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Jules Lagrange
Orion Aveugle
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 9:10 | France | 2016
Orion Aveugle, c’est l’histoire d’un rite funéraire vu à travers les yeux poussiéreux d’un cyborg. La temporalité et le contexte précis de cet événement appartenant au passé, lui sont inconnus. Ils ont disparus au profit d’une mémoire dense et disparate. Son implication et sa filiation aux sujets est inaccessible, perdues à jamais, dans la densité d’événements enregistrés au cours des siècles. Sa mémoire est donnée à voir, vidée de son sens. C’est l’histoire d’un être devenu le simple témoin, de sa propre nostalgie.
Jules Lagrange est un artiste français, né en 1989 à Besançon. Son travail se développe principalement dans l’élaboration de film de fiction. Ses recherches s’orientent autour de processus de réécriture et de jeu de réappropriation des codes cinématographique visant à ré-incarner et à re-sentimentaliser les corps et les affects représentés au cinéma. Il a étudié à l’institut of Art, Design and Technology de Dublin et à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Lyon dont il est diplômé en 2014. En 2016, il intègre le post diplôme de l’ENSBA Lyon dirigé par François Piron. Son travail a été visible au travers d’expositions, notamment, à la Friche belle de Mai (Marseille), au Creux de l’enfer (Thiers) ou encore au Treize et à Glassbox (Paris). Ses films ont également était projeté au Festival International de Video de Camaguey (Cuba), au Frac Nord pas de Calais (Dunkerque), à Mains d’oeuvres (St Ouen) ou encore aux Musée des Confluences (Lyon). Il vit et travaille à Bruxelles.
Emmanuelle Laine, Benjamin Valenza
Est-on prêtes à endosser les habits de l'artiste ?
Vidéo | 4k | couleur | 19:0 | France | 2019
Synopsis court Les paroles de femmes travaillant dans un centre d’art sont jouées en lip-sync par une femme installée dans un intérieur sommairement meublé. Affects et expériences de travail se mêlent à mesure que la protagoniste est habillée de différentes tenues. Synopsis long Les paroles de femmes travaillant dans un centre d’art sont jouées en lip-sync par une femme installée dans un intérieur sommairement meublé. Affects et expériences de travail se mêlent à mesure que la protagoniste est habillée de différentes tenues qui petit à petit contraignent, exhibent puis dissimulent son corps. Une statue se détache sur un ciel bleu, dans le silence d’une rue. Alors que le monologue se poursuit, l’espace vacant devient celui d’une institution imaginaire, traversé de silhouettes de visiteurs et collaborateurs. Aux récits se mêlent des images d’archives, fragments de performances d’artistes femmes, détails d’une pratique collective de l’art.
LAINÉ VALENZA — vit et travaille à Marseille Lainé Valenza est un duo d’artistes, constitué à partir d’une conversation perpétuelle, d’une zone commune à la frontière de leurs recherches respectives. Il se caractérise par un intérêt pour la critique institutionnelle, la mutation des formes d’images et d’une attention visuelle, de ses enjeux culturels subjectifs et politiques. Au fil des projets, le duo emploi des formes visuelles diverses, telles que le cinéma étendu, des installations in situ, de la télévision en direct, des performances, etc. Emmanuelle Lainé est une artiste visuelle déjà bien connue pour ses installations in-situ à grande échelle. Elles montrent souvent une reconstitution précise de l'architecture créant un espace critique pour la perception du spectateur ainsi que pour l’institution qui l’accueil. Ses Installation se caractérisent par une utilisation systématique de la photographie très grand format, associée à un langage sculptural très exigeant. Benjamin Valenza concentre depuis plusieurs années déjà sa pratique artistique sur la création d'un média à part entière. Prenant en compte Internet et le numérique autant que la télévision comme point de départ il s’agit d’une forme critique et intentionnellement non déterminée . Le lieu d'exécution ou la problématique du contexte est central dans son travail, il s'articule avec la sculpture et l'installation afin de créer des situations de micro politique ou l’artiste s’efface au profit du collectif.
Nino Laisne
L'air des infortunés
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 12:0 | France | 2019
L'air des infortunés reconstitue le procès de Karl Wilhelm Naundorff, horloger controversé pour avoir usurpé l’identité de Louis XVII, Dauphin de France, et propose une narration fantasmée se nourrissant des zones de flou de l’Histoire.
