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Salomé Lamas
EXTRACTION: THE RAFT OF THE MEDUSA
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 10:0 | Portugal | 2020
"Extraction: The Raft of the Medusa" est à la fois une méditation sur le modifications importantes de la planète par l'humanité, et un pamphlet dystopique sur l'anthropocène. "Extraction: The Raft of the Medusa" dépeint un bref moment d'euphorie, alors que les occupants du radeau à la dérive semblent entrevoir une possibilité de salut, espérant et priant pour être secourus. Nous pouvons presque entendre les cris rauques par lesquels ils tentent d'attirer l'attention sur leur situation désespérée, rassemblant une dernière once de force avant le vide. C'est leur dernière chance de survie. "Extraction: The Raft of the Medusa" fait référence à la vision du monde, aux technologies et au paradigme coloniaux qui délimitent les régions à forte biodiversité, afin de réduire la vie à sa transformation en ressource par le capitalisme, au coût d’un énorme impact environnemental et social. Il s'agit d'une allégorie des états d'urgence en matière de politique environnementale, de climat et de migration, avec un objectif éthico-politique.
Salomé Lamas est née à Lisbonne (Portugal), et a étudié le cinéma à Lisbonne (Portugal) et à Prague (République tchèque), les arts visuels à Amsterdam (Pays-Bas), et est doctorante en études d'art contemporain à Coimbra (Portugal). Son travail a été projeté dans divers lieux d'art et festivals de cinéma, notamment à la Berlinale, Berlin (Allemage); au BAFICI – Festival Internacional de Cine Independente de Buenos Aires (Argentine); au Museo Arte Reina Sofia, Madrid (Espagne); à la FIAC – Foire internationale d’art contemporain, Paris (France); au MNAC - Museu do Chiado, Lisbonne (Portugal); à DocLisboa, Lisbonne (Portugal); à Cinéma du Réel, Paris (France); à Visions du Réel, Nyon (Suisse); au MoMA - Museum of Modern Art, New York (USA); au Museo Guggenheim Bilbao (Espagne); à la Harvard Film Archive, Cambridge (USA); Museum of the Moving Images, New York (USA); au Jewish Museum, New York (USA); au FIDMarseille (France); au Arsenal Institut für Film und Videokunst, Berlin (Allemagne); à la Viennale, Vienne (Autriche); à Culturgest, Lisbonne (Portugal); au CCB - Centro Cultural de Belém, Lisbonne (Portugal); au Hong Kong Film Festival (Chine); au Museu Serralves, Porto (Portugal); à la Tate Modern, Londres (Royaume-Uni); au CPH: DOX, Copenhague (Danemark); au Centre d'Art Contemporain Genève (Suisse); au Bozar, Bruxelles (Belgique); au Tabakalera, Saint-Sébastien (Espagne); au ICA – Institute of Contemporary Arts in London, Londres (Royaume-Uni); à la TBA 21 Foundation, Madrid (Espagne); à la Mostra de São Paulo (Brésil); au Contemporary Art Centre Vilnius (Lituanie); au MALBA – Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires (Argentine); au FAEMA; au SESC São Paulo (Brésil); au MAAT – Musée d’Art, Architecture et Technologie, Lisbonne (Portugal); et à La Biennale di Venezia Architettura, Venise (Italie). Salomé Lamas a reçu plusieurs bourses, notamment la bourse du Gardner Film Study Center - Université Harvard, Cambridge (USA); de la Film Study Center-Harvard Fellowship, Cambridge (USA); de la Rockefeller Foundation – Bellagio Center (Italie); de la Brown Fondation – Maison Dora Maar, Ménerbes (France); de la fondation Botín, Santander (Espagne); de la Fondation Calouste Gulbenkian, Lisbonne (Portugal); de Sundance, Park City (USA); de la Bogliasco Foundation, Bogliasco (Italie); de la MacDowell Colony, Peterborough (USA); de Yaddo, Saratoga Springs (USA); de la Fondation Camargo, Cassis (France); et du le Berliner Künstlerprogramm des DAAD, Berlin (Allemagne). Elle collabore avec la Universidade Católica Portuguesa, Lisbonne (Portugal), et avec la Elias Querejeta Zine Eskola, Saint-Sébastien (Espagne). Elle travaille avec la société de production O Som e a Fúria, Lisbonne (Portugal), et est représentée par la Galeria Miguel Nabinho, Lisbonne (Portugal) et la Kubikgallery, Porto (Portugal).
Lei Lei
A Bright Summer Diary
Doc. expérimental | dcp | couleur | 27:14 | Chine, USA | 2020
"La photo a été prise à l'aide d'une planche peinte, dans le parc Kuling à Lushan..." Une femme se rappelle l'histoire qui se cache derrière une photographie: c'était une journée d'été radieuse dans les années 80. Sa famille s’était rendue à Lushan pour échapper à la chaleur. Au fil de ses souvenirs, nous découvrons peu à peu l'histoire oubliée et cette photographie altérée par des taches d’eau.
