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Wendelien Van Oldenborgh
Two Stones
Doc. expérimental | hdv | couleur | 61:15 | Pays-Bas, Allemagne | 2020
"Two Stones" explore les trajectoires et les idéaux de Lotte Stam-Beese, architecte allemande formée au Bauhaus, et de Hermina Huiswoud, militante et écrivaine antillaise, à travers des dialogues et des apparitions de protagonistes contemporains. Elles ont toutes deux travaillé en Union soviétique au début des années 30, et ont été actives aux Pays-Bas après la Seconde Guerre mondiale. "Two Stones" a été tourné dans le quartier constructiviste de KhTZ, bâti dans les années 30 à Kharkiv, en Ukraine, le premier grand projet de logement sur lequel Lotte Stam-Beese a travaillé, ainsi que dans le célèbre quartier Pendrecht, datant des années 50, conçu par Lotte Stam-Beese à l'époque où elle était la principale architecte/urbaniste de Rotterdam. Dans les années 70, Hermina Huiswoud s'insurgeait contre la règlementation sur le logement à Rotterdam, qui empêchait les Néerlandais d'origine antillaise de s'installer dans un quartier de la ville si leur présence dépassait 5% de la population. Les résonances et dissonances entre les trajectoires distinctes des deux femmes, et leurs attentes par rapport à l'idéologie communiste, sont perçues à travers les pensées et les expériences des protagonistes, qui ont tous une relation personnelle ou professionnelle avec les questions abordées. "Two Stones" (2020) est le montage d’une même image avec deux bandes sonores jouées séquentiellement.
Wendelien van Oldenborgh développe des œuvres dans lesquelles le format cinématographique est utilisé comme méthodologie de production et comme langage de base pour diverses formes de présentation, en collaborant avec des participants dans différentes situations, pour coproduire le scénario. Avec ces œuvres, qui s'intéressent aux structures qui nous forment et nous entravent, elle a participé à plusieurs grandes biennales et à de plus petites expositions spécialisées. Parmi ses récentes expositions solo, citons: "tono lengua boca" au CA2M – Centro de Arte Dos de Mayo, Madrid (Espagne) [2019-20], et au Fabra i Coats, Barcelone (Espagne) [2020]; et "Cinema Olanda", au pavillon néerlandais à la 57e Biennale de Venise (Italie) [2017]. Elle a présenté son travail à de nombreuses reprises, notamment au Kunsthall Wien, Vienne (Autriche) [2020]; au Stedelijk Museum, Amsterdam (Pays-Bas) [2020]; à la Chicago Architecture Biennial (USA) [2019]; à bauhaus imaginista; à la HKW – Haus der Kulturen der Welt, Berlin (Allemagne); au Zentrum Paul Klee, Bern (Suisse) [2019]; et au SALT Istanbul (Turquie) [2020]. Wendelien Van Oldenborgh est membre de la KNAW - Société (néerlandaise) des arts, et a remporté le Prix d’Art Dr. A.H. Heineken (2014). En 2016, elle a publié une monographie, "Amateur", chez Sternberg Press, Berlin (Allemagne), chez If I Can't Dance, Amsterdam (Pays-Bas), et chez The Showroom, Londres (Royaume-Uni).
Lesia Vasylchenko
Zaraz
Fiction expérimentale | mov | couleur et n&b | 15:46 | Ukraine, Norvège | 2020
"ZaraZ" est un essai vidéo de science-fiction, expérimental, de la chronopolitique et de la philosophie. À l'ère post-communiste, après la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'Union soviétique, des discours à propos de la fin de l'Histoire ont émergé. Au lieu de la structure passé-présent-avenir, nous assistons à un glissement temporel vers le Maintenant, qui se coule continuellement dans le présent du futur. "ZaraZ" réfléchit aux conséquences de l'accélération et de l'aliénation dans les sociétés modernes. Y sont dépeints des sites d'architecture brutaliste, construits pour concrétiser dans les espaces publics la "promesse" d'un avenir meilleur, et des paysages urbains endommagés par l'industrialisation et la croissance économique. La nostalgie de l'avenir s'exprime dans la désintégration des formes architecturales des espaces publics et privés, et dans la possibilité que de multiples présents émergent de passés multiples. "ZaraZ" interroge les temporalités spéculatives de la ville et explore les relations entre le temps et l'architecture; entre le virtuel, le réel et le véritable; entre les modes actuels d'instrumentalisation de l'histoire et la mémoire. Dans un monde où il n’y a qu’une seule synchronicité temporelle urbaine, la question demeure: quels sont les Temps responsables de la création de futurs imaginés?
