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Alexandra Dementieva
Mad Professor
Fiction expérimentale | dv | couleur | 4:42 | Belgique | 2005
?Mad Professor? a été réalisé lors d?une résidence d?une semaine au Netwerk Art Center à Alost en Belgique. Le film fait partie du projet du Paul Deschanel Movement Research Group. Le thème était ?humour et genre? et le film pourrait être considéré comme une collaboration entre tous les participants. En remaniant les frontières entre l?art et la vie, entre un monde de l?art institutionnalisé et la culture populaire, entre intellectuel et populaire, la performance invoque les stratégies de l?humour et joue avec les problèmes de genre. L?humour est le véhicule du bouffon qui lui permet de bouleverser la bienséance et de créer des formes et des hiérarchies singulières. Le genre s?insinue également dans nos goûts et nos manières, rarement remarqué et rarement exprimé par la parole, tel un résidu culturel tenace qui hante les aspects soi-disant formels de la vie. Est-ce que l?humour et le genre se renforcent mutuellement sur ce point, en tant que stratégie de critique artistique ? Ont-ils des intérêts différents ? Puisque le genre nous concerne, que nous le voulions ou pas, ne nous pousse-t-il pas au-delà de l?ironie ? L?humour d?un autre côté, une technique confortable de distanciation, mais n?est-ce pas également un exercice essentiel de légèreté ?
Alexandra Dementieva a étudié le journalisme et les beaux-arts. Elle s?intéresse principalement à la psychologie sociale et la perception et à leur application des les installations interactives multimédia. Son travail vidéo inclus différents éléments comme par exemple la psychologie comportementale en développant un récit du point de vue d?une caméra subjective. Ses travaux vidéo et multimédia ont été exposés au niveau international. Paul Deschanel Movement Research Group Le Paul Deschanel Movement Research Group remanie une approche orientée sur le processus dans la recherche sur le mouvement et proclame la recherche fondamentale comme un pré requis à la pérennité artistique. Il prête une attention toute particulière à la collaboration et à l?échange, à la conscience environnementale ainsi qu?une conscience des frontières physiques et culturelles.
Stijn Demeulenaere, Jan Locus
Murmur
Doc. expérimental | 4k | noir et blanc | 10:21 | Belgique | 2019
Brussels was built on a swamp. Today, only one tiny part of Brussels is still officially a swamp. Although continually threatened by development the area stayed intact, largely due to being ensnared between two railroad tracks. Further enclosed by high-rise social housing and industrial areas just behind these railroads, the swamp is a mix of damp prairies and patches of bushes and trees. It’s home to a lot of small wildlife such as birds, rodents, bats, amphibians and even ringed snakes. A small green oasis, in the middle of a concrete landscape. Murmur is a collaboration between film maker Jan Locus and sound artist Stijn Demeulenaere. Just before first light, Jan and Stijn recorded the dawn chorus at the swamp. The city drone permeates the sound of the swamp, and a strange mix enfolds between the sound of an awakening nature and a human presence. Urban drone and bird song merge into an (un)familiar murmur presence in the twilight hour of the morning.
JAN LOCUS The long-term projects of photographer and filmmaker Jan Locus study the complexity of worldwide, socio-political issues. He had exhibitions at FOMU Antwerp, Noorderlicht Photo Festival Groningen, Iklectik Art Lab London, De Brakke Grond Amsterdam, and Les Rencontres d’Arles. His photography books include “Mongolia”, “De Bewegende Stad”, and “Devoted.” Jans films have been shown at film festivals including IFFR Rotterdam, DokFest Kassel and International Short Film Festival Oberhausen. He lives and works in Brussels. STIJN DEMEULENAERE Stijn Demeulenaere is sound artist and field recordist. He creates installations, soundscapes, performances, and does sound design for dance and theatre. Stijn researches the relationship between identity, sound and listening. His work was shown at, among others, Concertgebouw Bruges, NIMk (NL), Den Frie (DK), STUK (BE), Kaaitheater (BE), New adventures in Sound Art (CA), and IFFR Rotterdam. His work was nominated for the LOOP Discovery Award, the European Sound Art Award, and it won prizes at the Engine Room International Sound Art Award and the Musica Soundscape Award. He lives and works in Brussels.
Stefan Demming
Conzerrrt in streifen
Art vidéo | dv | couleur | 3:23 | Allemagne, Mexique | 2005
Conzerrrt in Streifen 3`23``, DVD, stereo, couleur, 2005 Musique: Brigitta Muntendorf Vidéo: Stefan Demming Un touriste prend la pose dans une station thermale, jusqu'à ce qu'il se passe une chose dans laquelle sont impliqués une noyée et un sauveur masqué - jusqu'à une douteuse happy end. L'image est continuellement découpée en de nouvelles bandes et combinée avec elle-même.