Lei Lei est artiste et réalisateur. Il est né à Nanchang, dans la province du Jiangxi, en 1985. Artiste d'animation expérimental, il touche également à la vidéo, à la peinture, à l'installation, à la musique et à la performance VJ. En 2009, il a obtenu un Master en animation de l'Université Tsinghua, Pékin (Chine). En 2010, son film "This is LOVE" a été présenté au Ottawa International Animation Festival, Ottawa (Canada), où il a reçu le prix Best Narrative Short Award. En 2013, son film "Recycled" a remporté le Grand Prix du film court non narratif au Holland International Animation Film Festival, Utrecht (Pays-Bas). En 2014, il a fait partie du jury du Animafest Zagreb (Croatie) et du Holland International Animation Film Festival, Utrecht (Pays-Bas). Il a également remporté la bourse 2014 du Asian Cultural Council. En 2017, il a travaillé dans le programme CalArts Experimental Animation, Los Angeles (USA), en tant que membre du corps enseignant. En 2018, il a été invité à joindre la branche des courts et longs métrages d'animation de l'Académie des Oscars. En 2019, son premier long métrage, "Breathless Animals" a été sélectionné dans la section Forum de la Berlinale, Berlin (Allemagne).
Christelle Lheureux
80 000 ans
Fiction | mp4 | couleur | 28:26 | France, 0 | 2020
C’est l’été en Normandie. Céline travaille sur un chantier de fouilles et en profites pour passer un week-end dans son village d'enfance, qu'elle n'a pas revu depuis longtemps. Ses recherches archéologiques se mêlent à des retrouvailles plus ou moins probables au fil de ses promenades.
Originaire de Normandie (France), Christelle Lheureux est cinéaste, artiste et enseignante. Elle vit à Paris (France) et enseigne à la Haute école d’art et de design de Genève (Suisse). Après une formation aux universités d’Amiens (France) et de Paris VIII (France), aux Beaux-Arts de Grenoble (France) et au Fresnoy – Studio national des arts contemporains, Tourcoing (France), elle réalise de nombreuses installations vidéo dans les années 2000, et participe à de nombreuses expositions, biennales et résidences d’art contemporain en Europe et en Asie. Dans les années 2010, elle réalise plusieurs courts et moyens-métrages primés dans des festivals de cinéma. Elle prépare actuellement "Le vent des crocodiles", son premier long-métrage avec Christmas in July (Julie Salvador), "Dans le ventre de la baleine", un moyen métrage en Thaïlande avec Kidam (François-Pierre Clavel), et termine "80 000 ans", un court métrage en diptyque.
Jan Locus
Masters of the Land
Vidéo expérimentale | 4k | couleur | 14:0 | Belgique | 2020
Grâce à l'essor de l'exploitation minière, l’économie de la Mongolie post-communiste a connu la croissance la plus rapide du monde en 2012. Cependant, les pauvres n’ont pas profité de cette industrie en plein développement, et les changements climatiques, associés au surpâturage, ont entraîné une importante désertification. Selon la croyance chamanique mongole, la terre et le ciel sont liés. La violation de la nature par les hommes provoque la colère des esprits dominants ou des "maîtres de la terre", et entraîne sécheresse et peste. Comment la population entre-t-elle en relation avec ses ancêtres, lorsque ses désirs menacent de rompre l'équilibre cosmique? Le film s'ouvre sur des images tournées à Baganuur et Nalayh, autrefois les plus grandes mines de charbon de Mongolie. Des images à caméra fixe d'ouvriers dans l'ombre de machines gigantesques alternent avec des paysages désolés et le centre-ville d'Oulan-Bator, filmé de jour comme de nuit. Des inter-titres coupent les plans de longueur moyenne. Le premier extrait nous vient du poète hongrois Ferenc Juhasz. En 1957, sous l'influence du LSD, il a vécu une douloureuse initiation chamanique. Le deuxième extrait est tiré d'un chant de la chamane Kyrgys Khurak. Il évoque la cupidité et l'inégalité rampantes qui pourraient détruire la nature - un aspect qui fait implicitement référence à la crise climatique. (Ive Stevenheydens)
Les projets à long terme de Jan Locus, photographe et réalisateur, étudient la complexité des questions sociopolitiques mondiales. Il a notamment publié "Mongolia", "De Bewegende Stad" et "Devoted". Ses films ont été projetés, entre autres, au Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas); au DokFest, Kassel (Allemagne); aux Internationale Kurzfilmtage Oberhausen (Allemagne); aux Rencontres internationales Paris/Berlin (France/Allemagne); au Asolo Art Film Festival, Asolo (Italie); au Split International Festival of New Film, Split (Croatie) ; et au FIFA - Festival international du film sur l’art, Montréal (Canada). Il vit et travaille à Bruxelles (Belgique).
Silvia Maglioni, Graeme Thomson
Common Birds
Film expérimental | 4k | couleur et n&b | 84:0 | Italie, France | 2019
Deux Athéniens décident de fuir leur ville pour échapper à la dette. Guidés par de mystérieux appels de corbeaux, ils parcourent la ville, avant d’atteindre une zone de passage, où ils sont entraînés dans une forêt ancestrale: le Royaume des Oiseaux. Ils y rencontrent la Hoopoe, mi-oiseau mi-femme, qui devient leur traductrice. Au milieu des forces magiques de la forêt, les oiseaux vivent en partageant leurs ressources. La rencontre entre humains, oiseaux et forêt sera une révélation pour tout le monde. Plus de 2500 ans après la création de l’original, "Common Birds" est une adaptation expérimentale des "Oiseaux" d’Aristophane. Entre une Athènes contemporaine marquée par la crise et ce qu’il reste de la forêt primaire de La Gomera, entre grec ancien et Silbo (langue sifflée en voie de disparition, qui fait partie d'une longue tradition de résistance), une histoire de fuite, de perte et de réenchantement, dans un espace végétal époustouflant, où de nouvelles alliances inter-espèces peuvent émerger.
