Catalogue > Liste par artiste
Parcourez la liste complète des artistes présentés dans le cadre des Rencontres Internationales depuis 2004. Utilisez le filtre alphabétique pour affiner vos recherches.
Yu-shen Su
Catalogue : 2013Man Made Place | Doc. expérimental | hdv | couleur | 45:0 | Taiwan, Allemagne | 2012
Yu-shen Su
Man Made Place
Doc. expérimental | hdv | couleur | 45:0 | Taiwan, Allemagne | 2012
The documentary Man Made Place shows through impressive images how two certain cities ? and the relation of inhabitants to these cities ? are developing in China in times of urban growth. Yumen ? a derelict ghost town ? and Kangbashi ? a mythic city of the future, both are deserted. They exist because of completely different reasons.
Born 1979 in Taiwan. Artist and director, living in Essen (Germany). 1998?2002 studies at the National Taiwan University (BA). 2006 ?2012 studies at the Academy of Media Arts Cologne,Art (diploma). his first documeNtry film were promoted by Film- und Medienstiftung NRW (Germany) in the year 2011.
Zhong Su
Catalogue : 2021phoenix | Vidéo expérimentale | mp4 | couleur | 7:27 | Chine | 2020
Zhong Su
phoenix
Vidéo expérimentale | mp4 | couleur | 7:27 | Chine | 2020
Il s'agit d'un film en un seul plan, à propos de la violence et du sang dans un monde turbulent. Son titre fait référence à la durée du film. Mais une durée de 7'27'' ne peut pas vraiment être interprétée comme un miroir de l'époque de la pandémie, puisque la création du sonore et le montage final du film étaient terminés avant la catastrophe. Comme toujours, j’ai fait tous les éléments du film moi-même.
Zhong Su est artiste. Il vit à Hangzhou, et se consacre à la production d'images personnelles depuis 2011.
Yuhsin Su
Catalogue : 2021frame of reference | Installation vidéo | mov | couleur | 11:18 | Taiwan, Allemagne | 2020
Yuhsin Su
frame of reference
Installation vidéo | mov | couleur | 11:18 | Taiwan, Allemagne | 2020
Des scientifiques qui étudient la zone critique placent des outils à l'extérieur, sur le site des gorges de Taroko. Ils ont notamment installé un réseau d’observation en temps quasi réel, pour étudier comment la météo cause des glissements de terrain, mais aussi comment ceux-ci affectent le climat. Caméras, sismographes et stations météo remplacent le corps de l'observateur, pour voir au-delà du système de perception humain. Avec l'installation vidéo "Frame of Reference", l'artiste Su Yu-Hsin aborde la question de la forme des relations scalaires entre le terrain, le laboratoire et la base de données. Quel rôle jouent les images dans la recherche de terrain à propos de la zone critique? L'artiste a suivi deux groupes de scientifiques: le groupe du GFZ (GeoForschungZentrum), le centre de recherche allemand pour les géosciences – qui l’a menée au laboratoire extérieur dans le parc national de Taroko où sont étudiés les glissements de terrain, et au laboratoire de Potsdam; et le groupe du Disaster Prevention and Water Environment Research Center de la NCTU National Chiao Tung University – qui l’a conduite sur les sites de Wuhe et de Wulu. Le réseau de stations de recherche dans le bassin versant de la rivière Liwu est utilisé pour observer les rivières et les glissements de terrain. Comment voir? À partir de quel endroit? Dans cette infrastructure permettant de voir "l'intérieur", où se trouve le corps de l'observateur?
Su Yu Hsin (née en 1989) est artiste et réalisatrice. D’origine taïwanaise, elle vit actuellement à Berlin. Elle aborde l'écologie dans sa relation étroite avec la technologie. Ses recherches artistiques portent sur la technologie, l'écologie et les infrastructures critiques, où convergent l'humain et le non-humain. Elle s'intéresse particulièrement à la cartographie, à la photographie opérationnelle et à la production technique de connaissances géographiques. Elle a participé à des expositions collectives, notamment à la Biennale de Taipei (Taïwan) [2020]; au ZKM – Zentrum für Kunst und Medien Karlsruhe (Allemagne) [2020]; au Kyoto Art Center (Japon) [2020]; au UCCA Ullens Center for Contemporary Art, Pékin (Chine) [2020]; à la Haus der Kulturen der Welt, Berlin (Allemagne) [2019] et au Junín Contemporary Art Museum, Junín (Argentine) [2018]. Elle a été finaliste pour le 8e Huayu Youth Award, Pékin (Chine) [2020], et pour le LOOP Discover Award, Barcelone (Espagne) [2018].
Hui-yu Su
Coraly Suard
Catalogue : 2006Jours tranquilles au Musée précaire Albinet | Documentaire | dv | couleur | 54:0 | France | 2005
Coraly Suard
Jours tranquilles au Musée précaire Albinet
Documentaire | dv | couleur | 54:0 | France | 2005
Le Musée Précaire Albinet est un projet de l`artiste T. Hirschhorn réalisé du 19 avril au 14 juin 2004 à l'invitation des Laboratoires d`Aubervilliers. Le projet était d'exposer des oeuvres originales clés de l'histoire de l'art du XXème siècle au pied de la cité Albinet dans le quartier du Landy à Aubervilliers. Pendant huit semaines les travaux de huit artistes dont l'utopie était de changer le monde étaient présentés: Marcel Duchamp, Kasimir Malevitch, Piet Mondrian, Salvador Dali, Joseph Beuys, Le Corbusier, Andy Warhol, Fernand Léger. "JOURS TRANQUILLES AU MUSEE PRECAIRE ALBINET" est un film qui s`appuie sur une expérience artistique hors du commun, l`exposition de chefs d`oeuvres originaux, prêtés par le Centre Pompidou, dans une cité HLM de Seine Saint-Denis. Il met en évidence les relations qui s`établissent entre les habitants de ce quartier, provoquées par la présence de ces oeuvres d`une valeur inestimable. C'est un évènement artistique déclencheur de fiction, une utopie s'incarnant dans le réel, une altération du quotidien que le film retrace... C?est un regard hors des clichés et des caricatures qui ne stigmatise pas la population et la jeunesse d?un quartier difficile du 93...
