Catalogue 2025-2026
Parcourez ci-dessous le catalogue 2025-2026 des Rencontres Internationales, ou effectuez une recherche dans les archives des oeuvres présentées depuis 2004. De nouveaux extraits vidéos sont régulièrement mis en ligne, les images et les textes sont également progressivement mis à jour.
Alves Jr Ricardo
Parque De Diversões
Fiction expérimentale | hdv | couleur et n&b | 72:0 | Brésil | 2023
A film prohibited for those over 18 years of age. Anonymous figures walk around the city streets at night, looking for some personal encounters. Someone breaks the gates of the public park and starts to explore its paths. The imperative of desire will now dominate the forbidden territory. AMUSEMENT PARK is an essay film, a visual experiment built around the experience of cruising in an urban environment after the lockdown and the limits of a global pandemic. In the public park of a large metropolitan city, the tropical green life of plants and trees, mixed with playground toys, will be the scenery for a quest on human nature, its fantasies, desires, encounters and the transgression of touch. In between the shadows of the dark night, bodies and lust become light and pleasure.
Ricardo Alves Jr. is a film and theater director. He is the founder of the production company Entre Filmes. His work is characterized by the mix of languages in pursuit of constructing particular atmospheres and universes. His films have been shown at several international festival, including Berlinale Shorts, Berlinale Forum Expanded, Critics' Week at Festival de Cannes, Locarno, Rotterdam, among others.
Maria Rieger
Frontier
Fiction expérimentale | mov | couleur | 3:22 | France | 2024
UUne petite fille dérive sur un plateau d’échecs, dans le monde de l’espace et de la matière déployée. Ses pieds suivent des lignes invisibles, ses mains s’attachent à battre un rythme silencieux en touchant des objets selon un tempo par ailleurs imperceptible. Gestes compulsifs et vibrations se répondent dans un mouvement onirique où le réel vacille. Inspirée tout autant par l’univers des films de David Lynch que par la forme clip où le « sonore » est à la fois source du mouvement des images et trajectoire, cette vidéo-collage Explore des TOC et des fragments d’enfance en partie oubliés à la faveur d’une musique et d’une conversation familiale. Avec Zuzanna FAFIOTTE-RIEGER, Fernando COLIN-ROQUES.
Après une formation initiale de musicienne, Maria Rieger obtient une maîtrise d’Histoire sur les relations culturelles entre la Pologne et l’Ukraine à Paris 1 Sorbonne ainsi qu’un master de relations internationales et d’études européennes. Parallèlement à un parcours professionnel hybride entre le monde du conseil aux entreprises, le cinéma et la collaboration avec un écrivain, elle développe une pratique autodidacte autour de l’écriture, de la vidéo et du dessin. Après une année préparatoire à l’École d’art à Montreuil, elle intègre les Beaux-Arts de Paris, où elle poursuit actuellement ses études dans les ateliers de Clément Cogitore et d’Emmanuel Van der Meulen. Elle articule aujourd’hui sa pratique autour de la vidéo, de l’installation et de la peinture.
Cao River Yuhao
The Glass Essays
Film expérimental | dcp | couleur | 16:33 | Chine, Royaume-Uni | 2025
Unable to sleep, a young man is lured into the woods by a mysterious sound. He follows it across a river, through forest and shadows, until he finally comes upon the red curtains of a travelling funeral performance stage. The mesmerising mourning recital that unfolds is a dreamlike invitation into a sensorial exploration of memories, rituals, and ghosts.
River Yuhao Cao ??? (b. 1997, China) is an artist filmmaker and performance artist based in London. Inspired by the performative aspects of mourning in regional Chinese folk traditions, River explores it as a regenerative practice. Through this lens, he reconstruct landscapes from his early memories of Southern China in his work, while uncovering the perspective of the revenant. River is interested in how lamentation as a translation strategy interprets the fluidity of the subject. Cao’s first artist film ‘The Glass Essays’ has been featured in Visions du Réel, Switzerland; Vancouver International Film Festival, Canada; Kassel Dokfest, Germany; South London Gallery, UK; Middlesbrough Institute of Modern Art (MIMA), UK; His previous work has been featured in B3 Biennial of the Moving Image, Germany; Tofu Collective, Denmark; Sadie Coles HQ, UK; Saatchi Gallery, UK; Nottingham Contemporary, UK; and the London Institute of Contemporary Arts (ICA), among others.
