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Eléonore De Montesquiou
Relatively Small Circles
Doc. expérimental | hdv | couleur et n&b | 9:35 | Estonie, Russie | 2015
The film is a portrait or rather a monologue of Kyril Zinovieff. He was almost 100 years old when we discussed his feelings and opinions about Russia. Kyril left us last year, when he 105 years old, and it is about time that I share these momentsand thoughts of his. Kyril Zinovieff was born in 1910 in Saint Petersburg. He was a child during the Russian Revolution, when his family fled to Estonia and then moved to England. A British intelligence officer, Kyril Zinovieff wrote historical essays about Russia and translated Russian novels.
Eléonore de Montesquiou (1970, Paris, France) is a French-Estonian artist. Her work revolves around the articulation between private and official histories, personal and national identities. It tackles the intricacies and ambiguities of living in the margins, based on her personal experience of uprootedness. Eléonore primarily working with video, she tapes testimonies, creating prosthetic memories of repressed histories. In her documentary-informed works, her camera becomes the voice of these voiceless people. Her work is based on a documentary approach, translated in films, drawings and texts; it deals mainly with issues of integration/immigration/meaning of a nation in Estonia, giving voice to the Russian community.
Eleonore De Montesquiou
Sillamäe
Doc. expérimental | dv | couleur | 18:0 | France, Estonie | 2006
À l?époque soviétique, de 1944 à 1991, Sillamäe fut une ville close construite à des fins de recherche nucléaire: installer scientifiques et ouvriers travaillant à l?extraction d?uranium. Sillamäe était une ville fermée, même aux Estoniens, elle avait un nom de code et ne figurait pas sur les cartes géographiques volontairement faussées. Depuis l?indépendance de l?Estonie, cette ex-ville atomique est confrontée à de nouvelles orientations, elle s?est ouverte à l?économie capitaliste, l?usine fut fermée, la raison d?être-même de la ville disparut. La population russophone, plus de 95% des habitants de Sillamäe avant citoyens de la vaste Union Soviétique, constitue aujourd'hui une minorité plus ou moins bien intégrée dans la vie du pays.
Eléonore de Montesquiou, artiste française née en 1970 (vit et travaille à Berlin). Les vidéos d`Eléonore de Montesquiou explorent les identités et les frontières, avec un vocabulaire formel minimal et une esthétique onirique. L`artiste, ayant vécu longtemps en Autriche, Estonie, Allemagne, se situe constamment entre deux langues, deux cultures, deux générations, deux histoires. Elle interviewe les habitants de zones frontalières, d?entre-deux urbains, de villes oubliées, et assemble leurs témoignages de manière sensible. Ses vidéos, d`une poésie subtile, font preuve d?un véritable amour pour les personnes interviewées et d?une singulière attention pour les étranges histoires du quotidien.
Eléonore De Montesquiou
Eksperiment Katja
Doc. expérimental | mov | noir et blanc | 9:26 | Estonie | 2020
Katja est née en 1992, sa génération était une expérience pour la nouvelle République d'Estonie. Elle a l'impression de flotter, ni attachée à l'Estonie, ni à la Russie, elle a trouvé sa propre voie de liberté. Du Petit Chaperon Rouge au mot-clé d'expérience, le film suggère le traumatisme de cette génération.
Eléonore de Montesquiou est née en 1970 à Paris, elle vit à Berlin et Tallinn. Son travail est basé sur une approche documentaire de la réalité, films (vidéos) dessins et textes. Ses collaborateurs sont à ce jour les compositeurs Lucy Railton, Peter Zinovieff, Phonic Psychomimesis, Helena Tulve, Tanja Kozlova, Lembe Lokk et Marcel Türkowsky; et les graphistes Aadam Kaarma, Heidi Sutterlütty, Ethan Burkhard et Jose Soares de Albergheria. Depuis 2007, Eléonore de Montesquiou mène un projet à long terme à la frontière Russie-Estonie „NA GRANE“ composé de films et publications. Avec Olga Olga Helena (2005, St-Pétersbourg), Eléonore de Montesquiou questionnait le départ de réfugiés politiques et leur vie en exil, démarche qu’elle poursuit à présent avec les migrants qui arrivent en Estonie: Feu (2017), Commando Sacko (2017). Eksepriment Katja est son dernier film, le premier d'une série avec Katja, jeune russe-estonienne vivant à la frontière.
Eléonore De Montesquiou
Phoenix Katja
Doc. expérimental | hdv | couleur et n&b | 12:0 | Estonie | 2024
"Je suis un phénix. Il m’est difficile de décoller et de chuter", écrit Katja. Educatrice de jardin d’enfants à Narva, une ville frontalière entre l'Estonie et la Russie, Katja est née en 1992, avec la nouvelle République d'Estonie, dans une famille et un environnement russophones. Katja considère que sa génération a été une expérience pour la nouvelle république. Aujourd'hui, elle est prise au piège entre des langues qui reflètent des positions opposées sur la guerre, la paix et la liberté.
