Catalogue 2025-2026
Parcourez ci-dessous le catalogue 2025-2026 des Rencontres Internationales, ou effectuez une recherche dans les archives des oeuvres présentées depuis 2004. De nouveaux extraits vidéos sont régulièrement mis en ligne, les images et les textes sont également progressivement mis à jour.
Dana Iskakova
Whose Voice Is This?
Film expérimental | 35mm | couleur et n&b | 13:52 | Kazakhstan, Allemagne | 2024
Shifting perspectives from the visual to the aural, this film is a result of research into the Central Asian holdings of Arsenal’s archive. It explores the evolution of sound, speech, and music in local cinema from the 1960s to the 1990s. By listening to characters’ concerns through dubbed voices in addition to soundscapes and soundtracks, we can trace the impact of Soviet ideology, its gradual weakening, and the rise of Perestroika’s freedom. Although the archive, with 45 films from Central Asia, cannot represent all of the region’s political and social shifts, it does offer a valuable basis for analyzing how evolving sound reflects broader transformations over three decades. “Whose Voice Is This?” was commissioned by Arsenal – Institute for Film and Video Art in the framework of a Living Archive Residency supported by the Goethe-Institute Uzbekistan. Central Asian Research Collective DAVRA Germany, Uzbekistan, Kazakhstan 2024
Dana Iskakova is an artist and cultural practitioner from Almaty, Kazakhstan, currently pursuing an MA in Fine Arts at the Basel Academy of Art and Design. She previously studied finance at the International IT University and liberal arts at Smolny College. As a member of the DAVRA research group, she participated in documenta 15 (2022) and Archival Assembly #3 (2024). In 2023, Iskakova presented the printed magazine on fictional contemporary art called “If” and its first issue, created in collaboration with the MATA collective. Her practice explores the intersection of truth and fiction, perception, and collective imagination.
Romain Jaccoud
Born Reckless
Fiction | 4k | couleur | 26:10 | Suisse | 2025
Camo est un homme vivant dans une petite ville de l'ouest du Texas avec son chien. Caché dans le siège de son pick-up rouge, il observe des cow-boys à cheval lors de rodéos. Au cours d'une nuit d'observation, son regard tombe sur un homme qu'il se met à suivre obsessionnellement. D'une course-poursuite sur les routes du désert texan au silence d'une chambre à coucher, les pulsions de Camo le conduisent à mener un jeu dangereux à l'orée d'un désir refoulé.
Romain Jaccoud est un artiste Suisse né à Lausanne en 1993. Il habite et travaille à Paris. Après l’obtention d’un Bachelor en histoire de l’art et en histoire et esthétique du Cinéma de l’Université de Lausanne et de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il intègre les Beaux-Arts de Paris. Pendant ce cursus, il étudie dans les ateliers de Sylvie Fanchon, Bernard Piffaretti et Dominique Figarella. Il effectue un séjour d’étude à Otis College of Art and Design à Los Angeles. Il présente son exposition de diplôme Guilty Pleasure en octobre 2021 et obtient le DNSAP. A sa sortie des Beaux-Arts, il écrit, réalise et auto-produit son premier court-métrage intitulé Brandon Roi, qui est sélectionné au Festival du Film de Locarno en compétition Pardo di Domani où il est projeté publiquement pour la première fois en août 2022. Au même moment il expose son tableau Eat me dans l’espace de la galerie Loevenbruck à Paris aux côtés des œuvres de Steven Parrino et de Michel Parmentier. En 2025, il écrit, produit et réalise un second court-métrage, Born Reckless, qui est tourné au Texas.
Myriam Jacob-allard
Les immortelles
Vidéo expérimentale | dcp | couleur | 26:40 | Canada | 2025
Construit à partir de doublages de films de vampires et d’archives familiales, Les immortelles est un collage vidéo en quatre chapitres qui place les filiations mères-filles au cœur d’une fable sur l’immortalité. Entre rapprochements et éloignements, les corps flottants et recombinés tentent de coexister entre la vie et la mort. Tournée avec membres de ma famille (la mère, la fille, la sœur, la petite-fille), ce film explore les traces de mémoires que nous portons en nous et qui, comme des fantômes, prolongent la vie hors de soi.
