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Heinz Emigholz
The Last City
Fiction | hdv | couleur | 100:0 | Allemagne | 2020
Un archéologue et un concepteur d'armes, qui se sont connus dans une autre vie où l’un était cinéaste et l’autre psychanalyste, se rencontrent sur un site de fouilles dans le désert du Néguev, et entament une conversation sur l'amour et la guerre, qu'ils poursuivent dans la ville israélienne de Be'er Sheva. Puis, avec des acteurs changeants dans des rôles changeants, le film entame une ronde qui les mène à travers Athènes, Berlin, Hong Kong et São Paulo. Apparaissent: un vieil artiste qui rencontre le jeune homme qu’il était, une mère qui vit avec ses deux fils adultes - un prêtre et un policier, une Chinoise et une Japonaise, un curatrice et un cosmologiste. Leurs dialogues traitent de tabous sociaux devenus obsolètes, de conflits de générations, de culpabilité de guerre, et de cosmologies. Les architectures des cinq villes servent de troisième participant au dialogue des protagonistes, et complètent leurs parcours philosophiques et métaphysiques.
Heinz Emigholz est né en 1948 à Achim, près de Brême (Allemagne). Il a d'abord suivi une formation de dessinateur, avant d'étudier la philosophie et la littérature à Hambourg (Allemagne). Il a commencé à réaliser des films en 1968, et travaille depuis 1973 comme réalisateur, artiste, écrivain et producteur, en Allemagne et aux États-Unis. En 1974, il a commencé sa série de dessins encyclopédiques "The Basis of Make-Up". Il a de nombreuses expositions, rétrospectives, conférences et publications à son actif. En 1984, il a entamé sa série de films "Photography and beyond". Il a été professeur de cinéma expérimental à la Universität der Künste Berlin (Allemagne) de 1993 à 2013, et y a cofondé le Institute for Time-based Media et le programme Art and Media. En 2003, la Filmgalerie 451, Berlin (Allemagne), a lancé une édition de tous ses films sur DVD. Entre autres publications, citons: "Krieg der Augen, Kreuz der Sinne", "Seit Freud gesagt hat, der Künstler heile seine Neurose selbst, heilen die Künstler ihre Neurosen selbst", "Normalsatz - Siebzehn Filme", et "Das schwarze Schamquadrat" (ces quatre livres ont été publiés chez Verlag Martin Schmitz, Berlin [Allemagne]); "Die Basis des Make-Up (I) et (II)", "Der Begnadete Meier", "Kleine Enzyklopädie der Photographie" et "Die Basis des Make-Up (III)" (publiés dans "Die Republik" No. 68-71, 76-78, 89-91, 94-97 et 123-125); et "Sense of Architecture", avec plus de 600 photographies. Heinz Emigholz est membre de l'Académie des Arts de Berlin (Allemagne).
Mélissa Epaminondi, Esteban Ulrich
Deconstructing Niemeyer
Doc. expérimental | mp4 | couleur | 1:9 | France | 2020
Sur une succession d'images documentant le chantier de remise en état de la coupole du siège du Parti Communiste Français, la voix de l'architecte brésilien Oscar Niemeyer traverse le temps pour nous dévoiler le cœur de son œuvre et de sa pensée.
Mélissa Epaminondi est née en 1977. Elle vit et travaille entre Paris (France) et Oletta (Corse, France). Elle est DPLG diplômée de l’École d’Architecture de Luminy Marseille (France). Architecte et artiste, son travail reflète une vision sensible en même temps qu’une réflexion étayée sur les questions environnementales. Elle poursuit sa pratique initiale et réalise des films, vidéos et installations. Esteban Ulrich est né à Buenos Aires, Argentine, en 1975 il étudie dans des écoles françaises avant de commencer sa carrière professionnelle chez Los Inrockuptibles, la version argentine du magazine français. Depuis, il se partage entre le journalisme, le cinéma, la photographie et l'expérimentation avec les nouvelles technologies appliquées à l'art et aux médias. Il vit à Paris (France) depuis 2015.
Zachary Epcar
The Canyon
Fiction expérimentale | 16mm | couleur | 15:43 | USA | 2020
Un portrait d’un complexe résidentiel urbain qui tombe dans l'oubli. Plus de beaux bébés, plus de chaises en rotin emballées à la main.
Zachary Epcar est né à San Francisco (USA). Il est réalisateur, et ses œuvres ont notamment été présentées au New York Film Festival (USA); au Toronto International Film Festival (Canada); au Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas); au Museum of Contemporary Art Chicago (USA); et à la Pacific Film Archive, Berkeley (USA).