Stefan Demming (* 1973) Licence d'art et d'histoire (1999), travail sur des bandes vidéo et des installations à l'Atelier für Zeitmedien à Brême (A;1999 -2005), chez V2_Organisation, Rotterdam (PB: 2002/3), séjour d'études à Marseille (F: 2005) http://stemming.free.fr
- Democracia
Ne vous laissez pas consoler
Art vidéo | 16mm | couleur | 17:4 | Espagne | 2009
In Ne vous laissez pas consoler Democracia collaborates with the Ultramarines, hooligans of the football team Girondins from Bourdeaux, intervening with the introduction of political sentences (via banners and merchandising paraphernalia) into a completely unusual context: a football stadium in full activity, questioning the logical structure of the spectacle. The protagonist of the film are the spectators, from entering the stadium until they leave, the game is never filmed.
After having founded the group El Perro (1989-2006), Pablo España and Iván López (1970, Madrid, Spain) formed Democracia (2006), a name synonymous with an artistic approach committed to exchanging ideas and practices along strong ethical and social lines. Their projects bear witness to an interest in scenes from social and everyday life, marked by the growing importance of images and the notion of â??simulacraâ?�, from the political, technological and cultural perspectives. Democracia had been participated at Evento 2009, Burdeos, France; X Bienal de la Habana (2009), Cuba; Taipei Biennial 2008, Taiwan; 10 Estambul Biennial, Turkey; 3rd Goteborg Biennial, Sweden . The Democracia collective is also the brains behind the magazine Nolens Volens and is the organizing body for numerous curatorial projects (Madrid Abierto 2008, No Futuro, ONG, Caracas, 2007).
Martine Dempsey
Showertime
Art vidéo | dv | couleur | 2:25 | Royaume-Uni | 2005
Dans mes vidéos, j?ai utilisé l?appropriation comme une sorte de point de repère où ?boite à outils? que j?ai fait mienne. De la même manière qu?un DJ prend des extraits musicaux et les remixe, je m?intéresse aux méthodes de reproduction et recontextualisation des images. Plutôt que de suivre la bienséance et créer quelque chose à partir de rien, je m?intéresse à monter et à former ce qui existe déjà dans le monde. En expérimentant le "found footage", le rôle du réalisateur est remplacé par celui du monteur. Je manipule activement le médium par des montages en boucles, et en effaçant et compressant des images en mouvement. Je m?intéresse à la manipulation d?images en mouvement de manière à ce qu?elles ?marchent pour nous? plus qu?elles ne ?marchent sur nous?. J?utilise cette méthode dans ma vidéo Showertime. Ce film explore la pornographie et l'érotimse homosexuel où les sentiments d'extase s'étendent au-delà de l'écran jusqu'au spectateur. Cette ?uvre donne des indices sur la notion de sublime ? le type de plaisir qui ne peut être vécu qu?indirectement, qui défie toute logique et rationalité.
L?artiste est née en 1967 en Angleterre. Elle vit et travaille à Londres. Martine DEMPSEY a eu son BA beaux arts au Chelsea College of Art and Design de Londres.
Martine Dempsey
Why Are They All Going Mad?
Art vidéo | dv | couleur | 2:4 | Royaume-Uni | 2004
Dans mes vidéos, j?ai utilisé l?appropriation comme une sorte de dessin en négatif ou ?boite à outils? que j?ai fait mienne. De la même manière qu?un DJ prend des extraits musicaux et les remixe, je m?intéresse aux méthodes de reproduction et recontextualisation des images. Plutôt que de feindre créer quelque chose à partir de rien, je m?intéresse à monter et à former ce qui existe déjà dans le monde. En explorant l?utilisation de pellicule trouvée, le rôle du réalisateur est remplacé par celui du monteur. Je manipule activement le médium par des mises en boucles, en effaçant et compressant des images en mouvement. Je m?intéresse dans la manipulation d?images en mouvement de manière à ce qu?elles ?marchent pour nous? plus qu?elle ne ?marchent sur nous?. J?utilise cette méthodologie dans ma vidéo Why Are They All Going Mad ? Cette ?uvre donne des indices sur la notion de sublime ? le type de plaisir qui ne peut être vécu qu?indirectement, qui défie toute logique et rationalité.
L?artiste est née en 1967 en Angleterre. Elle vit et travaille à Londres. Martine DEMPSEY a eu son BA beaux arts au Chelsea College of Art and Design de Londres.
