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Mounir Fatmi
The Human Factor
Vidéo expérimentale | mov | couleur | 15:57 | Maroc, France | 2018
« The Human Factor » est une video expérimentale qui traite de l’art décoratif et de l’exotisme. Sur fond d’exposition coloniale internationale de 1931 à Paris qui s’est déroulé pen-dant l’entre deux guerres, certaines oeuvres indigènes des colonies côtoyaient celles des principales puissances coloniales de l’époque au sein de pavillons rappelant l’architecture de l’Afrique noir, de l’Afrique du nord, ou de l’Indochine. La vidéo « The Human Factor » décompose le film « L’inhumaine » de Marcel L’Hérbier (1923). Ce film est considéré encore aujourd’hui comme le manifeste de l’art dé-coratif. Ce chef d’œuvre du cinéma muet, tourné dans des décors modernes et spec-taculaires pour l’époque, retrace l’esprit du temps et les influences des artistes euro-péens par les créations venant des Art lointains. « L’inhumaine » regroupe de ma-nière inédite des artistes, décorateurs, costumiers et architectes, comme Robert Mallet-Stevens, Fernand Leger, Alberto Cavalcanti, Claude Autant-Lara, Pierre Chareau, Michel Dufet, Joseph Csaky et Paul Poiret. « The Human Factor » tente de montrer un autre aspect de l’Art décoratif, sous la puissance de l’idéologie coloniale et son ambition universelle. Il faut dire que l’influence de l’art colonial n’est pas nouvelle en cette période de l’entre deux guerres. Elle existait depuis 1907 sous le nom de « la société coloniale des artistes français », et dont le but était l’expansion coloniale par l’art, au profit de la France. Des prix et des bourses de voyages ont été attribué pour aider des artistes comme Van Dongen, Matisse ou Paul Klee à séjourner en Afrique du Nord. En 1919 la revue « Les Arts à Paris » parle déjà de l’art « nègre » comme d’ « Une esthétique nouvelle » qui risque d’influencer complètement l’art européen. Ainsi les masques et les sculptures africaines sont devenue de vrais objets de curiosité et d’inspirations pour des artistes comme Picasso, ou Fernand Léger qui a conçu tous les costumes et les décors du Ballet Suédois « La création du Monde » en s’inspirant de « l’Art indigène et africain ». Une autre exposition a été organisée en 1930 par Tristan Tzara, Pierre Loeb et Charles Ratton sous le titre « L’Exposition d’art africain et océanien ». Celle-ci constitue une étape primordiale dans l’histoire de l’appréhen-sion des arts premiers en occident. Le public parisien a pu voir alors des sculptures primitives exposées avec des œuvres de Pablo Picasso, André Derain, Georges Braque, Joan Miró, Paul Guillaume et Félix Fénéon. Puis vient finalement l’exposition coloniale de 1931 qui a affiché d’une manière claire l’idéologie coloniale n’évoquant les caractères originels des colonisés qu’à la condi-tion d’évoquer les bienfaits de la métropole et de ne montrer de la colonisation que les aspects positifs. A l’exception de quelques masques, statuettes et pièces archéologiques, les œuvres indigènes sont rares. On leur préfère en générale les spectacles de danses et de folklore, de ce fait dans le domaine artistique c’est le point de vue français et occidental qui fut privilégié. Il faut savoir aussi que cette vision n’a pas été partagée par l’ensemble des artistes français, puisque le groupe des surréalistes avec l’aide de Louis Aragon, Georges Sadoul et André Breton entre autres, a monté « L’Anti-exposition coloniale » sous l’égide du Part communiste français en diffusant un mot d’ordre sur le tract- « Ne visitez pas L’Exposition coloniale ». Ainsi la video « The Human Factor » aborde l’exposition coloniale qui a officialisé en quelque sorte le lien entre le primitivisme de l’avant garde et l’exotisme de l’art déco d’inspiration coloniale. Studio Fatmi, Septembre 2018.