Mounir Fatmi
The Human Factor
Vidéo expérimentale | mov | couleur | 15:57 | Maroc, France | 2018
« The Human Factor » est une video expérimentale qui traite de l’art décoratif et de l’exotisme. Sur fond d’exposition coloniale internationale de 1931 à Paris qui s’est déroulé pen-dant l’entre deux guerres, certaines oeuvres indigènes des colonies côtoyaient celles des principales puissances coloniales de l’époque au sein de pavillons rappelant l’architecture de l’Afrique noir, de l’Afrique du nord, ou de l’Indochine. La vidéo « The Human Factor » décompose le film « L’inhumaine » de Marcel L’Hérbier (1923). Ce film est considéré encore aujourd’hui comme le manifeste de l’art dé-coratif. Ce chef d’œuvre du cinéma muet, tourné dans des décors modernes et spec-taculaires pour l’époque, retrace l’esprit du temps et les influences des artistes euro-péens par les créations venant des Art lointains. « L’inhumaine » regroupe de ma-nière inédite des artistes, décorateurs, costumiers et architectes, comme Robert Mallet-Stevens, Fernand Leger, Alberto Cavalcanti, Claude Autant-Lara, Pierre Chareau, Michel Dufet, Joseph Csaky et Paul Poiret. « The Human Factor » tente de montrer un autre aspect de l’Art décoratif, sous la puissance de l’idéologie coloniale et son ambition universelle. Il faut dire que l’influence de l’art colonial n’est pas nouvelle en cette période de l’entre deux guerres. Elle existait depuis 1907 sous le nom de « la société coloniale des artistes français », et dont le but était l’expansion coloniale par l’art, au profit de la France. Des prix et des bourses de voyages ont été attribué pour aider des artistes comme Van Dongen, Matisse ou Paul Klee à séjourner en Afrique du Nord. En 1919 la revue « Les Arts à Paris » parle déjà de l’art « nègre » comme d’ « Une esthétique nouvelle » qui risque d’influencer complètement l’art européen. Ainsi les masques et les sculptures africaines sont devenue de vrais objets de curiosité et d’inspirations pour des artistes comme Picasso, ou Fernand Léger qui a conçu tous les costumes et les décors du Ballet Suédois « La création du Monde » en s’inspirant de « l’Art indigène et africain ». Une autre exposition a été organisée en 1930 par Tristan Tzara, Pierre Loeb et Charles Ratton sous le titre « L’Exposition d’art africain et océanien ». Celle-ci constitue une étape primordiale dans l’histoire de l’appréhen-sion des arts premiers en occident. Le public parisien a pu voir alors des sculptures primitives exposées avec des œuvres de Pablo Picasso, André Derain, Georges Braque, Joan Miró, Paul Guillaume et Félix Fénéon. Puis vient finalement l’exposition coloniale de 1931 qui a affiché d’une manière claire l’idéologie coloniale n’évoquant les caractères originels des colonisés qu’à la condi-tion d’évoquer les bienfaits de la métropole et de ne montrer de la colonisation que les aspects positifs. A l’exception de quelques masques, statuettes et pièces archéologiques, les œuvres indigènes sont rares. On leur préfère en générale les spectacles de danses et de folklore, de ce fait dans le domaine artistique c’est le point de vue français et occidental qui fut privilégié. Il faut savoir aussi que cette vision n’a pas été partagée par l’ensemble des artistes français, puisque le groupe des surréalistes avec l’aide de Louis Aragon, Georges Sadoul et André Breton entre autres, a monté « L’Anti-exposition coloniale » sous l’égide du Part communiste français en diffusant un mot d’ordre sur le tract- « Ne visitez pas L’Exposition coloniale ». Ainsi la video « The Human Factor » aborde l’exposition coloniale qui a officialisé en quelque sorte le lien entre le primitivisme de l’avant garde et l’exotisme de l’art déco d’inspiration coloniale. Studio Fatmi, Septembre 2018.
mounir fatmi est né à Tanger au Maroc, en 1970. À l’âge de quatre ans, sa famille déménage à Casablanca. A dix-sept ans il part à Rome où il s’inscrit à l’école libre de nu et de gravure à l’académie des beaux-arts, puis à l’école des beaux arts de Casablanca et finalement à la Rijksakademie à Amsterdam. Il passe son enfance dans le marché aux puces du quartier Casabarata, un des quartiers le plus pauvres de la ville de Tanger où sa mère vendait des vêtements pour enfants. Un environnement qui multiplie jusqu’à l’excès les déchets et les objets de consommation en fin de vie. L’artiste voit par la suite cette enfance comme sa première éducation artistique et compare ce marché aux puces à un musée en ruine. Cette vision a également valeur de métaphore et exprime les aspects essentiels de son travail. Influencé par l’idée de médias morts et l’effondrement de la civilisation industrielle et consumériste, il développe une réflexion sur le statut de l’oeuvre d’art entre Archive et Archéologie. Il utilise des matériaux obsolètes tels que les câbles d’antenne, les anciennes machines à écrire, ou les cassettes VHS, et travaille sur la notion d’une archéologie expérimentale en examinant le rôle de l’artiste au sein d’une société en crise. Il joue des codes et préceptes de cette dernière sous le prisme de la trinité Langage, Architecture et Machine. Il interroge ainsi les limites de la mémoire, du langage et de la communication, tout en réfléchissant sur les matériaux en cours d’obsolescence et à leurs avenirs incertains. La recherche artistique de mounir fatmi, constitue une pensée sur l’histoire des technologies et leurs influences dans la culture populaire. BIOGRAPHIE Il faut voir ainsi dans ses oeuvres, de futures archives de médias en construction. Bien qu’ils marquent des moments clés de notre histoire contemporaine, ces matériaux techniques remettent également en question le transfert de connaissances, le pouvoir suggestif des images et critiquent les mécanismes illusoires qui nous lient à la technologie et aux idéologies. Depuis 2000, les installations de mounir fatmi ont été sélectionnées dans plusieurs biennales, la 52e et la 57e Biennale de Venise, la 8e Biennale de Sharjah, la 5e et la 7e biennale de Dakar, la 2e Biennale de Séville, la 5e Biennale de Gwangju, la 10e Biennale de Lyon, la 5e triennale d’Auckland, la 10e et 11e biennale de Bamako, la 7e Biennale d’architecture, Shenzhen, à la triennale de Setouchi et la triennale Echigo –Tsumari, au Japon. Son travail a été présenté au sein de nombreuses expositions personnelles, au Migros Museum fu?r Gegenwarskunst, Zu?rich. Mamco, Genève. Musée Picasso, la guerre et la paix, Vallauris. Fondation AK Bank, d’Istanbul. Museum Kunst Palast, Du?sseldorf et au Goteborg Konsthall. Il a participé à plusieurs expositions collectives au Centre Georges Pompidou, Paris. Brooklyn Museum, New York. Palais de Tokyo, Paris. MAXXI, Rome. Mori Art Museum, Tokyo. MMOMA, Moscou. Mathaf, Doha. Hayward Gallery et Victoria & Albert Museum, Londres. Van Abbemuseum, Eindhoven, au Nasher Museum of Art, Durham et au Louvre Abu Dhabi. Il a reçu plusieurs prix dont le Uriöt prize, Amsterdam, le Grand Prix Léopold Sédar Senghor de la 7e Biennale de Dakar en 2006, le prix de la Biennale du Caire, en 2010, ainsi que le Silver Plane Prize de la Biennale de l'Altai, Moscou en 2020.