Lesia Vasylchenko est artiste. Née à Kiev (Ukraine), elle vit à Oslo (Norvège). Sa pratique s’étend de l'installation à l'image en mouvement et à la photographie. Elle est co-curatrice de la galerie d'art autogérée Podium, Oslo (Norvège) et fondatrice de STRUKTURA.Time, une initiative transdisciplinaire de recherche et de pratique en arts visuels, archéologie des médias, littérature et philosophie. Elle est diplômée en journalisme à la Taras Shevchenko National University de Kiev (Ukraine) et en arts plastiques à la Oslo National Academy of the Arts (Norvège). Ses œuvres ont été présentées, entre autres, au Haugar Art Museum, Tonsberg (Norvège); à la Tenthaus, Oslo (Norvège); au Transnational Queer Underground, Berlin (Allemagne); à la Wrong New Digital Art Biennale, São Paulo (Brésil) et au Korea Queer Film Festival, Séoul (Corée du Sud).
Mona Vatamanu, Florin Tudor
Omnia Communia Deserta
Doc. expérimental | mp4 | couleur | 29:0 | Roumanie | 2020
Le film explore, analyse, le thème de la modernité efficace, dont la dernière conséquence sera l'extinction; le discours d'Ovidiu Tichindeleanu a pour toile de fond, pour motif, le présent post-apocalyptique de la salle Omnia, qui prend ainsi le sens d'un avertissement: nous sommes à nouveau au bout d'un chemin, celui du culte de la production.
Mona Vatamanu est née en 1968, et Florin Tudor en 1974. Ils vivent et travaillent à Bucarest (Roumanie). Leur pratique consiste en une observation attentive et une prise en compte des éléments matériels de la réalité. Ils choisissent souvent ce qui est éphémère, petit, marginal, comme la poussière, la rouille, le feu, le duvet des graines d’un arbre, ou la terre. Leur travail avec ces matériaux peut se faire le point de départ d’un questionnement à propos des relations sociales, des changements technologiques et économiques, et des conflits politiques.
Beny Wagner
Coal Mine in the Canary
Doc. expérimental | mp4 | couleur | 18:34 | Allemagne, Royaume-Uni | 2020
Film-essai raconté à travers le corps, "Coal Mine in the Canary" explore le travail de John Scott Haldane, physiologiste de la fin du XIXe siècle, dont les expériences sur la respiration dans des conditions atmosphériques extrêmes l'ont amené à placer des canaris dans des mines de charbon, pour être les premiers indicateurs de la toxicité de l'air. Le film explore cette technique historique comme une forme de contrôle de l'environnement, qui façonnerait finalement les possibilités d'échange entre les organismes et leur environnement, déterminé comme une série de variables régulées. Avec le canari, Haldane a développé un nouveau paradigme: modifier un organisme représente une forme de contrôle environnemental car il n'y a pas de frontière entre l'organisme et l'environnement.