Diplômé en 2009 de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux où il s’est spécialisé en photographie et vidéo, Nino Laisné s’est également formé aux musiques traditionnelles sud-américaines auprès du guitariste Miguel Garau. C’est durant cette période qu’émerge l’envie d’allier cinéma, musique et art contemporain. Il s’intéresse aux identités marginales qui évoluent dans l’ombre de l’Histoire officielle mais aussi aux traditions orales lorsqu’elles sont exposées au déracinement et au métissage. Dès 2010, avec Os convidados, ses images deviennent sonores et évoquent des chants traditionnels. En 2013, son film En présence (piedad silenciosa) cristallise l’équilibre entre une écriture visuelle et une écriture musicale, autour de réminiscences religieuses dans le folklore vénézuélien. Cette réalisation signe aussi le début d’une collaboration fructueuse avec les musiciens Daniel et Pablo Zapico qu’il retrouvera régulièrement autour de partitions anciennes. Avec Folk Songs (2014) et Esas lágrimas son pocas (2015) il aborde des formes proches du documentaire autour des traditions musicales dans les phénomènes de migrations. Ses projets l’ont amené à exposer dans de nombreux pays tel le Portugal, l’Allemagne, la Suisse, l’Egypte, la Chine ou encore l’Argentine. Il est régulièrement invité à produire de nouvelles pièces lors de résidences de création (Casa de Velázquez – Académie de France à Madrid, FRAC Franche-Comté, Park in Progress à Chypre et en Espagne, Pollen à Monflanquin). Ses réalisations vidéo sont également présentées dans des salles de cinéma et festivals, dont le FID Marseille, la FIAC Paris, le Papay Gyro Nights Festival de Hong Kong, le Festival Internacional de Cinema de Toluca et le Festival Periferias de Huesca. Nino Laisné collabore également avec de nombreux artistes issus du spectacle vivant dont le chorégraphe et danseur de flamenco Israel Galván (El Amor Brujo), ou le marionnettiste Renaud Herbin (Open the Owl). En 2017, il crée le spectacle Romances inciertos, un autre Orlando, fruit de sa rencontre avec François Chaignaud, qu’ils présentent notamment au 72ème Festival d’Avignon. Après une centaine de représentations depuis sa création, la pièce poursuit sa tournée en 20/21 en France et à l’international (Australie, Japon, Chili). En 2018, le tandem tourne Mourn, O Nature!, un film court pour une exposition au Grand Palais, inspiré par l’opéra Werther de Massenet. En octobre 2019, pour sa nouvelle exposition monographique au Frac Franche-Comté, Nino Laisné présente L’air des infortunés, un film qui revisite une imposture historique avec Cédric Eeckhout et Marc Mauillon. En 2020, Nino Laisné crée avec Daniel Zapico un nouveau label discographique Alborada. Leur première publication Au monde, trouve sa source dans le précieux manuscrit de Vaudry de Saizenay (1699) dont les deux artistes proposent d’en poursuivre l’écriture. Cet album a reçu de nombreuses distinctions dont le prestigieux Diapason d’or, 4 Clé Télérama et 5 Etoiles Pizzicato. En décembre 2021 à Bonlieu Scène nationale Annecy, le duo Laisné-Zapico crée Arca ostinata, un opéra miniature qui réinvente l’approche du théorbe à travers l’histoire foisonnante des cordes pincées au sein d’une scénographie qui se métamorphose. Au printemps 2022 paraîtra la seconde publication du label Alborada : le disque du spectacle Romances inciertos, un autre Orlando, enregistré à l’Arsenal de Metz dans des conditions de studio. Nino Laisné est artiste associé aux 2 Scènes, Scène nationale de Besançon.
Bertrand Lamarche
L Homme aux Etangs
Vidéo | 0 | couleur | 15:0 | France | 2023
Le film consiste en un nombre de plans fixes basés sur une légende qui décrit un combat entre un géant et un serpent de vase ainsi que l’impact de leur combats sur la météorologie et le climat. Le film met en scène une maquette de ville et des plans qui montrent un paysage où développement urbain, industrie et météorologie sont le cadre qui accompagnent le récit. Le travail met l’accent sur les liens entre maquette et cinéma par la projection d’images sur le paysage à échelle réduite. Un des buts du film est de faire se croiser les genres cinématographiques du réalisme, du fantastique et du film noir par une succession de plans relatifs les uns aux autres et qui cependant peuvent revendiquer leur autonomie comme tableau. Le film pause comme principe l'idée de la cité comme enjeu et comme endroit du politique, là où on organise, où l’on négocie, ou pas. L'idée d'un conflit évité, imminent ou qui advient est aussi présent ici, à travers le décor qui accueille le récit de géants, héritiers des Kaÿju.
Bertrand Lamarche En ayant recours à des distorsions d'échelles spatiales ou temporelles, Bertrand Lamarche construit un ensemble d'hypothèses sculpturales à la fois extatiques et conceptuelles. Son travail s'appuie sur l'amplification et sur le potentiel spéculatif de figures qu'il convoque régulièrement dans ses travaux depuis près de 20 ans : les paysages urbains et industriels, la météorologie, les ombellifères géantes, les vortex ou les platines-vinyles. Une grande part de son travail se caractérise par un désir de subjectivation et d'appropriation de ces différentes portions ou figures du réel. Par un travail de modélisation, l'artiste réinvestit ces figures, et développe un ensemble de propositions, parfois vertigineuses dans le sens où elles procèdent de boucles, qu'elles mettent en scènes des abîmes et procèdent d'une perte de repères spatio-temporels et de distorsions d'échelles. Né en 1966, Bertrand Lamarche vit et travaille à Paris. Il est représenté par la galerie Jérôme Poggi. Il est diplômé de La villa Arson, à Nice. Son travail a été montré dans divers musées et centres d’arts en France, aux USA, au Brésil et en Europe, depuis 1997. Il fait partie de collections privées ainsi que de collections publiques telles que le musée national d’Art moderne - Centre Pompidou (Paris), le FRAC Île-de-France, Les Abattoirs (Toulouse), le MAC VAL (Vitry-sur-Seine) ou le Musée départemental d’art contemporain (Rochechouart). En 2012, Bertrand Lamarche a été nominé pour le prix Marcel Duchamp. Son oeuvre faisait l’objet de deux importantes expositions, au FRAC Centre (Orléans) and au CCC (Tours). Une monographie, the plot, a été publiée récemment en 2018 avec La Maréchalerie-centre d’art contemporain ENSA V, et inclue des textes de Nathalie Leleu et de Ingrid Luquet-Gad.