Claire Denis
High Life
Fiction | 4k | couleur | 110:0 | France | 2018
Monte est le dernier survivant d’un groupe de criminels envoyés en dehors du système solaire pour devenir les cobayes d’une expérience hors normes au lieu d’être condamnés à mort. Pour lui tenir compagnie, il n’a que Willow un jeune bébé né dans le vaisseau mais l’espoir d’être sauvé un jour semble de plus en plus vain.
Claire Denis est née en 1948 à Paris et a suivi son enfance et son cursus scolaire en Afrique et plus particulièrement au Cameroun. Elle suit les affectations de son père, administrateur colonial, et se déplace d’un pays à l’autre, notamment au Djibouti et au Burkina Faso. En 1968, elle retourne en France et intègre l’IDHEC dont elle sort diplômée en 1972. A sa sortie de cette école, elle commence sa carrière dans le monde du cinéma comme assistante réalisateur. Elle dit n’avoir jamais vraiment pu s’intégrer, se sentant étrangère, déracinée en France. Elle collabore avec Robert Enrico sur deux de ses films, Le Vieux Fusil et L’Empreinte des Géants. Elle travaille ensuite comme assistante de Wim Wenders pour deux de ses films, Paris Texas et Les Ailes du Désir. Puis viendra Jim Jarmush avec lequel elle travaillera sur son film Down By Law en 1986. Elle aborde l’écriture et la réalisation de Chocolat, son premier long-métrage basé sur sa propre histoire au Cameroun, avec les encouragements de Wim Wenders. En 1990, elle enchaîne avec S’en fout la mort et fait montre d’un cinéma intimement lié au corps, au travers d’une tension entre la forme cinématographique et la violence qui le compose. Après J’ai pas sommeil, avec Béatrice Dalle en 1994 et US Go Home en 1996, elle figure en 1999 avec Nénette et Boni un couple frère-soeur qu’elle conçoit comme un amour franc, sans dû, ne craignant plus la séparation de la relation amoureuse. En 1999 elle réalise Beau Travail, portrait de la légion étrangère à Djibouti ; en 2001, Trouble Every Day ; en 2002, Vendredi soir ; en 2004, L’Intrus ; en 2008, 35 Rhums et en 2010, White Material, tourné dans le Cameroun de son enfance. Son cinéma prône l’image avant les mots. Les dialogues restent secondaires, faisant ainsi toute confiance à l’image, à la scène, au cadre. Claire Denis a reçu de nombreuses récompenses le long de sa carrière. En 1988, elle est nommée pour le César du meilleur premier film pour Chocolat ; en 1996, le Léopard D’or et le prix du jury oecuménique du Festival de Locarno pour Nénette et Boni ; en 2010, le prix Henry Langlois pour 35 Rhums. L’année 2013 marque le retour de Claire Denis au cinéma et au Festival de Cannes. Elle y présente dans la sélection Un certain regard Les Salauds, film noir dans lequel elle dirige Vincent Lindon (dix ans après Vendredi soir) et Chiara Mastroianni. Quatre ans plus tard, la réalisatrice engage Juliette Binoche pour Un beau soleil intérieur. L’histoire se focalise sur Isabelle, divorcée, un enfant, en quête d’un vrai amour. Elle est à nouveau présente au Festival de Cannes avec High Life, rassemblant Juliette Binoche et Robert Pattinson pour une mission spatiale hors normes. Claire Denis a réalisé trois documentaires : Man No Run, Cinéastes de notre temps - dans lequel elle rend hommage à Jacques Rivette -, Vers Mathilde. Elle a également joué dans Vénus Beauté et En avoir ou pas.
Kieron Dennis
oo oo wow wee (nostalgia is coming back)
Vidéo expérimentale | | couleur | 5:0 | Royaume-Uni | 2004
"Oo oo wow wee" (la nostalgie reprend le dessus) est un poème vidéo expressif qui utilise une gamme de signes acoustiques et visuels pour créer une narration expérimentale. Le film fait écho à une prise de conscience où les idées et images se heurtent, créant et détruisant le sens. La vidéo utilise un dégradé complexe de séquences où se confondent des sujets tels qu'une enseigne de coiffeur, des vélos et feux d'artifice.
Shrutiman Deori, Dharmendra Prasad
Aadara
Film expérimental | 4k | couleur | 29:52 | Inde | 2024
When cracked seasons passes through the materials and life’s goal then how long a dream can sustain? How long urgencies can take to transfer into pleasing weathers of now? How long a season can sustain in the desertification of care? Aadara - a Bhojpuri sub season of 16 days at the time of monsoon is the beginning of the paddy plantation and rains in the Bhojpur region of India. The title is referred from the presence of season which symbolises life and dreams through cyclic toil. The work is an audio visual/seasonal conversation between the agrarian urgencies of Nadaon village in Bihar and the extracted forests and contaminated water bodies of Rani forest of Brahmaputra valley. The crucial goal of the work is to place the viewer into the friction between multi-layered fragments of times and ecologies by creating a space of contemplation.