Anna Fo
Sealed Faithful Halls
Vidéo expérimentale | hdcam | couleur | 3:0 | Chypre | 2020
"Sealed Faithful Halls" - un poème transformé en film expérimental - fait référence à une série de vidéos tournées dans différents endroits, sur une période de plusieurs années, soit dans le cadre de projets artistiques (mais n’ayant jamais été utilisées), soit comme un enregistrement de situations, de sentiments et de moments dans le temps, en vue d’être utilisées pour de futurs projets artistiques. Ce matériel d'archive est devenu le moteur d'une œuvre d'art vidéo, réalisée pendant la pandémie de 2020, alors que les déplacements étaient limités et que l'enfermement était imposé: aucune nouvelle vidéo de pouvait être tournée. En s'inspirant des formes rectangulaires du peintre expressionniste Mark Rothko, une juxtaposition d'images en mouvement et de sons a été créée, une illusion de situations, où des espaces réels sont transformés en espaces imaginaires. "Sealed Faithful Halls" devient un enregistrement des pensées, des sentiments et de la manière dont l’artiste "voit" tout ce qui se passe devant elle, et devient la cause de la relation allégorique entre forme et espace, réalité et illusion, langage et texte.
Anna Fo (Fotiadou) est d’origine chypriote. Elle est artiste multidisciplinaire et éducatrice, spécialisée en l'art vidéo et en réalisation. Elle est titulaire d'une Licence en design graphique et d’un Master en conception et pratique de la performance. Anna est graphiste indépendante et a remporté des prix pour son travail d’illustratrice. Elle a travaillé en tant que vidéaste, directrice artistique et metteuse en scène pour plusieurs pièces de théâtre, performances et spectacles de danse, à Chypre et en Europe. Elle est la co-scénariste du film primé "Pause" (Chypre, Grèce, 2017). Anna Fo a réalisé son premier film court, "Drained" (Chypre, États-Unis, 2020), qui sortira en 2021 et explore les questions de féminité, d'abandon et de vengeance, à travers une relecture contemporaine du mythe de Clytemnestre. Elle a présenté ses réalisations - tant dans des expositions individuelles que collectives - dans des galeries, des salles d’exposition, des festivals et des biennales à Chypre, en Grèce, en Italie, en Espagne, en Allemagne, en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Autriche et au Mexique. Elle travaille sur des projets artistiques collectifs, et collabore avec des artistes issus de différentes pratiques et disciplines. Sa recherche artistique se concentre sur le thème de la réalité et de l'illusion, en explorant les concepts de juxtaposition de la dualité entre le texte et l'image, dans le cadre d'un examen de la performance, des médias numériques et du placement de l'art dans l'espace.
Mauricio Freyre
Interspecies Architecture
Fiction expérimentale | mov | | 11:0 | Pérou, Espagne | 2020
Comment rétablir l’avenir de nos relations avec les autres espèces? Un voyage dans la forêt près de Taipei, une destination incertaine. Une spéculation nomade sur les relations et les processus qui se produisent entre les espèces, et sur des dimensions qui dépassent l'être humain.
Mauricio Freyre est né à Lima (Pérou) en 1976. Chercheur, artiste audiovisuel et réalisateur, il a une formation en architecture. Ses projets tournent autour des structures et des systèmes de pensée en marge du construit et du projeté, concentrant l'attention sur les angles morts, les zones d'ombre, les accidents, les distorsions et les formes de conscience exclues. Il travaille actuellement sur le projet audiovisuel "Estados Generales", axé sur le rôle de la botanique et de son pouvoir au sein des sciences coloniales, explorant la dimension politique et subversive du monde végétal par rapport à une épistémologie occidentale. Il a obtenu le prix national du film expérimental, décerné par le ministère de la culture du Pérou, ainsi que la Matadero Production Grant, Madrid (Espagne). Ses films et installations ont été présentés dans divers programmes et expositions, notamment au Festival Internacional de Cine Valdivia (Chili); au Strangloscope, Florianópolis (Brésil); aux Rencontres Internationales Paris/Berlin (France/Allemagne); à L’Alternativa, Barcelone (Espagne); à la Haus der Kulturen der Welt, Berlin (Allemagne); au TENT, Rotterdam (Pays-Bas); au Nederlands Film Festival, Utrecht (Pays-Bas); et à la Fundación Telefonica Lima (Argentine).
Albert García-alzórriz
EYES / EYES / EYES / EYES
Doc. expérimental | 4k | couleur et n&b | 37:7 | Espagne | 2020
Des archives conservent les fragments de statues renversées. Dans un coin, un ventilateur berce l’atmosphère. L’air caresse les gestes mesurés des archivistes. Le vrombissement du moteur et l’interminable attente induisent le sommeil: Dans un rêve, militaires et civils sourient, inertes. (Tirs lointains, sifflement des balles et explosions). Dans un autre rêve, il n’y a que pierres, indifférence et oubli. (Rien de ce qui précède n’est réel, ni vrai)
Albert García-Alzórriz est né à Barcelone (Espagne) en 1992. Titulaire d'une Licence et d'un Master en architecture à la Universitat Politècnica de Catalunya, Barcelone (Espagne), et d'une Licence en beaux-arts de l'Université de Barcelone (Espagne), il suit actuellement un Master en cinéma contemporain et études audiovisuelles à la UPF - Université Pompeu Fabra, Barcelone (Espagne). Son travail d'artiste et de réalisateur a récemment été exposé dans divers événements et festivals internationaux, notamment à la 58e Biennale d’Art de Venise (Italie); à la 7e Taiwan International Video Art Exhibition, Taipei (Taïwan); au 31e FIDMarseille (France); au 8e Buenos Aires International Documentary Film Festival (Argentine); et à la 17e Documenta de Madrid (Espagne); ainsi que dans des institutions publiques telles que le IVAM – Insitut Valencià d’Art Modern, Valence (Espagne), et le ECCO – Espacio de Cultura Contemporánea de Cadiz, Cadix (Espagne).