mounir fatmi est né à Tanger au Maroc, en 1970. À l’âge de quatre ans, sa famille déménage à Casablanca. A dix-sept ans il part à Rome où il s’inscrit à l’école libre de nu et de gravure à l’académie des beaux-arts, puis à l’école des beaux arts de Casablanca et finalement à la Rijksakademie à Amsterdam. Il passe son enfance dans le marché aux puces du quartier Casabarata, un des quartiers le plus pauvres de la ville de Tanger où sa mère vendait des vêtements pour enfants. Un environnement qui multiplie jusqu’à l’excès les déchets et les objets de consommation en fin de vie. L’artiste voit par la suite cette enfance comme sa première éducation artistique et compare ce marché aux puces à un musée en ruine. Cette vision a également valeur de métaphore et exprime les aspects essentiels de son travail. Influencé par l’idée de médias morts et l’effondrement de la civilisation industrielle et consumériste, il développe une réflexion sur le statut de l’oeuvre d’art entre Archive et Archéologie. Il utilise des matériaux obsolètes tels que les câbles d’antenne, les anciennes machines à écrire, ou les cassettes VHS, et travaille sur la notion d’une archéologie expérimentale en examinant le rôle de l’artiste au sein d’une société en crise. Il joue des codes et préceptes de cette dernière sous le prisme de la trinité Langage, Architecture et Machine. Il interroge ainsi les limites de la mémoire, du langage et de la communication, tout en réfléchissant sur les matériaux en cours d’obsolescence et à leurs avenirs incertains. La recherche artistique de mounir fatmi, constitue une pensée sur l’histoire des technologies et leurs influences dans la culture populaire. BIOGRAPHIE Il faut voir ainsi dans ses oeuvres, de futures archives de médias en construction. Bien qu’ils marquent des moments clés de notre histoire contemporaine, ces matériaux techniques remettent également en question le transfert de connaissances, le pouvoir suggestif des images et critiquent les mécanismes illusoires qui nous lient à la technologie et aux idéologies. Depuis 2000, les installations de mounir fatmi ont été sélectionnées dans plusieurs biennales, la 52e et la 57e Biennale de Venise, la 8e Biennale de Sharjah, la 5e et la 7e biennale de Dakar, la 2e Biennale de Séville, la 5e Biennale de Gwangju, la 10e Biennale de Lyon, la 5e triennale d’Auckland, la 10e et 11e biennale de Bamako, la 7e Biennale d’architecture, Shenzhen, à la triennale de Setouchi et la triennale Echigo –Tsumari, au Japon. Son travail a été présenté au sein de nombreuses expositions personnelles, au Migros Museum fu?r Gegenwarskunst, Zu?rich. Mamco, Genève. Musée Picasso, la guerre et la paix, Vallauris. Fondation AK Bank, d’Istanbul. Museum Kunst Palast, Du?sseldorf et au Goteborg Konsthall. Il a participé à plusieurs expositions collectives au Centre Georges Pompidou, Paris. Brooklyn Museum, New York. Palais de Tokyo, Paris. MAXXI, Rome. Mori Art Museum, Tokyo. MMOMA, Moscou. Mathaf, Doha. Hayward Gallery et Victoria & Albert Museum, Londres. Van Abbemuseum, Eindhoven, au Nasher Museum of Art, Durham et au Louvre Abu Dhabi. Il a reçu plusieurs prix dont le Uriöt prize, Amsterdam, le Grand Prix Léopold Sédar Senghor de la 7e Biennale de Dakar en 2006, le prix de la Biennale du Caire, en 2010, ainsi que le Silver Plane Prize de la Biennale de l'Altai, Moscou en 2020.
Mounir Fatmi
HISTORY IS NOT MINE
| | couleur et n&b | 5:0 | Maroc | 2014
Proposée pour la première dois à Londres, cette installation vidéo en noir et blanc met en scène un personnage cherchant à taper à la machine le titre au moyen de marteaux. Seul le ruban est rouge, laissant penser que le texte s’affiche en lettres de sang, dans un télescopage de « la beauté de la phrase à écrire avec la violence et la difficulté de sa réalisation. »
Born 1970, Tangier, Morocco Lives and works in Paris, France mounir fatmi`s work has been shown in numerous solo exhibitions, in the Migros Museum, Zürich, Switzerland, at the Picasso Museum, war and peace, Vallauris, at the FRAC Alsace, Sélestat, at the Contemporary Art Center Le Parvis, at the Fondazione Collegio San Caro, Modena, at the AK Bank Foundation in Istanbul, and at the Museum Kunst Palast in Duesseldorf. He participated in several collective shows at the Centre Georges Pompidou, Paris, The Brooklyn Museum, New York, N.B.K., Berlin, Mori Art Museum in Tokyo, Museum on the Seam, Jerusalem, Moscow Museum of Modern Art, Moscow, Mathaf Arab Museum of Modern Art, Doha, the Hayward Gallery, London, the Art Gallery of Western Australia, and Victoria & Albert Museum in London. His installations have been selected in biennials such as the 52nd and 54th Venice Biennial, the 8th biennial of Sharjah, the 5th and 7th Dakar Biennial, the 2nd Seville Biennial, the 5th Gwangju Biennial and the 10th Lyon Biennial, the 5th Auckland Triennial and Fotofest 2014, Houston. Mounir Fatmi was awarded by several prize such as the Cairo Biennial Prize in 2010, the Uriöt prize, Amsterdam and the Grand Prize Leopold Sedar Senghor of the 7th Dakar Biennial in 2006
Sirine Fattouh, Sandra Fatté, Victor Bresse, Chrystel Élias
Behind the Shield
Vidéo | 0 | couleur | 57:42 | Liban | 2022
Filmée au Liban par une Dash Cam entre le 18 octobre 2019, date à laquelle ont débuté des soulèvements populaires, et l’après-explosion du 4 août 2020, les images rendent compte des bouleversements politiques, sociaux et économiques que traversait le Liban durant cette période. Dans la première moitié du film, on assiste à l’engouement général des Libanais au début des manifestations de 2019. Mais au fil des mois, on assiste à l’exacerbation des tensions entre les manifestants et les forces de l’ordre. Avec les différentes étapes du confinement de la crise sanitaire de 2019-2020, les manifestations vont cesser et les rues se vider. La deuxième partie est essentiellement centrée sur le soir de l’explosion du 4 août 2020 où l’on découvre les dégâts, le chaos et la stupéfaction des habitants dans les rues de Beyrouth.