Louis Rizzo Naudi
In Here
Fiction expérimentale | mov | couleur et n&b | 8:50 | Royaume-Uni | 2024
« Nous rêvons de voyager à travers l’univers… mais l’univers n’est-il pas en nous ? Nous ne connaissons pas les profondeurs de notre esprit. Le chemin mystérieux mène vers l’intérieur. L’éternité, avec ses mondes du passé et du futur, est en nous ou n’est nulle part. Le monde extérieur est un monde d’ombres ; il projette son ombre dans le royaume de la lumière. À présent, en effet, il semble si sombre, solitaire, informe en nous ; mais combien différent il nous apparaîtra lorsque cette éclipse sera passée, et que le corps et l’ombre se seront retirés. Nous jouirons plus que jamais, car notre esprit aura été privé. » — Novalis, Pollen (1798). Traduction et adaptation à partir de l’édition allemande originale, avec l’aide de la traduction anglaise de W. Hastie dans Hymns and Thoughts on Religion (1888).
Louis Rizzo Naudi est un cinéaste britanno-maltais. Sa pratique explore l’expérience du sublime et la nature construite de la perception visuelle, sa caméra se tournant souvent vers les phénomènes naturels, les paysages et la technologie. Il est titulaire d’une licence en études cinématographiques de King’s College London — où il a reçu le prix de mémoire pour son essai consacré au sublime dans les images de la Station spatiale internationale — ainsi que d’un master en anthropologie cognitive et évolutionnaire de l’Université d’Oxford, où il a mené des recherches sur la manière dont les expériences du sublime peuvent encourager des comportements prosociaux, tels que la générosité. Ses films ont été projetés dans toute l’Europe, notamment à l’International Film Festival Rotterdam, au Festival international du film de Karlovy Vary, au British Film Institute et au Tate St Ives, et ont également été utilisés comme supports de relaxation dans des hôpitaux, pour des patient·es en cours de procédure médicale.
Camila Rodríguez Triana
La Primera Vuelta De La Espiral
Doc. expérimental | 4k | couleur | 20:42 | Colombie | 2025
Le court métrage « Le premier tour de la spirale » est le résultat de mois de recherche théorique et ethnographique, d’un pèlerinage d’un an dans les lagunes sacrées qui composent le territoire de Mhuysqa, et de tout ce qui se passe sur les plans physique et spirituel lorsqu’on s’engage avec véhémence dans la recherche de son identité et de la lignée qui l’a précédée. Pour l’artiste, l’acte de se souvenir est une action qui implique la connexion du corps, de l’esprit (conscience) et du cœur, ce qui rend possible la création d’une identité. C’est pourquoi elle propose, à travers son travail, de « faire de la mémoire avec les pieds et avec les mains. Avec les pieds en parcourant le territoire, et avec les mains en retournant travailler les métiers ancestraux ».
Camila Rodríguez Triana (Cali, 1985). Artiste visuelle et cinéaste. Elle est diplômée de la Faculté des Arts Intégrés de l’Université del Valle (2008) en Colombie et a obtenu un Master Cinéma et Art Contemporain au Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains (2019) en France, où elle a reçu le Prix des Amis du Fresnoy de la Meilleure Installation lors de Panorama 21. Au cours de sa carrière artistique, elle a reçu plusieurs distinctions, notamment la bourse de Protégée en Arts Visuels du programme Rolex Mentor and Protégé Arts Initiative, au sein duquel elle a travaillé avec l’artiste américaine Carrie Mae Weems (2020) ; le Prix d’Artiste Émergente des Rencontres Artistiques Carré sur Seine en France (2021) ; le Prix d’Artiste Émergente à Artecámara, ARTBO en Colombie (2020) ; le Prix National Colombo-Suisse de Photographie en Colombie (2008) ; ainsi que la nomination à la bourse pour Artistes Émergents de la Cisneros Fontanals Art Foundation aux États-Unis (2020). En tant que cinéaste, elle a également été récompensée par plusieurs prix, dont le Prix du Meilleur Film Ibéro-Américain au Festival de Cinéma Lima Independiente au Pérou (2018) ; le Prix du Meilleur Documentaire au Lisbon International Film Festival – Spring Edition au Portugal (2017) ; et le Prix Renaud Victor de la Compétition Internationale au FIDMarseille en France (2016), entre autres. Son œuvre a été présentée dans divers lieux tels que le Musée National d’Art Contemporain à Athènes, Grèce (2023) ; Brown University, États-Unis (2023) ; Galerie BAQ, Paris, France (2023) ; POUSH, Paris, France (2023) ; PS122 Gallery / The National Academy of Design, New York, États-Unis (2022) ; BAM Fisher, Brooklyn, New York, États-Unis (2022) ; le 65e Salon de Montrouge, France (2021) ; et le Festival PROYECTOR, Espagne (2020), entre autres. Ses films ont été sélectionnés par de prestigieux festivals tels que le Festival International du Film de Karlovy Vary (KVIFF), EnergaCAMERIMAGE – Directors’ Debuts Competition, FIDMarseille, DocLisboa et Visions du Réel, entre autres.