Riccardo Giacconi
Ekphrasis
Doc. expérimental | mov | noir et blanc | 19:0 | Italie, Autriche | 2019
Le film s'inspire des événements survenus entre 1939 et 1943, lorsque les populations germanophones du Tyrol du Sud se sont vu donner le choix entre émigrer vers le pays voisin, l'Autriche nazie (et d'autres territoires du Troisième Reich), et rester dans l'Italie fasciste pour être intégrées de force dans la culture italienne dominante, perdant ainsi leur langue et leur patrimoine culturel. Ce système, appliqué à la suite d'un accord entre Mussolini et Hitler, a été appelé "Accord d'option". Le film évoque également les conséquences de l'accord d'option, notamment les épisodes de tension, de conflit, et de terrorisme entre les communautés ethniques. Comme dans une séance d'hypnose, une voix décrit une série de situations à la deuxième personne. Sans aucune référence à des dates, noms ou lieux, la voix décrit un ensemble d'images liées à des moments charnières de l’histoire conflictuelle du territoire du Tyrol du Sud. Exploration d'une série de photographies provenant de différentes archives, le film compose une étude visuelle de l'histoire et du paysage d'un territoire entre-deux.
Riccardo Giacconi a étudié les beaux-arts à l'Université IUAV de Venise (Italie). Son travail a été exposé dans diverses institutions, notamment au Grazer Kunstverein, Graz (Autriche); à la ar/ge kunst Gallery, Bolzano (Italie); au MAC – Metropolitan Art Center, Belfast (Royaume-Uni); à la WUK Kunsthalle Exnergasse, Vienne (Autriche); au FRAC – Fonds régional d’art contemporain Champagne-Ardenne, Reims (France); à tranzitdisplay, Prague (République tchèque); à la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo, Turin (Italie); et la 6e Moscow International Biennale for Young Art, Moscou (Russie). Il a été artiste en résidence au Centre international d'art et du paysage, Vassivière (France); à lugar a dudas, Cali (Colombie); au MACRO – Museo d’Arte Contemporanea Roma, Rome (Italie); à La Box, Bourges (France); et au Künstlerhaus Büchsenhausen, Innsbruck (Autriche). Il a présenté ses films dans plusieurs festivals, notamment au New York Film Festival (USA); à la Mostra de Venise (Italie); au Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas); à Visions du Réel, Nyon (Suisse); et au FID Marseille (France), où il a remporté le Grand Prix de la compétition internationale en 2015. Il a co-fondé le festival d'écoute collective Helicotrema, ainsi que le studio de narration audio Botafuego.
Tamar Guimaraes, in collaboration with Luisa Cavanagh and Rusi Milán Pastori
Soap
Fiction | 4k | couleur | 53:50 | Brésil, Allemagne | 2020
"Soap" est un film en quatre épisodes, dans lequel un groupe de citadins de gauche isolés imagine comment créer une telenovela, un soap, pour infiltrer l'extrême droite conspiratrice, dans le Brésil de Bolsonaro. Une coalition de militants, d'artistes et d'écrivains peut-elle éviter de se prendre les pieds dans ses propres préjugés et privilèges, pour créer quelque chose de convaincant? Peuvent-ils unir leurs forces pour battre un système populiste à son propre jeu? "Soap" est une collaboration entre Tamar Guimarães, Luisa Cavanagh et Rusi Millán Pastori. Il a été filmé à Berlin et São Paulo pendant le premier confinement du Covid19, en 2020.
Tamar Guimarães est née à Belo Horizonte (Brésil) en 1967. Elle vit et travaille à Berlin (Allemagne). Elle est artiste visuelle, travaillant le film et d'autres formes de médias basés sur le temps. Elle collabore souvent avec des acteurs et des non-acteurs dans des films semi-fictionnels qui explorent les dynamiques sociopolitiques résiduelles ou contemporaines, ainsi que des problématiques dans l'art, l'architecture et les institutions qui les présentent. Son travail a été présenté aux 29e, 31e et 33e Biennales de São Paulo (Brésil); à la 56e Biennale de Venise (Italie) [Pavillon belge]; à la 55e Biennale de Venise (Italie); au LACMA – Los Angeles County Museum of Art (USA); au Guggenheim Museum, New York (USA); au SculptureCenter, New York (USA); à la Renaissance Society, Chicago (USA); à la 7e Biennale de Gwangju (Corée du Sud); au Frac - Le Plateau, Paris (France); et au Centre d’art contemporain - Synagogue de Delme (France). Parmi ses expositions individuelles, citons le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid (Espagne), et le Jeu de Paume - Satellite, Paris (France). Luisa Cavanagh est née en 1979 à Buenos Aires (Argentine). Elle est artiste visuelle, coloriste et directrice de la photographie. Elle a étudié la cinématographie à la Escuela Nacional de Realización y Experimentacioón Cinematográfica, Buenos Aires (Argentine). Intéressée par le travail collaboratif, elle a rejoint le "Grupo Mexa", afin de développer le film/performance "Cancionero Terminal 10Mg". Elle est co-fondatrice de Eterno work in progress, un ciné-club géré par des artistes qui explore les possibilités de l’exposition de cinéma, de la musique en direct et des images en mouvement. Rusi Millán Pastori est né en 1976 en Argentine. Il est écrivain, réalisateur et directeur de la photographie. Des scénarios politiques réels constituent le dénominateur commun de son travail, sous la forme de chroniques combinant différents personnages et situations. Il a étudié la réalisation à la Escuela Nacional de Realización y Experimentación Cinematográfica, Buenos Aires (Argentine). Il a réalisé des courts et moyens métrages qui ont été présentés dans divers festivals, notamment au BAFICI – Festival international du cinéma indépendant de Buenos Aires (Argentine) et à la 41e Mostra de São Paulo (Brésil).