Artiste, chercheure et enseignante à l’École Supérieure d’Art d’Avignon, Sirine Fattouh est née en 1980 à Beyrouth. Les déplacements constants dus aux guerres et aux conditions socio politique ont forgés chez elle un sentiment d’exil intérieur qui l’amènent à explorer son environnement dans toute sa complexité et à y faire émerger des histoires d’individus dont la parole est marginalisé. Fattouh s’intéresse aux histoires non officielles celles qui sont considérées comme anecdotiques. Elle puise son inspiration dans son passé et son présent afin d’explorer la relation complexe qu’elle entretient avec son pays d’origine et les conséquences des conflits et des guerres sur la vie quotidienne des gens. Sirine Fattouh a fait ses études à Paris 1 Panthéon Sorbonne où elle a obtenu en 2015 une thèse en Arts plastiques et Sciences de l’art. Entre 2004 et 2006, elle a étudié à l’école nationale supérieure d’arts de Paris Cergy et a obtenu son DNSEP. Entre 2005 et 2021, elle enseigne les arts plastiques et l’histoire de l’art dans plusieurs universités en France et au Liban. En 2010 elle travaille pendant une année au centre Pompidou à Paris en tant qu’attachée de conservation pour le programme art et mondialisation auprès de Catherine Grenier. Ses œuvres ont été exposées dans de nombreuses galeries et institutions artistiques dont le Centre d’Art Pasquart à Bienne, le MAXXI à Rome, la fondation Ricard à Paris, le Centre Pompidou à Metz, le Mucem à Marseille, le Beirut Art Center, Kaaï Studio à Bruxelles, ZKM à Karlsruhe, Brick Lane à Londres, la Villa Savoye du Corbusier à Poissy, l’Institut du monde arabe à Paris et la Biennale de Thessalonique en Grèce.
Elsa Fauconnet
Le terrier (2)
Fiction expérimentale | dv | couleur | 5:17 | France | 2011
Le Terrier (2) est une vidéo inspirée librement de la nouvelle inachevée de Kafka qui raconte l?histoire d?un être glissant dans la folie après avoir obsessionnellement construit son terrier, et qui se persuade que son refuge est menacé par l?arrivée d?un autre. Le Terrier (2) traite de ce moment de basculement au cours duquel la structure familière connue, et donc censée abriter, présente subitement une menace : une femme et un homme arpentent une rue dont on ne sait plus dire si les maisons se construisent ou ont été démolies par une catastrophe anonyme. Dans cette traversée d?une ville nouvelle de la banlieue parisienne, l?habitat se détache de sa fonction première, car on ne sait plus s?il accueille ou au contraire menace, et il force à se tenir aux aguets.
Elsa Fauconnet est une artiste française, née en banlieue parisienne en 1984. Après l?obtention d?un Bachelor of art à l?ENSAV-La Cambre à Bruxelles, elle obtient le diplôme de l?école des Beaux-Arts de Paris avec les félicitations du jury. À partir de la gravure, de la vidéo et de la photo, elle interroge les images dites du « réel ». Dans un premier temps, elle travaille essentiellement avec des images extraites des médias. Elle se réapproprie ces images qui nous content notre histoire contemporaine, et joue à remettre en récit l?Histoire et à en interroger sa matière conceptuelle. Puis, progressivement, ce sont ses propres images (le mur en Palestine, une ville en construction en France?) qu?elle va réintégrer à des fictions. Ces morceaux de réel ancrés dans une réalité historique apparaissent comme des vestiges. Ils sont des données concrètes et en même temps permettent le départ de fictions possibles dans l?interprétation que l?on en donne. Jouant ainsi sur plusieurs registres, les vidéos d?Elsa Fauconnet créent un trouble qui révèle la difficulté de se placer dans une histoire, un lieu, le réel et sa représentation. Dans son travail, il est aussi question de territoires, de frontières, d?habitat, de la recherche d?un chez-soi... Elle joue avec la notion d?étrangeté : en allemand le même mot désigne l?étrange et l?étranger. L?étrange serait-il le corollaire esthétique de l?étranger ? « Ce qui m?intéresse dans les notions d?étranger comme d?étrangeté c?est qu?elles ont pour effet de jeter un doute sur toute réalité familière, créant un moment propice à la distanciation. » Utiliser l?étrangeté afin de permettre une nouvelle observation et une nouvelle apparition des choses.
Christoph Faulhaber, Daniel Matzke
BLue Sky ? Palau
Doc. expérimental | dv | couleur | 18:17 | Allemagne, Palau | 2010
The center piece (Blue Sky ? Palau) is a documentary movie shot in Palau. In November 2009, six ex-detainees from the US Prison in Guantánamo Bay have been released to Palau, which is known for its sparkling water, shiny beaches and beautiful diving spots. Faulhaber traveled to the tiny island nation of Palau in the South Pacific to visit the six men, which are part of the uighur minority in western China. He interviewed their Australian interpreter and his Excellency, the President of Palau. Following his trip to Palau, Faulhaber went to Shenzhen, China, to visit the Oil Painting Village Dafen, which is the world`s biggest conglomeration for reproducing and copying artworks. In Dafen he worked together with local artists to reproduce oil paintings from the portraits of the six men that can never go back to their homeland Xinjiang, which is now under Chinese hegemony. In this series of work Faulhaber focuses on some main questions surrounding the ideological and philosophical notion of the `picture` today: How strong is the global prevalence and regime of the picture? What kind of pictures are we supposed to conceive when thinking of Guantánamo? What is the state of the picture with regard to a global system of industrialized tools for copies, imitation and reproduction? Or, as W.J.T. Mitchell has raised the question: `What is the work of art in the age of biocybernetic reproduction?`
?I don?t see myself, primarily, as a political artist,? says Christoph Faulhaber. Still, there?s something disconcerting about this claim. A quick survey of the projects he has carried out to date tells us about the sale of Cuban real estate to customers in Florida, a preoccupation with the future of Ground Zero, problems with the FBI in New York, Faulhaber?s name on the United States Terror Watch List and the planning of an allocation center for former Guantánamo inmates in Hamburg. These are topics which catch our attention and brush on important discussions conducted in the media on a daily basis. Hence, Faulhaber made a name for himself in 2007 with his project Mister Security, which he carried out jointly with fellow artist Lukasz Chrobok over a period of three years. The project encompassed several actions in the public realm as well as two publications. Christoph Faulhaber, born 1972, is today one of the most promising young German artists. His work has been shown amongst others at the National Gallery Prague, Museum of Contemporary Art Skopje, Laiyan Gallery Hong Kong, Schirn Kunsthalle Frankfurt, Wilhelm-Hack-Museum Ludwigshafen, City Museum Remscheid, Kunstverein Hannover and Fridericianum Kassel.