Clement Roussier
MYRNINEREST
Doc. expérimental | hdcam | couleur | 14:16 | France | 2025
Seule dans sa chambre une femme danse; un touriste erre dans les rues animées de Tokyo ; une poète parle de rivières, de pitié et de fantômes.
Clément Roussier est né en 1984. Il est l'auteur de deux recueils de poésie (Maintenant il est toujours trois heures; Fondane) publiés en 2025 aux éditions Derrière la salle de bain; ainsi que d'un roman, Sullivan et les ciels de feu des soirs de la savane, publié en 2020 chez l'École des Loisirs. Dans le silence et dans le bruit, sa première réalisation, remporte le Grand Prix de la Compétition Française au FID Marseille 2023.
Steve Rowell
Lost Prairie Valley
Doc. expérimental | 4k | couleur | 14:24 | USA | 2024
Lost?Prairie?Valley (2025) explores the intersection of machine vision, ecology, and extinction on Minnesota’s prairie lands. Using 4K digital video, 16?mm film, LiDAR, and AI image recognition, the film observes threatened plant species and landscape change across research sites—asking how our technological gaze shapes what we see and what we lose.
Steve Rowell is an artist and educator working across photography, moving image, sound, and spatial media. His research-driven practice investigates landscape as a site of political imagination, focusing on perception, nonhuman intelligence, extinction, and ecological crisis. Drawing on methods from geography and archaeology, he explores the entanglements of built systems and natural terrains. Steve holds an MFA with Distinction from the University of Oxford and a BA in Studio Art from the University of Texas. He is a Guggenheim Fellow (2019), a MacDowell Fellow (2021–22), and a 2024 McKnight Media Artist Fellow. Additional support includes Creative Capital, the Graham Foundation, the Minnesota State Arts Board (2022, 2025), and international residencies in Berlin, Vienna, and Fogo Island. Formerly a longtime collaborator with the Center for Land Use Interpretation, SIMPARCH, and the Office of Experiments, Steve has lived and worked in Los Angeles, Oxford, Berlin, D.C., and Chicago. He is currently based in Minneapolis, where he teaches and conducts field-based research at the Minneapolis College of Art and Design.
Remy Ryumugabe
Murmurs from The Wind
Film expérimental | 4k | noir et blanc | 11:14 | Rwanda | 2025
À l'approche de son 35e anniversaire, un cinéaste se rend à Louxor, où les échos de son passé tourmenté se mêlent aux dures réalités du monde présent. Au cœur de la beauté intemporelle de la ville antique, il affronte les murmures implacables de ses démons, cherchant un éclat d'espoir.
Remy Ryumugabe est un cinéaste, producteur et artiste visuel rwandais primé, dont le travail audiovisuel et photographique a été présenté dans des festivals et galeries internationaux prestigieux, notamment Internationale Kurzfilmtage Winterthur, Uppsala International Short Film Festival, Fribourg International Film Festival, Oberhausen International Short Film Festival, Galerie Imane Farès, Museum Hilversum, Goethe-Institut Kigali, Indiba Arts Gallery, Kigali Center for Photography, et Het Nieuwe Instituut, entre autres. Ses œuvres ont reçu de nombreuses distinctions, dont la mention spéciale à la 41e édition de l’Uppsala International Short Film Festival, le Prix du Meilleur Film Expérimental à la 15e édition du Festival Internacional de Cine Africano de Argentina, le Prix du Meilleur Réalisateur d’un Court Métrage Documentaire à la 8e édition de l’Urusaro International Women Film Festival, ainsi que le Young African Filmmakers’ Award lors de la 29e édition de l’Afrika Filmfestival de Louvain. En tant que producteur, il a travaillé sur des films salués par la critique, tels que Imuhira (sélectionné à Locarno et au BFI London Film Festival), ainsi que le long métrage Minimals in the Titanic World, qu’il a produit et présenté en première mondiale au Forum de la 75e Berlinale. Il développe également plusieurs projets photographiques, installations artistiques et longs métrages, soutenus par des plateformes de développement de renom telles que Ouaga Producers Lab, Takmil, Yaoundé Film Lab et le Moulin d’Andé. Il est cofondateur de KIRURI MFN, une société de production indépendante basée à Kigali. Il est également le co-initiateur et curateur du 250 Film Experiment Cine-Club, un ciné-club basé à Kigali, au Rwanda.
Mauricio Saenz
Niño halcon duerme entre visiones de un incendio
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 18:0 | Mexique | 2024
Un oiseau kamikaze qui s’est lancé dans un voyage vers un lieu sauvage, sans retour possible. Une représentation de l’état de violence débordante engendrée par le narcotrafic, à travers la vision onirique d’un adolescent marginal recruté par un cartel.