Française-Estonienne, née en 1970, à Paris. Eléonore de Montesquiou travaille sur l’articulation des histoires individuelles et officielles. Elle creuse les ambiguités de la vie sur les limites, basée sur sa propre expérience du déracinement. Depuis 2007, elle filme des femmes vivant à Narva, ville frontalière entre l'Estonie et la Russie : « Na Grane », en 2016, elle commence à travailler avec des demandeurs d'asile originaires de pays francophones en Estonie : « Hope is no home » tout en poursuivant un projet de film de longue date en France avec des paysans des Hautes-Alpes : « Traverses ».
Gianluca & Massimiliano De Serio
Zakaria
Fiction | 35mm | couleur | 15:0 | Italie | 2006
The Arab-Italian boy Zakaria meets a namesake during prayer preparations. The third part in a series about alternative cultures in Italy focuses on the language and culture lessons of the Arabic boy Zakaria.
Gianluca and Massimiliano De Serio, born in Turin, 1978, are twins. Since 1999 they have made several shorts, including Maria Jesus (2003), Mio fratello Yang (2004), and Zakaria (2005), which have appeared in a number of international festivals and won several prizes: Candidates at the European Academy Awards 2006, three Silver Nasters for Best Italian Short Film, Best European Short Film at Biennial of Stuttgart, and Candidates of the David of Donatello, awarded in Oberhausen, Huesca, Edinburgh, Turin, Siena, Belo Horizonte. At the same time they have had intense activity in art exhibitions: T1, Turin Triennial, Fondazione Merz; Fondazione Olivetti, Roma; Galleria Civica di Trento; Maison Rouge, Parigi, etc.
Susana De Sousa Dias
Natureza Morta - Visages d'une dictature
Doc. expérimental | betaSP | couleur et n&b | 72:0 | Portugal | 2005
Chaque image en cache toujours une autre. Utilisant seulement des images d'archives sans mots, "Still Life" (« Nature morte ») tend à redécouvrir et fouiller dans l'opacité des images produites durant les 48 ans de la dictature Portugaise de 1926à 1974. Les informations, images de guerre, documentaires de propagande, photos de prisonniers politiques mais aussi des rushes encore jamais montrés auparavant sont mobilisés afin de nourrir de nouvelles interprétations.
Née à Lisbonne en 1962. A fini une thèse en Esthétique & Philosophie de l'Art ( à l'Université de Lisbonne). Diplôme Universitaire en Peinture (Faculté des Beaux-Arts de Lisbonne) et en Cinéma ( à l'École Nationale du Théâtre et du Cinéma). Étudia la Musique au Conservatoire National de Musique. Conférencière à l'Université des Beaux-Arts de Lisbonne. A fondé en 2001 la compagnie de Production KINTOP.
Abri De Swardt
Ridder Thirst
Fiction expérimentale | hdv | couleur et n&b | 13:38 | Afrique du sud | 2018
“Ridder Thirst” explores the restorative agency and limits of queer youth, facing white supremacist denialism with an inventory of its continued effects. De Swardt fantasises the First River, a primary marker of settler colonial inhabitation in South Africa, into disappearance, perceiving that “if the ocean is the space of coloniality, the river is that of settlement”. The work takes the span of the river as witness of extreme socio-political discrepancies: snaking from the mouth of the river at Macassar Beach - a former separate amenity for brown people - to Stellenbosch, the affluent university town central to the formulation of apartheid. Photographs of Afrikaner student couples captured at the river in the sixties and seventies by Alice Mertens, a Namibian-German ethnographic photographer who was the first tertiary tutor of the lens in South Africa, are reworked and called into question through a series of anti-monumental gestures, motion-tracked data on spatial and gender traumas, and dense voice-over narration that `unwrites` place. Here the vagaries of the archival gaze is met with the insatiability of eroticism as De Swardt occupies and inverts the “straight” canons of documentary photography and essay film, asking how we can unlearn historic images that seek to define us.