Didier Faustino
Exploring dead Buildings
0 | dv | couleur | 12:23 | France, Georgie | 2010
Exploring Dead Buildings est une vidéo réalisée dans le bâtiment abandonné du Ministère des Autoroutes de La République Soviétique de Géorgie. Cette vidéo retrace l?exploration de cet espace délabré par deux opérateurs au volant d?un module roulant non motorisé. Seulement éclairée par deux projecteurs branchés sur batterie, la caméra enregistre l?évolution du module à travers les décombres. Le caractère imprécis des images, lié au changement de direction du module, provoque alors une perte progressive des repères à mesure que le module s?enfonce dans l?obscurité, à la recherche des signes d?une vie disparue.
Didier Faustino est né en 1968 à Chennevières-sur-Marne, en France. Architecte de formation, diplômé de l?École nationale supérieure d'architecture de Paris-Val de Seine, ex-École d?architecture de Paris-Villemin, il est architecte, artiste et rédacteur de revue. Il vit et travaille entre Paris et Lisbonne. En 2002, il fonde avec Pascal Mazoyer le Bureau des Mésarchitectures. Il est notamment lauréat des « Nouveaux Albums de la jeune architecture » en 2002, ainsi que du ?Prix Dejean de l'Académie Française d'Architecture" en 2010. Il a participé à plusieurs reprises, en 2000, 2003 et 2008, à la Biennale d'architecture de Venise.
Didier Faustino
Exploring Dead Building 2.0
Fiction expérimentale | hdv | couleur et n&b | 9:0 | France, Cuba | 2015
Didier Faustino dresse le portrait d’une jeunesse « encagée » . cette exploration sonde l’histoire du bâtiment La Escuala de Ballet et les utopies de son architecte, Vittorio Garatti Cuba 1961 Au cours d’une partie de golf, sur le terrain du club privé le plus prisé, où tous les politiques se rendaient, les révolutionnaires Fidel Castro et Che Guevara miment une partie en uniforme. Au cours de cette journée leur vient l’idée de créer sur ce magnifique site la plus grande école d’art d’Amérique latine. Trois architectes se voient donc confier la conception de cinq bâtiments, dont la mise en oeuvre commen¬cera la même année : l’école d’arts plastiques, l’école d’art dramatique, l’école de ballet, l’école de musique et l’école de danse moderne. Cuba 1962 Début de l’embargo des Etats-Unis sur Cuba et de la première crise économique du pays depuis le début du régime castriste. Sur les cinq bâtiments, trois sont encore inachevés et font alors l’objet de pillage. Ces bâtiments meurent avant même d’exister ; c’est le cas notamment de l’école de ballet, conçue par l’architecte italien Vittorio Garatti. Le projet s’enrichi au contact de la liberté et de la richesse du bâtiment, pour prendre la forme d’une chorégraphie en dialogue avec l’espace. « Exploring Dead Buildings » a alors muté en se fragmentant et d’un unique véhicule nous sommes passés à 3 systèmes portatifs, projectifs et prothétiques. D’une narration monologique a émergé un dialogue triptyque dans lequel se croisent des personnages hétéronymes dénués d’identité. L’oeuvre comme performance physique donne ensuite lieu à une captation et c’est alors la performance de la Bienale qui est fictionnée et mise en scène. A WALKER TO EXPLORE DEAD BUILDINGS Dans une atmosphère tropicale, au lever du jour, sur les toits d’une architecture aux courbes utopiques se déploie une chorégraphie de trois jeunes corps. Ces personnages mélancoliques au caractère hétéronyme arborent chacun un scaphandre métallique, métaphore d’une jeunesse encagée. Les caméras placées sur ces structures ainsi que celle qui gravite autour d’eux nous offrent les images de cette errance sur les ruines de la Escuela de Ballet de La Havane à Cuba. Le film met ainsi en exergue l’échec de cette utopie architecturale et culturelle. La performance, elle, souligne la mémoire d’un futur voulu meilleur, mais aujourd’hui rapporté à une architecture laissée sans usage. Ainsi les scènes claires et celles obscures s’entrecoupent entre passages de l’intérieur à l’extérieur,entre jour et nuit au service d’une esthétique fictionnelle. LIGNE NARRATRICE ENTRETIEN AVEC VITTORIO GARRATTI Didier Faustino s’adresse à l ‘architecte Vittorio Garratti, non pas pour qu’il lui raconte l’histoire de ce bâtiment, mais pour en capter son essence via l’expérience de son créateur ; celle des extrêmes et des utopies. Il l’invite à parler de sa jeunesse en cage, de ses illusions perdues ;de la Révolution. Le projet s’enrichi au contact de la liberté et de la richesse du bâtiment, pour prendre la forme d’une chorégraphie en dialogue avec l’espace. « Exploring Dead Buildings » a alors muté en se fragmentant et d’un unique véhicule nous sommes passés à 3 systèmes portatifs, projectifs et prothétiques. D’une narration monologique a émergé un dialogue triptyque dans lequel se croisent des personnages hétéronymes dénués d’identité. L’oeuvre comme performance physique donne ensuite lieu à une captation et c’est alors la performance de la Bienale qui est fictionnée et mise en scène. A WALKER TO EXPLORE DEAD BUILDINGS Dans une atmosphère tropicale, au lever du jour, sur les toits d’une architecture aux courbes utopiques se déploie une chorégraphie de trois jeunes corps. Ces personnages mélancoliques au caractère hétéronyme arborent chacun un scaphandre métallique, métaphore d’une jeunesse encagée. Les caméras placées sur ces structures ainsi que celle qui gravite autour d’eux nous offrent les images de cette errance sur les ruines de la Escuela de Ballet de La Havane à Cuba. Le film met ainsi en exergue l’échec de cette utopie architecturale et culturelle. La performance, elle, souligne la mémoire d’un futur voulu meilleur, mais aujourd’hui rapporté à une architecture laissée sans usage. Ainsi les scènes claires et celles obscures s’entrecoupent entre passages de l’intérieur à l’extérieur,entre jour et nuit au service d’une esthétique fictionnelle. Didier Faustino s’adresse à l ‘architecte Vittorio Garratti, non pas pour qu’il lui raconte l’histoire de ce bâtiment, mais pour en capter son essence via l’expérience de son créateur ; celle des extrêmes et des utopies. Il l’invite à parler de sa jeunesse en cage, de ses illusions perdues ;de la Révolution.