Silvia Maglioni et Graeme Thomson sont réalisateurs et artistes. Leur travail explore les frontières poreuses entre fiction et documentaire, cinéma et arts visuels. Leurs œuvres ont été projetées à l’international dans des festivals, notamment au FID-Marseille (France); au Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas); à la Anthology Film Archives, New York (USA); aux Rencontres internationales Paris-Berlin (France/Allemagne); au Thessaloniki International Film Festival, Thessalonique (Grèce); à la Berlin Critics Week (Allemagne); au BAFICI – Buenos Aires Festival Internacional de Cine Independente (Argentine); au Ji.hlava International Documentary Film Festival, Jihlava (République tchèque); au Festival Hors-Pistes, Paris (France); et à Docs Kingdom, Lisbonne (Portugal).
Stephanos Mangriotis, Alex Frigout, Gaël Marsaud
O Terra, Addio
Doc. expérimental | mov | couleur | 7:48 | Grèce, France | 2020
Une immersion dans les eaux sauvages et mystérieuses du Carnaval Indépendant de la Plaine et de Noailles. Sur fond d’aménagement de Marseille, les foules carnavalesques se cherchent, basculent, s’entrelacent. Des bras déchirent le présent et la foule part à l’assaut de l’hiver.
Alexandre Frigoult est ingénieur du son et monteur son. Bercé dès son plus jeune âge par le monde vibratoire et musical des chants de sa mère lorsqu'elle passait l'aspirateur, il peaufine en parallèle son oreille à l'école de musique d'à côté. Il étudiera par la suite l’ethnomusicologie à l'université Paris 8 Saint-Denis (France) et se passionnera pour le pouvoir narratif sonore lors de sa formation à l'ESAV - École Supérieure d'AudioVisuel, Toulouse (France). Actuellement ingénieur du son et monteur son pour le cinéma, il collabore aussi à d'autres formes telles que la musique, la radio et le spectacle vivant. Stephanos Mangriotis est photographe, réalisateur et chef opérateur. Il est né à Athènes (Grèce). Il a d’abord étudié les mathématiques et la philosophie à Bristol (Royaume-Uni), puis la photographie à Paris 8 - St. Denis (France). Dans son travail, il utilise l’image et les formes multimédias pour créer des récits autour des frontières, des migrations et du sentiment "d’entre-deux". Il aime bien prendre le temps de comprendre et discuter avec les gens avant de déclencher son appareil. Il est co-fondateur de la plateforme Dekadrage avec laquelle il élabore des projets depuis 2009. Gaël Marsaud est sociologue indépendant et vidéaste. Né en Guadeloupe en 1984, il est titulaire d'un doctorat en science politique à l'Université Paris 8 (France). Sa thèse consacrée à un ensemble de films documentaires tournés à Marseille (France) et Saint-Denis (France) au début des années 2000 aborde les questions suivantes: Comment les réalisateurs, leurs équipes et les publics politisent voire dépolitisent leurs films? Comment appréhender la fabrique collective des documentaires? Quelle méthode mobiliser pour analyser ces images? Comme vidéaste, il s’intéresse aux luttes et pratiques d'auto-organisation, là où elles sont les moins attendues et pourtant bien vivantes. Réalisées collectivement, ces chroniques vidéo donnent à voir Marseille et ses résistances.
Filip Markiewicz
Ultrasocial Pop
Performance | mov | couleur | 30:0 | Luxembourg | 2020
"Ultrasocial Pop" est le dernier projet audiovisuel expérimental de Filip Markiewicz. Il crée un dialogue performatif entre son travail visuel et filmique, et ses compositions musicales sous le nom Raftside. La performance en direct est toujours une expérience unique, qui inclut un commentaire sur des événements sociaux réels. L'idée est d’interroger le lien entre la culture pop et le populisme, et de monter un tableau vidéographique en mouvement. "Ultrasocial Pop", une œuvre encore en développement, aboutira sur la publication d'un livre visuel accompagné d’un disque vinyle LP (Label Grzegorzki Records) dans le cadre de son exposition solo à Haus am Lützowplatz, à Berlin (Allemagne), en mai 2021. "Ultrasocial Pop" est financé par la Bourse Bert-Theis.
Filip Markiewicz est né à Esch-sur-Alzette (Luxembourg) en 1980. Ses expositions personnelles ont été présentées par des institutions telles que le MNAC - Musée national d'art contemporain de Bucarest (Roumanie); le NN Contemporay Art, Northampton (Royaume-Uni); la Kunsthalle Osnabrück (Allemagne); le Centre for Contemporary Art Derry (Royaume-Uni); et le Casino Luxembourg - Forum d'Art Contemporain, Luxembourg (Luxembourg). Il a représenté le Luxembourg à la 56e Biennale de Venise (Italie). Filip Markiewicz suit une voie de performance théâtrale et musicale, qui l'a conduit à créer des représentations au Staatstheater Cottbus, Cottbus (Allemagne), dans le cadre du Lausitz Festival, Görlitz (Allemagne); au Theater Basel, Bâle (Suisse); et à l'Expo Shanghai (Chine); ainsi qu’à développer son travail dans le domaine des arts visuels. Il vit et travaille à Hambourg (Allemagne) et à Luxembourg (Luxembourg).