Salomé Lamas
Gold and Ashes | REDUX
Fiction | 4k | couleur | 30:0 | Portugal | 2025
Gold and Ashes s’érige sur des dualités d’échelle internes et externes — ontologiques et épistémologiques — qui se reflètent aussi bien dans les personnages que dans le temps et l’espace où se déroule l’action, ou encore dans le monde qu’ils habitent. Le projet est structuré autour d’un plan concret et d’un plan abstrait, en référence à la subjectivité humaine. Le projet met en scène deux actrices. Le plan concret se déroule dans des lieux de tournage qui servent de décor à la narration, avec dialogues directs et action : une mère et sa fille, situées dans le temps présent. Il met en jeu une sphère sociale définie par des modèles de communication complexes et des conventions — la parenté, les quêtes existentielles — tout en soulignant l’artificialité d’une réalité construite : un dessin habité. Le plan abstrait se situe dans un studio de cinéma qui constitue l’arrière-plan d’une narration para-philosophique, faite de monologues et dépourvue d’action : deux entités déconnectées (dont on ignore si elles ont conscience l’une de l’autre), placées dans un temps indéterminé. Ce plan déploie un labyrinthe mental structuré par des dynamiques de pouvoir relationnelles et des émotions humaines conflictuelles — telles que l’histoire de l’humanité et sa relation à la Terre — tout en soulignant les spéculations autour d’articulations symboliques et imaginaires altérées par la perte du social, du politique et du spirituel. Globalement, le projet se déploie autour des systèmes cognitifs, des modèles sociétaux et des paradigmes civilisationnels. Il adopte une approche qui reconnaît l’évolution humaine tout en exposant les limites humaines à suivre les poétiques et les politiques relationnelles de deux grands récits — [a]naturalisme, [anti]éco/[géo]constructivisme — qui nourrissent la mythologie de l’impact humain sur la Terre (l’Anthropocène). Deux perspectives intemporelles l’animent : le progrès et l’apocalypse, interrogeant notre capacité à reconstruire et orienter la Terre loin des désastres socio-écologiques, et montrant ce que signifie considérer la Terre (et l’humanité) comme un devenir irremplaçable — une trajectoire qui ne peut être dupliquée, refaite ou maîtrisée. Gold and Ashes est une exploration puissante de la condition humaine face à la dévastation, reflétant l’engagement continu de Lamas envers des thèmes difficiles et urgents, abordés par des techniques innovantes qui bouleversent souvent les structures narratives traditionnelles — créant des films non linéaires, fragmentés, ou qui retiennent volontairement des informations clés. Cette méthode renforce la dimension parafictionnelle de son travail, car elle reflète la complexité et l’incertitude des événements réels, où la vérité demeure souvent insaisissable. Dans ce projet, elle explore également l’idée de mémoire subjective et de la manière dont les histoires personnelles et collectives se construisent. Par l’usage de la parafiction, elle met en lumière la fluidité de la mémoire et les façons dont les récits sont façonnés par le point de vue de celui qui les raconte, ainsi que par leurs contextes politiques et sociaux. Gold and Ashes symbolise ainsi la dualité entre destruction et résilience : les « cendres » représentent les vestiges de la guerre et de la perte, tandis que l’« or » incarne l’espoir et la force auxquels les survivants s’attachent pour reconstruire leur vie. Lamas utilise son esthétique singulière pour brouiller les frontières entre réalité et fiction, créant une expérience stratifiée et immersive qui invite le spectateur à questionner sa propre compréhension de la vérité, de la mémoire, et de leur impact dans les sphères privée comme publique.
Salomé Lamas a réalisé plus de trente projets, installés et projetés à l’international, aussi bien dans des salles de cinéma que dans des galeries d’art contemporain et des musées. Chacun d’eux donne accès à une réalité sociale différente, le plus souvent caractérisée par son inaccessibilité géographique ou politique. L’intérêt de l’artiste pour des contextes impénétrables, politiquement ambigus, est guidé par le désir et la nécessité de problématiser une réalité qui, autrement, ne serait pas perceptible. Le réseau de relations qui constitue la trame socio-politique de ses projets devient visible à travers des stratégies de représentation, pour lesquelles elle a adopté le terme de « parafiction ». Plutôt que d’adhérer à une signification indéfinie de la parafiction — pour laquelle il n’existe pas de terminologie véritablement établie — elle en propose une expansion et une re-signification. Dans sa pratique artistique, la parafiction peut être lue à la lumière de son préfixe « para- », où l’on rencontre divers effets de déplacement essentiels à sa compréhension. Dérivé du latin, « para- » indique « à côté de, adjacent à, au-delà de, ou distinct de, mais analogue à » ; dans certaines combinaisons, il peut aussi signifier « erroné, irrégulier », renvoyant à une « altération » ou une « modification » ; plus encore, « para- » implique « séparé, défectueux, irrégulier, désordonné, impropre, incorrect, perversion ou simulation ». Ainsi, la parafiction serait une fiction pervertie, altérée, modifiée ou poussée au-delà de son point de référence, plutôt que contenue dans les limites de la catégorie de fiction. Elle peut également être comprise comme une « simulation » de la fiction, désignant une distorsion de la frontière de ce qui est considéré comme fiction, atteignant ce qui se trouve de l’autre côté : le domaine du non-fictionnel ou la quête du « réel ». Autrement dit, au lieu que la fiction soit utilisée pour brouiller la frontière avec le non-fictionnel, elle devient un moyen d’étendre et de transcender ces frontières. Salomé Lamas part du principe que nous n’avons pas accès à une réalité stable. Nous sommes confrontés à un excès de significations, d’interprétations, d’explications, de manipulations, de (dé)constructions et d’évaluations qui composent les récits et les systèmes dans lesquels nous évoluons. Par conséquent, le besoin de s’approprier l’idée de parafiction découle de la question de savoir comment la subjectivité humaine se forme, en s’appuyant sur la psychanalyse, dans le but d’éclairer et d’élargir des concepts tels que le réel (quelque chose d’inaccessible), la réalité, le symbolique et l’imaginaire. Elle en vient ainsi à travailler à la frontière entre fiction et non-fiction, employant la représentation et la formulation d’hypothèses selon certains critères méditatifs et un code déontologique relatif à ce qui est plausible, assumant consciemment la « tâche du traducteur » — comparable à l’illusionnisme — et en repoussant les limites. Dans ce cadre, elle mobilise diverses stratégies non-fictionnelles — recherche ethnographique, expériences de pensée, réflexivité, re-mise en scène, performativité, entre autres — afin d’explorer les limites de la fiction. Cela apparaît dans le développement de sa méthodologie, où l’on trouve différentes manifestations de parafiction, notamment des situations dans lesquelles personnages et récits fictionnels croisent le monde tel que nous l’éprouvons. La combinaison de ces stratégies, au détriment d’autres aspects spéculatifs, forme une sorte d’hypothèse qui maintient un certain degré d’exactitude vis-à-vis de la réalité, tout en en questionnant l’autorité. La parafiction permet ainsi de prendre une convention et de la déconstruire, de la déformer, d’exposer l’impossibilité de fournir une preuve de la vérité, jusqu’à faire naître des doutes quant à sa validité, tout en offrant néanmoins des raisons de la considérer comme plausible. Salomé Lamas problématise les deux versants de la frontière entre mondes historiques et mondes imaginaires, et enregistre comment ils ont évolué dans le temps, considérant la parafiction comme un outil fondamental de traduction pour définir l’identité, le langage et la culture. Elle intensifie, exagère et spécule sur les manières dont le monde devient sensible, en déclenchant des moments révélant leur propre fabrication, dans un contexte de post-vérité exacerbé par la nature technologique et globalisée de notre époque. Révéler cette transformation constitue une entreprise continue et minutieuse, mais aussi spirituelle, capable de relier la sphère individuelle (privée) à la sphère sociale (publique), et d’introduire ainsi de nouvelles informations et perspectives sur notre passé, notre présent et notre futur. Ainsi, tout en ayant conscience de ses limites et de ses contradictions apparentes, la parafiction contribue à donner forme au chaos de la vie et à lui conférer une signification — dans un compromis entre la réalité et sa fictionalisation.