Coraly Suard est née le 14 avril 1967 à Paris. Elle étudie en 1986 le dessin à l`ENSBA, puis se dirige vers la vidéo. Elle sort diplômée de l`Ecole Supérieure d`Etudes Cinématographiques (ESEC) en 1990. Elle obtiendra ensuite une Maîtrise en Histoire de l`Art en 1992. Coraly Suard, entre 1992 et 1994, écrit des scripts pour la télévision, des courts métrages et des documentaires. De 1994 à 1999 elle réalise des films institutionnels, des clips, des pack-shots, des vidéo-danses, des vidéos intégrées et des installations vidéos. Coraly Suard crée par la suite l`association "POINT2VU" à l`Hôpital Ephémère et réalise des installations vidéos "interactives" avec Serge RDO. Elle va réaliser également les premières vidéos intégrées du sculpteur Thomas Hirschhorn. En 1999, elle décide, avec Véronique Bacchetta, directrice du centre genevois de gravure contemporaine, de créer l`association ARTFILMS, dont la vocation est la production et la réalisation de films sur la création contemporaine. ARTFILMS se situe au croisement de l`art et de l`audiovisuel, avec pour mission de réconcilier le public avec la création de son époque, et d`obtenir une large audience à travers sa médiatisation. Coraly Suard va alors produire et réaliser de nombreux films documentaires et collaborer avec de nombreux artistes et institutions à travers le monde. En 1999 elle produit "Entretien avec Thomas Hirschhorn / Jean-Charles Masséra" avec l`appui de la galerie Chantal Crousel ; puis "KunstKiosk", documentaire de 52 minutes, un travail work in progress sur quatre années de Thomas Hirschhorn 1999-2002. Commande publique de la Suisse, avec le soutien du Ministère de la Culture Suisse. En 2000, elle produit un documentaire de 52 minutes : "Rencontre avec l`art contemporain n°1 : Thomas Hirschhorn", diffusé sur la Cinquième, puis un de 13 minutes : "A propos n°1, Alain Séchas », paroles d`artistes. Vient ensuite un 24 minutes sur Jean-Charles Masséra : "Passages", qui sera diffusé lors de l'exposition "La Beauté2000", intégré au Deleuze Monument, à Avignon. Toujours la même année, Coraly Suard produit "Un temps est trouble", documentaire de 13 minutes sur Manuel Joseph, et également "Deleuze Monument", un 26 minutes sur le travail Thomas Hirschhorn, avec le soutien de la DRAC PACA, du Ministère de la Culture et qui est lui aussi diffusé lors de l`exposition "La Beauté", à Avignon. Durant l`année 2001, Coraly Suard va produire et réaliser un documentaire de 52 minutes, "Rencontre avec l`art contemporain n°2 : Sylvie Fleury," avec le soutien de Pro-Helvetia, Fondation Suisse pour la Culture, pour lesquels elle produira également "Série à propos n°2/3/4", 3 documentaires de 13 minutes chacun respectivement sur Fabrice Gygi, Beat Streuli et Gianni Motti. Puis commence une collaboration très enrichissante avec le Palais de Tokyo - site de création contemporaine. En parallèle des expositions, ARTFILMS va produire, en 2001 toujours, "Punct`um », un documentaire de 13 minutes sur la relation entre l`art et la TV, pour la "Tokyo TV". La "Série All About", portraits inédits d`artistes de 3x6 minutes (Mélik Ohanian, Tatiana Trouvé, Beat Streuli), documentaires tournés autour d`une oeuvre présentée au Palais de Tokyo, sera également produite. En 2002-2004 commence la production de la série "FOCUS", des documentaires de 22x6 minutes, portant sur le travail des artistes contemporains. L`objectif de cette série est d`établir une photographie de la scène artistique internationale de notre temps, à l?échelle européenne, d?en renforcer l?identité culturelle et favoriser la circulation des ?uvres. En 2004-2005, elle co-produit avec le Centre Pompidou un documentaire de 52 minutes , qu'elle réalise « Jours tranquilles au Musée Précaire Albinet » d?après une ?uvre de l?artiste T.Hirschhorn à Aubervilliers, où il expose les ?uvres originales de huit artistes du XXème siècle en bas d?une cité HLM. Parallèlement, elle poursuit le développement de la série «FOCUS».
Jorge Suárez-quiñones Rivas
Catalogue : 2025Natsu no uta | Film expérimental | 16mm | couleur | 94:55 | Espagne | 2024
Jorge Suárez-quiñones Rivas
Natsu no uta
Film expérimental | 16mm | couleur | 94:55 | Espagne | 2024
Summer has arrived at Ubuyama-mura. The cuckoo’s cry can be heard reverberating across the landscape of this mountain village. Masae travels from house to house gathering summer songs. She seems to be looking for something. Summer songs: a collection of ancient and contemporary poems compiled over 1,100 years ago, single verses from a heartbreaking ballad, an intimate confession, a looping prayer as a path to enlightenment… Each one has its own structure. In the commitment to communication, each (re)writing entails a specific translation effort and its own setting-in-space/time/word/image/sound… Summer songs, sweetly, in intimacy, unleash iron ties, floating on the heavy inheritance of the despotic unwritten laws of the mountain village. They are outside of space and time, and by grasping them, by bringing them to the present and placing them, they exert their liberating power.