Mauricio Sáenz (né en 1977, Matamoros, Mexique) est un artiste visuel dont la pratique englobe l’installation, la sculpture et la vidéo. Son travail explore les limites de l’impossible en tant que moteur actif de transformation, à travers des notions telles que l’isolement, l’enfermement, l’incertitude et la mémoire historique. Il est titulaire d’un master de l’Université polytechnique de Valence, en Espagne, et a présenté son travail au Museo de Arte Carrillo Gil et au Foto Museo Cuatro Caminos à Mexico, à la Galerie Art Virus à Francfort, ainsi qu’à la Jonathan Ferrara Gallery à La Nouvelle-Orléans. Ses œuvres ont également été montrées dans des festivals de vidéo-art tels que Proyector et MADATAC en Espagne, Traverse et Instants Vidéo en France, ou encore FIVA en Argentine, parmi d’autres.
Niyaz Saghari
Ripple Effect
Doc. expérimental | 0 | noir et blanc | 9:0 | Allemagne, Royaume-Uni | 2023
The diver plunges into the sea (death), but also into life (eternity), where he will rediscover the primordial waters of life. This quote from Pierre Lévêque about the illustrations in Tomb of the Diver resonated when I watched the viral video of a young man who was executed in Iran in 2020.Few days after his death, the grainy mobile video of him was released .He ran in slow motion and dived in a pool. I watched the wave of his hands, the kick of his foot and crossing the border between air and water just as he leaped beyond fear when he spoke the truth, transitioned from life and became eternal in people’s memory. Like an act of preservation, I filmed the video with a super 8 camera. The camera became a tool of magnifying and grieving. 3 years later, men and women still chant his name in protests. Like the waves after a dive, injustice has a ripple effect.
Niyaz Saghari is a Bristol based filmmaker. Graduating from Film Directing from Art University of Tehran ( Iran), she continued her studies on the MA Animation at Newport. Besides following professional work in animation, she has been directing short documentaries and making experimental films.
Taiki Sakpisit
The Spirit Level
Vidéo expérimentale | 4k | couleur et n&b | 20:30 | Thaïlande | 2024
The Spirit Level médite sur les traumatismes et la violence qui traversent la Thaïlande troublée, reflétés à travers les voyages en voiture de l’artiste dans la région nord-est du pays, le long du fleuve Mékong. Le film commence avec une rivière descendant de la cascade Than Thong pour se jeter dans le Mékong, et explore une grotte souterraine mythique qui, selon la légende, abritait un royaume enfoui sous le Mékong, là où réside le divin Naga dans le monde inférieur. Au cœur de The Spirit Level se trouve une séquence frénétique montrant une médium en plein état de possession. Cet épisode épileptique émule un effet de rétroaction optique, suscitant des images spectrales semblables à une transe, alors que l’entité spirituelle s’inscrit dans le corps de la médium. Progressivement, ces images hallucinées se délitent et sont interrompues par une image figée. Cette suspension du temps surgit pour commémorer les esprits disloqués des trois militants anti-gouvernementaux dont les corps mutilés furent retrouvés dans le Mékong en décembre 2019. Exilés depuis le coup d’État de 2014, ils furent kidnappés par un escadron de la mort officiellement soutenu. Leurs corps furent découverts menottés, éventrés, lestés de blocs de béton, enveloppés dans des sacs de riz brun, puis jetés dans le fleuve. Il s’agit de l’un des innombrables cas de disparitions forcées et d’assassinats de dissident·e·s politiques perpétrés par l’État depuis les années 1970, une violence toujours en cours et jamais résolue. The Spirit Level évoque ainsi les courants souterrains d’obscurité qui ondulent sous la surface d’une Thaïlande profondément problématique.
Taiki Sakpisit (???? ?????????????) est un cinéaste et artiste visuel basé à Bangkok, reconnu pour son approche innovante du récit et son exploration profonde de l’histoire complexe de la Thaïlande. À travers le prisme du cinéma, Sakpisit met à nu le passé tumultueux du pays, imprégnant ses films expérimentaux d’un engagement politique subtil mais retentissant. Ses œuvres sondent les tensions, les conflits et les anticipations sous-jacentes de la Thaïlande contemporaine, méticuleusement façonnées par des assemblages audiovisuels précis et sensoriellement saisissants. Utilisant une vaste gamme de sons et d’images, Sakpisit crée des expériences immersives qui défient les récits conventionnels et suscitent la réflexion. Son long métrage The Edge of Daybreak a remporté le prix FIPRESCI au Festival international du film de Rotterdam pour sa « mise en scène d’une atmosphère mystérieuse et d’images riches dépeignant le traumatisme et la violence, pour sa capacité à aborder quarante ans de bouleversements politiques à travers un voyage cinématographique puissant et hypnotique, et pour sa volonté d’affronter le passé afin de confronter le présent et l’avenir ». Ses œuvres récentes ont été présentées à la 14e Biennale de Gwangju, au Museum of Contemporary Art de Busan, à la Bangkok Art Biennale 2024, à la 14e Biennale du Mercosur ainsi qu’à la Thailand Biennale.