Beny Wagner est artiste, réalisateur, chercheur et écrivain. Travaillant les images en mouvement, le texte, l'installation et les conférences, il construit des récits non linéaires situés à l’intérieur des limites toujours changeantes du corps humain. Il a présenté son travail dans des festivals, des expositions et des conférences à l’international, notamment à la Berlinale, Berlin (Allemagne); au Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas); au Eye Film Museum, Amsterdam (Pays-Bas); à la Haus der Kulturen der Welt, Berlin (Allemagne); à la Media Art Biennale WRO, Wroclaw (Pologne); à la 5e et à la 6e Moscow Biennale for Young Art, Moscou (Russie); au Moscow International Experimental Film Festival, Moscou (Russie); à Plato Ostrava, Ostrava (République tchèque); à la Künstlerhaus Bremen, Brêmes (Allemagne); à la Kunsthalle Amsterdam (Pays-Bas); à Sonic Acts, Amsterdam (Pays-Bas); au Impakt Festival, Utrecht (Pays-Bas); à Berlin Atonal, Berlin (Allemagne); à la Biennale de Venise (Italie); et à White Columns, New York (USA). Son travail a été présenté dans Artforum, Spike Magazine Quarterly, Frieze Magazine, Kaleidoscope Press, Flash Art et Die Zeit. Ses écrits ont notamment été publiés dans Valiz et Sonic Acts Press.
Phillip Warnell
Intimate Distances
Doc. expérimental | 4k | couleur | 61:0 | Royaume-Uni, USA | 2020
Au coin d'une rue du Queens, à New York, une femme âgée aux cheveux blancs fait du surplace, semblant attendre ou chercher quelque chose, puis commence à approcher les passants. Munie d'un micro, mais filmée depuis des toits éloignés – comme par une caméra de surveillance -, elle leur pose des questions philosophiques sur les moments clés de leur vie, suscitant parfois des réponses franches et révélatrices de la part de gens qui semblent avoir besoin de parler. On la voit également de près, au niveau de la rue, filmée par une caméra proche et tremblante. Et, par intermittence, on entend un homme anglais en voix off, qui lit le récit d'un séjour en prison. Que voyons-nous exactement? Une sorte de documentaire? Une fiction dépouillée de ses repères habituels? La femme est Martha Wollner, directrice de casting, mais le film n'indique jamais clairement quelle est sa mission, ce qu'elle espère apprendre, et quelle est sa relation avec l'orateur distant (qui est peut-être aussi l'observateur distant). Faisant écho à "The Conversation" de Coppola, ainsi qu'aux œuvres des réalisateurs expérimentaux britanniques John Smith et Chris Petit, collègues de Phillip Warnell, cette œuvre est énigmatique et insaisissable. Pourtant, comme le suggère le titre, ces moments où Wollner se connecte à l'intimité de parfaits inconnus font de ce film une incursion de guérilla dans l'expérience urbaine, séduisante et inattendue, pleine de compassion. (Jonathan Romney)
Phillip Warnell est artiste-réalisateur, écrivain et directeur du Visible Institute, un institut de recherche sur le cinéma et la photographie, à l'Université Kingston, Londres (Royaume-Uni). Il produit des œuvres cinématographiques et des textes, qui explorent diverses thématiques philosophiques et poétiques, ainsi que des notions relatives aux relations entre l'être humain et l'animal. Son plus récent film, "The Flying Proletarian" (2017), a été présenté en première au CPH:DOX, Copenhague (Danemark), en mars 2017. Dans ses recherches universitaires, Philip Warnell aborde une série de questions interconnectées sur "l'animalité-cinémalité-criminalité", faisant appel à des professionnels du cinéma et des chercheurs à propos des rôles à l'écran, et explorant la relation entre apparences, mesures et classification des rôles. Il travaille également sur des idées de scénario pour un long métrage, actuellement en cours de développement, qui étudie les notions d’erreurs d'observation et d’apparitions venant d'autres mondes. Il accède à des documents d'archives pour préparer et compléter ce projet. Son travail filmique a fait l'objet de nombreuses expositions, dont des projections récentes à l'ICA – Institute of Contemporary Art, Londres (Royaume-Uni); au KW Institute for Contemporary Art, Berlin (Allemagne); et au musée Tate Modern, Londres (Royaume-Uni); ainsi que dans des festivals de films aussi prestigieux que le Festival du film de Locarno (Suisse); le New York Film Festival (USA); et la Viennale, Vienne (Autriche). Il a également déjà exposé à la Moderna galerija, Ljubljana (Slovénie); à la Biennale de Sharjah (Émirats arabes unis); et à la Wellcome Collection, Londres (Royaume-Uni). Son film "Ming of Harlem: Twenty One Storeys in the Air" (2014) a remporté le Prix international Georges de Beauregard 2014 au FIDMarseille (France), ainsi que le prix Universities SIC 2015 à IndieLisboa, Lisbonne (Portugal).