Michelle Handelman
These Unruly and Ungovernable Selves
Vidéo expérimentale | 4k | couleur | 6:0 | USA | 2020
La nouvelle œuvre vidéo de Michelle Handelman, "These Unruly and Ungovernable Selves (The Lockdown)", recontextualise des personnages de ses œuvres précédentes dans un essai visuel hypnotique à propos de la transfiguration de l'intériorité pendant les périodes d'isolement et de peur. La vidéo prend la pandémie de Covid comme point de départ, et la filtre à travers les écrits de la théoricienne Jill Casid sur le nécrocène, et les écrits de Walter Benjamin, extraits du "Livre des passages", se glissant entre seuils et limites, considérant que le bioterrorisme n'est peut-être pas seulement la propagation intentionnelle d’un virus, mais peut-être aussi ce qui vit à l'intérieur de nous, notre propre peur, que le capitalisme tardif utilise pour nous détruire. Les personnages de Michelle Handelmann, qui ont tous déjà été confrontés aux questions existentielles de l’appartenance et de la peur dans ses projets "Dorian, a Cinematic Perfume" (2009-2011), "Irma Vep, The Last Breath" (2013-2015), et "Hustlers & Empires" (2018), sont juxtaposés à des images et des textes trouvés pendant la pandémie, pour prendre une nouvelle forme qui nie et lutte contre l’enfermement. Casid écrit: "Qu'aucun d'entre nous ne se repose pendant que nous vivons notre mort. Que nous n'oubliions pas, mais que nous fassions l’effort de tenir compte de ceux qui ne sont pas encore comptés, des crimes de la guerre sans fin dans laquelle nous sommes toujours."
Michelle Handelman est artiste visuelle, réalisatrice et écrivaine. Son travail repousse les limites du genre, de la race et de la sexualité. Ayant traversé les années de la crise du sida et des luttes culturelles, elle a construit un ensemble d'œuvres qui explorent les zones sombres et inconfortables de l'identité queer. Elle a reçu le prix de Creative Capital en (2019); la bourse Guggenheim Fellow (2011); le Art Matters Award (2011); et la bouse NYFA – New York Foundation for the Arts Fellow (2011). Elle a exposé son travail à de nombreuses reprises, notamment au San Francisco Museum of Modern Art, San Francisco (USA); au Eli & Edythe Broad Art Museum, East Lansing (USA); à la PERFORMA Biennial, New York (USA); au MIT List Visual Arts Center, Cambridge (USA); à Participant, Inc, New York (USA); à la Henry Art Gallery, Seattle (USA); au Museum of Contemporary Art Chicago (USA); au Contemporary Arts Museum Houston (USA); au Guangzhou 53 Art Museum (Chine); au Film at Lincoln Center, New York (USA); au British Film Institute, Londres (Royaume-Uni); et au Centre Georges Pompidou, Paris (France). Dans les années 90, Michelle Handelman habitait à San Francisco, où elle a collaboré avec Monte Cazazza, pionnier de la scène de la musique industrielle, a réalisé le long métrage "BloodSisters : Leather, Dykes and Sadomasochism" (1995), et a joué dans plusieurs films de Lynn Hershman-Leeson. Son travail a fait l'objet d'articles dans Bomb Magazine, Artforum, Art in America, Filmmaker Magazine et le New York Times. Son travail fait partie de nombreuses collections privées, notamment celle du Eli & Edythe Broad Art Museum, East Lansing (USA); celle de la Kadist Art Foundation, Paris (France); celle de la di Rosa Foundation and Preserve, Napa (USA); et celle du Zabludowicz Art Trust. Elle vit à Brooklyn, New York (USA), et est professeure au département de cinéma, médias et arts du spectacle du Fashion Institute of Technology, New York (USA).
Isabell Heimerdinger
Soon It Will Be Dark
Film expérimental | 4k | | 22:49 | Allemagne | 2020
La vie sur l'île suit le rythme changeant du jour et de la nuit. Là où l'unique route s'enfonce dans la forêt, l'air devient plus chaud, plus humide. Ici, à l'ombre des grands arbres, un homme travaille avec son outil. Les sons qu'il produit se mêlent à ceux de la nature qui englobe tout. Son quotidien est rythmé par l'ombre et la lumière jusqu'au coucher du soleil. La nuit, à l'autre bout du chemin, sa solitude est adoucie par les voix des autres, près du feu qui réchauffe, jusqu'aux premières lueurs du jour.
Isabell Heimerdinger est née à Stuttgart, en Allemagne. Elle a étudié la sculpture à la Kunstakademie Düsseldorf (Allemagne) et a obtenu un Master en photographie au California Institute of Arts de Los Angeles (USA). Pendant ses années à Hollywood, elle a gagné sa vie en travaillant dans l'animation d’effets spéciaux. Sans surprise, son travail artistique tourne autour des conditions de réalisation des films. En 2008, elle a tourné en France son premier film court narratif, "Detour", puis une série de films expérimentaux à Pékin ("Good Friends", "Blind Date", "Mr. Xu") et en Italie ("Giorgio"). Si les décors de ses films sont toujours réels, les histoires et les personnages qui les habitent ne le sont pas. Elle vit et travaille à Berlin. Ses films ont été présentés entre autres à la Berlinische Galerie, Berlin (Allemagne); au Kino Arsenal, Berlin (Allemagne); au Centre George Pompidou, Paris (France); à Art Film at Art Basel, Bâle (Suisse); au Kunstmuseum St. Gallen, Saint-Gall (Suisse) et dans divers festivals internationaux de cinéma.
Margaux Henry-thieullent, en collaboration avec Molpé
Sublime
Vidéo expérimentale | mp4 | couleur | 2:10 | France | 2020
"Sublime" est un texte écrit en 2018 par la plasticienne Margaux Henry-Thieullent. Elle a ensuite donné carte blanche à la musicienne Molpé en 2019 pour la création musicale. En 2020, "Sublime", devient un projet a vocation immersive et expérimentale. À partir d'un travail de sculpture digitale sur iPhone, Margaux Henry-Thieullent réalise une série intitulée "Encore des Morceaux" de quatre vidéos, toutes produites au début de la période de confinement en France. "Sublime", est la première vidéo de cette série. Elle questionne la construction de notre mémoire contemporaine laissant place à l’émergence de récits organiques. Dans le projet "Sublime", on assiste directement à l'éclatement de la caverne digitale. Notre société du spectacle navigue violemment au cœur de lieux oniriques, des théâtres virtuels où se désacralise le réel. D’autres perceptions du dehors se dessinent alors, certainement par nécessité, à la frontière d’un nouveau langage : celui qui nous rassemble encore.