Abri de Swardt (b. 1988) is an artist and writer based in Johannesburg. He holds a MFA in Fine Art with distinction from Goldsmiths, University of London (2014), and was named one of the inaugural Young African Artists by Wanted Magazine. Recent exhibitions and screenings include “phula! phula!”, Africa Open Institute, Stellenbosch (2019); “The Difficulty of Saying I”, Rupert, Vilnius; “Coded Encounters”, Galeria Graça Brand?o, Lisbon; “writing for the eye, writing for the ear”, The Centre for the Less Good Idea, Johannesburg (all 2018); “These Rotten Words”, Chapter, Cardiff (2017); “Blend the Acclaim of Your Chant with the Timbrels”, Jerwood Space, London (2016); and “Men Gather, in Speech”, Cooper Gallery, Dundee (2015). De Swardt has held solo exhibitions at POOL, Johannesburg (2018); White Cubicle, London (2015); MOTInternational Projects, London (2013); and blank projects, Cape Town (2011). He has taught at Wits School of the Arts, and been published in Art Africa, How to Sleep Faster and Adjective. In 2019 he will contribute to “Radicalise Bauhaus - Perspectives from the Global South”, forthcoming from iwalewabooks, Bayreuth, and is a 2019/2020 artist-in-residence at Hordaland Kunstsenter, Bergen.
Abri De Swardt
Kammakamma
Installation vidéo | 4k | couleur | 16:54 | Afrique du sud | 2024
Si l’embouchure d’une rivière pouvait parler, que dirait-elle ? En imaginant les bouches des rivières comme conteuses et historiographes, Kammakamma forme l’épisode inaugural du second volet d’une trilogie en images mouvantes consacrée à l’Eerste, en Afrique du Sud — une rivière envisagée comme témoin et vectrice d’histoires englouties. Son titre évoque les glissements entre les termes khoekhoe pour l’eau (//amma) et la ressemblance (khama), tandis que kamma s’est fondu dans l’afrikaans avec le sens de « faire semblant ». À travers trois chroniques imbriquées — celles d’Abri de Swardt, de la poète Ronelda S. Kamfer et de l’historienne Saarah Jappie — la rivière devient une zone de saturation où comprendre le climat et la catastrophe. Dans cet épisode, De Swardt interroge l’un des mythes fondateurs de l’afrikandérité à travers la figure d’Hendrik Biebouw, un adolescent oisif qui, en 1707, attaqua un moulin à eau de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales situé au bord de la rivière, se proclamant ivre un « Africaander » — un terme alors réservé aux personnes réduites en esclavage, affranchies ou autochtones. Sa déclaration est indissociable du lieu où elle fut prononcée, du vin en tant qu’agent du colonialisme de peuplement, et de l’instabilité même du langage. Refiguré en purgatoire, Biebouw tamise le sable de sacs prélevés autour de l’estuaire pour le reverser dans la confluence obstruée de l’Eerste et de la Plankenbrug, tandis que son oraison délirante mêle afrikaans, néerlandais, allemand et malgache. Des interludes filmés après des crues montrent la rivière tour à tour sauvage et aménagée, et des tableaux inspirés de manuels de natation et de sauvetage mettent en avant la charge et l’étouffement. Par un double dispositif de synchronisation, De Swardt fait de la perception elle-même une ivresse désorientante.
Abri de Swardt (né en 1988, Johannesburg) est un artiste basé à Johannesburg, en Afrique du Sud. Travaillant entre vidéo, photographie, sculpture et performance, sa pratique interroge les effets persistants de la blanchité et de la masculinité coloniales de peuplement en Afrique australe, ainsi que les perceptions de la queerness comme « non naturelle » et « non africaine », en croisant historiographie, fiction, auto-ethnographie, écologie, désir et registres fantastiques. Le travail de De Swardt a été exposé, performé ou projeté à la Norval Foundation, Le Cap ; au Kunstverein Braunschweig ; au Goldsmiths Centre for Contemporary Art, Londres ; au Rupert Museum, Stellenbosch ; à la National Gallery of Art, Vilnius ; à l’Institute of Contemporary Arts, Londres ; ou encore au Centre for the Less Good Idea, Johannesburg, parmi d’autres. Ses expositions personnelles incluent POOL x Field Station, Le Cap (2024) ; POOL, Johannesburg (2018) ; MOT International Projects, Londres (2013) ; et blank projects, Le Cap (2011). De Swardt a mené des résidences à Rupert, Vilnius ; au Hordaland Kunstsenter, Bergen ; et à la Nirox Foundation, Cradle of Humankind. En 2022, il a reçu le Social Impact Arts Prize et a été nommé pour le Foam Paul Huf Award. Il est titulaire d’un MFA en arts plastiques du Goldsmiths, University of London, et sera artiste résident 2025–2026 au sein de Braunschweig Projects, Hochschule für Bildende Künste Braunschweig.