Artiste et architecte français, Didier Faustino travaille sur la relation entre corps et espace. À la frontière entre art et architecture, sa pratique a débuté dès la fin de ses études en 1995. Son approche est multiforme, allant de l’installation à l’expérimentation, de la création d’œuvres plastiques subversives à celle d’espaces propices à l’exacerbation des sens. Ses projets se caractérisent par leur dimension fictionnelle, leur regard critique, leur affranchissement des codes et leur capacité à offrir des expériences inédites au corps individuel et collectif. A ce titre, il a reçu le « Prix Dejean, Grande Médaille d’Argent » de l’Académie d’Architecture en 2010 pour l’ensemble de son œuvre. Ses projets se caractérisent par leur dimension fictionnelle, leur regard critique, leur affranchissement des codes et leur capacité à offrir des expériences inédites au corps individuel et collectif. Plusieurs de ses œuvres sont entrées dans les collections de grandes institutions : MoMA, Fondation Calouste Gulbenkian, Fondation Serralves, Fonds National d’Art Contemporain, Musée National d’Art Moderne / Centre Georges Pompidou. Actuellement, Didier Faustino travaille sur plusieurs projets architecturaux : la création d`une fondation et bibliothèque à Mexico City pour Alumnos 47, une maison domestique expérimentale en Espagne pour l’éditeur de maisons Solo Houses et un chai au Portugal pour le domaine Casa de Mouraz. Il consacre également une partie de son temps à l’enseignement, et dirige notamment la Diploma Unit 2 à la AA School de Londres depuis 2011. Depuis septembre 2015, il exerce la fonction de rédacteur en chef du magazine français d’architecture et de design CREE.
Laurence Favre
Zerzura
Doc. expérimental | 16mm | couleur | 11:0 | Suisse | 2024
Nommé d’après une oasys mythique perdue, Zerzura interroge : Comment perçoit-on la « nature » ? Est-ce une « chose » à laquelle nous, humains, sommes extérieurs ? Ou faisons-nous tous partie d’un maillage où il n’y a ni centre ni périphérie? Est-ce qu’un assemblage de sons et d’images peut nous inviter à voir « la nature » comme du vivant, pourvu de sensibilité et d’agentivité ? Après Résistance (2017) et Osmose (2022), Zerzura clos la trilogie Corpus Animale.
Laurence Favre est artiste, cinéaste et chercheuse. Sa pratique s’articule autour de l’image argentique, du son et de l’écriture. Elle réalise des films expérimentaux, des installations et des performances filmiques, explorant les moyens de provoquer des changements épistémiques à travers la perception sensorielle. Ses films sont présentés à l’internationale dans des festivals de cinéma (Locarno Film Festival, Visions du Réel, Rotterdam IFFR, Ann Arbor Film Festival, entre autres), dans des espaces d’art ainsi que dans des contextes informels et lors de symposiums. Elle est lauréate de nombreuses bourses, prix et résidences d’artiste. Laurence est membre active du laboratoire cinématographique autogéré LaborBerlin, et cofondatrice de SPECTRAL, une plateforme dédiée à la création et à la diffusion des arts cinématographiques élargis.
Joao Felino
Blue
Art vidéo | dv | couleur | 1:0 | Portugal | 2000
BLUE est une interface logicielle Shockwave Flash (dans le sens commun) interactive. Le travail présente seulement le titre dans sa forme écrite et dans une typographie contemporaine commune mais dans une police de caractère à points nouvelle. Le travail et le titre ne font qu?un, mais sa forme paradoxale et éternellement changeante présente une diversité et une multiplicité haute en couleur. Tout le contraire de la stabilité interne de sa forme et de sens retenu. BLUE réagit aussi par rapport aux spectateurs dans un l?espace physique donné du lieu de sa projection DVD ou tout autre forme matérielle. Présente la première fois à Jack, une galerie d?art non lucrative, on peut le voir aussi dans la sélection de travaux de Joao Felino sur Internet.