León, Spain, 1992. Madrid-based visual artist and filmmaker. His work is part of Light Cone catalogue since May 2023. He has presented his first solo exhibition, “Marcel !”, at WIELS Contemporary Art Center - Project Room, Brussels, in July 2023. In June 2024 his film “Natsu no uta [Summer songs]” was awarded the prize ‘Fugas’ at the International Documentary Film Festival Documenta Madrid. In 2021 his work “Pintura de roca” received the 'XXXII Prize of Plastic Arts Circuits 2021' (Community of Madrid). Jorge Suárez-Quiñones Rivas experiments around the formal and conceptual implications of in-camera-editing regarding the experience of present as a space-time category potentially condensable in filmic matter, and therefore capable of being shared through projection devices specifically determined for each work. Resident artist at WIELS Contemporary Art Center (Brussels) and Artists in Aso (Kumamoto). Selected screenings/exhibitions: IFFR Rotterdam, FICUNAM, First Look, Anthology Film Archives, Dilalica Contemporary Art Gallery, WIELS Contemporary Art Center – The Project Room, MoMI, Fracto Experimental Film Encounter, Takechi Gallery, SixtyEight Art Institute, Nomadica LABA, Punto de Vista, Venice Architecture Biennale – Spanish Pavilion, Documenta Madrid, S8, Tokyo Image Forum, CA2M Contemporary Art Museum, CCCB-Xcèntric, VideoEx, Frontera Sur.
Jorge Suárez-quiñones Rivas
Catalogue : 2018Amijima | Fiction expérimentale | hdv | noir et blanc | 54:55 | Espagne | 2016
Jorge SuÁrez-quiÑones Rivas
Amijima
Fiction expérimentale | hdv | noir et blanc | 54:55 | Espagne | 2016
“ They arrive at Amijima. This will be their place of death ”. (Monzaemon Chikamatsu, Love Suicides at Amijima) Jorge Suárez-Quiñones sets out on an unusual adaptation of the famous bunraku play The Love Suicides at Amijima, written by Chikamatsu Monzaemon in 1720. This updated version holds on to the passionate, heartbreaking and bleak spirit of the original, adding to it an understanding of the lack of communication and the emptiness, so characteristic of the contemporary world. A hardly distinguishable figure walks through the fog. His is an odyssey of deeply romantic and tragic undertones across a mythical territory where he will encounter both sublimation and existentialist surrender. Besides intelligently threading references to classics such as Viaggio in Italia (Rossellini, 1954) or Double Suicide (Masahiro Shinoda, 1969), Jorge Suárez-Quiñones borrows elements from new prodigies of experimentalism, such as Encounters in Landscape (3x) (Salomé Lamas, 2012). Emotionally overwhelming, sublime in its use of landscape and white and black cinematography, Amijima is an absolute revelation. (Introduction by JAVIER H. ESTRADA)
Jorge Suárez-Quiñones Rivas (1992, León) is a Spanish filmmaker, videoartist and graduate in Architecture with a master in Audiovisual Contemporary Creation in VideoLAB (currently MasterLAV). His last film, “ Amijima ”, had its international premiered in International Film Festival Rotterdam 2017 after having its world premiere in the Official Competition of FILMADRID International Film Festival 2016, where it was awarded with the special mention of the youth jury. His films have been projected as well at MUSAC Contemporary Art Museum, CGAC Contemporary Art Museum, CGAI Image Art Center & Cinematheque, Curtocircuíto International Film Festival, ALCINE International Film Festival, Moscow Media Art Center “ Now and After ” or SixtyEight Art Institute Copenhagen, being part of the archive of Rencontres Internationales Paris-Berlin 2016, MUBI`s notebook (with his video-essay on Ozu`s cinema “The Eternal Virgin ”, included among the best video-essays of 2017 in Sigh&Sound Magazine), Filmscalpel and the online cinema platform Márgenes. His crossed background, education and practice in both film and architecture has taken place in Madrid (Superior Technical School of Architecture of Madrid and MasterLAV • Master Course in Contemporary Audiovisual Creation, where he is currently teaching about audio-video-essayist practice), Tokyo (University of Tokyo) and Shanghai (Tongji University).
Catalogue : 2016Coma brasas (Como brasas) | Fiction expérimentale | hdv | couleur | 13:57 | Espagne | 2015
Jorge SuÁrez-quiÑones Rivas
Coma brasas (Como brasas)
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 13:57 | Espagne | 2015
The origin of this work lies on Xosé María Díaz Castro’s poem "Coma brasas (Like embers"). It is part of "#ProxectoNIMBOS", a project promoted by Martin Pawley where (young) filmmakers are asked to create audiovisual pieces after Díaz Castro’s poems included in his only published book, "Nimbos". Díaz Castro as a poet, me as a filmmaker: “(...) Here they are, like embers in the night, the old things, full of destinies. (...) I will give to those things the whole drama that destiny denies them: I will give them faces, so that they may meet each other; I will give them words, so that they may understand each other…”. According to the filmmaker Carlos Rivero, director assistant in this project: “Those three shots could be taken as three different stories, but, for some magical reason (there it is, the cinema), they are connected and linked around their mystery. It is only by means of cinema that things can recover the dignity denied by destiny. And of course by means of time.”
Jorge Suárez-Quiñones Rivas was born in León, Spain, in 1992. Being passionate by cinema since he was a teenager, he started to film and edit short videos in 2008, when he was 16 years old. Ever since, he has never stopped filming and editing on his own. In 2010, he entered the Superior Technical School of Architecture of Madrid (ETSAM, which belongs the the Polytechnic University of Madrid, UPM), where he continues studying at present. From October 2013 to October 2014, he lived in Tokyo as an Exchange student in the University of Tokyo (Tokyo Daigaku). This experience changed his life. Back to Spain, he decided to study a Master Course in Contemporary Audiovisual Creation in LENS School of Visual Arts, which he combined with his studies in Architecture. His first feature film, “陽平・YOHEI”, which was written, filmed, edited and directed on his own, not only is the result of his vital experience in Tokyo, but also some kind of summary of 23 years of life as a passionate cinema lover. He is currently finishing the postproduction of his second feature film, “Amijima”, and shooting between Spain and Korea his third feature, “Gimcheoul”.