Bea De Visser
Chairs Missing
Film expérimental | | couleur | 19:45 | Pays-Bas | 2010
The last days of a swimming pool, just before the demolition. Regular visitors are isolated by mysterious encounters, nowhere to be seen in the film. We see the decline of a social meeting place unfold in sequential patterns. Without dramatic event, no music, no dialogue, this film is in relation with the `minimal` art cinema. ... A man walks through the hallways past lockers and cubicles. A boy plays in one of the lockers. A girl walks into a dressing room, opens the door, but does not enter. A boy walks past the grandstand where a young woman stares into the water. A woman swims her baby to the edge of the pool. The building is filled with sounds: water, machinery, leaking outside noise like the sound of emptiness. And old man steps off the high dive ... We come to know anything about the people we `follow` or meet. Everyone seems calm and happened to come by. It derives the film its quality as stylized documentary observation or film essay. Yet there is turmoil and tangible threat.
Bea de Visser works as a autonomous visual artist and filmmaker. She started her career in the early 1980-s; she works as a sound and performance artist in the trendy club scene and artists spaces. Today, her work is shown at international exhibitions, her movies shown at international film festivals worldwide. Bea de Visser manages to present the independent production studio Anotherfilm. In the recent past Anotherfilm has become an initiative that participates in hard to realize projects of a small group of artists and filmmakers. Since 2010 Bea de Visser works as guest advisor at Rijksakademie van Beeldende Kunst in Amsterdam. She is art consultant of the Collection Lievensberg in Bergen op Zoom. Occasionally she gives workshops and lectures at home and abroad in various disciplines such as film, scenario, drama, visual arts and theater design. Her films include: Mama Superfreak (2009), Roses and Fall (2006), Just a Minute Yoko (2004), The Second Memory (2004), The Barren Land (2001), Another Another (1999), A Breath Hush (1996). Besides she made music videos, films for theatre design and wrote scenarios for feature film projects.
Bea De Visser
MAMA SUPERFREAK
Fiction expérimentale | | couleur | 14:0 | Pays-Bas | 2009
In one long shot this adaptation of La Mamma Fricchettona, a monologue by Nobel Prize winner Dario Fo, shows Viviane De Muynck in a humorous elucidation of a woman? s odyssey from doting motherhood to a state of independence whilst addressing an invisible and anonymous man. In an ambiance of a warehouse filled with white sacks the protagonist vociferously relates her non-existent relationship to husband and child and her escape to the alternative underground of squatters and punks, who are more of a family to her than her own brood.
She starts her career as a performance artist; beginning the 1980ies she performs on the podia of the trendy club circuit and the alternative art spaces with sound work, live installations and `noise` performances. Afterwards she returns to painting and works for two years at the Rijksakademie van Beeldende Kunst in Amsterdam (1993-1995). As from that time film is her medium. The work that she develops since then is shown worldwide in museums and art spaces, the theatre, the public space and especially the cinema. Her short films are: SSST?, Roses and Fall, Just a Minute Yoko, The Second Memory, The Barren Land, Another Another and A Breath Hush. `Cold` is her first feature film (in production 2009).
Bea De Visser
The Sonic Gaze
Installation multimédia | 0 | couleur | 6:10 | Pays-Bas | 2025
Un cheval est placé dans un espace clos, sur un tapis roulant aquatique, doublement enfermé par le seul bruit de l’eau qui éclabousse. Nous entendons bien davantage que ce que nous voyons, en raison des fréquences enregistrées et de l’amplitude auditive propre au cheval. Grâce à la compression des hauteurs, à un équipement d’enregistrement spécialisé et à des captations sonores réalisées loin du plateau, l’expérience auditive de l’animal a été rendue audible pour les humains. Il en résulte une représentation acoustique de la perspective subjective de l’animal. À travers le filtre sonore du cheval, nous entendons un monde différent — mais tout aussi réel, de celui montré à l’écran. Tandis que notre regard reste humain, nos oreilles, elles, accèdent à la complexité de sa réalité sonore.
Bea de Visser est reconnue pour son art filmique, ses installations et ses performances sonores. Son travail peut être décrit comme une pratique fondée sur les médias numériques — du point de vue d’une peintre et conteuse qui appréhende le monde à travers différentes lentilles. Les animaux constituent un motif récurrent dans son œuvre. Ses travaux les plus récents se concentrent sur des formes de narration non anthropocentriques. Elle mêle fiction et quotidien, et met en évidence les structures de pouvoir, de domination et de contrôle. Son œuvre séduit le spectateur par un langage audiovisuel riche, exploratoire dans sa narration. Bea de Visser vient d’un parcours en peinture et d’une formation en son électroacoustique. Elle a d’abord commencé sa carrière comme artiste sonore et performeuse dans la scène des clubs et les artist-run spaces des années 1980. Bea de Visser a étudié à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten à Amsterdam (1993–1995).