Nico Joana Weber
Tropic Telecom
Vidéo expérimentale | 4k | couleur | 24:58 | Allemagne, France | 2020
"Tropic Telecom" reflète le Paris contemporain dans sa réalité hybride et post-coloniale. Ce film se développe à partir du Palais de la Porte Dorée, inauguré en 1931 à l'occasion de l'Exposition coloniale de Paris. Il s’agit du seul bâtiment de l'exposition qui ait été conservé après la fin de l'événement, situé dans le sud-est de la ville en bordure du Périphérique. Son style architectural se présente comme une synthèse de l'Art Déco, alors moderne, et d'éléments librement interprétés des styles architecturaux et des arts premiers. Un bassin à crocodiles se trouve dans l'aquarium du palais, encore accessible, qui servait à présenter les poissons des colonies tropicales. À mesure que le film avance, un alligator albinos, que le bassin accueille aujourd'hui, entame un voyage surréaliste. Il conduit le spectateur à travers les lieux de l'histoire coloniale et migratoire française, ainsi qu’à travers de grands ensembles brutalistes et post-modernes de la banlieue parisienne, construits à partir de 1970 et représentant l'utopie résidentielle d'un Paris postcolonial. Une structure d'images émerge, situant les processus de négociation esthétique, politique et sociale en cours dans un champ de communication polyphonique.
Nico Joana Weber est née en 1983 à Bonn (Allemagne). Elle vit et travaille à Ludwigshafen am Rhein (Allemagne). Elle a étudié les beaux-arts et l'histoire de l'art au Goldsmiths College de Londres (Royaume-Uni), et a terminé ses études de deuxième cycle en 2013, à la Kunsthochschule für Medien, Cologne (Allemagne). Au moyen de différents mediums, tels que la vidéo, l'installation, la photographie et le dessin, elle explore les caractéristiques esthétiques et politiques de l'architecture et du paysage, dans des contextes transculturels. Son travail est alimenté par la recherche incertaine de traces historiques, et de processus culturels de transformation et d'appropriation. Cette recherche n'arrive pas à des solutions simplistes, mais se concentre plutôt sur des zones d'ambivalence. Nico Joana Weber a reçu de nombreuses bourses et récompenses, notamment le prix Villa Romana, Florence (Italie) [2016], et le Bonn Art Award, Bonn (Allemagne) [2019]. Elle a participé à des expositions et festivals variés, notamment au Kunstmuseum, Bonn (Allemagne) [2020]; à la Kunstverein Kärnten, Klagenfurt (Autriche) [2019]; au Goethe Institute Bulgaria, Sofia (Bulgarie) [2019]; à la Artothek, Cologne (Allemagne) [2018]; à la Temporary Gallery, Cologne (Allemagne) [2017]; au Museum unter Tage, Bochum (Allemagne) [2017]; au Skulpturenmuseum Glaskasten Marl, Marl (Allemagne) [2017]; à la Villa Romana, Florence (Italie) [2016]; au Goethe Institute, Paris (France) [2016]; au Aesthetica Short Film Festival, York (Royaume-Uni) [2015]; et au International Short Film Festival Oberhausen (Allemagne) [2015].
Chia Yun Wu
Darkness Within Darkness
Vidéo expérimentale | mov | couleur et n&b | 6:30 | Taiwan | 2020
Il s'agit d'une vidéo réalisée sur papier, composée d'images numériques et de matériaux physiques, et qui explore l'essence des images en mouvement. J'ai divisé la vidéo numérique au ratio filmique de 24 images par seconde. Grâce au processus de transformation numérique par impression et numérisation, la vidéo recomposée se situe entre mouvement et immobilité, virtuel et concret, numérique et matériel. Ces contrastes ont ainsi été mis en relation avec la philosophie orientale du taoïsme, "un corps avec deux côtés". Dans cette vidéo, j'ai essayé de visualiser cette loi naturelle abstraite, qui échappe à toute description. Le Tao est vide mais inépuisable, caché mais toujours présent, un mode de vie mais pas une vérité localisable. "darkness within darkness" cherche, de la même manière, à comprendre le contraste même entre l'établi (matériel) et l'abstrait (numérique), en révélant le temps invisible de l'image.