Salomé Lamas
Ubi Sunt
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 23:0 | Portugal | 2017
Ubi Sunt. Porto. Cartography of an imaginary place attracted by the margins (social and geographical). Hybrid and eclectic project, it is the outcome of a audiovisual research residency of humam and urban exploration of an expanding city. Ubi sunt qui ante nos fuerunt?, meaning "Where are those who were before us?". Reflective essay on mortality and life's transience, it emerges from that dialectic, of a and episodic and fragmented structure with a choreographed cinematography; where the memory intersects the contemporary. The project hosts two performances - 'One Life to Live' and 'Requiem' by Christoph Both-Asmus and counts with the participation of CESA
Salomé Lamas (Lisbon) studied cinema in Lisbon and Prague, visual arts in Amsterdam and is a Ph.D candidate in contemporary art studies in Coimbra. In a fertile occupation of “no man’s land”, Lamas refers to her work as critical media practice parafictions. Rather than conventionally dwelling in the periphery between cinema and the visual arts, fiction and documentary, Lamas has been attempting to make these languages her own, treading new paths in form and content, challenging the conventional methods of film production, modes of exhibition and the lines between various filmic and artistic forms of aesthetic expression. These works of modified ethnography show an interest in the intrinsic relationship between storytelling, memory, and history, while using the moving image to explore the traumatically repressed, seemingly unrepresentable, or historically invisible, from the horrors of colonial violence to the landscapes of global capital.
Salomé Lamas
Hotel Royal
Fiction expérimentale | 0 | couleur | 29:0 | Portugal | 2021
Hotel Royal is fragmented and incomplete mosaic of contemporary societies. It could be dubbed a film about the horrors of the soul, about voyeurs or simply about misfits.
Salomé Lamas (Lisbon) studied cinema in Lisbon and Prague, visual arts in Amsterdam and is a Ph. D candidate in contemporary art studies in Coimbra. Her work has been screened both in art venues and film festivals such as Berlinale, BAFICI, Museo Arte Reina Sofia, FIAC, MNAC – Museu do Chiado, DocLisboa, Cinema du Réel, Visions du Réel, MoMA – Museum of Modern Art, Museo Guggenheim Bilbao, Harvard Film Archive, Museum of Moving Images NY, Jewish Museum NY, Fid Marseille, Arsenal Institut fur film und videokunst, Viennale, Culturgest, CCB - Centro Cultural de Belém, Hong Kong FF, Museu Serralves, Tate Modern, CPH: DOX, Centre d’Art Contemporain de Genève, Bozar , Tabakalera, ICA London, TBA 21 Foundation, Mostra de São Paulo, CAC Vilnius, MALBA, FAEMA, SESC São Paulo, MAAT, La Biennale di Venezia Architettura, among others. Lamas was granted several fellowships such as the Gardner Film Study Center Fellowship – Harvard University, Film Study Center-Harvard Fellowship, The Rockefeller Foundation – Bellagio Center, Brown Foundation – Dora Maar House, Fundación Botín, Fundação Calouste Gulbenkian, Sundance, Bogliasco Foundation, The MacDowell Colony, Yaddo, Camargo Foundation, Berliner Künstlerprogramm des DAAD. She collaborates with Universidade Católica Portuguesa and Elias Querejeta Zine Eskola. She collaborates with the production company O Som e a Fúria and is represented by Galeria Miguel Nabinho and Kubikgallery.
Salomé Lamas
Hangar
Doc. expérimental | hdv | noir et blanc | 8:0 | Portugal | 2018
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Salomé Lamas (Lisbon) studied cinema in Lisbon and Prague, visual arts in Amsterdam and is a Ph.D candidate in contemporary art studies in Coimbra. Her work has been screened both in art venues and film festivals such as Berlinale, BAFICI, Museo Arte Reina Sofia, FIAC, MNAC “ Museu do Chiado, DocLisboa, Cinema du Réel, Visions du Réel, MoMA “Museum of Modern Art, Museo Guggenheim Bilbao, Harvard Film Archive, Museum of Moving Images NY, Jewish Museum NY, Fid Marseille, Arsenal Institut fur film und videokunst, Viennale, Culturgest, CCB - Centro Cultural de Belàm, Hong Kong FF, Museu Serralves, Tate Modern, CPH: DOX, Centre d’Art Contemporain de Genêve, Bozar , Tabakalera, ICA London, TBA 21 Foundation, Mostra de Sào Paulo, CAC Vilnius, MALBA, FAEMA, SESC Sào Paulo, MAAT, La Biennale di Venezia Architettura, among others. Lamas was granted several fellowships such as The Gardner Film Study Center Fellowship “ Harvard University, The Rockefeller Foundation “Bellagio Center, Fundaço Calouste Gulbenkian, Fondacion Botà¬n, Sundance, Bogliasco Foundation, The MacDowell Colony, Yaddo, Berliner Kànstlerprogramm des DAAD. She collaborates with Universidade Catàlica Portuguesa and Elias Querejeta Zine Eskola. She collaborates with the production company O Som e a Féria and is represented by Miguel Nabinho Gallery.
