d'une image digitale, mise à jour de l'idée d'une terra nullius sous la forme d'une zone de libre échange ultra-libérale dans les îles Bijagos, celle-ci indique aussi la continuité de la violence qui a surgit il y a plusieurs siècles avec la création de postes du commerce des esclaves à ce même endroit, alors connue sous le nom des rivières guinéennes du Cap Vert.

Artiste et réalisatrice, Filipa César explore les dimensions fictionnelles du documentaire, les frontières poreuses entre le cinéma et sa réception, la politique et la poétique de l’image en mouvement. Sa pratique s’empare des médias comme des moyens d’étendre et d’exposer des contre-récits de résistance à l’historicisme. Depuis 2011, César explore les origines du cinéma du Mouvement de libération africain en Guinée-Bissau comme laboratoire d’une résistance aux épistémologies dominantes. En 2017, « Spell Reel », son premier ?lm-essai de long-métrage, est présenté en première mondiale dans la section Forum de la 67e Berlinale. Ses travaux ont notamment été exposés et projetés à : 29e Biennale de São Paulo, 2010; Manifesta 8, Cartagena, 2010, Haus der Kulturen der Welt, Berlin, 2011-2015; Jeu de Paume, Paris, 2012; Kunstwerke, Berlin, 2013; Meeting Points 7, 2013-14; NBK, Berlin, 2014; Hordaland Art Center, Bergen, 2014; SAAVY Contemporary, Berlin 2014-15, Futura, Prague 2015; Khiasma, Paris 2011, 2013 and 2015; Tensta Konsthall, Spanga, 2015; Mumok, Vienna, 2016; 8e Biennale Contour, Malines, Gasworks, Londres et MoMA, New York, 2017.

Emma CHARLES, James, Ben Evans
On A Clear Day You Can See the Revolution From Here
emma charles , James, Ben Evans
On A Clear Day You Can See the Revolution From Here
Doc. expérimental | 16mm | couleur | 64:14 | Royaume-Uni | 2020

On A Clear Day You Can See the Revolution From Here excavates layers of myth, geology and technology to reveal the shifting fault lines between a government, its people and their land. The film brings into focus contemporary processes of nation building and myth-making in Kazakhstan through an expansive journey across the remnants of Soviet technological infrastructures that haunt the landscape. Shot on 16mm, the camera is drawn across the Kazakh Steppe taking in locations that include mineral mines, the Eurasian Steppe, the STS decommissioned nuclear site and the newly constructed city of Nur-Sultan.

Emma Charles is a London based artist and filmmaker. Working with experimental approaches to moving image and sound, her research based practice navigates the field of non-fiction while engaging with recurring themes of technology, capitalism and landscape. Playing with the blurred lines between documentary and fiction, her work often reveals the artificiality of both the filmic environment and our lived experience. She has exhibited at Serpentine Galleries and ICA London; HKW, Berlin and Jeu de Paume, Paris. She has also screened her films at Sheffield DocFest, Vision du Réel, Dharamshala International Film Festival, Abandon Normal Devices and Impakt Festival. Emma was nominated for the New Talent Award for her film ‘White Mountain’ at Sheffield Doc/Fest in 2017. She is the recipient of a 2015 and 2017 Arts Council England award, British Council UK- China Connections Through Culture grant and The Elephant Trust fund. Charles’ films are held in two museum collections at Guangdong Museum of Art in China and The ZKM | Centre for Art and Media Karlsruhe in Germany. Emma holds an MA in Photography from the Royal College of Art. Ben Evans James is a filmmaker and curator whose work engages with narratives that lie outside landscapes constructed by global capital. He is the film curator at transmediale festival in Berlin, co-founded the London project space South Kiosk and is an AHRC funded PhD candidate under new media theorist Prof. Beryl Graham. His latest feature film On A Clear Day You Can See The Revolution From Here premiered at Visions du Réel in 2020. James is based between Vancouver and Berlin.