Lukas Marxt
Imperial Irrigation
Vidéo | 4k | couleur | 20:4 | Autriche, USA | 2020
Trouver l'accès aux strates et aux vérités les plus profondes d'un bout de terre, par le biais du surréel et de ce qui est aliéné numériquement. Tel est l'objectif de "Imperial Irrigation", de Lukas Marxt, où le surréalisme numérique est ancré dans l’intention d’un documentaire expérimental, tandis que les couches de texte et de son s'immiscent dans les multiples strates d'action, décentrant ainsi continuellement le récit. Le point de départ de cette étude territoriale complexe et dynamique est la Salton Sea, en Californie, près de là où "Imperial Valley (cultivated run-off)", de Lukas Marxt, menait déjà. Ce lac, qui s'assèche lentement, et son passé en dents de scie sont approchés par le biais de différents types d'images, dont la plupart mettent délibérément en scène des moments d'aliénation soigneusement disposés. Comme si l'intangibilité du paysage offert ne pouvait être rencontrée par des moyens réalistes, les plans sont découpés numériquement, prolongés par des arrêts temporels, imprégnés de MacGuffins indéfinissables et tremblotant de manière erratique à cause des reflets de l'air qui se produisent lorsqu'on filme à grande distance. Lukas Marxt ne s'exclut pas de cette inspection quasi-coloniale du paysage. Ses bottes de cow-boy, son chapeau en peau de serpent, le temps qu'il passe devant les machines à sous ou dans la voiture interviennent à plusieurs reprises, comme des présences idiosyncratiques dans le flux des images. L'artiste Julia Scher raconte énergiquement une histoire de la Salton Sea basée sur un texte de William L. Fox, récapitulant divers moments d'ancrage discursif. Dans le même temps, des éléments sonores entrelacés subtilement, notamment des passages insistants du musicien Jung An Tagen, viennent dépasser le "sens insensé" des événements, à la manière d’un média alternatif. Il en ressort un portrait troublant d'une partie de l'Anthropocène, dont le film résume bien le cap actuel, catastrophique. (Christian Höller)
Lukas Marxt est né en 1983, en Autriche, et vit et travaille entre Cologne (Allemagne) et Graz (Autriche). Il est artiste et réalisateur. L'intérêt de Lukas Marxt pour le dialogue entre l'existence humaine et géologique, et pour l'impact de l'homme sur la nature, s’est d’abord développé lors de ses études de géographie et de sciences de l'environnement à l'université de Graz, puis lors de ses études audiovisuelles à l'université d'art de Linz. Il a obtenu un master à la Kunsthochschule für Medien Köln, Cologne (Allemagne), et a suivi le programme de troisième cycle à la Hochschule für Grafik und Buchkunst Leipzig (Allemagne). Lukas Marxt a partagé ses travaux dans le milieu des arts visuels, ainsi que dans celui du cinéma. Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions individuelles et collectives, notamment au Torrance Art Museum, Los Angeles (USA) [2018]; à la Biennial of Painting, Museum Dhondt-Dhaenens, Laethem-Saint-Martin (Belgique) [2018]; et au Museum of Modern and Contemporary Art Rijeka (Croatie) [2018]. Ses films ont été présentés dans de nombreux festivals de cinéma à l’international, notamment à la Berlinale, Berlin (Allemagne) [2017, 2018]; à Curtas Vila do Conde, Vila do Conde (Portugal) [2018]; et au Festival international du film de Gijón (Espagne), où il a reçu le prix Principado de Asturias pour le meilleur film court [2018]. Depuis 2017, Lukas Marxt a passé un temps considérable en Californie du Sud (USA), où il a fait des recherches sur les structures écologiques et sociopolitiques entourant la Salton Sea.
Masbedo
Condivisione di un ricordo
Vidéo | mp4 | couleur | 13:13 | Italie | 2020
La grande projection vidéo mise en place fait écho au documentaire "Condivisione di un ricordo": cette œuvre présente l'opération qui s’est déroulée à Bergame et dans les communes du Val Seriana pendant l'été, et au cours de laquelle de nombreuses affiches reproduisant le tableau de Pellizza ont été exposées, grâce à la participation de personnes rencontrées par les artistes.
Les deux artistes travaillent ensemble depuis 1999, se concentrant sur l'art vidéo et les installations. Ils s'expriment à travers le langage vidéo, et sous différentes formes telles que la performance, le théâtre, l'installation, la photographie et récemment le cinéma. En Italie, ils sont reconnus parmi les principaux artistes vidéo et innovateurs en art contemporain. Leur recherche artistique s'est concentrée sur le thème de l'incommunicabilité, soulignant le paradoxe de notre société de communication. Cela les a amenés à produire des pièces très intimes, ainsi que des œuvres à caractère plus anthropologique, social et politique. Ils s'efforcent d'impliquer leur public, en utilisant les images en mouvement comme une installation immersive. MASBEDO a également exploré la vidéo-performance, afin d'impliquer son public dans l'espace créatif et dans les gestes créés par la vidéo elle-même.
Miguel Mejias
The Foundation
Film expérimental | mov | couleur | 34:8 | Espagne, Royaume-Uni | 2020
Conduit par une voix virtuelle, un homme ordinaire trouve refuge dans les bois. Là, il tentera de comprendre le mystère de sa situation.
Miguel Mejías (né en 1991 à Tenerife, Espagne) a étudié l’écriture de scénario à Madrid après avoir fait des études de sociologie et de communication. Après une série d'autres emplois comme chauffeur, promoteur culturel, docker, ouvrier de chantier, éditeur ou encore restaurateur d’objets historiques, il est actuellement professeur de cinéma et de littérature à Sundsvall, en Suède. Ses réalisations ont été sélectionnées dans des festivals internationaux tels que le Trieste Film Festival (Italie); Cinespaña, Toulouse (France); Experimental Superstars, Novi Sad (Serbie); le Festival Internacional de Cine de Las Palmas de Gran Canaria (Espagne); le Festival de Málaga (Espagne); la Mostra de Cinema Mediterraneo, Valence (Espagne); le Ismailia Film Fest, Ismaïlia (Égypte); le Festival de Cine de Bogotá (Colombie) ou encore le Festival de Buenos Aires (Argentine).