Dharmendra Prasad- Rolling through orality, toil, winds, dimensions, horizon and deteriorating seasons and sites, Dharmendra Prasad harvests imagination, memories, times, change and toil, that are stored as residue in the backyard of life's goal. Through the medium of need, time, toil and soil Dharmendra's practice gets cultivated and tilledup in the form of installations, videos, paintings, photography, texts, events, and travelogue and beyond. Born in-between stories, discrimination, hierarchies, chaos and silence, full of winds and dusts, without any address, Dharmendra practices between the fields of Gangatic plains to the villages, water bodies and rainforests of northeast India, and in extension co-founding the Guwahati based Anga Art Collective. Shrutiman Deori is a filmmaker based out of Guwahati, North East India. He has worked on documentaries, narrative films as well as video art installations. While for the most part he works as a cinematographer, Shrutiman has also directed films that have received critical acclaim in film festivals around the world including International Documentary Film Festival Amsterdam(IDFA) and Camden international Film Festival. He is the recipient of IDFA Bertha Fund 2023 for his ongoing feature documentary "Shadows of the Forest". He works in the audio-visual medium wherein he explores the politics of indigeneity , community and environment. Shrutiman studied sound engineering from School of Audio engineering, Chennai and was also selected for the cinematography mentorship program by the Indian Society of Cinematographers(ISC).
Thomas Depas
Hasbannium
Fiction expérimentale | 16mm | couleur | 0:0 | Belgique | 2018
Un gamin sur overboard sillonne la campagne, une camgirl se prépare pour le show, un étranger se faufile parmi les camions pendant que résonne dans le donjon le spleen d’un gamer. Une série d’évocations impressionnistes dessinent des séquences elliptiques dans un désert métaphorique : Hasbannium. Cette fiction expérimentale a pour point de départ la Hesbaye, une région agricole de Belgique composée d'horizons découverts, sans forêt, ni cours d'eau. À travers ces paysages, des personnages évoluent dans un univers de signes et de sens confus. Quand la tentation de disparaître où l’absence à soi et au monde esquissent des motifs granuleux.
Biographie Thomas Depas est né en 1985. À travers sa pratique, il manipule l’image par des opérations mécaniques, chimiques et de transcodages, cherchant la manière dont elle se structure afin d’en révéler la physicalité. Formé à l’image pixel, modulable et reconfigurable à l’infini puis à l’image argentique dans une pratique de laboratoire. Il développe un langage par médiation, entre autre de l’outil, de la machine et de l’information. Il entretient une approche sensorielle aux textures de l’image mouvement – Films et Art Digital, investiguant les relations entre la technique et le vivant. Cursus Vit et travaille actuellement à Bruxelles. Après l’ESA Saint-Luc, option Art Visuel de l’Espace, il intègre l’HELB-INRACI (Haute école libre de Bruxelles - Institut de Radioélectricité et de Cinématographie), d’où il sort diplômé en Cinématographie en 2012. Il intègre ensuite d’une part le LABO bxl, collectif de recherche et d’expérimentation autour du médium film et d’autre part le FABLAB de l’IMAL ( Interactive Media Art Laboratory). Il est diplomé du Fresnoy - Studio national des arts contemporain en 2019.
Bieke Depoorter, Mattias De Craene
Dvalemodus
Doc. expérimental | 4k | couleur | 9:0 | Belgique, Allemagne | 2017
In states of endless slumber, people endure the stifling dark. Powerful forces of nature rage relentlessly, sometimes soothing and sometimes menacing. The roar of the factory thunders on without halt, steadily eroding the surrounding landscape. Sluggish shapes seemingly abide the desolate waste around them. These Mountains, these waves and our people, carry the darkness, lies and slowness within. For he who can`t take no more only laughter can bring salvation.
Bieke Depoorter was born in 1986 in Kortrijk, Belgium. She received a Master’s Degree in Photography at the Royal Academy of Fine Arts in Ghent in 2009. Her early colour photography work is the result of a unique approach: she captures the privacy of people whom she meets by chance and she gets to invite her into their homes. She captures indescribable, fragile and intense moments, always with kindness. Depoorter finalized her first short film Dvalemodus in 2017, which she directed together with musician Mattias De Craene. The film talks about the everlasting darkness in a small village in the Northern Norway. When she was just 25 years old, she joined the Magnum agency, of which she became a nominee in 2012 and a full member in 2016. In 2017 she won the Prix Levallois. Mattias De Craene was born 1989 in Belgium. He is a saxophone player and composer. His musical language is often described as unique and genre-defying. He is often linked with the free improvisational scene, and is also a founding member of several bands, such as Nordmann. In an everlasting quest of making abstract things more specific, he has recently started to combine music with visual arts.