Myriam Jacob-Allard est une artiste interdisciplinaire qui travaille principalement la vidéo, la performance, le bricolage et l’installation. Sa pratique s’intéresse à la culture populaire et à partir de témoignages, et en puisant dans les chansons et les mythes locaux, elle développe une réflexion sur la transmission matrilinéaire, la mémoire et l’oubli. Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions individuelles et collectives ainsi que dans des festivals de films : IFF Rotterdam, Ann Arbor Film Festival, The Beijing International Short Film Festival, Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris (Prix du jury), Dok Leipzig, Uppsala SFF, IFF Message to Man (Centaur Prize for Best Experimental Film), Tallinn Photomonth, et lors d’expositions récentes: Künstlerhaus Bethanien à Berlin, Glassbox Sud à Montpellier, Musée national des beaux-arts du Québec, Glassbox Nord à Paris, Dazibao à Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, Mains d’œuvres à Paris, La Biennale au Musée d’art contemporain de Montréal. Elle détient une maitrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Récipiendaire de plusieurs prix et bourses, elle a reçu la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain (2015), la bourse du Studio du Québec à Paris (2022) et la bourse du Studio du Québec à Berlin (2025).
Appu Jasu
When Andromeda and Milky Way Embrace
Fiction | 4k | couleur | 22:32 | Finlande | 2024
Un avion solitaire vole haut au-dessus d’un paysage sombre. Au milieu de champs de neige intacte, un rover scrute à la fois le sol et les étoiles, et commence à être troublé par l’histoire qu’on lui a jadis inculquée. Isolées à l’intérieur de l’appareil, des personnes tentent d’interpréter les messages de plus en plus complexes du rover, tout en cherchant à dévoiler le passé — et l’avenir.
Appu Jasu (né en 1987) est un artiste basé à Helsinki, travaillant avec la vidéo, le son, la photographie et le texte. Dans ses œuvres, fiction, documentaire et absurde se rencontrent et échangent des idées sur la vie et la société. Sa pratique consiste à réfléchir à travers chacun de ces médiums — image, texte, son — chacun prenant tour à tour l’initiative pour orienter l’œuvre dans une nouvelle direction. Les vidéos de Jasu figurent dans les collections du Musée d’art contemporain Kiasma et du Musée d’art d’Helsinki, et ont été présentées notamment au WNDX (Canada) et à Doclisboa (Portugal).
Jiang Jin
Uncle Dog
Doc. expérimental | hdv | couleur | 7:14 | Chine | 2025
Synopsis Uncle Dog is an experimental short film made from footage I shot around 2010, when I first discovered the DV camera and filmed obsessively, recording everything around me. Years later, after completing two feature documentaries, I revisited these early images and was struck again by their raw intensity. The film uses material shot in the rural village where I grew up, combined with a narration written in memory of my uncle, “Dog.” By merging old footage and personal text, Uncle Dog explores memory, loss, and the passage of time through the rediscovery of early images.
Director Biography - Jiang JIN Jin Jiang, born in 1989 in Luoyang, China, is an independent documentary filmmaker currently based between Beijing and Tokyo. His films are internationally recognized for their profound social insights and unique narrative style. His works have been selected by Berlinale, Busan, IDFA, MoMA, and other international film festivals.
Birgit Johnsen, Hanne Nielsen & Birgit Johnsen
Particles
Installation vidéo | 4k | couleur | 49:41 | Danemark | 2023
Particles is a performative 2 screen video, filmed with drones unfolding a machine-vision. 2 female clones - a plague doctor - a future scientist on a journey seeking and measuring the state of our planet.
HANNE NIELSEN (1959) & BIRGIT JOHNSEN (1958). Lives and works in Denmark. MFA the Art Academy of Jutland: artist duo working with video and installations, sculpture, and objects.