Wu Chia-Yun (née en 1988 à Taïwan) a obtenu un Master en communication visuelle au Royal College of Art, Londres (Royaume-Uni), et un Master en cinéma à la National Taiwan University of Arts, Taipei (Taïwan). Elle est artiste et réalisatrice, et vit à Taipei (Taïwan). Son travail est un mélange d'images, de vidéos, de médias mixtes et d'installations, axé sur les thèmes de la "condition humaine" et du "temps de l'image". Wu Chia-Yun a été récompensée en tant que Emerging Artist Made in Taiwan par le ministère de la Culture [2017]; a reçu le premier prix des Kaohsiung Awards, Kaohsiung Museum of Fine Arts, Kaohsiung (Taïwan) [2019]; et a présenté une exposition solo au National Taiwan Museum of Fine Arts, Taichung (Taïwan) [2019]. Ses œuvres ont également été sélectionnées à l’international, notamment au Festival européen des arts médiatiques, Osnabrück (Allemagne) [2020]; à The European Independent Film Channel, Paris (France) [2015]; et au Shanghai international Film Festival (Chine) [2014].
Myriam Yates
Filmer à Dakar, présences singulières entre le sable, la ville et le delta
Installation vidéo | hdv | couleur | 12:33 | Canada | 2019
"Filmer à Dakar, présences singulières entre le sable, la ville et le delta" est un diptyque vidéo mettant en relation des espaces naturels, des espaces construits et leurs occupants. Les séquences formées par le diptyque tissent une trame dont l’agencement se renouvelle au gré des projections en boucle. D’une part un défilement de lieux tels que la ville en construction de Diamniadio ou des espaces en transition comme les espaces en démontage de la Biennale de Dakar dans l’ancien palais de justice. D’autre part, l’activité dense au cœur de la Corniche en bord de mer, où la caméra avance dans le mouvement fluide des séances d’entraînements. Un jeune garçon à l’écart tente un "selfie". Circulant d’une projection à l’autre on se rend compte de la complémentarité de celles-ci: l’énergie déployée sur la Corniche magnétise les espaces vides, en transition, présentés dans l’autre écran. Ces deux projections dans lesquelles se déploient espaces intérieurs et extérieurs, et leurs occupants, interpellent l’écologie du vivre ensemble, dont les paramètres sont en perpétuelle mouvance.
Les œuvres de Myriam Yates se déploient sous forme de grandes projections vidéographiques ou de séries photographiques. Elle privilégie une approche hybride de l’image entre une certaine forme de document et l’essai vidéo. Elle s’intéresse à la construction de l’espace public, aux jonctions entre l’aménagement et la nature ainsi qu’à la notion de territoire. Ses œuvres ont été présentées lors d’événements tels que le Kasseler Dokfest, Kassel (Allemagne); le Images Festival, Toronto (Canada), les Rencontres Internationales Paris/Berlin (France/Allemagne), le Mois de la Photo à Montréal (Canada) et Nuit Blanche, Toronto (Canada). Elles ont fait l’objet d’expositions individuelles et collectives, notamment à la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s, Sherbrooke (Canada), au Hessel Museum of Art — CCS Bard, New York (USA), au Musée d’art contemporain de Montréal (Canada), au centre d’art contemporain OPTICA, Montréal (Canada), à Dazibao, Montréal (Canada). Un essai dans la revue Prefix Photo sur les architectures improbables a été consacré à ses œuvres vidéographiques accompagnant une exposition au Prefix ICA – Institute of Contemporary Art, Toronto (Canada). Elle remporte en 2015 le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton (arts médiatiques) du Conseil des arts du Canada. Originaire de Montréal, elle vit présentement à Sherbrooke. Ses projets sont régulièrement financés par les Conseils des arts et des lettres du Québec et du Canada.