John Menick
Haunting
Vidéo expérimentale | mov | couleur et n&b | 32:0 | USA | 2020
Réalisé pendant le confinement à New York, "Haunting" est un diptyque vidéo rassemblant des séquences extraites de plusieurs décennies de films d'horreur fantastiques. Il s'agit de films dans lesquels les espaces domestiques et résidentiels - maisons de banlieue, manoirs en ruine, hôtels hors saison - sont hantés par des entités spectrales ou paranormales. S'inspirant des conventions très codifiées du film d’horreur, "Haunting" crée une architecture imaginaire dans laquelle le refoulé revient toujours, et où le passé n'est jamais mort. Les protagonistes des films - souvent joués par des acteurs aujourd'hui oubliés - ne sont pas sans rappeler les fantômes eux-mêmes, leurs déambulations s'enchaînant sur les deux écrans en une étrange chorégraphie d’apparitions. "Haunting" est une étude du spectral, car il s'agit d'une réponse au monde fantomatique qui a émergé de la pandémie - un monde devenu, pour beaucoup, à la fois étrange et terrifiant.
Dans sa pratique visuelle et ses écrits, John Menick examine comment ce qui est fictif trouble le réel. Au moyen de l'histoire du cinéma, du ouï-dire, de la pseudo-science et du cinéma de genre, il a développé une pratique artistique diversifiée, qui opère entre fiction et critique. Son premier film, "The Disappearance" (2002), a pris la forme d'un repérage fictif à Nuremberg (Allemagne), afin de raconter l'histoire de la ville après la guerre. "Starring Sigmund Freud" (2012) est un rappel vidéo de la vie de Sigmund Freud en tant que personnage de fiction au cinéma. Son plus récent projet, "Haunting" (2020), évoque la longue histoire des fantômes dans le cinéma d’horreur, et la façon dont le film lui-même peut être compris comme un médium spectral. Né à White Plains (USA), il a étudié les beaux-arts à la Cooper Union for the Advancement of Science and Art, New York (USA). Après avoir obtenu son diplôme, il a été l'un des premiers membres de plusieurs importants collectifs d’artistes à New York (USA), dont Nomads + Residents, et le 16 Beaver Group. Ses œuvres en art visuel et ses films ont été exposés et projetés à la documenta 13, Kassel (Allemagne); au Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas); au MoMA PS1, New York (USA); au Palais de Tokyo, Paris (France); au CCA – California College of the Arts Wattis, San Francisco (USA); et au Artists Space, New York (USA). Ses essais et récits ont notamment paru dans Frieze, The Believer, Mousse Magazine, BOMB, Spike Art Quarterly, Art in America et Witte de With Review. Son premier recueil de prose, "A Report on the City", a été publié en 2012 par Walther König et a été cité par le magazine Frieze comme l'un des livres marquants de l'année. John Menick a reçu des bourses de la Jerome Foundation, St Paul (USA), ainsi que de la New York Foundation for the Arts (USA), et a reçu plusieurs commissions, notamment des Laboratoires d'Aubervilliers (France). Il vit actuellement à New York (USA), où il est également professeur invité de cinéma à la Cooper Union.
Pierre Merejkowsky
L'état de notre urgence 4
Vidéo | mov | couleur | 2:15 | France | 2019
L'état de notre urgence 4 a été tourné à Paris pendant le premier confinement à 20 heures
J'ai réalisé une cinquantaine de films, certains ont été auto produits d'autres produits et diffusés dans des festivals et sur Arte Mon récit moi autobiographie 14 eme version a été publié par les éditions sens et tonka Chroniques palestiniennes et divers textes sur le virus ont été publiés par les éditions de l'obsidienne Certains de mes textes et films inédits sont diffusés dans le marché des collectionneurs.
Pierrick Mouton
Chapter 5 — The Sacred Forest
Film expérimental | mov | couleur | 18:55 | France, Bénin | 2019
Il y a très longtemps, se trouvait un vieil homme au village, qui gardait jalousement un secret. Certains soir de l'année, quand la lune était pleine Il s'asseyait devant l'arbre sacré. Les mains écartées, il prononçait des paroles incantatoires jusqu'au bout de la nuit. La forêt tout entière s'animait. Après quoi, On raconte l'avoir vu à des centaines de kilomètres de là. Certains disent qu'il aurait le pouvoir de se téléreporter.
Pierrick Mouton est artiste et vidéaste, et vit à Paris (France). Son travail s’articule autour de systèmes de croyances, spirituels ou idéologiques à travers des films, des œuvres sonores ou des objets, qu’il fait réaliser ou qu’il réalise lui-même. Cette démarche est associée à une approche documentaire, et à une immersion sur le long terme avec différents groupe de croyance et de pensée. Pierrick Mouton a récemment exposé au Salon de Montrouge, Paris (France); à l’École d’architecture de la ville et des territoires Paris Est (France); à la Clark House Initiative, Mumbai (Inde); à la Villa Belleville, Paris (France); à l’Alliance Française, Chandigarh (Inde); à la Nunnery Gallery, Londres (Royaume-Uni); et à Carrousel, Londres (Royaume-Uni). Ses créations radiophoniques sont régulièrement diffusés sur France Culture et DUUU radio.