Salomé Lamas
The Tower
Vidéo | hdv | noir et blanc | 8:45 | Portugal | 2015
Maybe Kolja’s experiment of merging his body (human) with the tree (nature) venturing into a border zone between the earth and the sky is due to his purity of spirit, to the grandeur of the idiots, or the foolishness of the mystics; or is it all this together? Maybe it is a symptom of the enlightened – or simply an elaborated suicide.
Salomé Lamas (1987, Lisbon, Portugal) studied Cinema in Lisbon and Prague, MFA in Amsterdam and is a Ph.D candidate in film studies in Coimbra. She has been working with time-based image and has exhibited both in art spaces and film festivals. After a couple of short films, her debut film NO MAN’S LAND premiered internationally at Berlinale (Forum) and was exhibited in a number of other festivals. Lamas is a MacDowell Colony fellow, a Rockefeller Foundation Bellagio Center fellow and DAAD Berliner Künstlerprogramm fellow.
Salomé Lamas
Ubi Sunt
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 23:0 | Portugal | 2017
Ubi Sunt. Porto. Cartography of an imaginary place attracted by the margins (social and geographical). Hybrid and eclectic project, it is the outcome of a audiovisual research residency of humam and urban exploration of an expanding city. Ubi sunt qui ante nos fuerunt?, meaning "Where are those who were before us?". Reflective essay on mortality and life`s transience, it emerges from that dialectic, of a and episodic and fragmented structure with a choreographed cinematography; where the memory intersects the contemporary. The project hosts two performances - `One Life to Live` and `Requiem` by Christoph Both-Asmus and counts with the participation of CESA.
Salomé Lamas (b.1987, Portugal) is a filmmaker whose work dissolves the apparent border between documentary and fiction. With an interest in the intrinsic relationship between storytelling, memory and history, Lamas uses the moving image to explore the traumatically repressed, seemingly unrepresentable or historically invisible ‘ from the horrors of colonial violence to the landscapes of global capital. Her debut feature No Man’s Land [Terra de Ninguem] (2012) premiered internationally at Berlinale and went on to screen at many major international film festivals. Her short films have been presented in art and film institutions including Museum of Modern Art, New York; Guggenheim Bilbao; Hammer Museum, Los Angeles; Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid; Viennale, Vienna; Bozar Centre for Fine Arts, Brussels; and Biennial of Moving Images, Geneva. Lamas is currently a PhD candidate in film studies at the University of Coimbra, Portugal.
Salomé Lamas
Terminal
Doc. expérimental | hdv | noir et blanc | 6:0 | Portugal | 2018
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Salomé Lamas (Lisbon) studied cinema in Lisbon and Prague, visual arts in Amsterdam and is a Ph.D candidate in contemporary art studies in Coimbra. Her work has been screened both in art venues and film festivals such as Berlinale, BAFICI, Museo Arte Reina Sofia, FIAC, MNAC “ Museu do Chiado, DocLisboa, Cinema du Réel, Visions du Réel, MoMA “Museum of Modern Art, Museo Guggenheim Bilbao, Harvard Film Archive, Museum of Moving Images NY, Jewish Museum NY, Fid Marseille, Arsenal Institut fur film und videokunst, Viennale, Culturgest, CCB - Centro Cultural de Belàm, Hong Kong FF, Museu Serralves, Tate Modern, CPH: DOX, Centre d’Art Contemporain de Genêve, Bozar , Tabakalera, ICA London, TBA 21 Foundation, Mostra de Sào Paulo, CAC Vilnius, MALBA, FAEMA, SESC Sào Paulo, MAAT, La Biennale di Venezia Architettura, among others. Lamas was granted several fellowships such as The Gardner Film Study Center Fellowship “ Harvard University, The Rockefeller Foundation “Bellagio Center, Fundaço Calouste Gulbenkian, Fondacion Botà¬n, Sundance, Bogliasco Foundation, The MacDowell Colony, Yaddo, Berliner Kànstlerprogramm des DAAD. She collaborates with Universidade Catàlica Portuguesa and Elias Querejeta Zine Eskola. She collaborates with the production company O Som e a Féria and is represented by Miguel Nabinho Gallery.
Salomé Lamas
Metro
Doc. expérimental | 0 | noir et blanc | 9:0 | Portugal | 2018
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Salomé Lamas (Lisbon) studied cinema in Lisbon and Prague, visual arts in Amsterdam and is a Ph.D candidate in contemporary art studies in Coimbra. Her work has been screened both in art venues and film festivals such as Berlinale, BAFICI, Museo Arte Reina Sofia, FIAC, MNAC “ Museu do Chiado, DocLisboa, Cinema du Réel, Visions du Réel, MoMA “Museum of Modern Art, Museo Guggenheim Bilbao, Harvard Film Archive, Museum of Moving Images NY, Jewish Museum NY, Fid Marseille, Arsenal Institut fur film und videokunst, Viennale, Culturgest, CCB - Centro Cultural de Belàm, Hong Kong FF, Museu Serralves, Tate Modern, CPH: DOX, Centre d’Art Contemporain de Genêve, Bozar , Tabakalera, ICA London, TBA 21 Foundation, Mostra de Sào Paulo, CAC Vilnius, MALBA, FAEMA, SESC Sào Paulo, MAAT, La Biennale di Venezia Architettura, among others. Lamas was granted several fellowships such as The Gardner Film Study Center Fellowship “ Harvard University, The Rockefeller Foundation “Bellagio Center, Fundaço Calouste Gulbenkian, Fondacion Botà¬n, Sundance, Bogliasco Foundation, The MacDowell Colony, Yaddo, Berliner Kànstlerprogramm des DAAD. She collaborates with Universidade Catàlica Portuguesa and Elias Querejeta Zine Eskola. She collaborates with the production company O Som e a Féria and is represented by Miguel Nabinho Gallery.
