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La Ribot, Raquel Freire
Differentness
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 31:8 | Espagne, Portugal | 2022
Dans les profondeurs de notre imagination, une forêt apparaît, animée par des plantes, des êtres humains et leurs fantasmes. Dans cette forêt millénaire, l'espace est partagé avec le vent. Ce lieu habité de fables est une réalité proche d'un rêve vivant. Ce qui est montré témoigne du désir de vivre et de danser. Differentness a été réalisé lors de la création du spectacle Happy Island, chorégraphie de La Ribot avec la compagnie Dançando com a Diferença. Création septembre 2018 au Grütli – Centre de production et de diffusion des Arts vivants, dans le cadre de La Bâtie-festival de Genève.
Née à Madrid, La Ribot vit à Genève et travaille à l’international. « La Ribot est danseuse, chorégraphe, réalisatrice et artiste visuelle. Son œuvre, apparue au sortir de la transition démocratique dans l’Espagne des années 1980, a profondément modifié le champ de la danse contemporaine. Elle défie les cadres et les formats de la scène comme du musée, empruntant librement aux vocabulaires du théâtre, des arts visuels, de la performance, du cinéma et de la vidéo pour opérer un déplacement conceptuel de la chorégraphie. Solos, explorations collaboratives, recherches avec des amateurs, installations et images en mouvement présentent dès lors les facettes d’une pratique protéiforme, qui ne cesse de mettre en jeu le droit du corps. » — Marcella Lista, écrivaine et commissaire d’exposition au département Nouveaux Médias du Centre Pompidou, Paris, 2020 L’œuvre chorégraphique et visuelle de La Ribot a été saluée par de nombreux prix, notamment le Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière à la Biennale de la danse de Venise en 2020, le Grand Prix suisse de danse par l’Office fédéral de la culture en 2019, le Premio en Artes Plásticas de la Comunidad de Madrid (Espagne) en 2018, la Medalla de Oro al Merito en las Bellas Arte en Espagne en 2015, le Premio Nacional de Danza décerné par le Ministère de la Culture espagnol en 2000. Son travail chorégraphique a été présenté, entre autres, à la Tate Modern (Londres), au Théâtre de la Ville et au Centre Pompidou (Paris), au Musée Reina Sofia (Madrid), au Festival d’Automne à Paris, à la Triennale d’Aïchi (Nagoya, Japon), au Museu Serralves (Porto), à Art Unlimited – Art Basel, au S.M.A.K. (Gand), au MUAC (Museo Universitario de Arte Contemporáneo, Mexico DF). Son travail visuel fait partie des collections privées et publiques du Musée Reina Sofia (Madrid), du Centre Pompidou (Paris), du CNAP – Centre national des arts plastiques (Paris), du MUSAC (Museo de Arte Contemporáneo de Castilla y León), de l’Artium (Centro - Museo vasco de arte contemporáneo), des FRAC Lorraine et Franche-Comté, du FMAC — Collection d’art contemporain de la Ville de Genève...
André S. Labarthe
Georges Bataille, à perte de vue
Doc. expérimental | betaSP | couleur et n&b | 49:0 | France | 1997
Un « voyageur » enquête sur la vie et l??uvre de Georges Bataille : le portrait qu?André S. Labarthe livre de l?écrivain se distingue autant de la biographie filmée que du commentaire érudit. Il se présente comme un inventaire où expériences et moments fondateurs de l?existence côtoient éclats et fulgurances de l??uvre. Le montage articule des séquences tournées aujourd?hui sur les quelques principaux lieux de l?itinéraire de Georges Bataille (Reims, Le Puy de Dôme, Vézelay, Orléans, Paris), des plans parcourant ses manuscrits, ses ouvrages édités et des revues créées à son initiative (Documents, Acéphale, Critique), et des images mettant en scène des motifs obsessionnels ou des « visions » de son univers. Le commentaire d?André S. Labarthe, dit par Jean-Claude Dauphin, alterne avec des lectures et quelques enregistrements sonores de la voix de Georges Bataille. Pierre Klossowski et Jacques Pimpaneau interviennent également dans ce film. Sélective et partiale, l?enquête d?André S. Labarthe extrait quelques clefs propres à saisir le noyau sensible d?une pensée radicale.