Charly Nijensohn
Patagonian Ice Fields
Vidéo | hdv | couleur | 6:24 | Argentine, Allemagne | 2020
Alors que tout s’était arrêté et que le confinement s'étendait à toute la planète, je me suis consacré à créer de nouvelles musiques originales et à revoir certaines de mes œuvres antérieures, avec du matériel qui avait été laissé de côté lors de leur postproduction initiale. C'est ainsi que j'ai abordé de nouveau l'expédition dans les champs de glace de Patagonie, un projet que j'ai réalisé en collaboration avec des membres d'une équipe de sauvetage en montagne. La Patagonie est affectée dramatiquement par les changements climatiques et par le réchauffement de la planète. Les glaciers disparaissent sous nos yeux. Dans ce contexte, un groupe de personnes se retrouve perdu dans un labyrinthe de glace. Unis et isolés, ils envisagent l'effondrement de leur univers.
Charly Nijensohn est né Buenos Aires (Argentine) en 1966. Il vit et travaille à Berlin, et est artiste multidisciplinaire. Son travail artistique comporte plusieurs niveaux. Charly Nijensohn travaille sur l'idée d'une confrontation entre l'être humain et les forces naturelles de l'univers qui nous entoure. La relation entre l’humain et l'espace qui l'entoure représente un conflit à la fois réel et existentiel. Il a représenté l'Argentine avec une exposition personnelle à la 50e Biennale de Venise (Italie). Son travail a été notamment présenté à la BienalSur, Buenos Aires (Argentine) [2017], et à la Mediations Biennial, Poznan (Pologne) [2012]. Il a exposé à la Biennale de Valence (Espagne) [2001], dont le curateur était Peter Greenaway; à la Biennale de Singapour (Singapour) [2008], dont le curateur était Fumio Nanjo; et à la Dojima River Biennale, Osaka (Japon) [2009]. Il a également présenté son travail dans de nombreux festivals, notamment à la Transmediale, Berlin (Allemagne); à Videobrasil, São Paulo (Brésil); aux Rencontres Internationales Paris/Berlin – qui se sont tenues à la Haus der Kulturen der Welt, Berlin (Allemagne), au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid (Espagne), et au Centre George Pompidou, Paris (France); au Monitoring, Kassel (Allemagne); à Visions of Nature, Kunst Haus Wien, Vienne (Autriche) [2017/2018]; à Video Art in Latin America, LAXART, West Hollywood (USA) [2017]. Il a également exposé au Kröller-Müller Museum ["Windflower, Perceptions of Nature", 2011], Otterlo (Pays-Bas); au Morsbroich Museum ["Radical Shift"], Leverkusen (Allemagne); à la Akademie der Künste ["Realidad y Utopía, Argentiniens künstlerischer Weg in die Gegenwart", 2011], Berlin (Allemagne); à la Whitechapel Gallery [2010], Londres (Royaume-Uni); à Políticas de la diferencia, MALBA - Museo de Arte Latinoamericano, Buenos Aires (Argentine); et à Latin America: Video Views - Latin American Artist of the Twentieth Century, MOMA – Museum of Modern Art, New York (USA).
Noemi Osselaer
Erpe-Mere
Doc. expérimental | dcp | | 20:44 | Belgique | 2020
Entourée par le bruit des animaux nocturnes, une jeune fille tombe dans un profond sommeil. Peu à peu, nous sommes entraînés dans son rêve, qui se transforme en un voyage cosmique à travers les prairies d'Erpe-Mere, une commune rurale de Belgique.
Noemi Osselaer est née à Alost (Belgique). Elle a étudié les arts audiovisuels à l'Académie royale des Beaux-Arts de Gand (Belgique). Son film de fin d'études, "Erpe-Mere", a été présenté dans plusieurs festivals, notamment à Dok Leipzig (Allemagne) et au Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas). De janvier 2021 à décembre 2022, elle sera artiste en résidence au HISK - Institut supérieur des Beaux-Arts de Gand (Belgique).
Halima Ouardiri
Clebs
Documentaire | 4k | couleur | 18:11 | Canada | 2019
Les pelages bruns, beiges, blancs et noirs se fondent à l’ocre de la terre et des murs inondés de soleil. Calme à l’heure du repos, l’endroit devient assourdissant quand vient le moment de nourrir les bêtes, qui entament alors leur concert d’aboiements. Dans le refuge pour chiens errants d’Agadir au Maroc, plus de 750 animaux trouvent aide et protection en attendant d’être adoptés par une famille. Chaque journée ressemble à la suivante, rythmée par la seule distraction des repas. Avec un regard aussi empathique qu’alerte aux jeux de lumière et de textures, Halima Ouardiri observe la chorégraphie qui régit la vie de la population animale, dont le quotidien suspendu évoque l’attente bien plus tragique de millions d’êtres humains à la recherche d’une terre d’accueil.
Halima Ouardiri est cinéaste. Suisso-Marocaine, elle travaille entre le Canada, le Maroc et la Suisse. Elle a obtenu un B.A. en Science Politique et un B.F.A. en Production filmique à la Mel Hoppenheim School of Cinema à Montréal (Canada). Son premier film, "Mokhtar", tourné en Super 16mm, a reçu un très bon accueil dans une centaine de festivals internationaux tels que le TIFF – Toronto International Film Festival (Canada); la Berlinale, Berlin (Allemagne); le Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas); et le Festival international du film de Dubaï (Émirats arabes unis), avant d’être diffusé sur France 3, sur CBC et sur la TSR. Le film a remporté de nombreux prix, dont deux Prix de la Meilleure Réalisation et cinq Prix du Meilleur Film. Tourné dans un petit village du sud du Maroc, le film met en scène les villageois, beaucoup de chèvres et un hibou. De tous les interprètes, seul le hibou est un acteur professionnel. Aujourd’hui, Halima Ouardiri passe au long-métrage avec "Nico", un récit initiatique inspiré de son expérience comme garde du corps à Genève (Suisse), sa ville natale, et avec le développement du scénario de "La Camel Driving School".