Salomé Lamas
EXTRACTION: THE RAFT OF THE MEDUSA
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 10:0 | Portugal | 2020
"Extraction: The Raft of the Medusa" est à la fois une méditation sur le modifications importantes de la planète par l'humanité, et un pamphlet dystopique sur l'anthropocène. "Extraction: The Raft of the Medusa" dépeint un bref moment d'euphorie, alors que les occupants du radeau à la dérive semblent entrevoir une possibilité de salut, espérant et priant pour être secourus. Nous pouvons presque entendre les cris rauques par lesquels ils tentent d'attirer l'attention sur leur situation désespérée, rassemblant une dernière once de force avant le vide. C'est leur dernière chance de survie. "Extraction: The Raft of the Medusa" fait référence à la vision du monde, aux technologies et au paradigme coloniaux qui délimitent les régions à forte biodiversité, afin de réduire la vie à sa transformation en ressource par le capitalisme, au coût d’un énorme impact environnemental et social. Il s'agit d'une allégorie des états d'urgence en matière de politique environnementale, de climat et de migration, avec un objectif éthico-politique.
Salomé Lamas est née à Lisbonne (Portugal), et a étudié le cinéma à Lisbonne (Portugal) et à Prague (République tchèque), les arts visuels à Amsterdam (Pays-Bas), et est doctorante en études d'art contemporain à Coimbra (Portugal). Son travail a été projeté dans divers lieux d'art et festivals de cinéma, notamment à la Berlinale, Berlin (Allemage); au BAFICI – Festival Internacional de Cine Independente de Buenos Aires (Argentine); au Museo Arte Reina Sofia, Madrid (Espagne); à la FIAC – Foire internationale d’art contemporain, Paris (France); au MNAC - Museu do Chiado, Lisbonne (Portugal); à DocLisboa, Lisbonne (Portugal); à Cinéma du Réel, Paris (France); à Visions du Réel, Nyon (Suisse); au MoMA - Museum of Modern Art, New York (USA); au Museo Guggenheim Bilbao (Espagne); à la Harvard Film Archive, Cambridge (USA); Museum of the Moving Images, New York (USA); au Jewish Museum, New York (USA); au FIDMarseille (France); au Arsenal Institut für Film und Videokunst, Berlin (Allemagne); à la Viennale, Vienne (Autriche); à Culturgest, Lisbonne (Portugal); au CCB - Centro Cultural de Belém, Lisbonne (Portugal); au Hong Kong Film Festival (Chine); au Museu Serralves, Porto (Portugal); à la Tate Modern, Londres (Royaume-Uni); au CPH: DOX, Copenhague (Danemark); au Centre d'Art Contemporain Genève (Suisse); au Bozar, Bruxelles (Belgique); au Tabakalera, Saint-Sébastien (Espagne); au ICA – Institute of Contemporary Arts in London, Londres (Royaume-Uni); à la TBA 21 Foundation, Madrid (Espagne); à la Mostra de São Paulo (Brésil); au Contemporary Art Centre Vilnius (Lituanie); au MALBA – Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires (Argentine); au FAEMA; au SESC São Paulo (Brésil); au MAAT – Musée d’Art, Architecture et Technologie, Lisbonne (Portugal); et à La Biennale di Venezia Architettura, Venise (Italie). Salomé Lamas a reçu plusieurs bourses, notamment la bourse du Gardner Film Study Center - Université Harvard, Cambridge (USA); de la Film Study Center-Harvard Fellowship, Cambridge (USA); de la Rockefeller Foundation – Bellagio Center (Italie); de la Brown Fondation – Maison Dora Maar, Ménerbes (France); de la fondation Botín, Santander (Espagne); de la Fondation Calouste Gulbenkian, Lisbonne (Portugal); de Sundance, Park City (USA); de la Bogliasco Foundation, Bogliasco (Italie); de la MacDowell Colony, Peterborough (USA); de Yaddo, Saratoga Springs (USA); de la Fondation Camargo, Cassis (France); et du le Berliner Künstlerprogramm des DAAD, Berlin (Allemagne). Elle collabore avec la Universidade Católica Portuguesa, Lisbonne (Portugal), et avec la Elias Querejeta Zine Eskola, Saint-Sébastien (Espagne). Elle travaille avec la société de production O Som e a Fúria, Lisbonne (Portugal), et est représentée par la Galeria Miguel Nabinho, Lisbonne (Portugal) et la Kubikgallery, Porto (Portugal).
Vianney Lambert
le meilleur age
Documentaire | dv | | 9:30 | France | 2007
Récit anonyme d`un exil.
Vianney Lambert est réalisateur de films documentaires. L'image de la vieillesse est au coeur de plusieurs de ses films : Hall, Matricule 1141, mort pour la France, Suzanne. Son travail croise d'autres problématiques comme l'enfermement (Une heure seulement), l'exil (Le meilleur âge) et côtoie des formes parfois à la limite de l'expérimental (Quelque part, un peu partout). En 2001, il fonde avec Mohamed Ouzine et Charlie Rojo l'association Cent Soleils à Orléans, qui programme des films documentaires et organise des ateliers cinéma. Depuis 2007, Cent Soleils développe une production associative de courts métrages documentaires. Vianney Lambert travaille également comme opérateur. Aujourd'hui, il développe plusieurs projets qu'il souhaite réaliser en pellicule.