Erin Johnson
The Ferns
Vidéo expérimentale | mov | couleur | 15:53 | USA | 2025
À l’approche de la fermeture du vieil herbier centenaire de l’Université Duke — qui abrite plus de 825 000 spécimens végétaux séchés — The Ferns entrelace récits personnels, politiques et scientifiques pour explorer les histoires entremêlées de la botanique, de l’identité et de la résistance. Au centre du film se trouvent Kathleen Pryer, directrice de l’herbier, et la théoricienne féministe Banu Subramaniam. Lorsque la première raconte avoir nommé un groupe de fougères d’après l’icône pop Lady Gaga — un geste ancré dans une identification queer — elle ouvre la voie à des conversations plus profondes sur les systèmes de nomination et de catégorisation. La seconde retrace la manière dont les normes sexuelles coloniales ont longtemps façonné la science botanique, imposant un genre binaire aux plantes et effaçant des systèmes reproductifs plus fluides et plus diversifiés. Tissé entre leurs deux voix, on retrouve des drag performers qui animent les archives de l’herbier, en play-back sur Poker Face dans des costumes scintillants inspirés de Gaga, évoluant entre les rangées de spécimens séchés. Ils deviennent les « fougères Gaga » — brouillant les frontières entre science et fantaisie, taxonomie et jeu. Tourné en Caroline du Nord, où la législation anti-LGBTQ+ continue de menacer les vies queer et trans, The Ferns situe l’herbier non seulement comme un lieu de préservation, mais comme une scène où se contestent les récits dominants. Remerciements particuliers à Dr Banu Subramaniam et Dr Kathleen Pryer pour avoir partagé leurs travaux, ainsi qu’aux performeurs Lotus Lolita, Portia Foxx et Poison. Merci à la directrice adjointe Vida Zamora et au monteur Rafe Scobey-Tahl.
Johnson a obtenu un MFA ainsi qu’un certificat en nouveaux médias à l’Université de Californie, Berkeley en 2013, et a participé à la Skowhegan School of Painting & Sculpture en 2019. Elle a également pris part à des résidences à la Jan van Eyck Academie (Maastricht, NL), au Lower Manhattan Cultural Council (New York, NY), à Hidrante (San Juan, PR), à Lighthouse Works (Fishers Island, NY), entre autres. En 2024, elle a été Working Artist Fellow à Pioneer Works (Brooklyn, NY). Son travail a été exposé ou projeté dans divers lieux, notamment e-flux (New York, NY), BOAN1942 ARTSPACE (Séoul, KR), BOFFO (Fire Island, NY), Rencontres Internationales (Paris, FR / Berlin, DE), BIENALSUR (Buenos Aires, AR), MOCA (Toronto, CA), Munchmuseet (Oslo, NO), Sanatorium (Istanbul, TR), Times Square Arts (New York, NY), etc. galerie (Prague, CZ), Cinalfama (Lisbonne, PT), deCordova Sculpture Park and Museum (Lincoln, MA), Billytown (La Haye, NL), la Galleria Eugenia Delfini (Rome, IT) ainsi que REDCAT (Los Angeles, CA). Johnson est directrice du programme de premier cycle et membre du corps enseignant du programme Studio Art à l’Université de New York.
Hannan Jones
Cosmotechnic Templum
Doc. expérimental | 16mm | noir et blanc | 6:28 | Australie, Royaume-Uni | 2025
Il existe une idée reçue selon laquelle le temps serait linéaire, le présent une illusion de synchronicité de l’« instant vécu ». On imagine que lorsque nous faisons face à l’avant, nous faisons face à l’avenir, et que le passé se trouve derrière nous. Mais que se passe-t-il lorsque nous levons les yeux ? Quelles sont les possibilités lorsque nous nous engageons dans le potentiel illimité et non linéaire du temps, dans sa circularité, ses innombrables réalités et ses multiples cosmologies ?
Hannan Jones est une artiste d’origine algérienne et galloise, ayant grandi sur le territoire Whadjuk Noongar Boodja, et basée entre Glasgow (Écosse) et Marseille (France). S’appuyant sur la recherche et animée par un processus expérimental, elle développe une pratique à l’intersection de l’image en mouvement, de l’installation et du son. Jones explore en profondeur les notions d’hybridité, de langage et de rythmes liés à la migration culturelle et sociale, ainsi qu’à l’ancrage psychogéographique. Dans son travail d’image en mouvement, elle privilégie principalement les formats 16 mm et Super 8. Elle a également contribué à la conception sonore de courts-métrages primés tels que In Praise of Slowness réalisé par Hicham Gardaf et The Flowers Stand Silently, Witnessing réalisé par Theo Panagopoulos. Sur le plan sonore, l’approche de Jones repose sur l’improvisation, l’électronique, la musique concrète et les enregistrements analogiques. En utilisant des échantillons et des superpositions de matériaux audio, elle crée des possibilités alternatives, revendique des histoires parallèles et réimagine les connexions entre elles. Les œuvres de Jones ont été présentées dans de nombreuses expositions et projections, notamment au London Short Film Festival, à l’Alchemy Film and Moving Image Festival, lors de la tournée Selected 13 UK à Nottingham Contemporary, au Centre for Contemporary Arts de Glasgow, à Fabrica (Brighton), au John Hansard Gallery (Southampton), au Royal College of Art (Londres), ainsi qu’au MENA Film Festival de Vancouver ; Archive Sites à SAVVY Contemporary (Berlin) ; Triangle (Marseille) ; Artes Mundi et le National Roman Legion Museum (Caerleon) ; Wysing Arts Centre (Cambridgeshire), CCA Annex ; Café OTO (Londres) ; et Counterflows (Glasgow).