Né le 18 décembre 1931 à Oloron Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) Après des études universitaires en philosophie,il intègre la revue des Cahiers du cinéma courant des années 50. Il passe à la réalisation et à la production quand il démarre avec Jeanine Bazin la série Cinéastes de notre temps de 1964 à 1970. Parallèlement, il collabore à l`émission Cinéma Cinémas de 1982 à 1987 ainsi qu`à de nombreux magazines télé consacrés à la danse, la peinture, au théâtre et dernièrement à la littérature, avec la collection Un siècle d`écrivains. La Société des gens de lettres lui a décerné en 1984 le Grand Prix de la télévision pour l`ensemble de son oeuvre. En 1990, il remet en chantier sa collection de portraits de cinéastes renommée Cinéma, de notre temps. Il est également auteur de quelques ouvrages sur le cinéma et la peinture
André S. Labarthe
Ushio amagatsu, éléments de doctrine
Doc. expérimental | betaSP | couleur | 73:0 | France | 1993
Au Japon, le blanc est la couleur du deuil. Les danseurs de butô s`enduisent le corps de poudre blanche et la poétisation de l`espace qui caractérise les pièces de la compagnie Sankai Juku est comme un cadavre exquis, au sens littéral du terme. Pour Amagatsu, fondateur de la compagnie, la danse butô est à la fois vie et mort.
Né le 18 décembre 1931 à Oloron-Sainte-Marie, André S. Labarthe est un critique cinématographique, producteur, réalisateur et scénariste français. Après des études universitaires en philosophie,il intègre la revue des Cahiers du cinéma courant des années 50. Il passe à la réalisation et à la production quand il démarre avec Jeanine Bazin la série Cinéastes de notre temps de 1964 à 1970. Parallèlement, il collabore à l`émission Cinéma Cinémas de 1982 à 1987 ainsi qu`à de nombreux magazines télé consacrés à la danse, la peinture, au théâtre et dernièrement à la littérature, avec la collection Un siècle d`écrivains. La Société des gens de lettres lui a décerné en 1984 le Grand Prix de la télévision pour l`ensemble de son oeuvre. En 1990, il remet en chantier sa collection de portraits de cinéastes renommée Cinéma, de notre temps. Il est également auteur de quelques ouvrages sur le cinéma et la peinture.
Brandon Labelle
Surface tension
Création sonore | 0 | | 56:0 | Royaume-Uni, 0 | 2005
"Surface Tension" est une anthologie réalisée par Ken Ehrlich, Brandon LaBelle et Stephen Vitiello. Ces différentes oeuvres sonores s`inscrivent dans une réflexion sur le lieu même de la création. A la recherche des interrelations avec un lieu, la façon dont il influence et répond à une création sonore. Le lieu se fait tour à tour ville ou corps. Entre extérieur et intérieur, non organique et organique. Ce programme a été diffusé dans le métro à Paris, station Carrefour Pleyel, lors des 10èmes Rencontres internationales Paris/Berlin. La diffusion du programme sur WPS1 prolonge cette question de l`espace public et des réseaux.
Brandon LaBelle vit et travaille à Los Angeles. Musicien, performeur, critique, plasticien des sons, éditeur, il est à l`intersection des différents champs artistiques, mixant ces diverses pratiques dans un travail singulier articulant le sonore à l`espace social. Par le biais de micro contacts, le corps humain devient une source sonore complexe, l`espace où se déroule son action s`impose comme un instrument à part entière. Il construit ses performances sonores en fonction du site et des objets trouvés sur place, found-art relevant d`une démarche tout à la fois très conceptuelle et dans un jeu d`improvisation. La musique de Brandon LaBelle révèle le contexte social dans laquelle elle s`inscrit, ou plus exactement c`est le contexte même qui est donné comme événement musical ; déplacement de la notion d`auteur sur un espace social agissant. " Techné " se présente comme la trace d`un processus où le corps physique entre en interaction avec une architecture par le biais de micro contacts. La technologie est l`interface de ce contact construit sur le désir et la contrainte architecturale du lieu (et son inconscient). Enregistrement d`une poétique situationniste où le projet politique donne la forme même, un bruit radical.
Philipp Lachenmann
Alice.M
Installation vidéo | hdv | couleur | 9:30 | Allemagne, France | 2010
A short absurd fairy tale taking place on a historical site of modernism, with references to Lewis Caroll and George Lucas. A young man enters a futuristic building, the headquarters of the Communist Party of France PCF in Paris. In the subterraneous grand assembly hall he encounters relics of the past that shaped/described history. Simultaneously on the roof of the building a hooded figure scans the premises` structure while down below the white concrete overground dome of the hall transforms into the moon. Alice in Wonderland in a conflictive version - playing out a poetic discourse on surrealism & socialism where science fiction, architecture, and literature are dialectically intertwined with the human psyche. The title Alice.M relates phonetically as "alism" to the ending of certain "ism" terms, such as e.g. "surrealism", "socialism", "idealism", "dualism".