Che-wei CHEN
Spear
che-wei chen
Spear
Vidéo | 0 | couleur | 18:30 | Taiwan | 2020

In Spear, Che-Wei Chen collaborates with a friend who was diagnosed with dissociative disorder. The film starts with the individual experience. It attempts to transform the fragment of traumatic memory into an artistic way. During the shooting, it includes the scene of hypnosis that the subject suddenly switches between personality states. The film blurs the lines between documentary and fiction; likewise, it unfolds a compound experience intertwined with reality and fantasy. The film examines the human being under the state of discipline and the mute condition of language. We also gain an insight into the archetypes of trauma: violence, power, oppression and control technologies, etc.

Che-Wei Chen is a visual artist and filmmaker based in Taipei. His recent practice has focused on the subjectivity of people with mental disorders and reflected upon the complexity of contemporary conditions. He explores the boundaries between reality and fiction through multiple perspectives within complex structures and narratives. His work not only reveals the repressed collective unconscious but also re-examines the power and political structures underlying the social system. Besides, he also addresses issues such as postcolonialism, modernity, classification, biopolitics, etc.

Seecum CHEUNG
Eviction in Shenzhen
seecum cheung
Eviction in Shenzhen
Doc. expérimental | hdv | couleur et n&b | 17:30 | Royaume-Uni | Pays-Bas | 2019

"Eviction in Shenzhen" (2019 – en cours) est une série ethnographique, développée dans la durée, de films documentaires expérimentaux qui suit la démolition prévue de Hubei, village ancestral du père de l’artiste, à Shenzhen, en Chine, alors que le gouvernement a lancé un important plan de réaménagement pour le remplacer. Le projet proposé comprend un imposant gratte-ciel de 830 mètres de haut, qui devrait devenir le plus haut bâtiment du monde. Il sera accompagné d'un centre commercial moderne, de restaurants, ainsi que d'une petite partie du vieux village de Hubei, conservée comme musée vivant et lieu de tournage proposé à la location. Le nouveau réaménagement deviendra l'une des réalisations architecturales les plus prisée de Chine, un spectacle visuel rendant hommage au miracle économique qu'est Shenzhen, la ville qui a aidé la Chine à sa nouvelle place de puissance économique et technologique mondiale. Le film montre l'expulsion des locataires actuels du village qui, en tant que travailleurs à faibles revenus, doivent laisser derrière eux les cafés, les magasins d’alimentation, les petits commerces, les maisons et les quartiers qu'ils avaient cultivés pendant 10 à 20 ans. "Eviction in Shenzhen", filmé au cours de cette période de réaménagement, documente ces changements en enregistrant la composition sociologique et l'architecture ancienne du village pendant leur disparition progressive. Le film est actuellement en cours de développement et sera divisé en chapitres au fil de l'évolution du projet. "Eviction à Shenzhen : Part 1'" (2019 - Version 1) présente les habitants de la zone lors d'une visite en mai 2018. Le prochain chapitre, filmé au cours du mois de février 2019, montre la zone lors du Nouvel An chinois, alors que près de 90% des résidents ont déjà été expulsés.

Seecum Cheung est artiste, réalisatrice et éducatrice. Elle travaille avec des journalistes et des experts pour réaliser des interviews de citoyens, de personnalités politiques et de spécialistes dans le but de comprendre et de réfléchir à certains faits politiques. Ses films comprennent des entretiens avec des politiciens d'extrême droite et d'ultradroite en Allemagne, en collaboration avec l'écrivain et journaliste Richard Cooke et SBS Public Broadcasters ("Interview with Lennart", 2016); une couverture des élections néerlandaises avec l'écrivain et diffuseur Morgan Quaintance ("The Dutch Window", 2017); une commission de NHS England en collaboration avec l'organisation caritative brap pour l’égalité et les Droits humains ("Inequalities of BAME patients Cancer Care Study", 2018-19); et, plus récemment, une étude sur long terme sur la gentrification du village ancestral de son père (à Shenzhen, Chine) qui a débuté en avril 2018 ("Eviction in Shenzhen", 2019 - en cours). Elle enseigne actuellement en Pratique Sociale à la Willem de Kooning Academie, à Rotterdam (Pays-Bas).