Sam Jury
This You Must Remember
Doc. expérimental | mov | couleur | 39:29 | Royaume-Uni | 2022
'These images are not about people, they are about results', so begins the film's first chapter spoken to a hollowed out, once grand facade of a railway station, its name still vividly written in Georgian, Abkhaz and Russian. Now it stands abandoned in an overgrown plot, shattered columns dangling precariously like broken limbs. This You Must Remember is a film that explores notions of suspended trauma and aftermath in post conflict Abkhazia, a de facto state in stasis since the Georgian-Abkhaz war (92/3). The external image of Abkhazia is most often reflected through the ruins and detritus of war that scar its cities and landscape. The film creates a counter narrative, drawing from the personal recollections of those who remain, who knew those ruins as homes and schools, as places of work and enjoyed places of leisure. Their memories, reworked into narrative scripts, are retold by them through voice performance, interleaved with historical footage and imagery of the place as it looks today. What emerges is an alternative form of documentary exploring notions of fragmented memory and psychological truth - a close-looking narrative that unfurls the traumatic process of ruination and the notion that any society's stability is an enduring condition.
Sam Jury is an artist filmmaker who works across the forms of moving image, sound and installation. She frequently collaborates with other disciplines, such as choreographers, writers and psychologists. For many years she has been interested in what she terms ‘suspended trauma’ - unresolved events replayed through shared narratives often supported by screen technologies and what cultural theorist Rob Nixon calls 'slow violence' - the long, drawn-out effects of disaster. Current collaborative projects, with insider practitioners, include Stories of Unexpected Loss, a series of hybrid performances (theatre and visual art installation), driven by contemporary narratives and verbatim conversations within post-conflict Abkhazia. And Mistaken Malady, a film and installation that uses the forms of editing, sound, choreography and text to embody the nuanced and complex presentation of Tourettes Syndrome.
Yashasvi Juyal
Rains don't make us happy anymore
Doc. expérimental | 4k | couleur | 26:51 | Inde | 2025
In the high Himalayas, the village of Lohari, once alive with myth and spirit, is now submerged beneath the waters of a hydroelectric dam. The last boy of the Jaunsari indigenous community, living in the remnants of his flooded village, recalls a time when gods roamed the mountains, labourers turned into lizards, and the land pulsed with magic. Through letters to a girl who left long ago, the boy’s tale unfolds, blurring the lines between reality and myth. As the boy navigates the barren landscape, his memories twist into the supernatural: a world where the past lingers, where the living and the dead merge, and where the rains no longer bring joy.
Yashasvi is a self-taught filmmaker, screenwriter, and producer from Uttarakhand, India. His short film The Last Rhododendron won the Gender Sensitivity Award at the Dharamshala International Film Festival (2021) and competed internationally at the Mumbai International Film Festival (2022). In 2023, he was a finalist in Netflix’s Take Ten programme, where he developed his debut feature, The Ink-Stained Hand & the Missing Thumb. His short documentary Rains Don’t Make Us Happy Anymore had its world premiere at Visions du Réel International Film Festival (2025), competing in the International Short and Medium Length Competition. The film has since screened at festivals including the Beijing International Short Film Festival, FIDBA – Buenos Aires, Bangkok International Film Festival and won Best Short Documentary at the Oslo Film Festival (2025) His debut feature, The Ink-Stained Hand & the Missing Thumb, was selected for the Hong Kong International Film Festival Industry – HAF 2025 Work-In-Progress Lab. A Doc Producing South alumnus, Yashasvi was also selected for the Directors Program by the Red Sea Film Foundation – Red Sea Lab, where he was mentored by filmmaker Spike Lee.