Derive Imaginaire
| | | 180:0 | France | 0
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Robbrecht Desmet
Am Egelsberg
Film expérimental | 16mm | couleur et n&b | 26:0 | Belgique | 2014
Am Egelsberg is shot in Krefeld, a town in the Ruhr area in Germany. In the rolling landscape around this former industrial city, Robbrecht & Daem architects realized a striking pavilion, a temporary objet d’architecture based on a design for a golf course clubhouse by Mies van der Rohe, dating from 1930, which was never built. The film plays with the idea that the model leads the gaze towards the landscape but by doing so actually looks back at itself. The huge frames, windows without glass, ‘pull’ the landscape ‘inside’. But our gaze is also thrown back ‘inside’, via the textures and drawings in the wooden plates. These plates remind one of the original marble stone plates that Mies had in mind. The walls become screens as ‘masks’, as André Bazin wrote, ‘whose function is no less to hide reality than it is to reveal it’. The spaces in the film, through the device of the model, become extensions of cinematic space, (far) beyond the boundaries of the image. The 360° degree panorama that is at the heart of the film, showing the landscape without the model, unites ‘before’ and ‘after’ in the present. This film tries to be an imaginative, geo-temporal map of the intimate relationship between cinema and architecture.
Robbrecht Desmet (°1985) is a filmmaker. He studied Cinema and Fine Arts at the Sint Lukas College of Art & Design in Brussels. His films are portraits of landscapes, places and spaces that are in one way or another a substantial part of the memory of a specific artwork. His filmmaking is dedicated to a documentation of the life and afterlife of these artworks, their meaning and their history. His work was presented in screenings and exhibitions as Beyond The Picturesque (S.M.A.K. & Artcinema OFFoff), Documented Now! (de Brakke Grond, Amsterdam), Splav Meduze (Centre for Contemporary Art Celje) and filmfestivals like International Filmfestival Hamburg, Festival for Experimental Film in New York, ISELP Festival du Film sur l’Art Brussels and Courtisane Festival, International Film Festival Rotterdam and BFI London Film Festival. He has participated in residency programs such as Capacete Int. in Rio de Janeiro and Sao Paolo (Br), SIC SoundImageCulture workspace and FLACC workspace for visual artists (Genk, Belgium). He is a lecturer Film Studies at LUCA School of Arts in Brussels. Desmet is currently working on a new film under the working title Close Up in collaboration with Brussels based production platform Auguste Orts.
Juan Desteract
Souviens-toi
Vidéo expérimentale | mov | noir et blanc | 1:31 | France, Argentine | 2022
La persistance d’une image fatidique et le besoin de s'y accrocher impliquent le dédoublement d’un souvenir. Ce dernier se trouve ainsi suspendu entre les multiples versions d’un même évènement, entre les représentations d’un passé et un présent déjà vécu, entre figuration et abstraction, entre mouvement et immobilité, entre film et photographie. Des impressions intrusives d'autres vies se superposent au souvenir, nous exposant ainsi à une réalité surveillée où nous nous demandons qui voit et que voir.
Juan Desteract est né à Saint-Germain-en-Laye (France) en 1997. Il vit actuellement à Buenos Aires, en Argentine. Il a étudié le design graphique à l’Université de Buenos Aires. Il a poursuivi sa formation en photographie et arts visuels au cours de divers séminaires, ateliers et résidences artistiques à Buenos Aires. Parallèlement, il s'est formé en écriture, composition musicale puis en improvisation musicale. A partir de 2021, il participe à des expositions collectives dans des espaces artistiques et des musées d'art contemporain en Argentine, au Chili, Uruguay, Espagne et en France. Son travail associe des disciplines diverses telles que la post-photographie, l'audiovisuel expérimental, le design graphique et l'improvisation musicale, en se focalisant sur certains traits distinctifs du cinéma structurel et du réemploi d’archives. Depuis 2020, Juan travaille dans le domaine du design graphique en tant que Professeur à l’Université de Buenos Aires et en tant que graphiste au Musée d'art moderne de Buenos Aires.