Taiki Sakpisit
The Spirit Level
Film expérimental | 0 | couleur et n&b | 20:30 | Thaïlande | 2024
The Spirit Level hauntingly captures a psychic summoning a spirit to learn the truth about the deaths of Thai protestors who had been in exile since the 2014 coup d’état. In a frantic frame, the psychic appears to be paralyzed in the moment. Capturing the collective ethos, the section served as a reminder of everyday forms of resistance and touched deeply on the power and effects of human connections and encounters.
Taiki Sakpisit is a Thai filmmaker and artist based in Bangkok, known for his innovative approach to storytelling and his profound exploration of Thailand’s complex history. Sakpisit unpacks the nation's turbulent past, infusing his films with a subtle yet resounding political commitment. His works delve into the underlying tensions, conflicts, and anticipations of contemporary Thailand, meticulously crafted through precise and sensorially overwhelming audio-visual assemblage. Utilizing a diverse array of sounds and images, Sakpisit creates immersive experiences that challenge conventional narratives. His feature-length film The Edge of Daybreak won the FIPRESCI prize at the International Film Festival Rotterdam for its “Mysterious atmosphere and rich imagery in depicting trauma and violence, for its capacity of dealing with 40 years of political turmoil through a powerful and hypnotic cinematic journey, and for its compromise with the past in order to confront the present and the next future.” He was Artist-in-Residence at the Rijksakademie van beeldende kunsten in Amsterdam (2022-23) and the NTU Centre for Contemporary Art in Singapore (2018). His recent works have been exhibited at the Gwangju Biennale, MOCA Busan, M+ Hong Kong, Bangkok Art Biennale, the Mercosul Biennial, and Thailand Biennale, Phuket.
Mark Salvatus
Should the Source of Fulfillment Be Seen with Our Eyes
Vidéo expérimentale | hdv | couleur | 16:25 | Philippines | 2024
Kung ang Makagiginhawa ay Matingnan ng Ating mga Mata (Should the Source of Fulfillment Be Seen with Our Eyes) – 2024 Cette œuvre explore les ethno-écologies du mont Banahaw — la manière dont le monde plus-qu’humain qui l’entoure façonne, et est façonné par, les imaginaires culturels. Elle tisse ensemble les recherches continues de Salvatus sur les histoires vernaculaires du mont Banahaw et de Lucban, rassemblées à partir d’archives familiales, de récits populaires et de motifs mythiques. Elle examine plusieurs trajectoires de renouveau millénariste qui convergent vers le mont Banahaw en tant que topos mystique et ethno-écologique : d’une révolution destinée à encourager les populations locales à trouver leur propre idiome de discernement religieux, à une histoire de fanfares et de musiciens et leur rôle dans une modernité régionale postcoloniale, jusqu’à la propre pratique d’assemblage et de « salvaging » de Salvatus qui nous inscrit dans ce monde mystique partagé, éveillant en nous un esprit politique à l’échelle planétaire.
Mark Salvatus, artiste philippin originaire de Lucban et vivant à Manille, décrit son approche artistique étendue sous le terme de « Salvage Projects ». Ce concept, qui fait écho à son nom, constitue un cadre à partir duquel se déploient ses multiples investigations portant sur les vestiges de la politique urbaine, les strates narratives de l’histoire nationale, et le mouvement incessant de la vie contemporaine. Travaillant à travers une pluralité de disciplines — objets, photographie, vidéo, installations et pratiques participatives — Salvatus conçoit des formes d’engagement directes et indirectes qui mettent en lumière les résultats multiples des énergies, des significations et des expériences.
Nina Sarnelle
Breath Work
Doc. expérimental | mov | couleur | 63:0 | USA | 2025
When we vocalize, we share and transform air, placing our bodies into critical relation to one another and the non-human world. Breath Work is an experimental community opera that explores air as a medium for resistance. Part documentary, part performative ritual, it takes place in Long Beach, California—an area filled with oil production and one of the largest ports in the world, where 25% of all imported goods enter the USA.Shipping infrastructure, railyards, freeways and oil refineries provide a striking backdrop for scenes of solidarity and grief staged by a cast and crew of 13 untrained local community members aged 11-65. Breath Work weaves together their creativity and their voices with personal stories of respiratory disease and environmental racism.
