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Ramon Bloomberg
Glacis
Vidéo | hdcam | couleur | 35:7 | Royaume-Uni, France | 2013
Glacis The film explores the remnants of the French bourgeoisie, a world slowly but inexorably undermined by the forces of acceleration and globalised finance capitalism. dividing the sequences are still frames taken from the history of French aviation, the developments of which were a particularly bourgeois pastime of the 18th and 19th centuries enabled by family industrial infrastructure. The notions of speed and acceleration associated both with flight and post industrial capital are contrasted to slowness and investment associated with bourgeois values and the old industrial elites. Self professed Bourgeois are filmed in their family (secondary) homes performing role playing games that they themselves have chosen. These sequences are followed by "cinematic" sequences designed by the performers and produced by the film maker. The French aviation threads that bookend the chapters are accompanied by a narrated voice and composed of a single frame image. That image degrades over time. The degradation of the image is a result of algorithmic scripting that obliterates the traditional notion of decay by performing in fast forward, 1,000 years of the opening and closing of a jpeg image until the image itself is degraded to the point of being unrecognisable. This process formally performs the undermining - by technologies - of the temporal weapon of tradition and manners mobilised in the project of bourgeois hegemony. Glacis is an ancient military term that denotes a field of view unimpeded by obstacles where the enemy other is clearly visible, figured against the nothingness.
Ramon Bloomberg: Biography: Born 1971 Sheffield, United Kingdom. French / British nationality. Worked extensively as a film editor and film director on projects from fiction to documentary to music video and commercial. Currently PHD candidate Art Research, Goldsmiths College, London.
Florin Bobu
Best Man
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 1:20 | Roumanie, Serbia | 2007
Une voix annonce : "En Serbie, l'homme le meilleur peut demander ce qu'il veut/Il peut même demander à traverser la rue sur des chaises." L'artiste traverse une rue déserte sur deux chaises.
L'artiste visuel et curator indépendant Florin Bobu est né en 1978 à Tecuci (Roumanie) et vit à Iasi (Roumanie). Il est diplômé de l'Academy of visual arts and design AKI (Pays-Bas) et a participé à plusieurs évènements d'art contemporain à Rotterdam, Munster et Anvers.
Raphaël Boccanfuso
Copyright (mise en vente)
Vidéo | dv | couleur | 1:30 | Suisse, France | 2007
Enregistrement de la mise en vente des droits de propriété et d`exploitation du verbe "avoir" à Drouot-Richelieu par Cornette-de-Saint-Cyr.
C?est au travers d?une attitude que l?oeuvre plurielle de Raphaël Boccanfuso trouve sa problématique d?ensemble, une attitude amusée et provocante qui met au défi toutes sortes de schémas référentiels. Son travail n?est pas d?ordre biologique, sa méthode relève pourtant d?un mode de processus viral. S?insinuant dans les failles de codes exigus, elle se plait à forcer les limites toujours trop marquées de systèmes de pensées étriqués. Si sa production peut être dérangeante, il faudrait l?assimiler à une rageante démangeaison plutôt qu?à une fatale pathologie. Car l?artiste n?a d?autre prétention ou revendication que celle d?affirmer sa liberté de création. Un slogan anarchiste clame qu?il faut mordre la main qui vous nourrit, pour sa part Raphaël Boccanfuso sait aussi remercier à outrance, il dit ainsi son indépendance avec une joyeuse dérision.
Giuseppe Boccassini
RAGTAG
Film expérimental | dcp | couleur et n&b | 85:0 | Italie, Allemagne | 2022
An intriguing, well-chosen collage of compelling moments from noir cinema, skillfully attuned to the social fantastic and the oneiric quality of the films. James Naremore, author of More Than Night: Film Noir in Its Contexts. An atlas of film gestures and Pathosformel: the montage - better the disassembly - isolates moments from the narrative and separates bodies from events, opening up to the unthinkable and the invisible of film noir. Ragtag, thus, becomes an immense archive of the imaginary that, far from being sequential and historical, becomes intensive and organic: a film-experience beyond film as such. Federico Rossin, film historian.