Bosse Sudenburg
Catalogue : 2007TheNewYorkPerfermance | Vidéo expérimentale | dv | couleur | 7:30 | Allemagne, USA | 2005
Bosse Sudenburg
TheNewYorkPerfermance
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 7:30 | Allemagne, USA | 2005
« TheNewYorkPerformance » est une vidéo performance en trois parties. Dans « 100 Bucks in 100 Seconds » on peut voir l'artiste compter 100 Dollars en 100 secondes. A chaque seconde une coupure, en 100 plans caméra différents. Le temps qui passe de façon tantôt lente, tantôt plus rapide. La mesure du temps correspond à celle de la somme d'argent, mais le temps du vécu échappe au découpage, ce qui rend la vie incommensurable et pousse à s'interroger sur sa valeur subjective. La vérification maniaque de sa propre solvabilité -à compter son argent à chaque coin d'ombre des tours du quartier de la finance à New York- est l'auto-arrimage au "real time", qui permet tout autour du globe de réagir à la seconde près, avec la même méthode, aux variations conjoncturelles dans les mines de diamant du Congo comme dans les rizières du Vietnam. Cette vidéo se meut comme expérimentation rhétorico-filmique entre intuition de l'espace phénoménologique et illusion de son unité stéréométrique. Le balayage par les plans de caméra révèle que cette unité est une production de l'habitude perceptive du spectateur et libère le regard, lui rendant sa perception originelle de l'espace. Dans « Leftwing », l'artiste transforme un pupitre d'écolier typique dont il scie la partie droite pour la remonter sur la gauche. Après avoir fini son travail, il s'assoit sur le siège, signe la table et, après mûre réflexion, colle un chewing-gum dessous. Ce que montre la vidéo n'est pourtant pas le pupitre déjà transformé, mais la façon dont il l'est. La caméra documentaire, tenue en retrait, fait ainsi oublier que le véritable produit, le travail présenté ici, n'est ni un objet ni l'histoire de sa création, mais une suite d'images numériques. L??uvre réelle échappe à l'attention : ce sont les différents aspects de la nature de cette ?uvre que l?on explore ici. Le collage de chewing-gum met en valeur l'action de signer, qui est ici ramenée au niveau des graffitis et des "tags". A l'intégration du travail artistique dans un contexte artistique, on oppose ainsi une appropriation inconsciente de l'environnement au quotidien. Dans ce contexte, le titre pose avec provocation la question de l'importance politique de l'art. L?art est vu comme un champ d'expérimentation des transformations sans but, un espace de découverte des différences (mise en évidence dans le remontage du pupitre et la maladresse de l'artiste). Dans « Studio 510 Blues » on peut voir l'artiste entrer dans son studio, regarder autour de lui pour finir par saisir sa chaussure, usée par la marche et baillant de la semelle, et pulvériser de la couleur rouge sur la béance. Au rythme de la chanson « Running Blues » des Doors, il se sert de la chaussure comme d'une marionnette et imite le chanteur, l'ouverture de la semelle faisant office de bouche. Dans cette vidéo, l'artiste travaille à partir du rapport personnel qu?il entretient avec la ville de New York, où une bourse lui a permis de vivre et de travailler pendant 6 mois. Alors que les traces qu?il a pu laisser dans cette ville s'effacent peu à peu, la ville s?inscrit en ses habitants sous la forme d'une usure. L'usure de la chaussure symbolise l'usure du temps. La qualité de ce temps, constituée de tous les moments vécus, conduit à charger la chaussure de souvenirs nostalgiques. Dans le caractère dérisoire d'une chaussure trouée, l'artiste fait allusion à la différence existant entre l'identité européenne et son trop-plein d'histoire, et l'identité américaine dans son orientation pragmatique. La coupure entre la chose et sa finalité, en sortant la chaussure de son contexte habituel, doit s'entendre comme une invitation à composer de façon créative avec sa propre perception qui renferme la possibilité d'une interaction entre l'individu et son environnement, et, au-delà, renvoie à la possibilité d'en faire le siège de sa propre identité. © Kai Schupke (curateur)
Le parcours artistique de Bosse Sudenburg commence en 1996 lorsqu'il entreprend des études d'art et d'histoire culturelle à Leipzig. Au contact du groupe d'artistes « Ramon Haze », il se découvre rapidement plus intéressé par la pratique que par la théorie artistique. Ce qui ne l'empêche pas de développer pendant ses études un regard critique et analytique sur l'art, toujours présent dans ses travaux. En 1996, l'artiste travaille encore exclusivement dans le domaine plastique. Sa rencontre avec Ilja Kabakow, qui expose cette année-là à la galerie d'art contemporain de Leipzig, le conduit à contribuer à « Blind Date », première exposition avec le groupe « Ramon Haze » qui se confronte aux relations entre le corps et l'espace. C?est l'année suivante que naît le travail « KommunikationNonKommunikation? », relatif à l'espace. Dans cette oeuvre particulière qui laisse la sculpture derrière elle, l'artiste trouve le medium qui marquera ses oeuvres jusqu'à aujourd'hui. La dématérialisation de l'objet artistique qui intervient ici, avec en arrière-plan la numérisation du flot de données et le développement d'internet, se présente comme une tentative de démystification de l'image transmise par les média. D'après le fameux axiome de Marshall MacLuhan, qui redevient d'actualité, « le medium, c?est le message », l'artiste tente de soustraire son identité personnelle au danger de se faire entraîner avec le flot des données et de n'émerger qu?en tant que manifestation des changements de mode dans les mass-média. C?est ainsi que le travail intitulé «KommunikationNonKommunikation » fait office, dans l'évolution de l'artiste, de passage vers une prise en compte de sa propre personne. Le retour vers soi est renforcé par la fin de la période d'euphorie consécutive à la chute du mur en ancienne RDA, où s'était étendu pendant des années un horizon de possibilités démesurées et où l'acceptation générale de la surconsommation avait mené à une perte des valeurs esthétiques jusque dans les moindres détails. Bosse Sudenburg