Nina Sarnelle (they/she) makes research projects, participatory performances, music composition, video and sculpture; their work interfaces with sites of neocolonialism(s), ecological destruction and labor exploitation in strange and intimate ways. They earned a BA from Oberlin College and an MFA from Carnegie Mellon University, and recently had a solo video exhibition at the New Museum: https://www.newmuseum.org/exhibitions/view/screens-series-nina-sarnelle Their work has also shown at Hammer Museum (LA), Getty Center (LA), Forum des Images (Paris), Haus der Kulturen der Welt (Berlin), Whitechapel Gallery (London), La Gaîté Lyrique (Paris), Ballroom Marfa (TX), MoMA (NY), Istanbul Modern (Turkey), Neuer Berliner Kunstverein (Berlin), Museum of Art, Architecture & Technology (Lisbon), Fundacion PROA (Buenos Aires), Black Cube (Denver), Southern Exposure (San Francisco), Recess (NY), UNSW Galleries (Sydney), Project 88 (Mumbai), Kevin Space (Vienna), Garage MCA, Moscow, Villa Croce Contemporary Art Museum (Genova), Mwoods (Beijing), Human Resources (LA) and others; and been featured in Art Forum, Frieze, Art in America, Vogue Italy, Huffington Post, SFMoMA, Creators Project, FlashArt, and Hyperallergic. www.ninasarnelle.com
Susannah Sayler, Edward Morris
The Amazon is Elsewhere
Film expérimental | 4k | couleur et n&b | 12:0 | USA | 2025
Amazon is Elsewhere est un court métrage qui médite sur l’inconnaissabilité et la puissance de l’Amazonie pour celles et ceux qui n’y vivent pas. Pour beaucoup, l’Amazonie symbolise « les poumons de la Terre » ou la « Nature » elle-même. Pour les peuples autochtones de la région, dont nombre n’ont pas de mot distinct pour désigner la jungle ou la forêt, c’est simplement la maison. Le film se concentre sur un bâtiment situé à l’orée de la jungle : un mélange de styles architecturaux où les arbres traversent les sols en béton, où les plantes poussent dans des colonnes pseudo-corinthiennes, et où des jaguars en carreaux de céramique gardent l’entrée. Des images générées par IA expriment des forces à l’œuvre, à la fois dans le bâtiment et dans la jungle, dont il est difficile de savoir si elles sont maléfiques ou salvatrices. Le film s’inscrit dans un ensemble de travaux qui cherchent à comprendre comment représenter l’Amazonie à la lumière de la multiplicité de significations refractées dont elle est porteuse.
Susannah Sayler et Edward Morris (Sayler/Morris) travaillent la vidéo, la photographie et l’installation pour interroger nos conceptions changeantes de la nature, de la culture et de l’écologie. Leur pratique est souvent ancrée dans des lieux précis et s’appuie fortement sur la recherche historique. Ils ont reçu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles la bourse Guggenheim (2023), le New York Artist Fellowship (2016), la Smithsonian Artist Research Fellowship (2014), le Center for Art and Environment Research Fellowship (2013), ainsi que la Loeb Fellowship de la Harvard Graduate School of Design (2008). Leur travail a été largement exposé aux États-Unis et à l’international, notamment au Massachusetts Museum of Contemporary Art, à la Kunsthal de Rotterdam, au North Carolina Museum of Art, au Belvedere Museum et au Southeast Center for Contemporary Art. Sayler enseigne actuellement au sein du département Film and Media Arts de l’Université de Syracuse, tandis que Morris est directeur exécutif du Marble House Project. Leurs archives sont conservées au Nevada Museum of Art / Reno, Center for Art and Environment. En 2006, Sayler/Morris ont cofondé The Canary Project, un studio produisant des médias visuels et des œuvres destinées à approfondir la compréhension publique du changement climatique. En 2021, ils ont fondé Toolshed, une plateforme visant à relier pensée écologique et action.