Giuseppe Boccassini is an Italian filmmaker mainly working in Germany and Italy. He graduated in film theory at the University of Bologna and film direction at The New University of Cinema and Television, Cinecittà, Rome. His work has been shown in several international film festivals and exhibitions, including the 79th Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica, Venice, Italy FID Marseille, France, Edinburgh International Film Festival, Scotland, Ji.hlava International Documentary Film Festival, Czech Republic, Jerusalem IFF, Torino Film Festival, Italy, IndieLisboa, Portugal, FESTACURTAS BH, Brasil, Crossroads SF, USA, Avvistamenti, Italy, Punto de Vista, Spain, Trentino History Museum, Italy, Microscope Gallery, Brooklyn, NY, Pesaro Film Festival, Italy. Light Cone Paris distributes his entire film production. By transforming and manipulating various sources of archival material, his work reflects upon the notion of proximity in contemporary media. The director considers film as "a phallic conquerer that, folding in on itself, now flaccid deus ex machina, observes itself from the inside like a lysergic membrane that slowly founders between the folds of its material." His most recent collaborations include the film editing for Aldo Tambellini's solo exhibition Black Matters at ZKM Karlsruhe, Germany, and he is the artist for Chicago Film Archives' 2018 Media Mixer. He is in charge of programming at Fracto Experimental Film Encounter held yearly at Kunsthaus Acud, in the heart of Berlin.
Sebastian Bodirsky
Kraft, Herrlichkeit
Fiction expérimentale | dv | couleur | 13:20 | Allemagne | 2005
Kraft, Herrlichkeit (force, magnificence) est le produit d?une recherche sur les sujets et l?idéologie néo-conservateurs. La vidéo commente un récit de l?auteur contemporain Georg Klein en utilisant les éléments de ce récit et en opérant une rupture. Le résultat est une fiction bouleversante d?une exaltante efficacité, des hiérarchies transparentes et une foi inébranlable en la grâce de la compétition. Sur la page web consacrée au film www.kraft-herrlichkeit.de on peut lire les textes de base dans une optique comparative.
Sebastien Bodirsky (né en 1981) vit à Berlin; il étudie actuellement dans la masterclass « film expérimental » du professeur Heinz Emigholz à l?Université des Arts de Berlin. Son travail cinématographique développe une réflexion sur la connaissance, l?observation et l?intervention.
Hannes Boeck
New Hefei
Fiction expérimentale | | noir et blanc | 10:11 | Autriche, Chine | 2008
"New Heifei" enstand 2007/08 nach einem mehrmonatigen Aufenthalt in Hefei, China. Der 10 minütige in schwarzweiß gedrehte 16mm Film verhandelt die Darstellung von radikaler wirtschaftlicher Prosperität und der von Ihr geformten Räume. Dabei gelangt ein filmästhethischer und erzählerischer Kanon zur neuerlichen Anwendung, wie er im europäischen Kino ¬ über den italienischen Neorealismus hinaus ¬ etwa in Antonionis 1961 gedrehten Film "La Notte" die scheinbaren Ränder der städtischen Landnahme und ihre BewohnerInnen zu ebenbürtigen Protagonisten eines sich abzeichnenden kapitalistischen Dramas machte. "New Heifei" ist ein Experiment, bei dem Ordnung und Funktion von Drehorten und Figuren im Film und die an sie verantworteten Informationen getauscht werden. Der für eine Ausstellung konzipierte Film besteht auf die Konventionen realistischer Bildsprache um die ¬ in diesem Fall zeitlich und räumlich versetzt stattfindenden ¬ gesellschaftlichen Aufbrüche zu beschreiben.
Hannes Böck wurde am 19. 12. 1974 in Wien geboren. Nach einer Ausbildung zum Fotografen studierte er Konzeptuelle Kunst bei Renée Green an der Akademie der Bildenden Künste, Wien, und Experimentelle Filmgestaltung bei Heinz Emigholz an der Udk Berlin. Er ist freischaffender Künstler und lebt in Wien.
Thomas Bogaert
I am a star and i come and i go
Vidéo expérimentale | betaSP | couleur | 2:18 | Belgique | 2005
J´avais depuis longtemps prévu de faire quelque chose avec la légendaire scène de danse du film "la fièvre du Samedi Soir". J´ai décidé de créer une boucle dans laquelle on voit le danseur aller et venir, encore et encore, comme une sorte de dervishe occidental. J´ai ressenti le besoin de dessiner le danseur, comme pour créer une figure plus universelle; il m´est donc apparu comme logique d´utiliser les techniques d´animation classiques. 1700 dessins ont été nécessaires afin de représenter le danseur argenté aussi précisément que l´original. Lorsque je colorie le danseur d´une couleur argentée opaque, je ne garde que l´essentiel, les mouvements. Car au final, l´élan iconographique du film ne tient qu´à sa fantastique chorégraphie. J´ai gardé la bande-son originale, mais passée à l´envers. De ce fait, je décale la synchronisation, sans pour autant perdre le rythme ni le son délirant des Bee Gees. Les taches et les points sur l´image font partie du jeu. Le tout résulte en la création de nouveaux accents. Parfois des lettres apparaissent, épelant la phrase titre "je suis une star et je vais et viens" (I am a star and I come and I go). Ma vidéo peut servir de point de départ d´une discussion sur le sens du succès, ou alors vous pouvez juste la regarder et apprécier ...