Guzman De Yarza
COMBATE
Art vidéo | dv | couleur | 6:30 | Espagne | 2007
Ce projet essaie de construire une métaphore visuelle pour repenser le concept de conflit qui sous-tend toute forme de relation humaine, et également d?étudier la violence de notre société contemporaine comme un spectacle organisé de médias de masse. L?auteur a observé combien les sports de contact et d?autres sortes d?arts martiaux brutaux se sont récemment développés ces derniers temps. Parmi eux, le dénommé « Extreme Fighting », où deux adversaires se battent dans le ring sans presque aucune limite, utilisant un mélange de divers arts martiaux. L??uvre s?intéresse à la relation entre les mécanismes de transmission du savoir à la fois dans les arts martiaux et à l?université, en faisant le rapprochement entre la compétitivité qui y est enseignée et l?art de tuer ce qui est différent de soi?
Guzmán de Yarza Blache est né à Saragosse (Espagne) en 1976 et est diplômé en architecture à l?Université de Navarre (Espagne). Après avoir travaillé au cabinet d?architectes d?Andrea Perea, à Madrid, il fonde J1 Architects en 2002, un cabinet basé à Madrid qui réalise et dirige des projets dans différentes régions d?Espagne. Parallèlement, il poursuit une carrière d?artiste vidéaste, dans une approche interdisciplinaire qui, selon ses propres mots, enrichit ses deux activités et permet un dialogue entre leurs sensibilités en espérant, d?une manière ou d?une autre, illuminer notre perception de la condition humaine. Ses intérêts, en tant qu?artiste, sont fondamentalement liés à l?art de dépeindre et décrire la société contemporaine, c?est pourquoi il réalise des ?uvres d?art publiques et des productions proches du documentaire, qui posent un large spectre de questions, à une échelle aussi bien très intime que nationale ou transnationale, en faisant constamment référence à l?architecture et l?urbanisme et à la manière dont ils affectent significativement notre vie.
Guzman De Yarza
No les Hables de Lenin
Art vidéo | dv | couleur | 6:3 | Espagne | 2006
Une sélection de portraits pris tard le soir dans différentes boites de nuits et "after hours" dans des différentes villes sibériennes durant l'été 2006. Un portrait collectif de la première génération de Russes nés libres qui ont apprit très rapidement ces rituels occidentaux de loisir et d'hédonisme à travers les réseaux globaux de télévision. Grâce à des horaires d'ouverture extrêmement flexibles, développe en ce moment une sensualité et une joie de vivre qui essaye de compenser tout le temps perdu par les générations passées. Ce projet est une approche documentaire de trois grandes villes industrielles russes, situées sur la Route Transsibérienne, Yekaterimburg, Novosibirsk et Irtkusk, où plus de quatre cent portraits furent pris pendant un voyage de cinq semaines. Environ soixante en furent choisis avec l'intention d'obtenir quelques connaissances de Russes dont les conditions de vie ont changé dramatiquement par rapport à celles de leur parents. Les portrait sont présentés sous forme de diptyque avec des images de bâtiments des villes où les personnages principaux vivent. Cela crée un catalogue d'architecture soviétique mais aussi des nouvelles construction ressemblantes à des centres-commerciaux et de l'architecture "occidentale". Le projet n'essaye pas seulement d'enquêter la quantité d'architecture dans un visage ou la portion anthropomorphe dans un bâtiment, mais aussi montre un des aspects principal de notre société contemporaine, l'assimilation des tendances globales par les plus jeunes générations, toujours liées au temps de loisir et à l'hédonisme. Cela représente le commencement du démarquage d'un nouveau champ de bataille social dans lequel la nouvelle attitude révolutionnaire est de voir à quel point l'on peut faire la fête et dormir le moins possible...
Guzman DE YARZA est architecte à l'université de Navarre en espagne. Apres avoir travaillé à Madrid, chez Andres Perea Office of Architecture, il crée J1 Architects in 2002, une entreprise qui dirige plusieurs travaux à travers l'espagne. Simultanément, il développe une carrière en tant qu'artiste vidéo avec une mixture disciplinaire qui enrichie et permet une échange de sensibilité qui éventuellement essaye d'illuminer notre perception de la condition humaine. Ses intérêts en tant qu'artiste sont liés au portrait et à la description de notre société contemporaine. Pour cela il exécute des performance artistiques publiques et des productions documentaires qui posent des question sur une variété de choses allant d'une échelle très intime jusqu a une échelle nationale ou bien transnationale avec des référence constantes à l'urbanisme et l'architecture et la manière dont elles affectent dramatiquement nos vies.
Arthur Debert
La Conférence des Instruments Savants
Vidéo expérimentale | 4k | couleur | 9:1 | France | 2024
Dans un amphithéâtre en bois construit en 1933 pour l’étude des animaux et des plantes, un groupe d’outils anciens assiste à une conférence qui semble porter sur les animaux et leurs mouvements, mais les outils comprennent peu à peu qu’il s’agit des êtres vivants qui leur ont donné leur nom et parfois même leur forme.