"Peindre est la critique du mouvement ; le mouvement est la critique de la peinture." [Octavio Paz] Joao Felino a commencé à faire des travaux artistiques au milieu des années 80, peu après, il a décidé de continuer des études d?architectures. Alors qu?il continuait à travailler principalement sur papier, il a développé une méthodologie d?art conceptuel, des procédés et un travail avec une emphase minimaliste sur le matériel. Il promeut l?expérience, refuse l?interprétation et la (les) narration(s) (établies). Il a commencé à travailler avec la vidéo et s?est aussi déplacé vers la sculpture. La peinture est pour lui aussi normale que n?importe quelle autre media. Felino a étudié le multimédia ainsi que les nouveaux médias et a aussi commencé à travailler avec les médias des nouvelles technologies. Joao Felino est. pour le moment directeur du cultura material contemporanea e arte | contemporary material culture and art gallery. Il est aussi auteur et directeur commissionnaire d?une galerie de posters sur Internet. Dans les dernières années, il a développé des projets pour Internet et parmi d?autre le groupe nouveau et proche du : the revista de poésie & politique, un journal web qui se concentre sur la présentation de la politique et de la poésie ainsi que sur la traduction de plusieurs langues vers le Portugais. Ils ont par exemple édité une série de lettres d?amours du poète portugais Paulo Jose Miranda sous forme de blog. Il est aussi l?éditeur en chef du "Essais-Dattées". Dernièrement, il a aussi fini [P]. Il s?agit de la troisième d?une série de trois travaux vidéos dont "Desassossego de Catarina Morao" and "Destino/Destination". Les trois ensembles constituent un reflet sur le Portugal.
Dustin Feneley
Hawker
Fiction | 16mm | couleur | 13:15 | Australie | 2008
Un représentant de commerce cherche à rentrer en contact avec des gens.
Born in Sydney, Australia in 1982, Dustin Feneley is a graduate of the Victorian College of the Arts School of Film and Television. In 2004 and 2005, he completed the Graduate Diploma and Masters of Film and Television in Narrative Directing degrees at the VCA Film School. His short films as writer and director have screened at over fifty international film festivals. At only twenty-three years of age, his student short film Snow (2005) was officially selected for competition at the 2006 Cannes Film Festival in the Cinéfondation category. The film?s selection made him the second youngest Australian director to have a film screen at Cannes in the festival?s history. Snow has also received the honour of being exhibited at the world famous George Pompidou Centre in Paris alongside other films by legendary filmmakers such as Jean-Luc Godard. Snow was awarded Best Film at the 2007 Film Fest at Falls by a highly esteemed jury of Australian film industry members including Claire Dobbin (Chair of the Melbourne International Film Festival), Antony Zeccola (Palace Films), Robyn Kershaw (Producer), and Joel Pearlman (Managing Director of Roadshow Films). His short film Apprentice has also been commercially released by Palace Films Australia as the short-before-the-feature on the popular DVD of Russian Dolls (France, 2005). Recognising his position as one of Australia?s most promising young filmmakers he was approached by the highly respected talent agency RGM Associates and is represented by RGM as a writer and director. He has directed a range of professional actors including Robert Menzies (Oscar and Lucinda, Three Dollars), Tom Budge (The Proposition, Candy) and Syd Brisbane (Boxing Day, Silent Partner). He is the winner of the 2007 Qantas Spirit of Youth Award for Moving Image, selected by veteran film director Bruce Beresford, and will undertake a mentorship with Beresford on an upcoming feature film project. In 2008 he was invited to participate in the prestigious Accelerator program of the Melbourne International Film Festival with his short film Hawker (2008). Now in its fifth year, Accelerator has firmly established itself as a showcase of pre-eminent new Australian and New Zealand shorts. For the first time featuring filmmakers from Ireland and Singapore, Accelerator has secured international recognition as an esteemed industry program. In 2008 he also worked as director?s assistant / attachment with Glendyn Ivin (2003 Palm d?Or winner for his short film Cracker Bag) on Ivin?s highly-anticipated debut feature film Last Ride, released in 2009. Feneley is currently developing his first feature film Stray.
Dustin Feneley
Snow
Fiction | 16mm | couleur | 15:0 | Australie | 2005
"Snow" suit l'exploration par un petit garçon de la limite fragile entre la vie et la mort et le dénuement de son père lorsqu'il s'agit de préserver son enfant de cette recherche inexorable. "Snow" est un film narratif court sur un garçon de douze ans qui vit seul avec son père dans un environnement alpin lointain d'Australie. Il fait l'expérience de la limite ténue entre la vie et la mort, enterrant des lapins dans la neige et créant des trous d'air pour qu'ils puissent survivre. Il va vers son père pour l'enrôler dans l'acte de déterrer les lapins, leur donnant vie à nouveau depuis la terre. Il en vient à faire un trou d'air trop étroit. Lorsqu'ils déterrent le lapin, celui-ci est mort. Le père laisse l'enfant seul dans la neige, juge des conséquences de son comportement. Le lendemain matin le père s'éveille pour le trouver parti. Il part à sa recherche, inquiet. Il retrouve son enfant sans vie étendu sur la neige, auprès d'une petite tombe pour le lapin mort.
Dustin Feneley est diplômé du prestigieux Victorian College of the Arts School of Film and Television de Melbourne. En 2004 et 2005, il obtient le Graduate Diploma of Film and Television et le Master of Film and Television (Narrative Directing) à la VCA Film School. Ses courts-métrages, qu'il a écrits, dirigés et montés ont été projetés lors de plus de cinquante festivals internationaux. Alors qu'il n'a que 23 ans, son film d'étude "Snow" est sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2006. La sélection en fit le second réalisateur australien le plus jeune à avoir connu la projection de son oeuvre à Cannes dans les seize ans d'existence du festival. Il est actuellement dans l'écriture de son premier long métrage "Stray".