Bogaerts utilise souvent ses propres archives vidéo comme point de départ pour ses films. Parmis elles il choisit et créé des vidéos et des boucles en 16mm. Ces dernières années il a beaucoup basé ses films sur les icônes de son enfance, qu´il examine et définit par rapport au présent, comme dans "the Superfast Series", "A Study for Bruce", et "I am a star, I come and I go". Les films conduisent essentiellement à une série de dessins ou d´objets qui sont montrés en même temps que le film. Concernant sa technique, il s´efforce toujours d´utiliser de nouvelles combinaisons et applications de dessin et de peinture, de même que des techniques de filmage. Dans sa dernière oeuvre il a souvent recours à la technique d´animation.
Peter Bogers
Glued Eye
Installation multimédia | mov | couleur et n&b | 25:0 | Pays-Bas | 2021
The installation consists of two black and white video images, one video projector and two thin (2 mm) illuminated fibre lines. A large projection shows images of moving objects or people that are fixed in one place on the wall by means of a sophisticated tracking technique. This technique continuously shifts the frame of the video image in a way that the chosen object stays in one place. Thus, all movements are neutralized. Directly behind the projector a very small 4,7 inch screen shows a close-up of a moving eyeball, of which the pupil is fixed in the middle of the screen. A luminous wire is stretched across the exhibition room, between the fixed point of the projected image and the centre of the small eye pupil. The wire is a physical and stationary element in the exhibition room.
Peter Bogers’ (Netherlands, 1956) work engages the interplay of sound and image to create installation works dealing with questions around the understanding and perception of sound. Working with the themes of music, speech and sound Bogers questions the boundaries of these fields and their limits and access to communication. Through his constant interaction with sound, Bogers also examines the visual, spatial and conceptual understanding of the human body and its place within the moving image and experiential installation. Bogers was one of the first artists in the Netherlands to integrate moving image into his work. He began working with video in the 1980’s as a methodology to accompany and assist his performance work and has since developed a keen approach to the medium that functions as a tool to illuminate the otherwise imperceptible. Peter Bogers studied at the sculpture department at St. Joost Academy, Breda. He has exhibited widely and had solo exhibitions both in The Netherlands (at the Netherlands Media Art Institute and the Central Museum Utrecht, among other places) and internationally (including solo shows in Bremen, Marseille, Osnabrück, Pittsburgh and Stuttgart).
Kika Bohr, Foed Ben AFFANE
Nu sur fond de nu
Doc. expérimental | s-vhs | couleur | 10:0 | Suisse, Italie | 2004
Le code Napoléon, qui a influencé une grande partie de la législation européenne, sanctionne le corps privé de vêtements. Tandis que tout semble permis pour les média, dans la vie quotidienne, en Italie comme partout, on en est encore aux « atti osceni in luogo pubblico ». Même trente ans après les performances d?Abramovitz le corps nu ne peut être considéré comme naturel. Voilà ce dont un petit groupe d?étudiants de Brera discutait en mars-avril 2004 au café Victoria de Milan, (bar choisi naturellement à cause de son nom). Ils étaient stimulés par Foed Ben Affane, un jeune artiste qui commence à s?intéresser au monde conceptuel. L?occasion d?une grande expo sur le nu à Bologne (Il nudo fra ideale e realtà sous la direction de Peter Weiermeier) fit naître l?exigence de se confronter et de rencontrer, de chercher un contact du moins, avec le monde de l?art et surtout avec son public. Et c?est ainsi que le 8 juin Foed circule nu parmi les tableaux et les sculptures de Bologne, parmi un public partagé entre l?indifférence (feinte?) et la participation enjouée. Et le 9 juin l?opération se répète avec une demi autorisation du directeur non sans quelques problèmes à la garde-robe où Foed voulait laisser ses habits. La vidéo présente un montage de ces 2 journées et 2 bribes d?interview de Foed au Bar Victoria.