Luke Lamborn
prepend bunny
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:0 | USA | 2004
Prepend Bunny fut créé par un programme écrit en Max/MSP qui transforme les acronymes en couleurs numériques en calculant la place d'une lettre dans l'alphabet et avec l'index de couleurs standard RGB. Ainsi, un élément d'information déjà compressé est encore réduit à une couleur unique comme un moyen de négocier la langue anglaise qui s'étend sans cesse. Dans les vingt dernières années, trois lettres acronymes sont devenues non seulement un lieu commun mais nécessaire pour la gestion d'un ensemble de mots toujours grandissant. Les ordinateurs et la technologie militaire ainsi que la technologie pour les nouvelles inventions et les produits de consommation ont gonflé la langue anglaise. À cette fin, il est devenu plus simple de communiquer en condensant des suites de mots. Preprend Bunny réalise ce phénomène et va encore un peu plus loin en compressant des acronymes en de simples couleurs. Peut-être que la technologie du futur va donner à nos yeux la possibilité de décompresser les bits de couleurs en de longues suites de texte écrit. Les arcs en ciel et les coupons remplaceront peut-être notre langage écrit et l'apprentissage visuel en serait décuplé. Procédé : Il y a 26 lettres dans l'alphabet. On donne à chaque lettre un nombre : A=0, B=10, C=20... Z=250. Cela crée une fourchette de nombres entre 0 et 250 qui est aussi la fourchette numérique utilisée pour l'index des couleurs RGB de l'ordinateur. C'est grâce à cet index que l'on peut créer toutes les couleurs sur un écran d'ordinateur à partir de trois couleurs ou canaux de base : rouge, vert et bleu. Ces trois couleurs sont capable d'en créer des millions de couleurs différente selon la quantité ou la valeur de rouge, de vert ou de bleu qui est utilisé. Une valeur numérique élevée dans le canal rouge va donner un rouge éclatant, une valeur numérique basse donnera un rouge foncé. Ensuite, la première lettre de l'acronyme est assignée au canal rouge, la seconde au vert, la troisième au bleu. Le nombre de la lettre entre 0 et 250, va déterminer la valeur du canal de couleur. Enfin, les trois canaux seront combinés pour créer une couleur finale. Dans son essence, il s'agit de la couleur de l'acronyme. Trame de fond : Prepend Bunny est influencé par le domaine en expansion de la visualisation des informations. Organiser les données en une composition visuelle suppose une variété de formes : des cartes, des hit-parades, des illustrations, des diagrammes et des interfaces logicielles graphiques. Ces manifestations sont vitales pour la compréhension de notre univers. Le professeur de l'Université de Yale, chercheur et artiste Edward Tufte fut un pionnier dans le domaine de l'Art-art cognitif utilisé comme imagination. Il a provoqué une attention critique sur le sujet tout en attirant des penseurs artistiques et créatifs dans l'arène. Prepend Bunny va plus loin que le discours par lequel l'information mot en particulier peut être réalisée et comprise, en apportant une autre manière de voir.
Luke Lamborn a exposé et projeté ses ?uvres artistiques dans tous les Etats-Unis et internationalement. Il a obtenu un BFA en Média Numériques à l'université du Colorado, à Boulder, et fut aussi diplômé de Summa Cum Laude. Il a travaillé comme web-designer, comme designer graphique et technicien dans le secteur commercial. En ce moment, Lamborn continue son MFA en arts informatiques à la Syracuse University, dans le département Transmedia tout en travaillant comme professeur assistant et technicien de laboratoire.
Luke Lamborn
Square millimeter of opportunity: Houses
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 2:0 | USA | 2005
La série vidéo "Square millimeter" ("millimètre carré") cherche à imiter la possibilité d'événements extraordinaires mais négligés, comme capturés par un vidéaste qui passait par là. Ces vidéos prennent forme à travers les écrits de Carlos Castaneda, anthropologue qui a décrit des moments rares pendant lesquels notre perception normale de la vie quotidienne est bouleversée sans que ces bouleversements aient pu être anticipés.
Luke Lamborn est un artiste média qui examine de nouveaux moyens d'amplifier la perception à travers les technologies numériques. Il étudie actuellement aux États-Unis.
Andrew Lampert
El Adios Largos
Film expérimental | 16mm | couleur | 11:13 | USA | 2013
In 1973, Robert Altman`s THE LONG GOODBYE was both a critical and commercial flop. Set in a time transposed, neo-noir Los Angeles, Elliott Gould`s bumbling performance as gumshoe Philip Marlowe left Raymond Chandler aficionados dismayed, as did Vilmos Zsigmond;s kinetic camera work and John Williams` cheeky score. The film quickly disappeared from theaters and was never shown on television. While the film was released on RCA`s short-lived Video Disc format in 1981, the movie has not been seen since. All known prints were destroyed, and the original production elements perished due to a leaky sprinkler system in a Culver City in 1983. THE LONG GOODBYE was written off as permanently lost, an all too important missing link from Altman`s greatest period. It has for years remained a film that is impossible to reassess. Filmmaker and archivist Andrew Lampert’s serendipitously purchased a mysteriously film titled EL ADIOS LARGOS from a collector through the mail in 2002. Closer examination revealed that this 16mm, black and white, cropped, Spanish-language dubbed print was actually a reduction copy of Altman’s 35mm, color, widescreen, English-language masterpiece. Knowing the importance of his discovery, Lampert and a team of volunteer preservationists, including colorization expert Jody Blyer, set out on a decade-plus mission to preserve this unearthed gem using the latest digital technology. Lampert has gone to extensive lengths to painstakingly produce the most authentic, thoroughly accurate version that can be made given the considerable difference in materials.