Dejan Kaludjerovic
DREAMS STATION
Installation vidéo | 4k | couleur | 18:50 | Autriche | 2024
Dreams Station (2024) is the latest iteration of Dejan Kaludjerovi?’s long-term project Conversations, based on audio-recorded interviews with children from around the world. This immersive film presents the voices of children from Dnipro, recorded just one month before the outbreak of the 2022 Russian-Ukrainian war. Their answers to the question “What are you dreaming about?” echo through the deserted Dnipro-Lotsmanska Station, once crowned by the monumental mosaic The Metallurgists—a symbol of a glorified industrial future now frozen in decay. As the camera slowly reverses its movement, distancing itself from the heroic figures on the wall, the children’s dreams—fragile and intimate—seem to move in the opposite direction of progress, dissolving into the metallic hum of the abandoned space. Concealing their bodies, Kaludjerovi? transforms their voices into spectral presences, suspended between departure and arrival, hope and despair. Dreams Station becomes both elegy and resistance: a meditation on unrealized futures and the resilience of imagination in the face of destruction. Through the acousmatic soundscape, the work transforms the derelict station into a site of haunting beauty, where children’s dreams, though silenced by war, continue to resonate—ephemeral yet enduring.
Dejan Kaludjerovi? was born in Belgrade, Yugoslavia. He studied at the Academy of Applied Arts in Vienna in the class of Erwin Wurm and earned an MA in Visual Arts from the Academy of Fine Arts in Belgrade in 2004. For his achievements in visual arts, he was granted honorary Austrian citizenship. Kaludjerovi? is the co-founder of Verein K – Kunst, Kultur, Kommunikation in Vienna and, from 2023 to 2026, serves as a member of the advisory board of Kunsthalle Exnergasse. His work has been presented internationally in numerous solo and group exhibitions across Europe, the USA, South America, Asia, and Australia, including the 60th Venice Biennale (Vlatka Horvat’s Croatian Pavilion, 2024), Lentos Kunstmuseum (Linz), Whitechapel Gallery (London), Ballroom Marfa (Texas), Steirischer Herbst 21 (Graz), Weltmuseum Wien, Museum of Contemporary Art Belgrade, Essl Museum, and Museum of Contemporary Art Taipei, among others. He has participated in major biennials such as Bucharest, Athens, and Ljubljana, and was the winner of the 55th October Salon Award (Belgrade, 2014). Recent residencies include KAMOV (Rijeka), Dnipro Center for Contemporary Culture (Ukraine), and Toba?na001 (Ljubljana). In 2017, he was nominated for the MUMOK – Kapsch Contemporary Art Prize. He lives and works in Vienna.
Yan-zhi Kang
I tried to carry a statue with me
Vidéo | mp4 | couleur | 16:9 | Taiwan, Pays-Bas | 2024
In life, there are certain situations where people have to learn to move on from the past and live life, adapting to new perspectives. During this process, certain things cannot be preserved, while others are constantly remembered, reinforced, and eventually coalesce into beliefs. While delving into the memories of family within this belief, I discover plausible traces derived from the history of East Asia and ideology originating from geopolitics. By seeking out fragmented pictures of past memories and reenacting them, I attempt to reassemble the ideological tension derived from fragmented beliefs in the past and present, visualizing it in the form of a textual narrative.
Yan-Zhi Kang is a visual artist based in Berlin, currently studying Art and Media at the Berlin University of the Arts. His practice examines historical archives, communication media, and national narratives through field research, interviews, and the reconstruction of fragmented histories. By intertwining personal narratives with broader historical contexts, he reveals the ideological structures embedded in images and archival materials. Through a poetic yet analytical approach, his work explores how media shapes personal and collective memory, uncovering the complex interplay between contemporary life and historical consciousness.
Eginhartz Kanter
misdirected impulse
Film expérimental | 16mm | couleur | 2:50 | Allemagne, Autriche | 2025
Misdirected Impulse montre des paysages naturels et des parcs désertés à travers de longs plans fixes. Des arrangements pittoresques d’arbres et de buissons se déploient dans un calme silencieux, jusqu’à ce qu’une lumière fumante surgisse soudainement et rompe l’apaisement. Le staccato de plans très brefs qui suit, où la lumière se dirige autant vers la caméra que vers le spectateur, agit comme une attaque contre le regard et la perspective, dissolvant toute vision romantisée de la nature.