Kika Bohr est née à Genève en 1956 et grandit à Milan. Fille d?artistes, elle achève d?abord des études de lettres et travaille comme traductrice. Dès 1988, elle réalise des portraits à l?huile, puis des sculptures en différents matériaux (notamment en cuivre). Elle s?inscrit au cours de sculpture de l?Académie de Brera.
Julia Boix-vives
Surfaces troubles
Art vidéo | dv | couleur | 4:50 | France | 2004
Surfaces troubles est une projection vidéo élargie à deux écrans. L?artiste procède à une succession de passages devant un miroir recouvert de poussière. Le regard du spectateur est tiraillé entre la douceur opaque et mystérieuse de l?image de gauche et son attirance irrésistible pour l?image de droite déformée, caricaturée par des effets spéciaux. La musique électronique stridente de David Perchey s?ajoute de manière lugubre et efficace à ce binôme inquiétant.
Mes performances respirent à travers la vidéo sa dimension plastique et lumineuse. Le plus souvent je suis seule devant ma caméra, contrainte à évoluer dans son cadre fixe. Dans cette intimité je me prête à un exercice étrangement préoccupant : la relation physique avec un objet. Lâchant l?objet dans sa fonction première, je me laisse surprendre et construis une chorégraphie sexuelle de la manipulation. Mon corps est sculpté par la matière de l?objet qui se pose sur l?épaule, s?imbrique dans mon cou, se jette à ma figure, déforme mon expression, me fouette violement. Au montage j?utilise des effets spéciaux comme l?envers et le ralenti, des coupes surréalistes, le son propre de l?objet ou bien une musique fortement présente afin de pénétrer très directement dans l?univers lyrique et poétique qui m?habite. Dépassée par mes sens et leurs doubles sens, l?humour surgit. Je suis la marionnette de mon inconscient. Dans ce travail je me dédouble en femme-objet et égérie porteuse de messages.
Andreas Bolm
Die Wiedergänger
| | | 72:0 | Allemagne | 0
Northern Germany. An ageing hippie couple endures an isolated, ghostly existence in an old country house. A boy wanders aimlessly through a forest, building a lair for himself. And a story about a never-ending escape from catastrophe. The Revenants - a film about desire, loss, and endlessly returning. A ghost story.
Andreas Bolm was born in Cologne in Germany. As a musician and sound technician he was drawn to Manchester, UK, where he started to experiment with photography and video. He began studying film at FAMU, Prague and at HFF in Munich. Following invitations to Cannes and other festivals, he was granted a bursary by the Cinefondation Residence Festival de Cannes in 2009 which allowed him to develop DIE WIEDERGÄNGER.
Andreas Bolm
Jaba
Doc. expérimental | 16mm | couleur | 37:0 | Allemagne, Hongrie | 2006
Zoli gagne sa vie à l'étranger en écorchant des chinchillas dans une fabrique danoise de fourrures. Le film s'ouvre sur le retour de Zoli. Un retour en périphérie, dans un petit village hongrois, Jaba. La famille de Zoli, des Roms sédentarisés, peinent à s'en sortir en se louant à la journée. Pour Zoli, il n'y à Jaba aucun trvail, aucune perspective, alors il tue le temps et attend. Trêve. "Jaba" parle de la survie dans l'une des régions les plus pauvres d'Europe. Un film sur la marginalité. Les acteurs jouent leur propre rôle. Un film à la poésie aussi âpre que ses protagonaistes.
Né le 11.11.1971 à Cologne d'une mère hongroise et d'un père allemand. Séjours réguliers en Hongrie depuis l'enfance. 1977 déménagement à Scheessel, Basse-Saxe. Baccalauréat en 1991. 1991-1993 Service civil à l'association d'informations sur la drogue DropInn à Hambourg De 1993 à 1994 séjour à Manchester, Angleterre. Travaille comme musicien et ingénieur du son 1995 Etudes de sciences du théâtre, du cinéma et de la télévision à la FU de Berlin 1997 Année d'étude à la Filmakademie FAMU à Prague Depuis 1999 études à la Hochschule für Fernsehen und Film (école supérieure de télévision et de cinéma) à Munich, section médiologie et film documentaire Depuis 1994 divers travaux dans le domaine du cinéma, auteur et réalisateur de travaux cinématographiques personnels, collaboration comme caméraman et ingénieur du son. En Juillet 2004 création de la maison de production pour le cinéma et la vidéo pickpocket production avec Markus Nechleba.