Mario Pfeifer
Again | Noch einmal
Documentaire | 4k | couleur | 40:0 | Allemagne | 2018
Un incident violent impliquant un réfugié dans un supermarché d’Allemagne de l'Est est reconstitué dans un studio de cinéma. Dix citoyens observent et commentent l'affaire, mettant en lumière la frontière floue entre le courage civil et se faire justice soi-même.
Les films du producteur et réalisateur Mario Pfeifer (né en 1981, à Dresde, Allemagne) explorent les structures et les conventions de représentation par le biais du film et de la vidéo, dans des lieux allant de Mumbai à New York, du Brésil au désert d'Atacama, de la Terre de Feu à l'Allemagne de l'Est en passant par le Sahara occidental. Il conçoit chaque projet à partir d'une situation culturelle spécifique, effectue des recherches sur le contexte socio-politique et intègre des références interculturelles en matière d'histoire de l'art, de cinéma, de technologie et de politique à sa pratique richement composée.
Txuspo Poyo
Love Needs Time to Kill
Fiction expérimentale | 4k | couleur et n&b | 21:28 | Espagne | 2020
L’idée de penser ce projet en commençant par la fin est un symptôme de la crise de l'expérience historique. Alors que les séminaires du Pays basque ont commencé à fermer, leurs méthodes pédagogiques se sont vues réduites aux souvenirs de plusieurs générations. "Love Needs Time to Kill" traite du vide causé par la perte de ce qui est naturel et culturel. Dans les dernières décennies, les séminaires franciscains, et ceux d'autres ordres, ont fermé leurs portes dans tout le Pays basque. Avec la fermeture, vient la perte d'une pédagogie qui a été un pilier fondamental dans l'éducation et l'identité du Pays Basque. Une partie de cette approche pédagogique consistait en de grandes collections de spécimens de plantes et d'animaux, ramenés de missions dans les colonies en Amérique, en Afrique et en Asie. Ce projet de recherche fait le lien entre l'identité ainsi que l’approche pédagogique oubliée de la diaspora dans les missions, et la construction d'un imaginaire exotique et colonial. Sur la scène d'un petit théâtre dans l'un des séminaires fermés, nous avons recréé une nature morte baroque du XVIIe siècle. Cette nature morte devient une forme de barricade, un geste de lutte et de résistance, dans lequel les corps inertes mais expressifs des animaux affirment un sens du destin et de l'incertitude qui nous a accompagnés depuis l'époque romantique, jusqu'à aujourd'hui.
Txuspo Poyo est né à Alsasua (Espagne). Il a obtenu une Licence en beaux-arts à la UPV-EHU - Université du Pays basque, Leioa (Espagne). En 2001, il a participé à une résidence ISCP – International Studio and Curatorial Program, New York (USA), parrainée par la Fondation Marcelino Botín, et a également étudié au CADA Center de la New York University (USA). En 2006, il a reçu un financement de la Fondation Vegap – Visual Entidad de Gestión de Artistas Plásticos (Espagne) et de la Fundacio?n de las Artes de Valencia (Espagne) pour son projet "Delay Glass", et a remporté la même année le prix Gure Artea du gouvernement basque. En 2008, il a obtenu le premier prix de la 10e Unión Fenosa International Exhibition, A Coruña (Espagne). En 2015, il a reçu la grande bourse Multiverso de la Fondation BBVA (Espagne), pour son projet à propos du tunnel La Engaña. En 2018, il a reçu une des bourses du Centre d'art contemporain Huarte (Espagne) et du gouvernement de Navarre (Espagne) pour le projet "Izaro". En 2019, il a reçu une bourse de la Fondation Vegap - Visual Entidad de Gestión de Artistas Plásticos (Espagne). Il a participé au 15e Image Symposium de la région de Madrid (Espagne), et a été invité à intervenir dans des programmes de Master à la Universidad de Cuenca (Équateur) et à la UPV-EHU - Université du Pays basque, Leioa (Espagne). Il a présenté des expositions individuelles dans divers lieux, notamment à la Fondation BBVA, Madrid (Espagne); au musée Artium, Vitoria-Gasteiz (Espagne); au Centre d'Art La Panera, Lleida (Espagne); au Museo de Arte y Disen?o de Costa Rica, San José (Costa Rica); et à la galerie Montcada de la fondation La Caixa, Barcelone (Espagne). Parmi ses expositions collectives, citons "Geopolíticas de la animación", présentée au CAAC – Centre andalou des arts contemporains, Séville (Espagne), au MARCO – Museo de Arte Contemporánea, Vigo (Espagne); Les Rencontres Internationales Paris/Madrid/Berlin (France/Espagne/Allemagne); la 2e Triennale d'Angola, Luanda (Angola); le FILE - Festival Internacional de Linguagem Eletrônica, São Paulo (Brésil); "Incógnitas" au Musée Guggenheim de Bilbao (Espagne); "Cine y casi cine" au Musée Reina Sofía, Madrid (Espagne); ainsi que "Multitude" à la Artist Space Gallery, New York (USA), et à la Fondation Sandretto Re Rebaudengo, Guarene-Torino (Italie).