Allison CHHORN
The Plastic House
allison chhorn
The Plastic House
Doc. expérimental | 0 | couleur | 45:57 | Australie | 2019

Une jeune femme se construit une réalité solitaire en imaginant ce que serait sa vie après le décès de ses parents. Absorbée par le lent mouvement d’un travail solitaire dans la serre familiale, elle revit l’ombre de souvenirs de sa mère et de son père originaires du Cambodge. Le rituel de guérison par le travail physique se révèle progressivement avec le temps. Alors que le toit de plastique supporte le poids des éléments, la météo de plus en plus précaire menace cette nouvelle vie seule.

Allison Chhorn (née en 1992) est cambodgienne et australienne. Cinéaste et artiste multidisciplinaire, elle explore dans son travail les thèmes de la délocalisation des migrants, du traumatisme et de la répétition de la mémoire. Elle a produit, coécrit et monté les longs métrages "Stanley's Mouth" (2015) et "Youth On The March" (2017), et a réalisé de nombreux films courts, installations vidéo in situ et documentaires, dont "Close Ups" (2015), "Last Time" (2018), "The Plastic House" (2019) et "Blind Body" (2021). Son travail a été présenté à Visions du Réel, Nyon (Suisse) [Sélection officielle – Compétition internationale Burning Lights, 2020]; au Sydney Film Festival (Australie) [Sélection officielle - Documentary Australia Foundation Awards, 2020]; au MIFF - Melbourne International Film Festival (Australie); au Adelaide Film Festival (Australie); au OzAsia Festival, Adelaïde (Australie); au Festival ECRÃ, Rio de Janeiro (Brésil); au FIDBA - Festival Internacional de Cine Documental, Buenos Aires (Argentine) [Sélection officielle - First Features Competition, 2020]; au Valdivia International Film Festival (Chili) [Sélection officielle - International Youth Feature Competition]; au Lima Alterna Festival Internacional de Cine (Chili) [Sélection officielle - Compétition internationale]; aux RIDM - Rencontres internationales du documentaire de Montréal (Canada) et à Black Canvas - Festival de Cine Contemporáneo, Mexico (Mexique) [Sélection officielle - Compétition Beyond the Canvas].

Isaac CHONG WAI
Rehearsal of the Futures: Police Training Exercises
isaac chong wai
Rehearsal of the Futures: Police Training Exercises
Vidéo | mp4 | | 18:14 | Hong Kong | 2018

Dans "Rehearsal of the Futures: Police Training Exercises" (2018), Isaac Chong Wai chorégraphie le mouvement de policiers anti-émeute en uniforme dans un ralenti tortueux, insufflant une douceur paradoxale à leurs intentions initialement violentes. Par le ralentissement de l'attaque agressive et de la collision des corps, les postures et les mouvements oscillent entre caresses et coups. Ces actions décélérées rendent visible la violence infligée aux individus par les structures collectives du pouvoir.