Né en 1990 à Paris, Arthur Debert vit et travaille entre Nancy et Berlin. Son travail prend forme dans la collaboration et l’échange, interroge la transmission et la survivance des savoirs qui s’inscrivent dans les anecdotes individuelles, les mémoires collectives et la technologie. Les aspects performatifs des objets porteurs de connaissances et de leurs processus de transition sont transcrits en installations, vidéos et éditions. Arthur Debert est diplômé de l’École de l’Image à Épinal (2011), de l’École Supérieure d’Art de Lorraine à Metz (2013), et a participé à l’École Offshore à Shanghai (2014-2015), programme de recherche de l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Nancy. Son travail a été présenté au Centre Dürrenmatt Neuchâtel (2025), la Triennale de la Jeune Création (Luxembourg, 2013 et 2021), à Koraï (Chypre, 2023), du Ann Arbor Film Festival (Michigan, 2022), dans le cadre du Berlin Art Prize (2018) et primé au Festival du film indépendant de Berlin (2023).
Edouard Decam
Calibration
Film expérimental | 16mm | couleur | 15:49 | France, Espagne | 2023
« Tout a tendance à dériver avec le temps et perd de sa précision de façon périodique. Un ajustement assure que la précision reste au niveau requis. » Comme une invocation, une nécessité de calibration du paysage qui perdrait petit à petit sa condition naturelle, le film projette une nature mouvante, en constante modification et réajustement. Les niveaux de vents, hauteurs de neiges, les compositions physiques, géologiques, morphologiques et temporelles s’étalonnent lentement, la montagne s’équilibre. Dans la continuité de « Volva », film tourné en 2016 à l’observatoire astronomique du Pic du Midi, « Calibration » est une expérience physique de la nature, d’un temps vécu, en plein hiver, isolé dans un refuge de haute montagne durant trois semaines, au contact des aléas du vent, de la neige, des lumières et du temps.
Architecte de formation il collabore dans diverses agences avant de se consacrer exclusivement à sa pratique artistique. En 2006 il est lauréat de la bourse de la Fondation EDF pour les jeunes architectes. Il réalise le projet photographique Landscape scale sur les barrages des Pyrénées qui marquera la direction de ses futurs projets. Il centre ses recherches sur les relations qui se tissent entre l’architecture et le paysage, entre l’homme et la nature. Ses recherches tentent de construire la part impalpable de notre relation au naturel. Ses installations se développent entre photographies, vidéos et volumes construits. En 2016 il réalise son premier film, Volva à l’observatoire astronomique du Pic du Midi. Durant 3 semaines passées à 2871m, il capte inlassablement les traces du temps imprimés dans les expériences scientifiques, l’architecture du lieu et le paysage environnant. Nominé dans divers festivals, Volva est lauréat du prix LOOP Discover à Barcelone. Il intègre la collection du MACBA et du FRAC Normandie Caen. Il a été résident de la Casa de Velázquez et de l’Institut français. Ses travaux sont exposés en Europe, aux Etats-Unis et intègrent diverses collections publiques, FRAC, musées et Fondations. Il vit et travaille à Argut-Dessus, dans les Pyrénées.
Alain Declercq, Jeanne SUSPLUGAS
Protection civile
Vidéo expérimentale | 0 | couleur | 15:44 | France, Suisse | 2011
A l?occasion de ce travail, "Protection Civile", les deux artistes sont allés explorer les abris antiatomiques suisses. Le pays regorge d?abris souterrains et chaque individu y a une place. Qu?ils soient individuels ou collectifs, allant de la cave particulière aux immenses abris médicalisés, ils répondent tous à une organisation stricte et efficace. Le film interroge alors une éventuelle présence sous terre, les limites de la cohabitation, la promiscuité et les inévitables problèmes d?organisation que soulève un tel plan de protection. Sous forme panoptique et systématique, apparaissent tour à tour des dortoirs, cuisines, blocs opératoires, sanitaires et matériel d?urgence. Cependant, dans certains de ces espaces, s?opèrent des mutations, des changements d?affectation ou d?utilisation. Ainsi, certains abris peuvent servir de lieux de stockage hétéroclites qui peuvent parfois prendre un aspect incongru... Les artistes témoignent à travers ce film du patrimoine architectural singulier et unique de la Suisse. Protection civile apparaît comme la suite logique du premier film coréalisé par les deux artistes, Plan iode. En explorant les arrières boutiques de pharmacies, les artistes examinaient le système prévu pour la distribution de l?iodure de potassium, médicament vital en cas d?attaque nucléaire.