Pia Bolognesi, Bursi Giulio
The Leaks of Venice
Doc. expérimental | dcp | couleur et n&b | 17:0 | Italie, Allemagne | 2020
Un vieux bâtiment de Venise accueille une exposition, un visiteur traverse des pièces vides et découvre un espace architectural fictif qui fonctionne comme un décor de théâtre abandonné. Alors qu'une ville qui se noie lentement vous inonde de sa présence obsessionnelle sur et hors champ, l'imagination ne peut dépasser la réalité. Inspiré par l'œuvre d'Alexander Kluge et sa constellation de réalisations filmiques et vidéo, le cadre métanarratif de cette exploration tente de déconstruire l'expérience subjective et de libérer l'énergie filmique de l’horror vacui de l’écran.
Pia Bolognesi (PhD, née en 1981) est conservatrice indépendante, historienne de l'art et artiste. Elle vit à Berlin. Ayant de l’expérience en arts du spectacle, théorie du cinéma et études visuelles et environnementales, elle a organisé des installations à grande échelle, des expositions et des projets multidisciplinaires pour des institutions telles que la Tate Modern, Londres (Royaume-Uni); le MoMA – Museum of Modern Art, New York (USA); le Centre Pompidou, Paris (France); le FNC – Festival du nouveau cinéma de Montréal (Canada) et la 56e Biennale de Venise (Italie). Ses œuvres et installations ont été présentées, entre autres, au Wiels, Bruxelles (Belgique); au Musée des Beaux-Arts de Montréal (Canada); à la Kyoto University of Art and Design (Japon); à la Tokyo University of the Arts (Japon); à la Deutsche KunstHalle, Berlin (Allemagne) et à la Triennale de Milan (Italie). Giulio Bursi (PhD, né en 1978) est curateur indépendant de films, dramaturge et cinéaste. Il vit à Berlin. Formé en théorie du cinéma, il a été assistant réalisateur de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet. Il a réalisé un long métrage documentaire ("J'écoute!", 2007) et différents films courts et installations en collaboration avec des institutions internationales et des festivals de cinéma tels que le Austrian Film Museum, Vienne (Autriche); la 56e Biennale de Venise (Italie); le festival international To Save and Project du MoMA, New York (USA); le Torino Film Festival, Turin (Italie); Il Cinema Ritrovato Bologna, Bologne (Italie); la Berlinale, Berlin (Allemagne); le Festival du nouveau cinéma de Montréal (Canada); GAM – Galleria d’Arte Moderna, Turin (Italie). Pia Bolognesi et Giulio Bursi travaillent ensemble sous le nom d'Atelier Impopulaire depuis 2012. Leurs installations ont été exposées au Centre Pompidou, Paris (France); à la Triennale de Milan (Italie); à la Kunsthaus Bregenz, Bregenz (Autriche); au GAM – Centro Gabriela Mistral, Santiago (Chili); à The Mix Place, Shanghai (Chine); au West Bund Art Space, Shanghai (Chine); à la Power Station of Art Shanghai (Chine); à la Volksbühne Berlin (Allemagne); au ZKM – Zentrum für Kunst und Medien Karlsruhe (Allemagne); à la Tate Modern, Londres (Royaume-Uni); au Gallery Weekend Berlin (Allemagne); au Festival du film de Rotterdam. L'Atelier Impopulaire a développé des projets in situ à l’international, en collaboration avec des artistes comme Aldo Tambellini, Dries Van Noten, Morgan Fisher, Danièle Huillet et Jean-Marie Straub, Peter Tscherkassky, Margaret Honda, Experimental Jetset, Christopher Williams, Alexander Kluge.
Laurence Bonvin, Stéphane Degoutin
After Vegas
Doc. expérimental | hdv | couleur | 21:0 | Suisse | 2013
Las Vegas fait partie des zones les plus touchées par la crise aux États-Unis. Le film traverse ce paysage de ruines du présent, vide qui émiette les quartiers résidentiels, chantiers arrêtés, paysages en suspens,banlieues ralenties, souterrains habités par des sans-abris... nous y croisons des personnages improbables, suspendus entre deux mondes. Il propose en creux une métaphore des temps d`incertitude que traverse le monde contemporain.