Sandrine Deumier
Le Jardin d'acclimatation
VR expérimental | 0 | couleur | 0:0 | France | 2023
Se présentant au premier abord comme un mystérieux jardin botanique nimbé de brouillard et agrémenté de panneaux interactifs et d’objets manipulables, "Le Jardin d’acclimatation" est un espace anthropisé, ordonné par le regard et le système de pensée humain. Progressivement, cet espace virtuel, librement disponible à l’exploration mais n’offrant cependant qu’une visibilité délimitée, va se ramifier en d’autres espaces adjacents pour donner accès à d’autres modes de visualisation. Ces différentes étapes vont permettre de donner une visibilité à l’énigmatique complexité des organismes végétaux en interaction avec leurs milieux. Les différents niveaux de perceptions fonctionnent comme autant de différents paliers à franchir, et tentent de mettre en évidence, en particulier, la visibilité de la complexité des systèmes racinaires et des processus de mycorhization, les divers modes de nutrition, de communication et d’interaction (associations, symbioses et entraides, sans oublier les stratégies de prédation). Disponible sous trois modes différents et complémentaires (en mode exploration, en mode intuitif-émotionnel et en mode scientifique), l’exploration du jardin botanique s’ouvre ainsi en de multiples scènes parallèles pour permettre une démultiplication de notre perception et accéder à une meilleure compréhension du monde végétal. Musique originale : Sonia Paço-Rocchia Œuvre réalisée dans l’établissement agricole public de Chartres-La Saussaye résultant d’un partenariat DRAAF - DRAC - Région Centre-Val de Loire (France)
Sandrine Deumier est une artiste pluridisciplinaire travaillant dans le domaine de la performance, de la poésie et de l’art vidéo dont le travail explore des thématiques post-futuristes au travers du développement de formes esthétiques liées aux imaginaires numériques. Passionnée par la narration numérique et les expériences artistiques immersives, elle travaille depuis plusieurs années à développer des fictions poétiques et visuelles centrées sur les imaginaires du vivant. Les préoccupations écologiques et les futurs spéculatifs sont au cœur de ses recherches. Son travail porte principalement sur la manière d’imaginer de nouvelles façons d’habiter le monde au travers des nouvelles technologies dans une perspective animiste, où la préservation des équilibres naturels primerait sur celle de la prédation, de l’accumulation et de la croissance illimitée.
Lili Reynaud Dewar
TGMFS
Doc. expérimental | 4k | couleur | 36:0 | France, USA | 2016
Juchés sur un tabouret démesurément haut, des performeurs de stand-up comedy racontent des récits liés aux dents. À leurs pieds, imperturbable, une femme cyborg déclame le Manifeste Cyborg de Donna Haraway tandis qu’un musicien associe mélodies, noisemusic et sons issus de la préparation du projet conçu par Lili Reynaud Dewar. C’est la contre-culture américaine que l’artiste française convoque sur le plateau, et les luttes raciales, sociales et féministes s’entremêlent au fil des interventions des performeurs. Les images tournées à Memphis évoquent en creux la grève des éboueurs de 1968 (Sanitation Strike) et l’assassinat de Martin Luther King. Elles documentent aussi la conception des grillz pour les performeurs. Signe de revendication pour les rappeurs, incarnation de la résistance ou des inégalités sociales dans un pays au système de santé inique, les dents sont au cœur du projet et de l’espace scénographique. Les déchets qui emplissent les poubelles-dents racontent le processus collectif de maturation de la performance. Cette proposition joue des échelles et des formes en un va-et-vient entre les interventions performées, les images rapportées des États-Unis et les détails sculpturaux – jusqu’aux grillz arborés par les récitants. Lauréate du Prix Ricard pour l’art contemporain en 2013, Lili Reynaud Dewar développe une œuvre protéiforme reconnue sur la scène internationale. Son nouveau projet, DGMFS, s’inscrit dans le cadre du programme New Settings #6 de la Fondation d’entreprise Hermès qui en a soutenu la production et la diffusion au Théâtre Nanterre-Amandiers.
Le travail de Lili Reynaud-Dewar a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles entre autres au New Museum à New York, à l’Index Fondation for Contemporary Arts à Stockholm, au Consortium de Dijon, au 21er Raum — Belvedere à Vienne, à Outpost à Norwich, au Magasin — Centre National d’Art Contemporain de Grenoble, à la kunsthalle Basel, à la Fondation Calder à New York (performance), à la Serpentine Cinema à Londres (performance), au FRAC Champagne-Ardenne à Reims. Elle a également participé à de nombreuses expositions collectives au Centre Pompidou, à la Fondation d’entreprise Ricard, au Palais de Tokyo et au Plateau à Paris, au CAPC de Bordeaux, au CAFAM à Pékin, au Logan Center for the Arts à Chicago, à la Kunsthalle Fribourg, à la Generali Foundation et au MAK à Vienne, au Witte de With à Rotterdam, dans le cadre de la Biennale de Lyon 2013 et de la 5ème Biennale de Berlin. Lili Reynaud-Dewar est lauréate du 15ème prix Fondation d’entreprise Ricard.