Margaux Henry-Thieullent, est une artiste plasticienne française. Architecte, diplômée de Paris Malaquais en 2019, elle montre pour la première fois son travail de dessin la même année au salon DDessin à Paris (France) ainsi qu'au Festival Vrrraiment à Toulon (France). En octobre 2020, la Galerie 5un7 à Bordeaux (France) présente son travail. Dès la réouverture des lieux de culture, Margaux Henry-Thieullent participera à l'exposition collective, "Vaste Monde #2" organisée par la Villa Beatrix Enea, Centre d'Art Contemporain d'Anglet (France). Elle travaille actuellement sur son premier solo show pour 2021, qui sera présenté à la Cité des Arts de Bayonne (France).
Kerstin Honeit
[zi:lo]5
Vidéo expérimentale | 4k | couleur | 17:17 | Allemagne, Canada | 2019
Le Silo 5, autrefois le plus grand grenier au monde, a été célébré par l'architecte Le Corbusier en 1927 en tant qu’aperçu d'une modernité utopique et d'un avenir esthétique de l'architecture. Depuis les années 90, le gigantesque complexe de silos de Montréal est une ruine industrielle, bien trop grande pour être démolie. Le grenier abandonné, devenu par la force des choses un monument à l'extractionnisme colonial global, marque, en tant que lieu de stockage, le point de départ de la pièce vidéo [zi:lo]5. L'œuvre aborde différents gestes et technologies de conservation et de collecte et, par conséquent - simultanément et indissociablement - des questions relatives aux notions d'écrasement, de suppression ou de réécriture. Sous l'angle d'un futur proche (et queer), les collections s'exposent comme des accumulations de lacunes et d'omissions. Ces vides deviennent des corps résonnants ayant le potentiel d'ouvrir des espaces à d'autres pratiques de stockage intermédiaire.
Kerstin Honeit a étudié les beaux-arts et la scénographie à la Kunsthochschule Berlin Weissensee (Allemagne). Elle vit à Berlin (Allemagne) et enseigne l'art médiatique à la Hochschule für Grafik und Buchkunst Leipzig (Allemagne). Dans sa pratique en tant qu'artiste et réalisatrice, elle travaille à l’intersection de différentes formes de mise en scène. Sa recherche artistique se concentre sur l'étude des mécanismes de représentation dans la production de mondes d'images hégémoniques, notamment en relation avec les modes de traduction culturels et linguistiques dans le contexte des images en mouvement. Depuis 2006, elle a présenté son travail dans plusieurs expositions et festivals, notamment: La Centrale galerie Powerhouse, Montréal (Canada); HMKV – Hartware MedienKunstVerein, Dortmund (Allemagne); São Paulo International Short Film Festival, São Paulo (Brésil); Ruhrtriennale, Bochum (Allemagne); Kunsthalle Rostock, Rostock (Allemagne); Neuer Berliner Kunstverein, Berlin (Allemagne); OFF Biennale Cairo, Le Caire (Égypte); Videoart at Midnight, Berlin (Allemagne); MMOMA - Moscow Museum of Modern Art, Moscou (Russie); Schwules Museum, Berlin (Allemagne); Fajr International Film Festival, Téhéran (Iran); HKW – Haus der Kulturent der Welt, Berlin (Allemagne); Internationale Kurzfilmtage, Oberhausen (Allemagne); SixtyEight Art Institute, Copenhague (Danemark); Berlinische Galerie, Berlin (Allemagne); Les Complices*, Zurich (Suisse); Videonale, Bonn (Allemagne); Gallery 400, Chicago (USA); CCNY – Camera Club of New York (USA); Arsenal - Institut für Film und Videokunst, Berlin (Allemagne).
Mike Hoolboom, Alena Koroleva
Wax Museum
Vidéo expérimentale | mov | couleur | 11:0 | Canada, Russie | 2020
Dans une suite de 15 scènes, la plupart se passant dans un seul plan d'ensemble, l'héroïne russe renégocie son pacte avec le capitalisme russe, et avec les nouveaux corps et relations qu'il a rendus possibles. Tourné à Saint-Pétersbourg au cours d'un automne ensoleillé, alors que nos visages pouvaient encore supporter l’ancienne lumière.
Alena Koroleva est d’origine russe. Elle est artiste et curatrice multidisciplinaire. Co-fondatrice du Kinodot Experimental Film Festival, St-Pétersbourg (Russie), elle a créé quelques films courts et œuvres sonores. Mike Hoolboom réalise des films et écrit.
Laura Huertas Millán
Jíibie
Documentaire | dcp | couleur | 24:45 | France, Colombie | 2019
Le rituel de fabrication de la poudre de coca verte (appelée "mambe" ou "Jiíbie") dévoile un mythe ancestral de parenté, dont la transmission se fait par tradition orale. Dans la communauté amazonienne Muina Murui, la plante de coca n’est pas un produit de consommation, mais une interlocutrice sacrée, le cœur battant d’un corps collectif.
Laura Huertas Millán est artiste et cinéaste franco-colombienne, sa pratique se situe à l’intersection entre le cinéma, l’art contemporain et la recherche. Sélectionnées dans les grands festivals de cinéma tels que la Berlinale, Berlin (Allemagne); le Toronto International Film Festival (Canada); le Rotterdam International Film Festival (Pays-Bas); le New York Film Festival (USA) et le festival Cinéma du Réel, Paris (France), ses œuvres ont été primées dans des festivals tels que le Locarno Film Festival (Suisse); le FIDMarseille (France); Doclisboa, Lisbonne (Portugal); Videobrasil, São Paulo (Brésil). Plus de vingt rétrospectives et focus de son travail ont été organisées mondialement, dans des cinémathèques telles que le TIFF Lightbox de Toronto (Canada); la Film Archive de Harvard, Cambridge (USA) ou encore la cinémathèque de Bogota (Colombie), et ainsi que dans des festivals de cinéma majeurs comme celui de Mar del Plata (Argentine), les Rencontres internationales du Documentaire de Montréal (Canada) et le Thessaloniki Documentary Festival, Thessalonique (Grèce). Ses dernières expositions personnelles ont eu lieu au MASP – Museu de Arte de São Paulo (Brésil); à la Maison des Arts de Malakoff (France) et au Musée d’Art Moderne de Medellin (Colombie). Elle a également exposé et projeté ses films dans de nombreuses institutions renommées (Centre Pompidou, Paris (France); Jeu de Paume, Paris (France); Guggenheim Museum, New York (USA); Times Art Berlin (Allemagne)) et dans le cadre de biennales (Liverpool (Royaume-Uni); FRONT Triennial, Cleveland (USA); Videobrasil, São Paulo (Brésil); Videonnale, Bonn (Allemagne)). Ses œuvres font partie de collections privées et publiques (Kadist, San Francisco (USA); CNAP – Centre national des arts Plastiques, Paris (France); Banco de la República de Colombia, Bogota (Colombie); CIFO Collection, Miami (USA); FRAC – Fonds régional d’art contemporain Lorraine, Metz (France), parmi d’autres). Elle détient un doctorat de pratique (programme SACRe), après avoir développé une recherche de pratique cinématographique autour de la "fiction ethnographique" entre l’Université PSL – Paris Sciences et Lettres (France) et le Sensory Ethnography Lab à l’Université de Harvard (USA). Elle travaille régulièrement comme enseignante. Depuis 2019, Laura Huertas Millán et la commissaire Rachael Rakes forment un duo de recherche autour de l’anthropologie critique, les esthétiques et les politiques de la rencontre.