déménage à Berlin et commence ses études à l?Université des Arts en réalisant des films expérimentaux (avec Heinz Emigholz et Stan Douglas). Ces années de formation font naître en 2000 des travaux dans lesquels des éléments autobiographiques sont manipulés pour former des autoportraits fictifs comme dans le film « Me myself and I », sorte d?auto-interview où l'artiste est en même temps sujet et objet de la caméra, et celui qui finalise les prises lors du montage. Le deuxième élément important dans sa façon de travailler est par conséquent le performatif. « 25%ofHomeSweetHome » est un autre film important datant de cette période, dans lequel l'auto-questionnement est étendu à la famille. En opposant les rituels immuables (dresser le couvert sur une table vide), aux rituels occasionnels (dévisser une plaque de sonnette), l'artiste tente de retenir l'état psychologique dans le changement. Après une période de confrontation théorique avec des artistes comme Vallie Export, Cindy Sherman, Roman Signer, Bruce Nauman et Wolf Vostel, mais aussi avec le "nouveau film allemand", les coopératives de films en Angleterre ou le film expérimental américain (Maya Deren) et français (Chris Marker), le travail « Das Letzte Einhorn » voit le jour en 2004 dans le cadre d'une résidence à Bristol (UWE). A l?aide d?un crayon tendu devant son front, l'artiste dessine un trait noir sur un mur blanc. L'artiste s'efface en tant que personne et souligne ainsi l'aspect conceptuel du faire et du voir. La prise de vue, le performatif et le conceptuel animent également les trois vidéos créées alors que l?artiste était en résidence au Hunter College de New York, et qui portent le nom de « TheNewYorkPerformance ». Installé dans une autre résidence new-yorkaise (grâce à une bourse du DAAD) et nominé pour le prix artistique de la SaarFernGas AG, Bosse Sudenburg achève ses études d?art à l'Université. Bosse Sudenburg participe régulièrement à des expositions et à des festivals, dans son pays comme à l'étranger.
Ichiro Sueoka
Catalogue : 2007Ein Sommer in Deutschland | Film expérimental | 16mm | noir et blanc | 7:0 | Japon | 2005
Ichiro Sueoka
Ein Sommer in Deutschland
Film expérimental | 16mm | noir et blanc | 7:0 | Japon | 2005
Le film le plus récent de la série que Sueoka a créé en refilmant les films amateurs d´un diplomate japonais anonyme séjournant à Berlin au début des années 30. Le film original tente de dresser le portrait idyllique d´un été à l´étranger; sa réutilisation montre un artefact de la vie d´avant-guerre à Berlin, et, dans les tristes prémisses d´un automne qui s´annonce, les signes des jours sombres qui approchent.
Née à Sapporo en 1965. Elle a étudié la chimie à l´Université de Sciences de Tokyo. A commencé ses travaux vidéo en 1985. Un grand nombre de ses 80 films ont été tourné en Super-8. Elle vit actuellement à Tokyo en tant que réalisatrice et a co-fondé le FMIC (Film Makers Information Center), un groupe qui s´occupe de films/vidéos expérimentales, et qui présente les différents événements du cinéma indépendant au Japon depuis 2002. Elle enseigne actuellement la réalisation à l´Ecole d´Art d´Asagaya, ainsi que la création manuelle dans de nombreuses écoles d´art ou galeries d´art au Japon.
Jesse Sugarmann
Catalogue : 2015We Build Excitement | Vidéo | hdv | couleur | 3:35 | USA | 2013
Jesse Sugarmann
We Build Excitement
Vidéo | hdv | couleur | 3:35 | USA | 2013
We Build Excitement is a serie of performances and videos examining the evolution of the American auto industry as a parallel to shifting American identity. Starting two years ago, Sugarmann opened (and plans to continue opening) unsanctioned Pontiac dealerships in former Pontiac dealership locations across the United States. He activates these dealerships as sites of celebration, honoring both the American auto worker and our fraught, intimate relationships to cars themselves. Assembling temporary modernist monuments with Pontiac cars, Sugarmann gives form to the precarious nature of the auto industry. And in video works, he documents laid-off assembly line workers and car accident victims recreating the movements of their former jobs and crashes, respectively. Their deadpan choreography forms a moving homage to the mundane and the traumatic moments in both the birth and death of the automobile.
Jesse Sugarmann is an interdisciplinary artist working in video, performance, sculpture and fibers. His work engages the automotive industry as a manufacturer of human identity, accessing automotive history as an index of both cultural identity and social history. Jesse has exhibited work both nationally and internationally in venues such as the Getty Institute, Los Angeles; el Museo Tamayo, Mexico City; the Portland Institute for Contemporary Art, Oregon; the Banff Center, Canada; Filmbase, Ireland; Human Resources, Los Angeles; Michael Strogoff, Marfa; el Museo de Arte Moderno de Santander, Spain; Drift Station, Omaha; Fugitive Projects, Nashville; the 21c Museum, Louisville; and High Desert Test Sites 2013. His work has been written about in publications including ArtForum, Art Papers, ART LTD, Art Cards, Art Fag City, Art Car Nation, Frieze Magazineand The New York Times. Jesse lives and works in Bakersfield, CA.
Matthew Suib
Catalogue : 2006Cocked | Art vidéo | dv | couleur | 10:0 | USA | 2003
Matthew Suib
Cocked
Art vidéo | dv | couleur | 10:0 | USA | 2003
COCKED a été réalisé au moment où le débat international concernant l?initiative américaine d?invasion de l?Irak était à son comble. COCKED est un manifeste anti-guerre qui a l?apparence d?un western minimaliste, empruntant des dizaines de fragments courts de plusieurs classiques du cinéma. COCKED dilate et maintient ce qui est usuellement un moment cinématographique bref et intense, l?épreuve de force, et cause l?implosion de la mythologie américaine classique du Western. Alors que ce psychodrame étiré s?achève, le classique panorama du désert, symbole de l?espace cinématographique propre au lieu, s?écroule dans un espace psychologique métaphorique, où chaque geste, regard et posture, communique un mélange d?agression et de peur, et où rien n?est résolu.