Laurence Bonvin est une artiste et photographe documentaire dont le travail touche au paysage, à l?architecture, l?espace public, l?informalité, les transformations des environnements urbains et des périphéries en général. Elle est l`auteur de quatre monographies et a largement exposé son travail en Suisse et internationalement. After Vegas est son premier film. Stéphane Degoutin est un artiste et théoricien, co-fondateur du projet Nogo voyages et du laboratoire de recherche LOPH. Ses champs de recherche sont l?humanité après l?homme, la ville après l?espace public, l?architecture après le plaisir, le Umwelt de l?information. Il a co-réalisé avec Gwenola Wagon "Dance Party in Iraq" (2012), "Cyborgs in the Mist" (2011) and "Mute" (2011).
Laurence Bonvin
Avant l'envol
Documentaire | hdv | couleur | 19:46 | Suisse | 2016
Avant l’envol propose une exploration de la ville d’Abidjan par le biais de son architecture d’état. Le film, précis et minimal, offre un état des lieux quasi chronologique de l’architecture moderniste dans la principale ville ivoirienne tout en soulignant la monumentalité et la qualité architecturale de ces édifices construits pendant les années euphoriques et visionnaires qui suivent l’indépendance. Dans ces architectures venues d’ailleurs le temps semble être suspendu. On y découvre parfois des formes qui traduisent le désir d’intégration de la culture vernaculaire mais qui trahissent, de plus en plus au fil du temps, une inadaptation au climat local. L’attention est portée aux usagers et à la manière dont ils s’approprient ces espaces et leur donnent vie à travers la chorégraphie des gestes, des déplacements, des interactions, des utilisations informelles et autres détournements qui s’y opèrent. Avant l’envol questionne ce patrimoine architectural riche, ambitieux autant que dystopique, interroge le sens et le devenir de cet héritage post-colonial.
Laurence Bonvin est une réalisatrice et photographe suisse ; elle vit entre Berlin et Genève. Son approche de nature documentaire est centrée sur des phénomènes de transformation du paysage urbain et naturel, de l’environnement béti et humain. Son travail photographique a fait l’objet de trois monographies, de nombreuses publications et expositions en Suisse et internationalement. Récemment Bonvin a réalisé trois court-métrages documentaires : After Vegas (2013) avec Stéphane Degoutin ; Sounds of Blikkiesdorp (2014) et Avant ‘envol (2016), projeté en première internationale à la Berlinale et lauréat du prix de la meilleure caméra au Kurzfilmtage de Winterthur.
Laurence Bonvin
Sounds of Blikkiesdorp
Doc. expérimental | hdv | couleur | 25:0 | Suisse, Afrique du Sud | 2014
“Sounds of Blikkiesdorp” décrit par touches impressionnistes la vie quotidienne dans un “camp de relogement temporaire” de la grande banlieue du Cap. Construit par la municipalité, il a notamment été utilisé pour y loger les residents du camp informel de Symphony Way ou les sans-abris pendant la dernière Coupe du Monde de football ou encore y déplacer de force des locataires du quartier de Woodstock. Dans ce lieu hostile et isolé, malgré les conditions de vie très dures et l'incertitude de leur devenir, les gens que nous rencontrons font tout pour améliorer leur quotidien. Le strict plan quadrillé, l’alignement stérile des cabanes en aluminium est lentement subverti par l’improvisation et l'informalité. Et la musique, omniprésente, traverse les murs et les allées pour créer la bande-son de Blikkiesdorp.
Laurence Bonvin est une artiste et photographe documentaire dont le travail touche au paysage, à l’architecture, l’espace public, l’informalité, la transformation des environnements urbains et des périphéries en général. Elle est l'auteur de quatre monographies et a largement exposé son travail en Suisse et internationalement. Sounds of Blikkiesdorp est son second film.
Nicolas Boone
Psaume
Fiction | 4k | couleur | 48:20 | France, Sénégal | 2015
Dans un futur proche, les villages d’une région subsaharienne sont désertés, seul les fous, les handicapés, les enfants soldats continuent à errer sur ces terres arides. Dans un climat de survie, la vie sociale est rude.