Wojciech Pus
Queer Landscapes | Segues from Endless
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 22:13 | Pologne | 2020
"Queer Landscapes | Segues from Endless" est un portrait expérimental d’une personne en transition. À travers leurs recherches, les différents personnages et voix du film forment un essai à plusieurs. Cette trame de rêve éveillé prend la forme d’un chœur d'identités opprimées, qui deviennent révolutionnaires et libres. L'essence de ce film repose sur la communauté informelle de performeurs de différents milieux sociaux, identités de genre, nationalités et statuts migratoires (Chili, France, Mexique, Pologne, Ukraine). La combinaison de leurs histoires personnelles avec des fragments d'œuvres littéraires, de films, d’autobiographies et de rêves crée une structure en mosaïque, qui s’inscrit dans le genre de l'abstraction queer.
Wojciech Pus est artiste. Il travaille dans divers domaines artistiques: le cinéma, le théâtre, les arts visuels et l’opéra. Dans son travail, il combine l'esthétique du cinéma expérimental avec des éléments d'installation lumineuse et vidéo, leur conférant un caractère filmique. Il a développé un style original et reconnaissable, faisant largement référence au rythme, au mouvement et au temps, qu’il analyse au moyen du film. Il confronte le spectateur à des représentations abstraites ayant un potentiel narratif, construites par le montage et la musique. Ses œuvres sont à la limite de deux réalités - la réalité tangible et celle créée par la visualité du film.
Simon Ripoll-hurier
Age of Heroes
Documentaire | hdv | couleur | 18:30 | France | 2020
À l'est de Skopje se trouve une petite place tranquille, où l'on peut parfois entendre l’écho d'une musique orchestrale. Si vous suivez le son, il vous mène à un grand studio. Le "Film & Music Ensemble" (FAME’s project) de Skopje se spécialise dans la musique de film. Une centaine de musiciens, ingénieurs du son, et autres participants viennent tous les jours enregistrer des musiques du monde entier. Les compositeurs assistent généralement aux séances par visioconférence. En une seule journée, on peut passer d'une série télévisée française à une production de Bollywood. Suivant un mécanisme sans faille, l'orchestre produit en permanence de la musique pour accompagner les images et leur donner une tonalité émotionnelle. Sur la petite place qui jouxte ce grand studio, la vie suit son cours dans une indifférence tranquille.
Simon Ripoll-Hurier (né en 1985) travaille dans le champ des arts visuels et développe une pratique à la frontière entre la musique, la radio et le cinéma, traque les situations d'écoute. De 2014 à 2017, il a développé "Diana", un projet de recherche qui inclut film, vidéo, performance et radio. Il travaille actuellement sur un film reliant la Silicon Valley d'aujourd'hui aux expériences parapsychologiques menées autrefois par la CIA. Son travail a été présenté dans divers festivals, biennales, musées, galeries, et diffusé à la radio. Il joue également avec Les Agamemnonz, un groupe de surf music instrumentale, et a cofondé *DUUU, une webradio gérée par des artistes.
Ben Rivers
Look Then Below
Film expérimental | 16mm | couleur | 22:30 | Royaume-Uni | 2019
Les films de Ben Rivers étudient ce qui semble venir d’un autre monde, à la recherche de lieux et d'histoires échappant aux conventions quotidiennes de la réalité. "Look Then Below" a été filmé dans un Somerset transformé en une île colorée et envahie par la brume, sur une mer d’huile, et avec une grotte baignée par une lueur souterraine. Là, le temps semble s'arrêter. Après "Slow Action" et "Urth", il d’agit du dernier volet d'une trilogie développée avec Mark von Schlegell, auteur américain de science-fiction.
Ben Rivers a étudié les beaux-arts à la Falmouth School of Art (Royaume-Uni): après la sculpture, il s’est tourné vers la photographie et le film en super8. Après avoir obtenu son diplôme, il a appris par lui-même la réalisation et le traitement manuel des films 16mm. Sa pratique en tant que réalisateur se situe entre le documentaire et la fiction. Souvent, il suit et filme des personnes qui, d'une manière ou d'une autre, se sont séparées de la société. Des images brutes lui fournissent un point de départ pour créer des récits obliques, imaginant des existences alternatives dans des mondes marginaux. Il a remporté de nombreux prix, dont le FIPRESCI International Critics Prize, 68e Mostra de Venise (Italie), pour son premier long métrage, "Two Years At Sea"; le Baloise Art Prize, Art Basel 42, Bâle (Suisse) [2011]; la présélection pour le Jarman Award, Londres (Royaume-Uni) [2010/2012]; et le Paul Hamlyn Foundation Award for Artists, 2010. Parmi ses expositions récentes, citons: "Slow Action", Hepworth Wakefield, Wakefield (Royaume-Uni) [2012]; "Sack Barrow", Hayward Gallery, Londres (Royaume-Uni) [2011]; "Slow Action", Mattâ's Gallery, Londres (Royaume-Uni), et Gallery TPW, Toronto (Canada) [2011]; et "A World Rattled of Habit", A Foundation, Liverpool (Royaume-Uni) [2009]. Il a notamment participé au Courtisane and Film Fest, Gand (Belgique); à la Mostra internazionale del Nuovo Cinema di Pesaro (Italie); au London Film Festival, Londres (Royaume-Uni); au Tirana International Film Festival, Tirana (Albanie); à Punto de Vista, Pampelune (Espagne); à Indielisboa, Lisbonne (Portugal); et au Milano Film Festival, Milan (Italie). En 1996, il a co-fondé la Brighton Cinematheque (Royaume-Uni), dont il a ensuite été co-programmateur jusqu'à sa fermeture, en 2006. Cette institution était réputée pour sa programmation unique de films, depuis ses débuts jusqu'aux derniers films et vidéos d'auteur.