Pauline Julier, Nicolas Chapoulier
Tout Ira Bien
Vidéo expérimentale | 4k | couleur | 8:55 | Suisse, Italie | 2020
A la tombée de la nuit, un oracle volant s’avance et déroule un message.
Pauline Julier est artiste et cinéaste. Ses films ont été présentés dans des festivals, des centres d’art et des institutions du monde entier, parmi lesquels le Centre Pompidou à Paris, le Festival Loop à Barcelone, Visions du Réel à Nyon, DOCLisboa, le Tokyo Wonder Site à Tokyo, le Museum of Modern Art en Tanzanie, le Centre d’Art de Genève, à New York, Madrid, Berlin, Zagreb, Bucharest, à la Cinémathèque à Toronto ou encore au Pera Museum Musée à Istanbul. Elle a reçu le Swiss Federal Art Price à Art Basel en 2010 et elle a présenté une exposition solo au Centre Culturel Suisse de Paris en 2017. Cette année, elle participe à l’exposition de Bruno Latour, « Critical Zone » au ZKM et finit une résidence d’une année à l’Institut Suisse de Rome pour un nouveau cycle de recherches et films. Nicolas Chapoulier, co-réalisateur sur ce film, est directeur artistique de la compagnie « Les 3 points de suspension » avec laquelle il tourne mondialement. Auteur, comédien, acrobate, plasticien et metteur en scène, il assure la mise en scène et la direction artistique des spectacles Nié qui tamola, La grande Saga de la Françafrique (nominé aux Molières 2017) Looking for Paradise, et Squash . En 2011, il rédige Nié qui tamola au Editions Requins Marteaux, un roman graphique documentaire. En 2014, il est lauréat de la Fondation Beaumarchais/SACD Ministère de la Culture- Bourse à l’écriture, Ecrire pour la Rue pour le projet Looking for Paradise. En 2015, il fonde le collectif 3615 Dakota, qui réalise des performances urbaines avec lequel ils sont invités au pavillon français de la biennale de Venise d’architecture en 2019.
Nicolas Keroulas
Tasmant
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 23:5 | France | 2020
Une nuit, un homme étrange apparaît. Arrivé non loin des côtes, il croise le chemin d’un fantôme, qu’il se décide à suivre.
Nicolas Keroulas est né en 1997.
Freja Sofie Kirk, Kjær Esben Weile
Industries of Freedom
Doc. expérimental | mov | couleur | 13:36 | Danemark | 2020
"Industries of Freedom" dresse le portrait d'un groupe de danseurs travaillant dans la plus grande boîte de nuit EDM du monde: Privilege. Les danseurs sont soulevés par des grues, transportés sur une plage dans la gueule d'un requin gonflable, ou planent sous le plafond du club. Nous voyons comment leurs corps se transforment en objets scénographiques, qui se fondent dans le reste de la construction scénique. Dans "Industries of Freedom", la boîte de nuit est présentée à la fois comme un lieu de travail, où les rôles sont strictement définis, et comme un espace où l'on peut vivre les notions de liberté et d'extase, néanmoins strictement chorégraphiées par la logique commerciale de l'industrie du divertissement.
Esben Weile Kjær et Freja Sofie Kirk travaillent tous deux dans le domaine des arts visuels, et utilisent divers médias, notamment le cinéma, la photographie, la sculpture et la performance. Au cours des cinq dernières années, ils ont collaboré sur plusieurs projets de films, qui explorent l'identité, la culture pop et la production d'images. Leurs œuvres ont été présentées à la National Gallery of Denmark, Copenhague (Danemark); au ARoS Aarhus Kunstmuseum (Danemark); au Kunsthal Aarhus (Danemark); au Den Frie Centre of Contemporary Art, Copenhague (Danemark); et à la Factory for Art and Design. Leur travail a également été publié sur des plateformes telles que i-D, Tissue Magazine, Indechs, et Out Magazine. Freja Sofie Kirk est née en 1990. Elle est artiste et vit à Copenhague (Danemark). Utilisant la vidéo, la photographie et la sculpture, souvent en combinaison les unes avec les autres, son travail explore les récits, la culture populaire et la façon dont les images génèrent du sens dans la société contemporaine. Freja Sofie Kirk a une formation en cinéma et en photographie et, en travaillant avec des représentations bidimensionnelles du monde, elle a acquis un intérêt profond pour la signification des images, ainsi qu’une envie de les dissoudre ou de les transformer en qualités matérielles. Ses œuvres contiennent une interaction constante, entre la matérialité et la mécanique, la sensualité et son absence, le réel et l'irréel. Visuellement, elles sont à la fois séduisantes et dérangeantes, mais elles n'en sont pas moins une image des symptômes causés par la réalité actuelle. Esben Weile Kjær est né en 1992. Il est artiste et vit à Copenhague (Danemark). Son travail, qui englobe la sculpture, la vidéo et la performance, s'inspire de l'histoire de la culture et de la musique pop, pour explorer les thèmes de la nostalgie, de l'authenticité et de l'anxiété générationnelle. Dans un langage visuel attentif mais téméraire, il étudie l'économie événementielle d’aujourd’hui, en se concentrant souvent sur les tactiques de marketing et l'esthétique de l'industrie du divertissement. Il s'agit principalement de considérer la relation entre l'art et les industries culturelles qui l'entourent. Dans ce contexte, son travail tente non seulement d'imiter d'autres modes culturels de performance (comme ceux que l'on trouve dans les raves, les manifestations, les conférences de presse et les ballets), mais aussi de devenir une culture pop performative à part entière - souvent à l’aide d’interventions dans l'espace public et commercial, en utilisant des accessoires tels que podiums, canons à confettis, barrières et lasers de soirée.