A sa sortie des Beaux-Arts de Paris en 2001, Nicolas Boone réalise des tournages/perfor- mances, des « films pour une fois » sans caméra. Son travail, entre mise en scène et captation (où, parfois, le tournage devient le film lui-même) est protéiforme : série (BUP, 2007/2008), long métrage en coréalisation sorti en salle en 2013 (200%), films courts réunis dans un même programme (Les Dépossédés, 2012)... Ses films, qui ont fait l’objet d’une rétrospective intégrale au Vivo Art Center de Vancouver en 2011, ont été sélectionnés en maints festivals, à l’image du Rêve de Bailu (2013 ;; présenté en 2015 au Festival international du film de Rotterdam et celui de Jeonju, ainsi qu’à IndieLisboa) ou encore de Hillbrow, présenté (entre autres) en 2014 au FID Marseille, au Festival Mostra Indies de Sao Paulo, au Festival du Nouveau Cinéma de Montréal (1er prix Loup Argenté), au festival « Entrevue » de Belfort (prix du public, prix One+One, prix Camira) et, en 2015, au festival international du film court de Clermont-Ferrand ainsi qu’au Lago Film Fest (Italie ;; Premier prix du jury). Ce film a également obtenu le Prix Scribe du cinéma en décembre 2014. A l’automne 2015, il a fait l’objet d’une installation à La Galerie de Noisy- le-Sec. Psaume, réalisé en 2015, a notamment été sélectionné au FID (Compétition française ;; prix du CNAP et prix des lycéens), à la Viennale et aux RIDM. Le Rêve de Bailu, Hillbrow et Psaume ont été projetés à l’UnionDocs Center for Documentary Art (Brooklyn) en novembre 2015. 2015 Psaume (48 min ;; Gagué-Chérif, Sénégal) Dog Over (8 min ;; Paris ;; projet « Europoly » initié par le Goethe Institut) 2014 Hillbrow (32 min ;; Johannesburg) 2013 Les Dépossédés (50 min ;; Togo, Québec, Paris) Le Rêve de Bailu (12 min ;; Bailu, Chine) 2010 200% (80 min ;; Saint-Fons – Rhône-Alpes) 2009 Transbup (51 min ;; Ardèche) 2008/07 Série BUP (10 min ;; 9 épisodes) 2006 La Transhumance fantastique (54 min ;; Dordogne) 2005 La Nuit blanche des morts-vivants (30 min ;; Paris) Portail (40 min ;; Région Centre) 2004 Fuite (7 x 7 min ;; Lorraine) Plage de Cinéma (14 min ;; Nord) 2003 Lost Movie (11 min ;; Pontoise – Val d`Oise) 2002 Un film pour une fois (15 min ;; Paris)
Nicolas Boone
Etage 39
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 29:0 | France | 2017
Dans un espace indéterminé, face à des images de paysages vierges de toutes traces humaines, plages exotiques, montagnes ou déserts, forêt, littéraux et volcans, des X1 se déplacent. L’un d’eux, qu’on identifie vite comme une sorte de modérateur, entre et sort avec les autres. Il lance des sujets de conversation, les interrompt, les relance. Tous improvisent. 1 J’appelle ici les X les 10 personnages modèles au sens bressonien. ils ont étaient choisis pour leur grande éloquence ou leur imaginaire singulier.
A sa sortie des Beaux- Arts de Paris en 2001, Nicolas Boone réalise des tournages/performances, des “ films pour une fois “ sans caméra. Son travail, entre mise en scène et captation (où, parfois, le tournage devient le film lui-même) est protéiforme : série (BUP, 2007/2008), long métrage en coréalisation sorti en salle en 2013 (200%), films courts réunis dans un même programme (Les Dépossédés, 2012)... Ses films, qui ont fait l’objet d’une rétrospective intégrale au Vivo Art Center de Vancouver en 2011, ont été sélectionnés en maints festivals, à l’image du Rêve de Bailu (2013 ; présenté en 2015 au Festival international du film de Rotterdam et celui de Jeonju, ainsi qu’à IndieLisboa) ou encore de Hillbrow, présenté (entre autres) en 2014 au FID Marseille, au Festival Mostra Indies de Sao Paulo, au Festival du Nouveau Cinéma de Montréal (1er prix Loup Argenté), au festival “Entrevue “ de Belfort (prix du public, prix One+One, prix Camira) et, en 2015, au festival international du film court de Clermont-Ferrand ainsi qu’au Lago Film Fest (Italie ; Premier prix du jury). Ce film a également obtenu le Prix Scribe du cinéma en décembre 2014. A l’automne 2015, il a fait l’objet d’une installation à La Galerie de Noisy le Sec. Psaume, réalisé en 2015, a notamment été sélectionné au FID (Compétition française ; prix du CNAP et prix des lycéens), à la Viennale et aux RIDM. Le Rêve de Bailu, Hillbrow et Psaume ont été projetés à l’UnionDocs Center for Documentary Art (Brooklyn) en novembre 2015.