Kim Schoen
Pollinator
Vidéo expérimentale | mp4 | couleur | 10:0 | USA | 2025
"A jarring auditory blip, and we are entered into a world of artifice. We slowly approach a bouquet before a black backdrop, partially wrapped in cellophane. A synthesized descending minor triad repeats below chaotic clicking tones; menacing, slowing, as we zoom and pan ever nearer. The flowers’ imitation becomes increasingly apparent: petals, stamens, and styles rendered through varying techniques of plastic production. A nylon weave assumes the shape of a petal, globs stand in for seeds, and stems are betrayed by marks of their fabrication in molds. As the camera moves even closer, the facsimiles break down. Degrading, flaking acrylic paint and halftone prints organize themselves into geometric abstractions. Extruded colored threads no longer signify trichomes but become expressive marks. Beneath the abstract, we find the abject. Wrinkled skin forms in the crevice of a panel of foam. Sheets, flecked with orange, pink, and red, quiver like ripped flesh. Former blossoms become organs, entrails, and orifices. At base, we arrive in a realm of dust and grime accumulating among simulated textures, appearing fungal, bacterial, parasitic. In Kim Schoen’s Pollinator, plastic, processed from crude oil, extracted from the anaerobic decay of plankton and algae, returns to biomorphic form, now undead." —Zachary Korol Gold
Kim Schoen’s work engages the rhetorics of display. Her absurdist, experimental approach across video installation, photography, and text explores the ways in which the commercial and personal inform and create one another. She takes on the unexamined ways that the commercial project operates on us—remaking the “sense” of what is given. Schoen works with “rhetorical” objects and language that try to persuade or convince us of something, and uses them as raw materials to say something new. Kim Schoen (b. 1969 Princeton) received her MFA in Photography from CalArts in 2005, and her MPhil from The Royal College of Art in 2008. Her work has been exhibited in venues such as MMoCA; BAM, Brooklyn (New York); Edith-Russ-Haus für Medienkunst, Kunstverein Springhornhof; Kleine Humboldt Galerie (Germany); Museo di Arte Contemporanea di Roma (Italy); Whitechapel Gallery, South London Gallery, and MOT International (London); LACMA, The California Museum of Photography, Moskowitz Bayse Gallery, Young Projects and Richard Telles Fine Art (Los Angeles). She is the recipient of international grants and residencies including AiR351 in Portugal, The Edith-Russ-Haus Stipendium in Germany and Cité Internationale des Arts in Paris. Her work is included in private and public collections, and has been written about in Artforum, Mousse, Art in America, The Los Angeles Times, and Hotshoe International.
Silke Schönfeld
The Impossibility Of Showing What Should Never Have Happened
Doc. expérimental | 0 | couleur | 24:56 | Allemagne | 2025
While gardening together, two sisters trace the continuities of National Socialist child rearing ideals in their own childhood. The parenting book The German Mother and Her First Child by lung specialist Dr. Johanna Haarer, steeped in Nazi ideology, remained in publication with a different title until 1987. Silke Schönfeld enters into a dialog with her mother and her aunt, whose upbringing in the 50s and 60s was still very much characterized by a constant call for discipline, obedience and the suppression of one's own needs. The family garden becomes a symbol of the willpower with which the two women tried to break the vicious circle for the next generation.
Silke Schönfeld is a visual artist and filmmaker. In her films the personal stories of the protagonists are interwoven with historical and social structures. Her works have been exhibited internationally in numerous exhibitions and film festivals such as CAN Foundation (Seoul), Garage (Rotterdam), Festival de Cannes, Building Bridges Art Exchange (Santa Monica, US), Goethe Institut (Paris) or Raindance Festival (London, UK). From 2020 till 2022 she was an artist in residence at Rijksakademie van beeldende kunsten, Amsterdam. Among her solo exhibitions are “You Can’t Make This Up”(2024) at HMKV, Dortmund, and “Beyond all reasonable measure” (2021) at KIT, Düsseldorf. She received various awards and scholarships for her work, as the German Short Film Award (2023) and Förderpreis des Landes NRW, Visuelle Kunst (2021). Silke Schönfeld lives and works in Dortmund, Germany.
Alex Schuurbiers
Placeholder
Film expérimental | super8 | couleur et n&b | 7:46 | Pays-Bas, Belgique | 2025
Placeholder is an attempt at holding it together in the face of absence; of a mother, of a memory, of something tangible. Hands holding rocks, hands gripping other hands. Images oscillate between dreams and recollection, distorted and transformed over time.
Alex Schuurbiers (she/her) is an artist from the Netherlands living and working in Belgium. Her practice focuses on the texture of analogue film as an active contributor to her storytelling: embedded in the past like a memory and tangible in the present like emotion. She is also the founding member of Ursula, a collective of women working with the moving image.
Leniko Sennoma
Augen Ohne Blick
Film expérimental | mov | couleur | 81:3 | Allemagne | 2025
Eyes Without Gaze is an experimental film that challenges conventional storytelling, inspired by Chantal Akerman’s focus on atmosphere and space over direct action. Blending animation, 16mm, poetry, video art, video clips, and digital formats, it constructs a fragmented, dreamlike narrative. The film explores life under patriarchal capitalism, folklore, and symbolism, while depicting sexual violence without retraumatization, presenting survivors as autonomous individuals seeking justice. At its center is Maria, a Greek immigrant navigating financial hardship, desire, and a search for justice. Inspired by “Vasilisa the Beautiful,” her journey toward a mysterious needle leads her to confront a man from her past and a fateful choice.