Matthew Suib vit et travaille à Philadelphia. Il a exposé des installations, vidéos, pièces sonores et photographies dans des musées et centre d?art du monde entier : Philadelphia Museum of Art, l?Institute of Contemporary Art of Philadelphie, au Kunstwerk à Berlin, au PS1 Contemporary Art à New York. Ses vidéos sont projetées dans des festivals internationaux, dernièrement à l?Images Festival de Toronto, et à la Mercer Union, également à Toronto. Récemment, Cosmic Microwave Background with New Humans a été exposé à l?Apex Art, à New York, en collaboration avec le collectif de Brooklyn New Humans. Matthew Suib est également membre de la coopérative d?artiste de Philadelphia, Vox Populi.
Arya Sukapura Putra
Catalogue : 2014E-Ruqyah | Vidéo | hdcam | couleur | 2:8 | Indonésie | 2013
Arya Sukapura Putra
E-Ruqyah
Vidéo | hdcam | couleur | 2:8 | Indonésie | 2013
Arthur Summereder
Catalogue : 2025A few remarks on logistics in general | Documentaire | hdv | couleur | 16:0 | Autriche | 2023
Arthur Summereder
A few remarks on logistics in general
Documentaire | hdv | couleur | 16:0 | Autriche | 2023
Der Titel A few remarks on logistics in general verweist auf eine Kapitelüberschrift in Antoine-Henri Jominis militärtheoretischer Schrift Précis de l'art de la guerre, aus 1983. Darin legt er den Grundstein für einen „oeconomic turn“ in der Kriegsführung indem er in aller Deutlichkeit darauf hinweist, dass zukünftig überlegene Nachschubrouten der entscheidende Faktor zum Sieg sei. Kriege würden folglich durch bürokratische Akkuratesse und weniger durch Tapferkeit, Heldenmut und strategisches Geschick gewonnen. Eine folgenreiche Erkenntnis, die auf dem Weg zur allgemein anerkannten Militärdoktrin auf Widerstand stieß. Liegt darin doch eine kränkende Abwertung des Einzelnen vom Soldaten bis zum General durch eine Perspektive, die weniger mit dem Wirkungsbereich und dem Schicksal von einzelnen befasst ist, als mit systemischen, strukturellen Zusammenhängen und Funktionen. In der zweiten hälfte des 21. Jhdts wurde diese logistische Wende auch für den ökonomischen Wettkampf zum totalitären Paradigma, zur Basis des globalisierten Neoliberalismus, superior Supply Chain über alles. Eine der Fragen die diesen Video-Essay motiviert ist, wie sich eine solche Perspektive ohne Held*innen in ihrem Blickfeld, ins Kino übertragen lässt. So zeigt der Film weniger einzelne Handlungen als deren choreografische Verzahnung, etwa ein Staplerfahrerkollektiv bzw. -Balett.
Regie/Produktion/Kamera: Arthur Summereder Biografie: Arthur Summereder, geboren 1983, lebt und arbeitet in Wien und Heiligenkreuz im Wienerwald. Er ist Filmemacher, Filmeditor, bildender Ku?nstler und PhD Researcher (Kunstuniversita?t Linz). In seiner Arbeit bescha?ftigt er sich insbesondere mit dem Verha?ltnis zwischen filmischen Repra?sentationen nicht- filmischer Wirklichkeit sowie in ju?ngerer Zeit mit Aspekten von Mobility Studies und Metapherntheorie. Er studierte Film und Kunst im o?ffentlichen Raum (u.a. an der Akademie der bildenden Ku?nste Wien, Villa Arson, Nizza), lehrte im universita?ren Bereich in O?sterreich und China. Seit 2011 arbeitet er als Cutter von vorwiegend Kino-Dokumentarfilmen, 2019 erhielt er den Preis fu?r Dokumentarfilm-Montage der Diagonale - festival des o?sterr. Films; 2021 erschien sein Langfilm- Regiedebu?t Motorcity
Jennifer Sun Baulch
Kim Sungeun
Catalogue : 2013A Voyeur?s Diary | Doc. expérimental | hdv | couleur | 23:19 | Coree du Sud | 2013
Kim Sungeun
A Voyeur?s Diary
Doc. expérimental | hdv | couleur | 23:19 | Coree du Sud | 2013
Born in 1984 in Suwon, South Korea, is a filmmaker and video artist based in Berlin, Germany. After finishing her bachelor?s degree in fine arts at New York University in 2008 she moved to Berlin and lives here since. She currently studies narrative film under the supervision of Thomas Arslan at University of Arts, Berlin (Universität der Künste, Berlin) and previously studied under Heinz Emigholz, Maria Vedder and Peter Campus (NYU). From video installations to live audio-visual performances she has experimented various forms of media art in collaboration with theater directors, musicians, performers and costume/fashion designers. Since 2010 she has been a member of live audio-visual performance group Tröckna and performed in numerous festivals and new media/music venues.
Can Sungu
Catalogue : 2016Replaying Home | Vidéo | hdv | couleur | 30:0 | Turquie, Allemagne | 2013
Can Sungu
Replaying Home
Vidéo | hdv | couleur | 30:0 | Turquie, Allemagne | 2013
In the early 1980s, VHS video recorders had become widespread in Germany and in a very short time they were also well accepted by many Turkish immigrants there. The lack of sufficient German language skills, as well as the fact that the content of German television broadcasting was not targeting the Turkish audience at all, led Turkish immigrants increasingly to rent videotapes. The video nights were a sort of social event including neighbours and family. Watching videos was accepted as a pleasant and family-friendly alternative to going out and getting attached to German-dominated cultural life. A lot of Turkish video companies opened up in Germany and imported movies to transfer them on videotapes. Some of these companies also produced low-budget video movies targeting the Turkish audience in Germany. Due to digital revolution, these companies were not able compete against digital TV and online videos and closed one after another. Some of the movies which were only released on videotapes, are now in danger of disappearing forever. Replaying Home is a video collage including selected cuts from these Turkish movies shot in Germany during the 1970s and 1980s and invites on a journey through a fictive universe based on stereotypes, culture shock, Occidentalism, homesickness and the traumas of migrant life.