Bertrand Dezoteux
Le Corso
Animation | 0 | couleur | 14:0 | France | 2008
Au départ de ce projet, il y a l?envie de faire une vidéo rurale, sans anthropomorphisme, qui se placerait du point de vue d?un animal. Ce postulat est évidemment vain (les animaux ne font pas de vidéo, encore moins de 3D), et le film prend les allures d?un documentaire sur un troupeau d?animaux. La caméra semble être tenue par un amateur qui tant bien que mal, tente de suivre la course survoltée des créatures impassibles. Leur race est indistincte et les caractères sont empruntés à différentes espèces (bovidés, félins, insectes). Malgré tout, ces bêtes semblent obéir à toutes sortes de règles, de mimétismes et de rituels bien identifiables. Certains d?entre eux renvoient directement à une intelligence primitive (se mettre en cercle et tourner), voire à des évènements liés à un passé proche (la maladie de Creutzfeldt-Jakob).
Né le 22 février 1982 à Bayonne (64), Bertrand Dezoteux est un jeune artiste basque qui n?a cessé dès lors de s?éloigner de sa terre natale. Il s?exile à Angoulême pour étudier la narration graphique entre 2001 et 2003, puis migre en 2004 à Pusan, en Corée du Sud, où il apprend les exigences et la rigueur de la peinture Coréenne. Enfin, il achève sa scolarité à Strasbourg pour passer son DNSEP en juin 2006. En 2003, il participe à la création du collectif Caligrayk !, dont la vocation initiale était la conception et la production d?un magazine interactif, et dont les objectifs actuels restent opaques. En 2006, il collabore avec l?artiste Plamen Dejanoff, qui lui commande cinq collages et une vidéo pour son exposition au MuMok de Vienne. L?un des collages a mystérieusement disparu en septembre 2006, lors de l?exposition de l?artiste bulgare à la Chaufferie, galerie des arts décoratifs de Strasbourg. Aciennement étudiant au Fresnoy, Studio national des arts contemporains, il s?improvise anthropologue, et observe avec soin les m?urs de l?homo numéricus.
Bertrand Dezoteux
Picasso Land
Animation | hdv | couleur | 11:6 | France | 2015
Ce projet a pour origine le célèbre ballet Parade (1917), dont les costumes et décors avaient été créés par Picasso, sur un texte de Cocteau, musique de Satie, et chorégraphie de Massine. En 1980, ce monument de l’avant-garde européenne est adapté à la télévision par Jean-Christophe Averty, réalisateur héritier du surréalisme, et pionnier de la technique d’incrustation (chroma key) en France. Picasso Land tente de perpétuer cet esprit d’avant garde en proposant un troisième opus, en 3D. Décors et personnages ont été modélisés à partir de peintures et sculptures de Picasso, formant un petit peuple hétéroclite et dansant. Pour mettre en action ces corps singuliers, leur donner vie, une chorégraphie a été créée en collaboration avec le danseur Yaïr Barelli. Il a développé un vocabulaire de gestes, de pas et d’attitudes qui furent numérisés puis injectés dans les personnages. Cette relecture de l’oeuvre de Picasso dévoile un “ Pays “, qui se construirait d’oeuvre en oeuvre, qui aurait ses propres moeurs, sa culture, son territoire.
Bertrand Dezoteux. Né en 1982, formé au Fresnoy Studio national des arts contemporains, il développe sa pratique autour de nouvelles formes audiovisuelles. À la frontière du documentaire, de la fiction et de la science-fiction, ses films s’inspirent des logiciels de modélisation 3D, pour créer des objets visuels hybrides. Il réalise ainsi “ Le Corso ” en 2008, “ L`Histoire de France en 3D ” en 2012, “ Animal Glisse ” en 2015, “ Picasso Land ” en 2016 ou encore "Super-règne" en 2017. Présenté en France et à l’étranger, le travail de B. Dezoteux interroge notre rapport aux autres, au travail ou au quotidien, notre imaginaire du futur et notre désir d’ailleurs. En 2015, il est lauréat du prix Audi talents awards pour le projet “ En attendant Mars ”, mené en collaboration avec l`Observatoire de l`espace du CNES (Centre national d`études spatiales). En 2017, l’artiste a été exposé au Palais de Tokyo (Paris) et à la Station (Nice), ses films ont été montrés au New York Film Festival et au Toronto International Film Festival. En mars 2018, il est programmé au théâtre des Amandiers (Nanterre) ; en avril, la galerie Édouard Manet (Gennevilliers) lui consacre une exposition personnelle.