Fenz
Crossings
| 16mm | couleur | 5:0 | USA | 2006
En 2005, je suis retourné sur les lieux de tournage d'un film sur lequel j'avais travaillé quelques années auparavant. "Chantal Akerman's From the Other Side" a été tourné à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. "Crossings" est une brève réponse à mon expérience pendant le tournage et au sujet du film. A certains endroits de la frontière, un mur se dresse et fait face à ceux qui habitent des deux côtés. Le film montre de multiples vues du mur et confronte visuellement l'idée qu'il incarne. "Crossing" est le premier épisode d'un projet plus large, tourné à Cuba, en France, aux Etats-Unis et en Israël qui traite de l'insularité au sens géographique et culturel.
L'oeuvre de Robert Fenz se caractérise par une approche expérimentale et poétique dans la manière de tourner les films de non-fiction. De 1997 à 2003, Fenz a travaillé sur une série de court-métrages intitulée "Meditations on Revolution" qui explore la la définition du mot "révolution". Il a reçu une bourse Guggenheim Fellowship en 2004 et a été résident à Berlin dans le cadre du DAAD artist program. Il vit à Cambridge, Massachusetts, où il réalise actuellement un portrait de l'auteur- réalisateur Robert Gardner.
Chris Ferrantello
The Pope's Hat
Animation | dv | couleur | 10:30 | USA | 2006
La population s´enflamme pour la collection de chapeaux du Pape, mais des bagarres éclatent à propos de qui a le plus beau chapeau. Donc,il n'y aura plus de chapeaux du Pape. Y aura-t-il une collection de chaussures du Pape dans le futur?
Les oeuvres d´animation de Chris Ferrantello ont été projetées lors des Festivals Sundance en 2002 et 2004, Cracovie 43 et 44, SeNef 2004 et 2005, Bitfilm 2003, the Viper 21 et 22, mais aussi Streaming Cinema 2.0, Adobe.com, The Bit Screen, le Future Cinema show au ZKM en Allemagne et au Musée Kiasma à Helsinki. Quelques un de ses films sont maintenant distribués par RIFF (Rome Independent Film Festival). Il est également peintre et illustrateur éditorial, avec pour clients Esquire magazine, MS. magazine, Sony Entertainment, The Progressive et le New York Times entre autres. Ses oeuvres sont parues dans des livres d´illustration annuels publiés par la Société des Illustrateurs (Society of Illustrators) et la publication de design "Print". Son travail est visible sur
Isabelle Ferreira
Parade
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 1:49 | France, USA | 2005
Parade est un dialogue silencieux entre deux mécanismes
Patrice Ferreira
Septikbioethik
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 12:0 | France | 2003
Certain de n'avoir plus rien à faire dans ce monde, un homme erre dans le metro de Tokyo. Son objectif: trouver quelqu'un qui l'aide à mettre fin à ses jours. Les couloirs s'ouvrent, les stations se remplissent peu à peu. Une première rame arrive. L'homme avance, l'air determiné. Il demande à quelqu'un: -"Excusez-moi,pouvez-vous me pousser?" -Pardon, que voulez-vous? Que je vous pousse dans le train? -Non...non, dessous..."
Luca Ferri
Thousand Cypresses
Doc. expérimental | 0 | couleur | 13:0 | Italie | 2021
A man, inside his kitchen, is preparing his packed lunch. He has decided to visit The Brion Tomb, a monumental funeral complex, designed and built by the Venetian architect Carlo Scarpa, commissioned by Onorina Brion Tomasin, to honour the memory of the deceased and beloved relative Giuseppe Brion, founder and owner of the Brionvega company, located in the small cemetery of San Vito, in the hamlet of Altivole in the province of Treviso. Placed the food inside a polka dot plastic bag, we will find it walking inside the cemetery, observing with meticulous care the details designed by the Venetian architect, while in its silent head will resound the precious words pronounced by the architect in a conference held in the summer of 1978.
Luca Ferri (Bergamo, italy, 1976), self-taught, since 2011 has been dedicating to the writing, photography and direction of films presented to italian and international festivals, such as atlanta film festival, biografilm festival, curta cinema, documenta madrid, fidocs, filmmaker, gent international film festival, indielisboa, queer lisboa, punto de vista, pesaro film festival, cinemambiente, poff, taipei film festival, thessaloniki documentary festival, vilnius short film festival, filmer le travail, videoex and in museums and art galleries, such as spazio forma meravigli (milan), mambo (bologna), macro (rome) and schusev state museum of architecture (moscow). In 2013 the national film library of Rome organizes a restrospetictive of his works. his first feature film abacuc, released in 2015, was presented at torino film festival and mar del plata festival de cine. In 2016 colombi was presented at 73rd venice festival in the orizzonti section. In 2018 his work dulcinea was selected at 71st locarno film festival in competition in the section signs of life while pierino was presented at 61st dok leipzig. In 2020 the house of love is presented at 70th berlinale in section forum, selected to take part in the competition berlinale documentary award and receives the mention to 34th teddy awards; his work sì is presented at 77th venice international film festival, orizzonti section. In 2021 his last work a thousand cypresses was presented at 67th international short film festival Oberhausen and at the 57th mostra internazionale del nuovo cinema di pesaro. won the award for best film at the 46th laceno d'oro in the section "eyes on the city."