Can Sungu was born in Istanbul, Turkey, studied Film (BA) and Visual Communication Design (MFA) at Istanbul Bilgi University and at the Institute for Art in Context in Berlin University of Arts (MA), gave courses on film and video production, facilitated workshops and took part in various exhibitions in Europe, such as at transmediale`14, Museum of Modern and Contemporary Art Rijeka and Künstlerhaus Vienna. In 2014 he co-founded the project space bi`bak in Berlin-Wedding where he works as project manager, artist and curator.
Outi Sunila
Catalogue : 2013Platoon | Vidéo | hdv | couleur | 7:40 | Finlande | 2012
Outi Sunila
Platoon
Vidéo | hdv | couleur | 7:40 | Finlande | 2012
Blind soldiers are groping their way through a forest. Tight group is slowly shattered, leaving each man alone in the darkness.
Visual artist Outi Sunila (b. 1970) works mainly with video and installation art, experimenting with other media as well. For the past few years she has been focusing on both social and political themes in her works ? from the viewpoint of an individual. Her language is narratively minimal, portraying one scene without dialoque. She loads the scene and actions with symbolic values through which the story is told. Her works have been recently shown at exhibitions in MUU Gallery, Helsinki and S?rland?s Art Museum, Norway, as well as at festivals and screenings; FestArte Video Festival in Milan and Rome, Kakelhallen in Mariehamn and Waterpieces Festival in Riga. Sunila has works in collections of both Oulu and Helsinki Art Museums and Kiasma Museum of Contemporary Art. Outi Sunila (b. 1970) is currently living and working in Helsinki, Finland. She graduated in 2002 with an MFA from the Finnish Academy of Fine Arts, and in 2005 with an MA from University of Art And Design, Helsinki.
Jeanne Susplugas
Catalogue : 2014Iatrogène | Vidéo expérimentale | hdv | | 10:0 | France | 2013
Jeanne Susplugas
Iatrogène
Vidéo expérimentale | hdv | | 10:0 | France | 2013
En 2006, Jeanne Susplugas commande un texte à l?écrivaine Marie Darrieussecq, lié à ses préoccupations. Marie Darrieussecq répond par un dialogue à trois, à la fois personnel, absurde, drôle et grinçant. Un des personnages a des malformations liées à la prise de Distilbène par sa mère pendant sa grossesse, comme l?écrivaine elle-même qui est par ailleurs l?image publique des enfants distilbène. Le film a été tourné au Café de Flore à Paris comme un hommage à la littérature et souligne le lien que l?artiste entretient avec celle-ci.
Jeanne Susplugas, née à Montpellier en 1974, vit à Paris. De la vidéo à la photographie, de l?installation au dessin, Jeanne Susplugas évolue dans un univers aussi séduisant qu?inquiétant avec comme préoccupations principales nos addictions et autres aliénations. Son travail a été exposé notamment au KW à Berlin, à la Villa Medicis à Rome, au Palazzo delle Papesse à Sienne, au Palais de Tokyo à Paris, au Fresnoy National Studio, au Musée d?Art Moderne de St Etienne, au Musée de Grenoble, à la Biennale d?Alexandrie et celle de Shangai, à Dublin-Contemporary ou Nuit Blanche à Paris. Ses films ont été présentés lors de festival tels Hors Pistes (Centre Pompidou, Paris), Locarno International Festival, Miami International Festival, Les Instants Vidéos à Marseille ou Les Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid. Des articles lui ont été consacrés dans des revues et quotidiens tels Art Press, Art in America, New York Times, Le Monde, Le Figaro, Flash Art, L??il, Beaux-Arts Magazine, BT, Corona Boreal... Elle a bénéficié de plusieurs bourses de recherche dont celle du FIACRE (Délégation aux Arts Plastiques) pour travailler au Japon ou celle de la FNAGP et a effectué plusieurs résidences, notamment à Toronto au Canada, au Wyspa Institut of Art à Gdansk en Pologne et à Thaillywood en Thaïlande. Son travail est présent dans de nombreuses collections privées à travers le monde et publiques : FNAC (F) ; FRAC Haute-Normandie (F) ; FRAC Champagne Ardenne (F); Chocarro, Fundacio Vila Casas, Barcelona (S); Artothèques Lyon, Annecy (F) ; Musée du verre, Carmaux (F) ; Musée d?Art Contemporain, Sérignan (F) ; La Maison Particulière Art Center, Brussels (B); SONS Museum, Kruishoutem (B)?
Jeanne Susplugas, Alain DECLERCQ
Catalogue : 2009Plan Iode | | dv | couleur | 30:0 | France | 2008
Jeanne Susplugas, Alain DECLERCQ
Plan Iode
| dv | couleur | 30:0 | France | 2008
Convoquant les univers singuliers des deux artistes, le film "PLAN IODE" de Jeanne Susplugas et Alain Declercq, est une vision, énigmatique et anxiogène. Tous les cinq ans, la pharmacie des armées distribue à toutes les officines de France deux cartons réglementaires. Dans chaque cartons 40 boites. Dans chaque boite 8 comprimés de Chlorure de Potassium, un médicament qui vient fixer l`iode sur la thyroïde, remède vital en cas de problème nucléaire. Attaque ou incident, les radiations se foutent du contexte politique.... Les femmes et le enfants d`abord? : jusqu`à 2 ans, 1/4 de comprimé; 14 ans, 1/2 comprimé; les femmes enceintes, 1 comprimé et demi, les autres peuvent patienter, s`angoisser, se déchirer ou bien s`acheter au prix fort. Parce qu`au milieu d`une panique nucléaire, tout est permis. Le plus humaniste se précipitera en courant de son officine pour secourir au plus vite, le plus retors pourrait bien se dire qu`une affaire juteuse se présente à lui et qu`il serait temps de mettre cette précieuse marchandise en lieu sûr. Réalisé dans une vingtaine de pharmacies, ce film met en scène un déplacement de ces boites tant convoitées, laissant planer un doute quant à leur future utilisation. Par un système simple et efficace de panoramique dans les arrière-boutiques des pharmacies, ce film nous montre et nous cache à la fois "ce qu`il se passe"; entre fantasme apocalyptique et état des lieux des pharmacies d`aujourd`hui.