Foteini Kotsopoulou
This Dance Has No End
Vidéo expérimentale | mp4 | noir et blanc | 10:58 | Grèce, Royaume-Uni | 2018
"Ce qui se passe quand quelqu'un meurt, c'est que nous, les vivants, contenons leur mémoire en nous... Ils continueront à vivre en nous, et nous les célébrerons. Et nous danserons comme s'il n'y avait pas de lendemain." Diane Torr Une danse dédiée à l'artiste, drag king et activiste du genre Diane Torr, décédée en mai 2017. Un an plus tard jour pour jour, je danse dans une pièce noire: un seul plan fusionnant masculin et féminin comme une ode à la vie et à la mort. Le zeïbekiko, danse traditionnelle urbaine de la musique Rebetiko, était réservée aux hommes - par le passé. Elle est dansée ici par ma manifestation hybride - aspects mélangés de mon identité. En silence, j'entends les mots de Diane: "Prends l'espace de tout ton être. Approprie-toi l'espace". Je lève les bras et danse comme s'il n'y avait pas de lendemain, tandis que la caméra me suit. Pas de montage ou de reprise: le but n'est pas de plaire ou de séduire, mais de m'offrir comme lieu de soulagement collectif.
Fenia Kotsopoulou est artiste pluridisciplinaire, et primée dans les domaines de la performance, de la danse, de la vidéo et de la photographie. D’origine grecque, elle habite à Lincoln (Royaume-Uni). Elle est titulaire d'un Master en Chorégraphie d'art vivant de la University of Lincoln (Royaume-Uni), d'un BA Honours en Danse de la National Dance Academy of Rome (Italie) et d'une licence en Langue et littérature italiennes de la Aristotle University of Thessaloniki, Thessalonique (Grèce). Au cours des dix dernières années, la réalisation de vidéos et la photographie sont devenues des éléments dominants et constants de sa pratique artistique. Les thèmes centraux de ses projets récents sont, entre autres, le corps en tant que réceptacle des émotions et lieu de transformation, la mémoire personnelle et collective, la fragmentation, la (dé)construction de l'identité féminine, l'inconvenance, la honte et la pilosité. Ces dernières années, ses œuvres en tant qu'interprète (de danse), productrice et praticienne visuelle, ainsi que celles de son proche collaborateur, l'artiste numérique Daz Disley, ont été présentées dans de nombreux festivals et plateformes artistiques, dans les domaines de la danse, de la performance expérimentale, des arts vivants et de l'art vidéo, et ont reçu plusieurs prix et récompenses. Parallèlement à sa pratique artistique, elle est Maître de conférence dans le Master of Performance Practices à l'université ArtEZ, Arnhem (Pays-Bas) et, depuis 2016, elle est artiste en résidence à x-church, Gainsborough (Royaume-Uni).
Zaur Kourazov
Han Yu
Doc. expérimental | mov | couleur | 20:23 | Belgique, Russie | 2019
Dans un village de Tchétchénie, une mère et une fille parlent du retour d'une connaissance.
Zaur Kourazov (né en 1994) a obtenu en 2019 son diplôme de la KASK – Académie royale des beaux-arts de Gand (Belgique), avec la mention très bien, pour son œuvre "Time Is" [2020]. Son travail s’intéresse à des thèmes tels que la mémoire, l'identité (culturelle) et les amitiés qui naissent dans un contexte interculturel. Comme il se sent lié à sa culture ethnique et à la culture assimilée, son travail se situe dans une position unique, explorant un "entre-deux", un espace très particulier où l'on comprend les deux mondes mais où l'on n’est adapté à aucun d'entre eux.
Eva L'hoest
The Inmost Cell
Vidéo | 0 | couleur | 11:8 | Belgique | 2020
"The Inmost Cell" est la nouvelle œuvre vidéo d'Eva L'Hoest. Son récit est inspiré par les contes traditionnels du fleuve Daugava et par les ruines de ses îles sous-marines, englouties lors de la création du barrage de Riga. En combinant divers procédés numériques, Eva L'Hoest transforme son reportage photographique sur la périphérie de Riga en architectures tridimensionnelles et fluides. Ces éléments perdus de la culture lettone indiquent un lieu de synthèse entre humains, nature et ruines artificielles. Dans une fusion entre le paysage rural et le paysage maritime faisant référence à la calenture, un mirage de marin où la mer devient un champ herbeux invitant, l'artiste imprègne les images d'une qualité hallucinatoire et changeante. À travers des travellings lents et contemplatifs, ses différentes réalités fusionnent, les formes tombent les unes après les autres et des passages sont créés entre les lieux et la mémoire.
Eva L'Hoest (née en 1991, en Belgique) explore la façon dont tous les types d'images mentales, en particulier les souvenirs et les réminiscences, peuvent réapparaître sous une forme technologique. Œuvre par œuvre, l'artiste s'approprie les technologies contemporaines afin de révéler à la fois leur nature en tant qu'extensions pour capturer le monde, et leur potentiel en tant que support artistique. Son travail a récemment été exposé au FRAC Grand Large, Dunkerque (France); "Shapeshifters" au Malmö Museum (Suède); à la Biennale internationale de Riga (Lettonie) "And suddenly it all blossoms", organisée par Rebecca Lamarche-Vadel (curatrice); à la Biennale de Lyon "Là où les eaux se mêlent", organisée par le Palais de Tokyo, Lyon (France); La triennale d'Okayama Art Summit 2019 "IF THE SNAKE", organisée par Pierre Huyghe, Okayama (Japon); "Suspended time, Extended space", Casino Luxembourg (Luxembourg).