Isaac Chong Wai est artiste. Il habite à Berlin et est originaire de Hong Kong (Chine). Son travail s’inscrit dans des domaines variés, dont la performance, l'installation, la peinture, la vidéo, la photographie et le multimédia. Influencé par ses expériences personnelles et des phénomènes globaux, il aborde les thèmes du collectivisme et de l'individualisme, de la géopolitique, de la migration, des traumatismes historiques, des politiques identitaires et de la sphère publique. Traitant des changements sociétaux, des tensions mondiales et des blessures collectives, il s'efforce de transformer l'impuissance - les demandes sans réponse, l’exclusion de l'autorité et le déni de la liberté individuelle - en résistance, rébellion et critique des systèmes sociaux. Il a présenté des expositions personnelles notamment à Bilsart, Istanbul (Turquie), commissionné par la Kulturakademie Tarabya (Turquie) et la Zilberman Gallery [2021]; à la Blindspot Gallery, Hong Kong (Chine) [2019]; à la Zilberman Gallery, Berlin (Allemagne) [2019]; au Kunstraum München, Munich (Allemagne) [2018]; au Goethe Institut Hongkong (Chine) [2018] et au Bauhaus Museum, Weimar (Allemagne)[2016]. Son travail a été présenté au National Museum of Modern and Contemporary Art, Séoul (Corée du Sud), à la Biennale d'Innsbruck (Autriche) et à l'IFFR – Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas) [2020]; au Museum of Contemporary Art Taipei (Taïwan) et au Guangdong Times Museum, Guangzhou (Chine) [2019]; au M+ Museum et au Para Site, Hong Kong (Chine) [2018]; à la Stiftung Brandenburger Tor et à la Haus der Kulturen der Welt, Berlin (Allemagne) [2017]; au Deutsche Kuenstlerbund, Berlin (Allemagne) et au Gwangju Media Art Festival (Corée du Sud) [2016]; au Kunstfest Weimar (Allemagne) et au Muzej Macura, Belgrade (Serbie) [2015]; à la Moscow International Biennale for Young Art, au Musée de Moscou (Russie) [2014]. Il a obtenu une licence en arts visuels à la Academy of Visual Arts de la Hong Kong Baptist University (Chine), et un Master en arts visuels "art public et nouvelles stratégies artistiques" à la Bauhaus-Universität de Weimar (Allemagne).

Vera CHOTZOGLOU
Monstera
vera chotzoglou
Monstera
Vidéo | hdv | couleur | 8:24 | Grèce | 0

monstera deliciosa; an originally tropical plant, which is now very popular as an indoor plant, used as an aesthetic, decorative object. Inside our houses, they claim for their space, their freedom, their existence. In this work, monstera becomes a comparison with and the symbol of our very own internment experience, deriving from the recent lockdown. A state, for which we have not been prepared for, that brought a destabilization in various aspects, deviating us from our familiar course and directions. As if the world was blown away in a delirious drift and suddenly or better, violently, derailed, but in terms of a shocking, unexpected pause. In this narration video, the consecutive scenes of indoor life, shown in a back and forth motion, eliminate the perception of time and connote a disarray process, a state of turbulence or surprise, with the parallel narration, consisting in the protagonist plant’s features; inertia bodies, the monstera in an indoor tropical storm, wild animals in captivity, lighting bolts, along with an orgasm scene, a Luchador* getting prepared, footage from an athenian balcony during the lockdown period. The strobe lights used, tent to reveal the party echo and intensify the feeling that something is about to start. In this field of desire, reality, struggle, memory and expectation, a whole new perception of being developed. The accumulated tension that the state of hold has brought, leads to the persistent bodies’ preparation for wrestling and crash. Through the way we perceive the body, how we contemplate its inner rhythm, our physical beingness, this work aims to trace layers of now, potential and future options of (co) existence, as an “expedition chronicle”, about what is getting prepared and about the totally new emerging context, culture and daily life. *Luchador is the term used in Mexico for the professional wrestlers. Text Credits: Pavlina Kyrkou

Vera Chotzoglou is a Visual artist working with time based media. They are an Athens School of Fine arts’ BA & MFA graduate, Department of Visual Arts, Fine Arts & Art Education (2013-2018). They had studied in Academy of Fine Arts in Munich with an Erasmus+ scholarship. They was awarded with audience award for the shortfilm S W E A T at 22th Thessaloniki International GLAD Film Festival (2021) , SNF Artist Fellowship Award by Stavros Niarchos Foundation(2019) Scholarship to cover Degree Expenses from Athens School of Fine arts(2018) and audience award for the short film “Munich almost killed me ½” at 2th Piraeus Film Festival in Athens(2018) They has exhibited internationally at 22th Thessaloniki International GLAD Film Festival Thessaloniki-Greece (2021), Interface video art festival, Zagreb-Croatia (2020), 26th Athens International Film Festival (2020), Centrum Berlin, Berlin, Germany (2020), Eos Gallery (2019), Athens, A.Antonopoulou Gallery, Athens (2019), GRRL HAUS CINEMA, Berlin (2019), Hacker Porn Film Festival, Rome (2019), Platforms project, Athens (2019), Foto Wien, Austria (2019), 6th Athens Biennale, Athens, Greece,(2018) Inshort Film Festival, Lagos, Negiria (2018), Action Field Kodra, Thessaloniki (2018), 2th Pireus Film Festival,Athens (2018), Belleve di Monaco, Munich (2016), TAF Gallery, Athens (2013) et al. ?hey work may be found in private collections. Vera Chotzoglou lives and works between Athens & Berlin