Andrew Lampert is at the forefront of a new generation of artists engaging with film, video and performance, revisiting and extending the dialogue around an expanded cinema. Lampert pursues the alchemy between artist, art, and audience in a public space, especially that of cinema. Bringing unscripted and chance elements into cinema`s veneer of control, and often working with found material, he foregrounds the contingency of film as a medium. Reveling in cinema as a performative environment, Lampert reclaims this space from a mass media culture to emphasize its potential for immediacy and accident—and to make each of his screenings and performances a one-of-a-kind event. Lampert explores the cinematic experience as content, experimenting with the physical spaces between projector, projectionist, audience and screen, and with the experiences made possible through their convergence. The cinema becomes a site of abstract and magical production in his performances, videos and films, as Lampert investigates the gap between an artwork`s private intent and its public reception. Lampert`s media works defy strict categorization as films or videos. His projects are unified in their emphasis on the frame around the edges of narrative—the genres and clichés in which he cloaks on-screen action, the happy accidents during production, and the unexpected events during a screening that shape the audience`s response and foreground human activity in the cinematic context. Lampert was born in St. Louis, Missouri in 1976. His work has been shown at the 2006 Whitney Biennial; The Getty Museum, Los Angeles; Mitchell Algus Gallery, New York; British Film Institute, London; The Kitchen, New York, and Light Industry, Brooklyn, amongst many other venues. Lampert`s work has also been featured in a number of international festivals, including the New York Film Festival and the Rotterdam International Film Festival. In addition to his work as an interdisciplinary artist, he is the Film Archivist at Anthology Film Archives in New York.
Ane Lan
Afrika
Art vidéo | | couleur | 4:34 | Norvège | 2007
Une femme africaine, assise à l'extérieur de sa hutte, prépare un repas pour son invitée. L'invitée, une femme blanche malade allongée sur un lit, accepte avec ambiguïté les faveurs de son hôte. Mais le "médicament" qui lui est administré ne semble pas faire effet. A travers de simples tableaux et clichés, cette oeuvre brève examine les aspects psychologiques de la relation post-coloniale entre Europe et Afrique confrontées à l'immigration illégale.
Ane Lan est né à Oslo, en Norvège, en 1972. Il a obtenu son diplôme en 2002 au National College of Art and Design d'Oslo. Il travaille actuellement dans les domaines de la performance, de la musique et du film et de la vidéo expérimentale. Il a participé à diverses expositions internationales, au Whitney Museum of American Art, à New York, au Paco das Artes, à Sao Paolo, à la 51ème biennale de Venise et à la 10ème biennale d'Istanbul. Lan a aussi participé à de nombreux festivals de film et de vidéo à travers le monde.
Ane Lan
Vesta
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:13 | Norvège | 2006
Entre les flammes brûlantes de Vesta, plusieurs "Vierges Vestales" posent des questions sur les vertus de la pureté et sur la condition passée et actuelle de l´apparence féminine. Ane Lan, qui incarne à la fois le peintre et la femme assise, soulève des questions sur le regard de la femme par rapport au regard de l´homme dans la peinture classique.
Ane Lan est né à Oslo, Norvège, en 1972. Il est diplômé de l´École Nationale d´Art et de Design d´Oslo (2002), et travaille avec les performances, la musique ainsi que les films/vidéos expérimentaux. Il a pris part à des expositions au Musée Whitney d´Art Américain, la Galerie Reiner Roterfeld et la Biennale 2002 de Venise. Lan a également pris part à des nombreux festivals internationaux du film et de la vidéo, et des projections dans le monde entier.
Ane Lan
Woman of The World
Art vidéo | dv | couleur | 7:57 | Norvège | 2008
En se mettant lui-même en scène dans des costumes de femmes de différentes régions du monde, l?artiste Ane Lan soulève la question de l?image, de l?appartenance ethnique et du multiculturalisme dans le concept de la globalisation économique.
Ane Lan est né à Oslo (Norvège) en 1972. Il a obtenu son diplôme en 2002 au National College of Art and Design d?Oslo. Il travaille actuellement dans les domaines de la performance, de la musique et du film et de la vidéo expérimentaux. Il a participé à diverses expositions internationales, au Whitney Museum of American Art de New York (USA), au Paco das Artes de Sao Paolo (Brésil), à la 51e Biennale de Venise (Italie) et à la 10e Biennale d?Istanbul (Turquie). Lan a également participé à de nombreux festivals de film et de vidéo dans le monde entier.
Claire Lance
A Homeward Bound
Fiction expérimentale | hdv | noir et blanc | 9:9 | France | 2024
A travers un plan séquence hypnotique nous sommes transportés au cœur d'une maison, où le noir et blanc négatif révèle un espace indéfini entre mémoire et sidération. Fluctuant sous le vernis social, le regard se métamorphose, la maison dévoile ses secrets, les murs eux-mêmes semblent souffler des récits oubliés et des vérités indicibles.
Claire Lance (née en 1987, France) est une artiste qui utilise des médiums étroitement liés à l’optique humaine. Ses projets explorent la cognition et la persistance des images culturelles dans la perception, à travers la vidéo, l’installation et la photographie. Évoluant dans le temps, les œuvres de Lance fonctionnent souvent comme des tests de Rorschach, révélant ce qui est généralement invisible ou décrit comme intangible ou non objectif. La ville-monde, où les échelles et les dimensions s’interpénètrent en strates successives, crée des espaces virtuels et impalpables, accessibles uniquement au regard. Ces lieux indéterminés mais familiers invoquent la métaphore et la persistance des images que nous portons en nous — individuellement et culturellement — en tant que spectateur·rices. Ses œuvres ont été exposées à la galerie Ofr à Paris, au 39e FIFA à Montréal, au Kurzfilmwoche de Ratisbonne en Allemagne, et ont été publiées à plusieurs reprises dans le magazine britannique Carpark. En 2023, elle est invitée par le CIRM (Centre International de Recherche Mathématiques) pour un workshop intitulé « Maths and Art: Common Creation ». Elle est titulaire d’un master en Pratique et Théorie de l’Art Contemporain de l’Université Paris 8 Sorbonne. Elle a collaboré avec différents réalisateurs en tant que directrice de la photographie sur des tournages, ainsi que pour des commandes auprès de titres de presse tels que L’Obs, Trax ou Technikart.