Eginhartz Kanter (*1984, Leipzig) a étudié les arts plastiques, les études culturelles et la photographie à l’Université d’art et de design de Linz, à l’Académie des beaux-arts de Vienne et à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon. Dans son approche artistique, il interroge les frontières et les conventions du quotidien ainsi que des environnements de vie. Ses interventions (sub)urbaines négocient des aspects du public et entretiennent souvent un lien direct avec l’architecture.
Kyoko Kasuya
Diary of Eve's Land
Documentaire | 4k | couleur | 40:5 | Japon | 2025
Diary of Eve's Land s'inspire d'une série d'entretiens vidéo que Kyoko Kasuya, artiste-réalisatrice japonaise a effectué à Djeddah, en Arabie saoudite, en 2023. Par le biais des réseaux sociaux, elle a invité des femmes à participer au projet, réunissant finalement cinq personnes d'horizons divers : une médecin, une psychologue, une étudiante en BTS medical, une professionnelle de l'informatique et une immigrée poursuivant des etudes dans une université en ligne. Sur fond de transformation sociétale radicale de l'Arabie saoudite, portée par l’initiative gouvernementale Vision 2030, ce film capture des témoignages candides et des scènes du quotidien de femmes naviguant entre les attentes sociale et leurs aspirations personnelles. Parallèlement, le regard de Kasuya en tant que femme japonaise—forme? par ses propres confrontations avec la société—suit les silhouettes des femmes saoudiennes par derrière, créant un documentaire de regards croisés.
Kyoko Kasuya est une artiste visuelle et réalisatrice japonaise basée entre Paris (France) et Tokyo (Japon). Après des études de littérature afro-américaine à l’université Aoyama Gakuin à Tokyo et une brève expérience dans le domaine de l’entreprise, elle s’installe en France. Marquée par les récits de son grand-père sur la Seconde Guerre mondiale, elle s’intéresse aux journaux de guerre de deux étudiants-soldats, Hachir? Sasaki et Tokumitsu Takushima, publiés dans Listen to the Voices from the Sea (Kike Wadatsumi no Koe). Cette recherche nourrit ses films Listen to the Voices of the Sea (2019) et Silence Bleu (2022), projetés notamment au WIELS à Bruxelles et au Kino 35 de l’Institut Français de Prague. Pendant le premier confinement en France en 2020, Kasuya rejoint The Crown Letter, un collectif international d’artistes femmes, avec lequel elle expose à Paris, à la BIENALSUR en Argentine et en Uruguay, à KYOTOGRAPHIE (KG+) à Kyoto. En 2023, elle reçoit le Grand Prix Allotment Travel Award pour son film Diary of Eve’s Land, tourné à Djeddah et présenté en avant-première à la galerie MEM à Tokyo avant le Festival international Yebisu pour l’art et les visions alternatives 2025.
Leonie Kellein
Stupor
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 16:35 | Allemagne | 2024
In the short film Stupor a traumatizing attack —recounted by a voice off-scree — is anticipated and thereby narrowly averted. The film is set in a dark, eerie ice rink where several people come into view via slow-motion camera movements. Video and audio seem to run on separate tracks.
Berlin-based artist and filmmaker Leonie Kellein works across moving image, sculpture and installation to explore how perception is shaped, and at times unsettled, by the technologies that frame it. Her practice examines the tension between bodily awareness and mechanical recording, creating moments where seeing becomes an embodied and uncertain act. Through this focus on the filmic gaze, she investigates how acts of looking reveal the politics and material operations of the image itself. Kellein’s current research extends into the areas of trauma, memory and spatial disorientation. Her recent works consider how the body registers imbalance, translating psychological and sensory states into cinematic form. Using techniques such as the Vertigo effect, she transforms optical distortion into a means of sensing the unstable connections between body, machine and world. Leonie Kellein holds an MA Artists’ Film and Moving Image degree from Goldsmiths, University of London (2022), as a DAAD scholarship holder, as well as a BA in Fine Art (2020) from the Academy of Fine Arts Hamburg. She has recently presented her work at the Falckenberg Collection of the Deichtorhallen Hamburg, Kunsthalle Basel, Art Basel, Kunsthalle Wilhelmshafen, Kunstverein Freiburg and the International Filmfestival FID Marseille, amongst others.