Nicolas Boone
HILLBROW
Fiction | hdv | couleur | 32:0 | France | 2014
Hillbrow, l'ancien pôle culturel branché de Johannesbourg, est devenu un quartier (populaire) hyper dense, assez violent. A partir de récits collectés sur place, le film HILLBROW propose une traversée géographique guidée par des personnages fictifs qu'incarnent des habitants du quartier. En dix parcours HILLBROW dessine un labyrinthe de tensions urbaines.
A sa sortie des Beaux-Arts de Paris en 2001, Nicolas Boone réalise des tournages/performances, des « one shot » sans caméra. Son travail, entre mise en scène et captation, où le tournage devient le film lui-même, est protéiforme : série (BUP, 2007/2008), long métrage – en coréalisation – sorti en salle (200%, 2010), films courts réunis dans un même programme (Les Dépossédés, 2012…). Son travail au cinéma a fait l’objet d’une rétrospective intégrale au Vivo Art Center de Vancouver en 2011 et ses films ont été sélectionnés dans plusieurs festivals, à l’image de son dernier court métrage, Hillbrow, présent au FID Marseille, au Festival Indies de Sao Paulo et au Festival du nouveau cinéma de Montréal en 2014.
Nicolas Boone
Les dépossédés
Vidéo | | | 50:0 | France | 0
Un camion roule sur une piste en Afrique, magnétise les villageois jusqu?à les faire disparaître dans la brousse. Un prédicateur témoigne de sa propre (dé)possession. Une ado cherche son chemin dans la forêt guidée par d?étranges rencontres. Des danseurs tournent en rond dans une boîte de nuit qu?on croirait pensée par Dr. Frankenstein. En 4 chapitres, une fable déjantée sur l?aliénation.
Nicolas Boone a fait les Beaux Arts pendant de nombreuses années avant de se lancer dans une entreprise de déformatage total du cinéma.
Dan Boord, Dan Boord/Luis Valdovino
El Museo de la Memoria
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 10:35 | USA | 2006
En utilisant des notes électroniques de Jérusalem, d'Italie, de France, d'Allemagne, du Pérou, de Buenos Aires, de Mexico et des Etats-Unis, le Musée de la Mémoire cherche un référant sans attaches, la déconnexion entre l'image et son univers historique. "Non pas le symbole, mais ce que le symbole représente, ce qui est vivant dans l'air et qui ne change jamais..." a écrit Wallace Stevens. La relation entre un monde regardé et un monde vécu est mise en évidence dans un petit village de Mexico où chaque soir, des danseurs du troisième âge relient le passé et le présent dans un danzón. Le souvenir, le voyage et la photographie prennent place dans une cabine de train: un personnage s'efforce de se rappeler des expériences vécues tandis q'un autre se bat contre son incapacité à oublier. Dans le Musée de la Mémoire, la photographie devient le lieu détenteur du "réel", une carte éclair pour les lieux et les objets pour lesquels les histoires ont été inventées. L'image photographique, l'image souvenir, celle de l'enfance, celle d'hier et d'aujourd'hui, ces images nous font reconnaître qu'il y a des choses que nous savons, mais ne comprenant pas. Dans le Musée de la Mémoire, une caméra peut inventer son propre monde - un monde qui existe pour être perçu et représenté dans des cartes postales.
Dan Boord et Luis Valdovino enseignent à l'université de Colorado, Boulder. Leurs oeuvres ont été montrées au Museum of Modern Art et au Metropolitan Museum of Art, à New York, à la Biennale de Venise, au Stedelijk Museum, à Amsterdam, au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, à Madrid, au Centre Georges Pompidou, à Paris, au Museum of Contemporary Art, à Los Angeles, au Walker Art Center, à Minneapolis, au Centro Nacional de Las Artes, à Mexico City, au Museo Nacional de Bellas Artes, à Santiago, au Chili, au Berlin Video Festival, en Allemagne, au Robert Flaherty Film Seminar et au Toronto Film Festival, au Canada.