Jeanne Susplugas est née en 1974 à Montpellier, elle vit à Paris. Son travail a été montré au Musée d?Art Moderne de St-Etienne, au MOCCA et V-Tape de Toronto, au Kunstwerke de Berlin, à l?Institut d?Art de Wyspa à Gdansk en Pologne, au Palazzo delle Papesse de Sienne, au Fresnoy en France, au Musée d?Art du Guangdong à Canton, à la Biennale de Shangai, au Musée Ulrich d?art contemporain à Wishita, à la Villa Medicis de Rome, au Careof de Milan, à la Biennale d?Alexandrie en Egypte, au Korean Culture Service de New-York, au Ewha Art center de Séoul, au Center Soros à Kiev, aux Kunstverein de Nuremberg et Hambourg. Né en 1969, Alain Declercq vit et travaille à Paris. Il a exposé au Palais de Tokyo et au Musée d?art moderne à Paris et de Taipei, à la Gallery Vox de Montréal à Canada, à la Biennale du Caire et de Lyon, à la Transmediale de Berlin, à la Kunstverein de Stuttgart.
Eve Sussman, Simon Lee
Catalogue : 2016No Food No Money No Jewels | Vidéo | 4k | couleur | 9:38 | USA | 2014
Eve Sussman, Simon Lee
No Food No Money No Jewels
Vidéo | 4k | couleur | 9:38 | USA | 2014
Eve Sussman is a Brooklyn-based artist and filmmaker who works independently and collectively with her partner Simon Lee and Rufus Corporation, founded in 2003. Along with Rape of the Sabine Women, and 89 Seconds at Alcázar, that debuted at the Whitney Biennial, the company has collaborated on other projects including Yuri’s Office, and whiteonwhite:algorithmicnoir . Rufus Corporation’s works have been exhibited and screened internationally and are included in the collections of the Museum of Modern Art, New York; the Whitney Museum of American Art, New York; the Philadelphia Museum of Art, Philadelphia; The Margulies Collection, Miami; Fundación La Caixa, Barcelona; and Centro Galego de Arte Contemporáneo, Santiago de Compostela, Spain. whiteonwhite:algorithmicnoir was recently acquired for the permanent collection of the Smithsonian American Art Museum. Simon Lee works in photography, video and installation. His work is said to often be “a powerful metaphor for the random flow of history and a low tech formal tour de force” (Holland Cotter, New York Times). His 2010 film collaboration with Algis Kizys, Where is the Black Beast? (2010) was shown at the Sagamore Collection in Miami, Zebra Poetry Film Festival Berlin, IFC Center in New York, and was an official selection at the 2011 Rotterdam Film Festival. Together with Sussman, he co-founded the “Wallabout Oyster Theater,” a micro-theater space run out of their studios in Brooklyn. Lee has exhibited at the Brooklyn Museum of Art; The Berkshire Museum, MA; Roebling Hall, New York; the Moscow International Film Festival; Musée d’Art Contemporain de Montreal; Poznan Biennale, Poland; The Rotunda Gallery, Brooklyn NY; Tinguely Museum, Basel, Switzerland; Espace Paul Ricard, Paris, France; and The Whitney Museum of American Art, New York. In addition to founding the Wallabout Oyster Theatre, Lee + Sussman have been producing for Jack+Leigh Ruby, to ex-con artists who are now directing videos including: Car Wash Incident
Eve Sussman (a.k.a Ife), Simon Lee
Catalogue : 2019No food No money No jewels | Installation multimédia | 0 | couleur et n&b | 0:0 | USA | 2017
Eve Sussman (a.k.a Ife), Simon Lee
No food No money No jewels
Installation multimédia | 0 | couleur et n&b | 0:0 | USA | 2017
“No food…†is in post-production as a movie + as a multi-screen installation with each discrete chapter encountered within a built environment. The audience is introduced to a cyclical water-bailing machine: The Factory + the boss (“Rabbitâ€) in charge. Trials + tribulations ensue: in “That`s Easy Init†the boss interrogates the janitors (“Donkey1+2â€) about their moonlighting. In Agent Provocateur two characters disguise themselves for nefarious purposes. “I Thought We Were Going to be Rich†tells the story of a failed burglary. In The Deposition “management†has morphed into prosecutor + council as the workers are questioned about an unsolved disappearance. Rabbit Recipes is a dance reverie + epilogue of sorts as the characters rejoice over a mutiny that results in cooking the boss.
Eve Sussman works with film, video and installation. Her work runs the gambit from small gauge analogue film and multi-camera surveillance operations to hi-def film/video productions. In an attempt to re-invent and push the envelope of the form much of her work experiments with narrative and addresses the question: “What is a movie?â€. She often collaborates with performers, musicians and programmers, sometimes under the name Rufus Corporation. Rufus Corporation works include: 89 seconds at Alcazar, The Rape of the Sabine Women, whiteonwhite:algorithmicnoir and Yuri’s Office. Together with Simon Lee, Sussman co-founded the Wallabout Oyster Theatre, a micro theatre space in Brooklyn. Sussman and Lee are also as producing for Jack+Leigh Ruby, two reformed criminals, now making art. Sussman’s work has been shown in institutions and film festivals internationally. 89 seconds at Alcazar is in the collections of the MoMA, the Whitney and the Leeum–Samsung Museum in Seoul. whiteonwhite:algorithmicnoir is in the collection of the Smithsonian American Art Museum in Washington D.C.