David Kelley
African Union
Film expérimental | mp4 | couleur | 4:4 | USA | 2025
African Union répond aux révélations de 2018 concernant la surveillance chinoise au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba. Réalisé à partir d’IA générative, d’images commerciales issues de banques d’images et de séquences documentaires, le film explore l’impérialisme numérique, l’extraction des données, et les enchevêtrements idéologiques de l’intelligence artificielle au sein des dynamiques politiques et technologiques en constante évolution entre la Chine et l’Afrique.
David Kelley explore les écologies cachées de l’infrastructure globale — de l’extraction minière en eaux profondes et la route de la soie aux sables bitumineux de l’Alberta et à l’extraction des terres rares en Chine. Travaillant entre film, photographie, installation et sculpture, il examine comment la technologie, la modernité, l’écologie et la mémoire opèrent comme des systèmes de médiation interdépendants. Sa pratique s’inspire du film-essai, de l’ethnographie expérimentale et du théâtre expérimental, utilisant la forme comme un espace d’expérience affective, d’ambiguïté et de transgression. Kelley envisage la recherche comme un processus esthétique, privilégiant les modes sensoriels et spéculatifs plutôt que purement discursifs. Ses projets impliquent souvent des productions in situ, des recherches d’archives et l’intégration d’objets du quotidien ou de constructions théâtrales au sein d’environnements immersifs. Des spécimens scientifiques — empruntés à des collections d’histoire naturelle ou réinterprétés en verre, céramique ou pierre — ancrent ses installations dans une histoire matérielle tout en ouvrant la voie à des rencontres surréelles et spéculatives. Son travail a été exposé à l’international, notamment au Museum of Modern Art de New York, aux Rencontres Internationales Paris/Berlin et à The Bank, Shanghai. Ses prochaines présentations incluent le LACMA à Los Angeles et la Global Visions FotoFest Biennial 2026 à Houston. Kelley est titulaire d’un MFA de l’UC Irvine et a été boursier du Whitney Independent Study Program en 2010–2011.
Chris Kennedy
Go Between
Fiction expérimentale | 16mm | noir et blanc | 6:30 | Canada | 2024
Looking down at the Brisbane River–a play of masking and superimpositions. Sound by Samuel La France. Made in residency at Container, Brisbane and nanolab, Daylesford.
Chris Kennedy (b. 1977 Easton, Maryland, raised Cambridge, Maryland) is an independent filmmaker, film programmer and writer based in Toronto. He is the Executive Director of the Liaison of Independent Filmmakers of Toronto. His short experimental films have screened at over one hundred film festivals worldwide.
Minne Kersten
Where I M Calling From
Vidéo | 4k | couleur | 5:40 | Pays-Bas, France | 2025
Where I'm calling from était une exposition de nouvelles œuvres de l’artiste Minne Kersten, basée aux Pays-Bas. Travaillant avec l’architecture de la David Dale Gallery, Minne a construit un environnement détaillé et évocateur qui explore la capacité narrative des objets inanimés et leur rôle dans l’activation de la mémoire de manière transportante. Minne adopte une approche littéraire dans son travail, mêlant installation, vidéo, sculpture et dessin pour façonner le décor d’un monde fictionnel. À travers ses installations immersives, elle révèle des bâtiments attentifs aux histoires et aux traumatismes, mettant en scène des situations soumises au chaos, à la décomposition et à la déconstruction. Minne explore les traces d’événements laissées derrière elles et les expose comme les témoins d’histoires privées conservées par les murs qui nous entourent. Son travail interroge la relation entre le réel et l’imaginé, l’ordinaire et l’étrange, et pose des questions sur la mémoire et ses reconstructions. Travaillant à travers une variété de médias, elle entremêle des thèmes personnels tels que le deuil, la perte et la mémoire avec le domaine collectif de la fiction, des fables et des symboles.