Florinda CIUCIO
And yet I rise
florinda ciucio
And yet I rise
Film expérimental | mp4 | couleur | 7:20 | Belgique | Espagne | 2020

Il y a cinq ans, Amr a quitté la Syrie pour s'installer à Madrid. Au cours d'une promenade dans le Jardin botanique royal de son nouveau chez-lui, entouré de plantes et d'arbres du monde entier, il réfléchit à ce que cela signifie pour lui d'être l'Autre. "And yet I rise" vise à transformer l'échange de pensées et de conversations entre Amr et le réalisateur en une synergie organique entre Amr, le spectateur et son esprit réflexif. Il en résulte une mosaïque d'images de plantes qui souligne leur caractère classifié. Le jardin devient ainsi une métaphore de l'immigration, un sujet très dense, tout en demeurant un environnement paisible, propice à la réflexion.

Florinda Ciucio est née en 1993, en Belgique. Fille d'un père argentin et d'une mère belgo-néerlandaise, elle s’est toujours intéressée aux thèmes de la culture et de l'identité. Ainsi, elle a rapidement pris conscience de l'importance et de la beauté de la compréhension interculturelle. Cela se reflète également dans son travail, où elle recherche un langage commun à travers les images et les métaphores. Elle a obtenu en 2018 un Master en arts audiovisuels à la LUCA school of Arts, Bruxelles (Belgique), avec une spécialisation en images documentaires. Depuis, son travail voyage grâce à des plateformes multidisciplinaires, comme des centres d'art, des festivals de cinéma et des expositions. En 2019, elle a été sélectionnée pour participer à un programme de stage lancé par les Nations Unies, le UN Flanders trainee program, dans lequel elle participé à la construction d’un langage audiovisuel pour une agence espagnole de l'ONU. Elle s'est ensuite concentrée sur le développement de sa propre pratique artistique, ce qui lui a permis de réaliser "And yet I rise" et de recevoir une subvention de production de la part de l'organisation Breedbeeld, pour un futur projet d'installation vidéo. Cette œuvre portera sur les vieilles images tournées en Super 8 par son grand-père, qui était marin en Europe pendant les années 50.

Christophe CLAVERT
LITTLE PRESIDENT
christophe clavert
LITTLE PRESIDENT
Documentaire | mov | couleur | 58:0 | France | 2020

De la résidence universitaire lilloise où il a été hébergé après le démantèlement de jungle de Calais, Khalid témoigne du parcours qui l’a mené en France, depuis le Soudan en passant par l’est européen, et de ce qu’a été, pour lui et d’autres, la Jungle.

Christophe Clavert est né à Paris en 1975. Il est cinéaste et monteur. Il a réalisé notamment "Les ruines de Paris" (2004), "La fuite du jour" (2011), "Hannah Arendt" (2012), et "Friday for Example" (2015). Il a été monteur de plusieurs films de Jean-Marie Straub, notamment "Dialogue d'Ombre" (2013), "Kommunisten" (2014), "A propos de Venise" (2014), et "France against Robot" (2020).