Alain Declercq est un artiste français, né à Moulin en 1969, Moulin. Il vit et travaille à Paris, son travail est exposé depuis 1996. Il est représenté en France par la Galerie Hervé Loevenbruck à Paris, et en Belgique par Élaine Levy Project Gallery (Bruxelles). Jeanne Susplugas est une artiste française, née à Montpellier en 1974. Elle vit et travaille à Paris. Elle est représentée à Paris par la JamoisArtPartners Gallery, à Bruxelles par la Charles de Jonghe Gallery, à Copenhague par la Poulsen Gallery et à Tokyo par la Mizuma Art Gallery.
Alain Declercq, Jeanne Susplugas
Pill-boxes
Vidéo | dv | couleur | 10:0 | France, Suisse | 2012
En Suisse, plus de trois-mille bunkers ont été construits entre 1882 et 1995. En 1914, l?aviation entre pour la première fois dans l?histoire d?un conflit armé et engendre des changements de stratégies : il devient nécessaire de se cacher, c?est la naissance du camouflage. Les ouvrages militaires suisses ont été camouflés par d?étonnantes décorations, si bien intégrés au paysage que personne ne les remarque: du sapin métallique de Fort Pré-Giroud (Vallorbe) au porte rocher de Gütsch (Uri). Cette singulière architecture témoigne de la neutralité Suisse et questionne la relation entre architecture et paysage. Aujourd?hui, la plupart de ces fortins sont désaffectés et posent la question du devenir de cet important patrimoine.
De la vidéo à la photographie, de l?installation au dessin, Jeanne Susplugas évolue dans un univers aussi séduisant qu?inquiétant avec comme préoccupations principales nos addictions. Elle crée des espaces pénétrables, des « maisons » qui questionnent le spectateur sur des comportement sociaux et intimes. Susplugas est représentée par la galerie Valérie Bach (Bruxelles), Mizuma Art Gallery (Tokyo) et Rewind (New York). Alain Declercq explore les différentes structures du pouvoir et les oppressions qu`elles engendrent - schizophrénie sécuritaire, surveillance, manipulations médiatiques. Sa technique de l`inversion transforme Declercq en chasseur d`indices, provocateur de dysfonctionnements, renverseur de situations ou empêcheur de tourner en rond. Declercq est représenté par les galeries Elaine Lévy (Bruxelles) et Loevenbruck (Paris).
Jason Dee
Moonscape
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 2:30 | Royaume-Uni | 2007
Moonscape est un panorama continuel en boucle, fait en recousant digitalement les fonds peints de nombreux films de science-fiction des années 50. Ces films se projetaient vers le futur - cependant créaient leurs effets futuristes en revenant aux racines cinématographiques. Ils étaient filmés en cinémascope, à l'époque technologie de pointe, pourtant leurs formats et l'usage de paysages peints à la main remontent aux panoramas du 19eme siècle. "Moonscape", en mélangeant la peinture, le celluloïd et les pixels, continue cet esprit de simultanément regarder vers le passé et le futur. Dans les années cinquante, ces paysages devaient être imaginés, et pourtant ils contenaient des détails scientifiques d'une société à la limite du voyage spatial. Les fonds peints à la main mélangés avec de l'imagerie faite à l'objectif, de la fantaisie mélangée avec des faits scientifiques, quand les peintures imaginées deviennent infusées d'un effet de réalité. De voir ces paysages maintenant, après que l'aire de l'exploration lunaire semble être venue et révolue, l'optimisme de pionnier (démontré par l'usage de Technicolor et de Panavision) ouvre le chemin à un point de vue plus désolé et sans directions. Ce panorama montre un monde suspendu et distant, comme enfermé hors de notre monde et du temps. Des cosmonautes distants et fantasmagoriques semblent isolés et sans but, tombés dans l'oubli d'un paysage futur imaginé de celluloïd et de peinture qui est devenu réalité et qui seulement maintenant nous revient en mémoire.
Jason Dee is a graduate from Glasgow School of Art`s MFA programme. He continues to live in the city, working on his art practice while occasionally teaching New Media skills and lecturing at the Art School. His work has been exhibited and screened at venues throughout Europe and the USA.
Jason Dee
We're going for a trip across the water
Vidéo expérimentale | dv | noir et blanc | 2:0 | Royaume-Uni | 2006
Un couple sur une barque est pris dans une boucle sans fin. Ils semblent prisonniers par le mécanisme du film lui-même. Dans cette répétition transforme l'homme en automate, et donne à la femme une allure fantômatique. Les acteurs, ou plutôt leurs images sont prises dans un été d'entre-deux, entre passé et présent, mouvement et suspen, vie et mort.