Minne Kersten (1993, NL) est une artiste basée à Paris et Amsterdam, travaillant la vidéo, l’installation et la peinture. Sous ces médiums se déploie une approche littéraire dans laquelle elle combine plusieurs techniques pour construire un monde où objets et scènes portent les traces du factuel comme de la fiction. Elle spécule sur les manières dont nous pouvons nous souvenir d’événements, de souvenirs et d’histoires, en suivant ce qui se perd dans ce qui demeure. Son travail interroge la relation entre le réel et l’imaginé, l’ordinaire et l’éphémère, et pose des questions sur la mémoire et sa reconstruction. En attirant l’attention sur l’acte même de construire — autant dans notre monde partagé que dans nos imaginaires — son travail tisse un lien entre des thèmes intimes tels que le deuil, la perte et le désir, et le domaine collectif de la fiction, des fables et de la fabrication des symboles. La peinture et le dessin sont continuellement produits au cours d’un processus d’introspection et de recherche. Ils servent de prise de notes visuelle, élaborée en parallèle de ses approches spatiales. Ces dernières années, elle a développé une méthode consistant à fabriquer un environnement architectural qui se révèle être une scénographie, un décor de film, puis une sculpture. Souvent nourries par des rencontres personnelles avec des lieux, ces sculptures offrent un terrain tangible pour explorer comment un espace peut témoigner ou déformer des récits et des événements. En mettant en scène des situations qui intègrent des éléments symboliques, tels que l’apparition d’animaux ou de présences fantomatiques, elle évoque les façons dont le passé peut laisser son empreinte sur le présent. En soumettant ses scènes au chaos, à la décomposition et à la perturbation, elle suggère différentes issues à cette expérience familière d’instabilité, de perte de contrôle et de passage vers un état de transition.
Saskia Kessler
Das Gewicht Von Steinen
Documentaire | 4k | couleur | 17:51 | Allemagne | 2025
La tribune Zeppelin, située sur l’ancien terrain des congrès du parti nazi à Nuremberg, est l’un des vestiges architecturaux les plus emblématiques de l’ère nazie. Là où les foules se rassemblaient autrefois pour acclamer Hitler, se déroulent aujourd’hui des courses automobiles et diverses activités de loisirs. Le film explore la tension entre mémoire et abandon, usage et responsabilité — et pose la question suivante : à une époque où l’extrémisme de droite progresse, comment appréhender un lieu conçu pour une idéologie criminelle qui demeure pourtant enchâssé dans le tissu de la vie quotidienne ?
Saskia Kessler a étudié les études européennes à l’Université de Maastricht puis la sociologie à l’Université Friedrich-Alexander d’Erlangen-Nuremberg, avant de découvrir sa passion pour le cinéma. Depuis octobre 2022, elle étudie la réalisation de films documentaires à la Hochschule für Fernsehen und Film de Munich.
Armen Khachatryan
Spitak Spitak Or
Documentaire | 4k | noir et blanc | 24:22 | Arménie | 2025
This is the story of those who live forever in the shadows. A former prisoner-of-war camp, built by their own hands after World War II, has now become a psychiatric hospital. To this day, in these long, narrow, white barracks, people live isolated and confined—those who have lost their grip on reason, clarity, and the sense of time. Seasons change, years pass, and human faces age, yet here, time seems frozen. It’s impossible to tell if they are free or still trapped in the same state, like the German prisoners of war many years ago.
I was born in Yerevan, Republic of Armenia. I graduated from University of Cinematography of Moscow. Many years I have worked at "Hayk" and "Armenfilm" film studios. I am now an independent director and producer. During this period I took part in creating 45 films. My films have been presented in many international festivals, and have been awarded. I am lecture at the Yerevan Institute of Theater and Cinema. Professor of Theater and Cinema.
Sina Khani
Watch With the Weary Ones
Doc. expérimental | 4k | couleur | 7:29 | Iran | 2025
Watch with the Weary Ones est un court documentaire qui observe le paysage urbain américain tandis que la cinéaste se laisse doucement glisser vers des souvenirs d’Iran. Il met en regard les surfaces des villes des États-Unis et les sensations de quelqu’un vivant loin de chez soi, suspendu entre deux lieux. Le film réfléchit à la peine que portent celles et ceux qui ont quitté l’Iran en quête d’une autre vie, et ceux qui sont restés et continuent de se battre pour la leur. Il s’agit de tenir deux mondes à la fois, celui qui est devant toi et celui qui ne te quitte jamais, et de tenter de donner un sens à ce poids
Sina Khani (alias Sina Ahmadkhani) est un cinéaste, scénariste et monteur né à Téhéran et basé à Los Angeles. Son premier long métrage a remporté le prix du Meilleur long métrage expérimental international au Portoviejo Film Festival et a reçu distinctions, nominations et sélections au Regina IFF, au Toronto International Nollywood FF, au New York City Indie FF, ainsi que dans de nombreux autres festivals internationaux. Il a récemment obtenu son MFA à la Virginia Commonwealth University et continue à créer des histoires audacieuses, centrées sur les personnages.