Bertrand Dezoteux
Roubaix 3000
Fiction | | couleur | 9:0 | France | 2007
Roubaix 3000 est un film de famille d?anticipation politique. Je suis descendu dans le Sud avec un magnétophone pour enregistrer mes proches. J?ai récolté là-bas beaucoup de voix et dès mon retour dans le Nord, je les ai entendues des heures durant. J?ai tenté d?adopter une écoute flottante, et de sélectionner les éléments paraboliques, ceux qui semblaient au premier abord anodins, mais qui au final dessinaient une géopolitique familiale. Il apparaît alors une structure où les générations cohabitent et évoluent avec leurs préoccupations et leurs langages singuliers. Le montage fut mon outil d?écriture. J?élaborai un scénario par l?agencement des paroles, l?assemblage des phonèmes, le chevauchement des interjections. Il m?importe que les voix ne soient pas jouées, qu?elles soient spontanées, rythmées, que les dialogues ne soient pas écrits pour être interprétés. Il y a deux forces qui luttent dans ce système de conception : les voix d?un côté sont souveraines et indomptables, obéissant aux lois de leurs propriétaires. De l?autre côté, les acteurs, tous Roubaisiens et amateurs, tentent par le play-back de jouer leur partition, de donner corps à ces paroles qui ne sont pas les leurs. Ces deux expressions se rassemblent lors du tournage, à Roubaix, où l?architecture est riche en collages, en assemblages, en greffes, en citations antiques.
Né le 22 février 1982 à Bayonne (64), Bertrand Dezoteux est un jeune artiste basque qui n?a cessé dès lors de s?éloigner de sa terre natale. Il s?exile à Angoulême pour étudier la narration graphique entre 2001 et 2003, puis migre en 2004 à Pusan, en Corée du Sud, où il apprend les exigences et la rigueur de la peinture Coréenne. Enfin, il achève sa scolarité à Strasbourg pour passer son DNSEP en juin 2006. En ce moment étudiant au Fresnoy, il vit et travaille à Roubaix, où il a réalisé le projet « Roubaix 3000 » (www.roubaix3000.com).
Caroline Déodat
Sous le ciel des fétiches
Doc. expérimental | 0 | couleur | 16:53 | France, Maurice (Île) | 2023
Sous le ciel des fétiches répond à la difficulté de montrer l’ubiquité des archives coloniales dans l’histoire du séga mauricien. Née pendant la colonisation et l’esclavage au sein de communautés de fugitif.ves, cette pratique de danse et de poésie chantée survit aujourd’hui principalement sur les scènes touristiques des hôtels. Travaillant la relation d’emprise avec le passé colonial, le film réinvestit les spectres d’un regard qui hante. Comment projeter – littéralement faire sortir de soi – le récit de nos agresseurs ?
Caroline Déodat est artiste et chercheure. Docteure en anthropologie de l'EHESS, elle a été formée à l'École des Beaux-Arts de Lyon dans le cadre du post-diplôme Art. Par le biais de films et d'installations, elle explore les dimensions spectrales de l'image en mouvement dans une circulation entre fiction et ethnographie. De ses obsessions pour les processus d'archivage et d'aliénation, l'histoire et les mythes de la violence, elle exhume des récits par la convocation de mémoires hantologiques, d'archives en différé et d'images orales. Son travail a été montré au Musée Reina Sofía à Madrid, dans les Résonances de la Biennale d'art contemporain de Lyon, à la Fondation Sandretto Re Rebaudengo à Turin, et prochainement au Salon de Montrouge, au Ji.hlava International Documentary Film Festival à Prague, au Magasin à Grenoble et à l'IFAN à Dakar.
Bertram Dhellemmes, Ines BIRKHAN
Klang zur Stille zum Klang
Fiction expérimentale | dv | couleur | 64:0 | France, Autriche | 2005
In "Klang zur Stille zum Klang" ? a composite storytelling video installation ? are superimposed the meeting of the she-Krampus (a legendary character from the Austrian Alps), the new inhabitants of the mountains, and the tribulations of Tchumuki, a rebel employee of the silence factory...
Choreographer, dancer, and writer, Ines Birkhan, and stage and video director, musician, and art critic Bertram Dhellemmes, have collaborated on several projects since 2002 and are currently co-directing the Berlin-based performance company Real Dance Super Sentai. Being both multimedia artists, their collaboration has led them to the field of multimedia, with a predilection for the exploration of alternative narrative, on stage or in videos. Amongst their recent works are: "den kreisrunden Todengwalzer tanzen", which so far consists of three forms of an on-going project; a video installation, a dance performance, and a book by Ines Bikhan - released in Peter Lang Verlag, March 2007.