Jason Dee studied photography at Northumbria University and completed a Masters in Fine Art at Glasgow School of Art. His current art practice investigates connections between modern media from the mid 19th century to the present day. He uses digital software to alter film scenes originally shot on celluloid, assessing how new media has reconfigured and re-contextualised the way we perceive 20th century cinema. His work has been exhibited in Europe and the United States. Dee is currently undertaking a year long new-media residency at the University of Abertay funded by the Scottish Arts Council. He lives in Dundee, Scotland.
Olivier Degorce, Christophe GRISEAU
Wall Street (épisode 1)
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 4:3 | France | 2004
Après l?échec d?un avenir radieux annoncé par le communisme, nos amis les clones, chantres du capitalisme, décident la mise en faillite délibérée d?entreprises. EXTRAIT D?UN ENSEMBLE DE FILMS REGROUPÉS SOUS LE TITRE : « In The World Of Opulence » Les films se jouent des sujets épineux et calamiteux de nos sociétés contemporaines. Les thèmes récurrents qui ont influencé OBSESSION 27 (l?isolement social, l?exclusion, la jet set, la perversité, certains fléaux planétaires?) sont illustrés avec légèreté ou tragique, humour ou ironie, parfois sous forme purement documentaire et généralement engagée. Tout à la fois ludiques et humoristiques, les vidéos participent autant de la critique sociale que du divertissement. Toute lourdeur de production écartée,a favorisé une grande souplesse de réalisation et les moyens réduits furent propices à la spontanéité : Matériel minimum (caméra DV), logiciel de montage de base, séances improvisées et intervenants évidemment non professionnels
Olivier Degorce & Christophe Griseau sont nés à Niort, France. Ils vivent et travaillent à Paris et près de l`Atlantique. Au gré de ses collaborations, on retrouve Olivier DEGORCE sous différents pseudos : M&M?S, OBSESSION 27, NOWHERE, ou encore WHAT?S FOR DINNER. Sa production polymorphe associe la vidéo, la musique électronique, la photographie, et l?écriture. Il revendique une approche ludique, touche-à-tout, iconoclaste et un certain militantisme. Les thématiques récurrentes qui traversent sa pratique et constituent des sources d?inspiration sont aussi variées que les médias qu`il utilise : l?environnement, la question de la célébrité, les sociétés d?opulence, les fléaux planétaires, etc? Ses installations photographiques ont été exposées à Paris [ American Center, Passage de Retz, Centre Georges Pompidou...], à l`étranger [Nikolai Comtemporary Art Center de Copenhague, Traders Pop Gallery à Maastricht, Speak For Gallery à Tokyo] et dans plusieurs galeries de province [Confort Moderne de Poitiers, C.A.P.C de Bordeaux , Le rectangle à Lyon...]. Dès 1988, M&M`S a été partie prenante de la scène électronique française. En 1998, il a publié l?ouvrage de référence sur la culture DJ, « NORMAL PEOPLE » compilant 180 portraits photographiques de Dj`s français et internationaux (Crash Editions). Ses productions musicales ont été signées sur des labels tels que TEKNOTIKA ? Detroit / USA, MENTAL GROOVE Records?Genève /Suisse SKAM Records-Manschester/UK MAZZO Music (Pays-Bas), B-Cool (Japon), Sony France, BMG?.. En 2004 et 2005, il se consacre notamment, avec Christophe Griseau, à la réalisation d`une série de vidéos illustrant leur pièce sonore : OBSESSION 27 "In the World of Opulence" Ce projet est réalisé avec le soutien de la DRAC Ile-de-France. *Articles et textes engagés avec Amandine Geers sur l`alimentation et l?écologie pour le magazine CRASH / Paris, pour lequel il a été également photographe.
Stéphane Degoutin, Gwenola Wagon
Apple
Film expérimental | mov | couleur | 4:0 | France | 2025
Everything is Real montre les pommes les plus rouges, les call centers les plus verts, les salles de serveurs avec le plus de câbles, les employés les plus souriants, les livreurs avec leurs plus beaux colis, les bénévoles les plus efficaces, les montagnes de déchets les plus grandes – mais les pousse au paroxysme du stéréotype : insensiblement, les stéréotypes versent dans l’extrême.
Stéphane Degoutin est artiste et chercheur. Son travail explore les « systèmes obscurs », les structures qui passent souvent inaperçues mais organisent nos vies : de l’air conditionné aux aéroports internationaux, de la musique pour plantes vertes aux infrastructures urbaines. Il tente une forme de reverse engineering de ces logiques cachées, pour imaginer d’autres façons de penser et d’agir. Gwenola Wagon est artiste et chercheuse. Elle est Professeure des Universités et elle enseigne à l’École des Arts de la Sorbonne à l’Université Paris 1. À travers des installations, des films, des performances et des livres, elle imagine des récits alternatifs et paradoxaux pour penser le monde numérique contemporain.