Leniko Sennoma is a Berlin-based film and installation artist whose work challenges the boundaries between reality and dream. Their art focuses on themes such as social justice, intersectional feminism, and the dismantling of systemic oppression. They combine techniques of lucid dreaming and archetypical symbolism to question the status quo of neoliberal information society. Their art is an ongoing search for possibilities of collective liberation, the dismantling of systemic oppression, and the creation of political collaboration. By developing an audiovisual-metaphorical language that works with the synchresis of image, sound, and material aesthetics, they create hypnotic environments that appear simultaneously gentle and eerie. Influenced by their studies in epistemology, theoretical, feministic, analytical philosophy and film theory, their works play with the consciousness of the viewer, generating a broad spectrum of associations, emotions and contrasts. Sennoma’s video-/installations and short films have been shown in numerous galleries, museums and festivals across continents, including Zilberman Gallery Berlin Germany, Gallery 062 Chicago USA, Gallery SA-KURA Nagoya Japan, Inflamável Film Festival Santa Caterina Brazil and Internationale Kurzfilmtage Oberhausen, Germany.
Kevin Sepp
GOODBYE REGINA
Doc. expérimental | 16mm | couleur | 8:48 | Allemagne | 2025
La région alpine italienne du Tyrol du Sud n'est pas connue pour sa scène tuning, mais celle-ci existe bel et bien. Un petit groupe de jeunes hommes s'est réuni pour exprimer à sa manière son amour pour sa région natale. Leurs voitures de sport japonaises glissent étrangement à travers les villages historiques, le long des pentes alpines et à travers une nature à couper le souffle. GOODBYE REGINA est une lettre d'adieu du réalisateur à sa grand-mère, qui a grandi dans ces montagnes. Il explore le lien entre l'ancien et le nouveau, sans juxtaposer les deux. Dans un paysage où rien ne semble changer, les machines semblent faire partie des créatures qui émergent de cette nature. Le résultat est une sorte de documentaire sur la nature, un recueil d'impressions loin des images de cartes postales touristiques.
Kevin Sepp est un réalisateur et monteur basé à Berlin. Issu d'une formation en sciences humaines, c'est un cinéaste autodidacte dont l'intérêt pour les récits courts et riches en images l'a conduit à travailler dans le cinéma commercial. Parallèlement à ses projets commandés, il continue d'explorer de nouvelles possibilités à travers son travail indépendant. Ses collaborations avec des musiciens et d'autres artistes influencent fortement son sens du son à l'écran et façonnent l'atmosphère de son travail. Ses films ont été présentés dans des festivals tels que les Berlin Commercial et Berlin Music Video Awards, ainsi que sur des plateformes telles que Directors' Library, Sleek Magazine et Crack Magazine.
Sophie Sherman, Némo Camus
L Eau Était Là
Doc. expérimental | 16mm | couleur | 15:0 | Belgique | 2025
Filmée en 16 mm au marais Wiels, à Bruxelles. Ce marais est apparu après la perforation de la nappe phréatique lors de travaux d’excavation pour un projet immobilier. Insectes, oiseaux et humains cohabitent dans ce refuge où la vie et la magie résistent.
Sophie Sherman (France/Belgique) est une cinéaste basée à Bruxelles, en Belgique. Ces dernières années, elle est principalement intéressée au médium du 16 mm, avec des films tels que La marche (2015, 19’), L’eau était là (2025, 15’, co-réalisé avec Némo Camus) et Hold my hand (2025, 17’). Elle a étudié le cinéma à l’Université d’Aix-Marseille, où elle a obtenu un master en réalisation documentaire, ainsi qu’au Fresnoy, Studio national des arts contemporains. Ses films ont été présentés au Torino Film Festival (Italie), à L’Alternativa (Espagne), au Thessaloniki International Film Festival (Grèce), à Écrans Documentaires (France), au Wiels Art Center à Bruxelles (Belgique), à Ontsteking Art Space à Gand (Belgique), entre autres. Némo Camus est un artiste français né en 1994, vivant et travaillant à Bruxelles. Après une formation en théorie du cinéma et un master en sociologie, il s’est tourné vers la création sonore et s’est formé à l’INSAS. Son travail, fortement ancré dans la pratique de l’enregistrement sonore, explore l’aller-retour entre le travail de terrain et l’approche spéculative, en se concentrant sur les notions de trace, d’indice et de tremblement. Il s’intéresse particulièrement à l’entrelacement et aux écarts entre récit intime et document historique dans le contexte des enjeux mémoriels contemporains. Son travail prend la forme de créations radiophoniques, d’installations sonores, de performances, de textes et de films. Pour ses projets de performance et d’arts visuels, il collabore avec Pélagie Gbaguidi, On-Trade-Off, Joëlle Sambi, Esther Mugambi, Robson Ledesma, Aïssatou Ciss, Sophie Sherman et Davide Tidoni. Son travail a récemment été présenté au GMEM à Marseille, à iMAL à Bruxelles, à Framer Framed à Amsterdam, à la Biennale de Dakar et à la Bienal Internacional de Dança do Ceará à Fortaleza, au Brésil. Il enseigne des ateliers de création sonore à l’Université Paris 8.