Aurèle Ferrier
Claws
Doc. expérimental | 4k | couleur | 18:27 | Suisse, Chine | 2025
CLAWS est un essai en images mouvantes composé de plans glissés à travers des villes en expansion rapide, dérivant des terrains périphériques vers des noyaux denses avant de s’ouvrir de nouveau sur l’horizon. Dans des cadres largement dépourvus de présence humaine, l’architecture, les matériaux et le son transforment l’expansion urbaine en un champ de perception — un espace où la géométrie persiste, où l’intention vacille, et où la terre se souvient.
Aurèle Ferrier est un artiste visuel suisse travaillant avec le film, explorant les environnements construits et les périphéries urbaines. CLAWS conclut sa trilogie consacrée aux paysages façonnés par l’humain. Ses œuvres en images mouvantes ont été présentées notamment au Hiroshima City Museum of Contemporary Art (Hiroshima), à l’IDFA (Amsterdam), aux Rencontres Internationales (Paris/Berlin), à l’Open City Documentary Festival (Londres), à l’Anthology Film Archives (New York) et à l’Image Forum (Tokyo).
Aurèle Ferrier
Transitions
Vidéo | 4k | couleur | 12:48 | Suisse | 2017
TRANSITIONS is a journey from the civilizing void of the desert to a maximal urban, capitalistic and hedonistic density, which in the case of Las Vegas assumes some bizarre expression. The film is a contemplation without any people or moving machines in it, focussing on the built and designed.
Aurèle Ferrier (*1975 in St.Gallen, CH) lives in Zurich. With his video and cinematic works, actions and interventions he explores the margins of civilization. His works have been presented in more than 30 countries and won, among others, a Grand Jury Award at Slamdance Film Festival.
Markus Fiedler, Stanley Edward, Nanna Katrine Hansen, Thomas Elsted
Cast Away Souls
Documentaire | hdv | couleur | 34:14 | Allemagne | 2019
Cast Away Souls looks at the political structures behind the conditions at the deportation centre Sjælsmark, as well as at the controversial methods used to push the centre's residents to leave Denmark voluntarily. Some call the methods inhumane, while others call them necessary. Through a conversation between the Sjælsmark unit manager Niels Johannessen and one of the residents, Stanley Edward, the film talks about everyday life under constant pressure and about a life where human rights and international conventions are put to the test. Cast Away Souls hits squarely home in one of today's great political discussions, not just about the conditions that children live in at Sjælsmark, but also more generally about human compassion and human rights at centres such as Sjælsmark.
Markus Fiedler, born 1972 in Hamburg/Germany, successfully completed his Studies of Psychology at the University of Hamburg in 2001. In addition he started the Studies of Visual Communication at the University of Fine Arts Hamburg (HfbK) between 1998 and 2003. From 2007 to 2011 he he completed the Postgraduate Studies of Audio-Visual Media / Film & TV at the Academy of Media Arts (KHM) in Cologne/Germany with his graduation film 'Elif's Boys', a 99min documentary about the story of three generations of men of a turkish-kurdish family who migrated to Germany. Since 2002 Fiedler is working as an independent filmmaker, mainly in the field of narrative documentaries. He has been working as screen printer, graphic artist and billsticker.
Liliia Filina
INNER IMMIGRATION
Film expérimental | 35mm | couleur | 3:36 | Russie | 2025
Dans une ville d’Europe de l’Est sans nom, quelques jeunes se retrouvent pris entre une résistance silencieuse et une complicité passive, tandis que leur pays sombre dans la guerre. Les rues de la ville, autrefois familières, deviennent un paysage de peur. Tourné dans un style sobre et d’observation, Inner Emigration est un portrait hanté d’une génération suspendue dans l’immobilité, contrainte de traverser une réalité en ruine qui n’offre plus aucun choix clair.
Lily Filina est une artiste et réalisatrice, née en 1999 à Kaluga, en Russie. Diplômée de la Rodchenko Art School, dans la classe de Sergueï Bratkov, elle travaille comme réalisatrice publicitaire et développe des projets indépendants à l’intersection du cinéma et de la vidéo d’art. En 2024, un film de Liliya a été présenté dans la programmation du Festival international du film de Rotterdam. En 2024 également, son projet "Internal Emigration" a reçu le soutien du programme Yandex360.
Lina Filipovich
So Blue
Vidéo | mp4 | noir et blanc | 2:26 | Biélorussie, France | 2021
Created in collaboration with IRCAM, « So Blue » represents a false documentary on the trip of Elvis Presley to Minsk, Belarus in the 1960s. The basis and the main element of this video is a song created by me using the sound collage technique. I used a dozen fragments from different Elvis songs, changing the key, working with tempo and harmony to recreate his « unreleased song ». The lyrics were composed by the same method, using archetypal words and phrases, typical for songwriting of the 50 - 60s. The video also presents a collage made from fragments of the fictional film "I'm 20" by Marlen Khutsiev and from frames of documentary films about Minsk. This technique allowed me to create a video mystification about Elvis’s fictional travel to my hometown (Minsk). The cross between fictional and documentary cinema, between a sound collage and a false composition generates a hybrid work that provokes feelings of strangeness, deceiving the viewer about credibility of this work. This confusion gives place to the questioning from the part of the viewer concerning the documentary representation.
Lina Filipovich is an artist and musician based in Paris, France. Her works explore the relationship between audio and visuals and span a variety of media, including found footage films, experimental electronic music, painting, silkscreening and performance. Working with samples and loops, Lina Filipovich uses techniques of sound collage, musical montage, cut-up and appropriation.