Javier CODESAL PÉREZ
Calavera resumida
javier codesal pÉrez
Calavera resumida
Vidéo | mov | | 63:5 | Espagne | 2020

Depuis 1995, l'artiste Pedro Morales Elipe se rend régulièrement au musée du Prado pour dessiner à partir des tableaux des grands maîtres. Le résultat de ce travail, toujours en cours, est rassemblé dans 24 carnets qui n'ont encore jamais été exposés. Ces croquis sont uniques par rapport au reste de son œuvre – tant en peinture qu’en dessin - notamment en raison de leur dimension figurative. Le film "Calavera resumida" (A Skull in Summary) est à la fois un regard posé sur les carnets de croquis et une écoute attentive du dialogue que l'artiste entretient avec certaines œuvres du musée du Prado et avec son propre travail artistique. Les lignes des dessins et la voix de l'artiste qui parle d’elles construisent son souvenir de la peinture, qui est à la fois un rêve et une image de lui-même.

Javier Codesal emploie une grande variété de techniques dans sa pratique artistique. Son travail présente des propositions riches et variées, qui flottent avec liberté et cohérence entre les mots et l'image. Installations, performances, photos, textes, poésie, films et vidéos sont autant de moyens et d'outils qu'il emploie et fusionne dans ses projets. Il développe son intense activité créatrice depuis 1983, année où il réalise sa première installation vidéo, "Una televisión en un nicho". Outre des expositions individuelles et collectives en Espagne et dans d'autres pays d'Europe et d'Amérique, il a participé à de nombreux festivals de cinéma. À ce jour, Javier Codesal a publié cinq recueils de poésie et un livre sur l'esthétique cinématographique intitulé "Dos películas".

Agustina COMEDI
Playback. Ensayo de una despedida
agustina comedi
Playback. Ensayo de una despedida
Doc. expérimental | 4k | couleur | 14:32 | Argentine | 2019

In Córdoba, far away from Argentina’s capital city, the end of a military regime promises a spring that doesn’t last long. “La Delpi” is the only survivor from a group of transgender women and drag queens, who began to die of AIDS in the late 80’s. In a catholic and conservative city, the Kalas Group made their weapons and trenches out of improvised dresses and playbacks. Today the images of a unique and unknown footage are not only a farewell letter, but also a friendship manifesto.

Agustina Comedi (1986) Córdoba, Argentina. Screenwriter and Filmmaker. She studied Modern Literature. In 2017 her first film "Silence is a Falling Body" was premiered at IDFA. The film was multi-awarded and selected in more than 50 international festivals. Nowadays she's writing her second feature.

Jasper COPPES
Aasivissuit
jasper coppes
Aasivissuit
Doc. expérimental | 4k | couleur | 23:30 | Pays-Bas | Groenland | 2020

Recent footage of melting polar ice in Greenland as shown in the global mass media has represented the country as both the ground zero of climate crisis and a vast expanse for resource exploitation. The film Aasivissuit aims to provide a different view, showing instead the landscape and its inhabitants: focusing on people’s discussions about climate change and how they adapt in their complex relationship with the changing environment. The film follows two park rangers exploring the Greenlandic landscape. They exchange new and old knowledge of the land in their conversations. They talk about how ancient fertile sediment from Greenland is used to nurture exploited soil elsewhere and how microbes have found a way to deal with pollution. Drawing attention to the non-human presence within the landscape, the camera occasionally adopts the perspective of a fly or a raven, or dives into one of the holes in the melting ice cap where toxic metals collect. The film investigates how we can experience and perhaps understand these different perspectives.

Jasper Baldwin Coppes (1983, Amsterdam) is a visual artist who works in a diverse range of media such as films, sound performances, installations and writing. In these, Coppes explores the ways in which dominant narratives about the world and its inhabitants can be transformed. Controversial landscapes, other-than-human entities, silent objects and their presence have often been the core interests in his practice. Coppes graduated from the Gerrit Rietveld Academie in 2008 and was a fellow at the Jan van Eyck Academie in Maastricht in 2010 and 2011. He has participated in international exhibitions, film festivals and conferences and is a tutor at the Royal Academy of Art in The Hague and the Rietveld Academy in Amsterdam.