Philipp Lachenmann (*1963 Munich, lives in Berlin) studied filmmaking at Munich?s Academy for Film and Television and art history and philosophy at the Ludwig Maximilians University. He received a scholarship from the German Academic Exchange Program (DAAD) for New York in 1998 and in 2003 a grant for the Villa Aurora in Los Angeles. From 2000 to 2003 he was awarded a post-graduate fellowship at the Academy of Media Arts Cologne (KHM), and several travel & work grants. Selected exhibitions include the Goethe Institute Paris, the Museum K21 Düsseldorf, the Transmediale Berlin, the Reina Sofia Madrid, the Kunst-Werke Berlin, the Nationalgalerie im Hamburger Bahnhof Berlin, and the Deichtorhallen, Hamburg. Screenings at MIT Short Film Festival Boston, IFFR International Filmfestival Rotterdam, SIFF Seattle International Film Festival, SFIFF San Francisco International Film Festival, NYFF New York Film Festival, HKIFF Hongkong International Film Festival. For 2012 Lachenmann received a one year grant at the Villa Massimo in Rome.
Benoît Laffiché
Kolkata
Doc. expérimental | dv | couleur | 12:55 | France, Inde | 2005
La ville de Kolkata (Calcutta) n`a pas été touchée par le raz de marée du 26 décembre 2004. Le document vidéo KOLKATA a été filmé le long des premiers jours de janvier 2005. KOLKATA est une oeuvre calme, à la gravité méditative, qui peut paraître à mille lieux de l?événement ; elle porte cependant l`empreinte ténue mais persistante d`une tension sous-jacente. L?eau est partout, discrète, en rigoles et coulures. C`est la trace de l?inconscient du cameraman qui aurait travaillé, une réplique intérieure. Il ne s`agit pas d`un documentaire, encore moins de journalisme, mais bien d`une production artistique, avec son rythme et la respiration qui lui sont propres. Les plans fixes ouvrent à celui qui regarde un espace de temps, d`observation et de rêverie. C`est précisément cette simplicité dans la forme qui garantit à la fois la liberté de notre regard, et un respect profond de ce qui est filmé. Benoît Laffiché nous livre ainsi l`idée qu`il se fait du rôle de l`artiste, et la tâche première qui à ses yeux lui est dévolue : donner à voir, à penser et à échanger. Delphine Descaves
Mon travail s`attache aux échanges mondialisés, aux flux migratoires, à l?altérité, à la cartographie. Filmer, photographier, c?est rencontrer l?autre, et lui proposer une image de son environnement, une mémoire de son temps social, un récit qui produit de la distance. C`est le regard sur l?autre pour comprendre cet autrement que nous sommes. Mon travail échappe à la posture ethnographique à laquelle le critique américain Hal Foster reproche très justement de ne pas interroger suffisamment l?autorité ethnographique. Là n?est pas ma préoccupation. Mon propos est ailleurs. Je crois que l`art dans cette prise en compte des questions sociales et politiques peut parvenir à garder suffisamment d?autonomie et de distance pour dire quelque chose que seul lui peut dire. Comment, au plus près du réel, l?art s?affirme en tant qu?art, certes parfois mimétique, mais jamais fusionnel ? Mes images n`imposent rien, aucune injonction simplement des soulignements. Benoît Laffiché
Jérémy Laffon
Cache-Cache Salade
Fiction expérimentale | dv | couleur | 3:30 | France | 2004
Cette vidéo est extraite d?un travail sériel où la laitue est utilisée comme élément principal de la composition. "Cache-Cache Salade" se veut être lu comme un conte burlesque, un extrait onirique quelque peu étrange et malsain, car sans fondement immédiat, ni possibilité d?identification. La vidéo débute par un plan panoramique bricolé, où un personnage cloné émerge en sautillant, mimant un enfant se promenant dans les bois ?directement sorti d?un conte pour enfant-. L?enrobage sonore participe également au récit onirique et mystérieux. Le personnage semble ensuite pris dans un jeu de cache-cache, où il est lui-même agressé, pourchassé, et devient la proie à chaque fois qu?il s?expose au regard extérieur (hors-champ). Ou bien est-il lui-même le prédateur ? se cachant pour traquer "la bête" ? Ce regard extérieur, suggéré par les aboiements hors-champ, est également celui du spectateur/voyeur observant la scène. Notons que c?est par l?attitude du personnage se cachant puis courant alternativement entre les arbres, que se crée le lien métaphorique avec l?extérieur. L?essentiel ne se tient donc pas dans l?action comme seule narration, mais dans cette sorte de fascination hypnotique procurée par l?image elle-même - quasi statique - et par l?impression d?un instant se livrant ailleurs, en un hors-temps. La poésie est ici préservée par la persistance de l?arbitraire, l?image s?affirme et n?affine que peu à peu sa possible interprétation.
Né en 1978 (en France), Jérémy Laffon débute sa recherche artistique par un travail exclusivement pictural et poétique, puis élargit peu à peu son champ d?expression à d?autres supports tels que la gravure, la photographie, la performance (et happening), ainsi que la vidéo, tout en conservant une unité poétique révélant différentes influences (comme celle des Incohérents, de Fluxus, de Francis Alÿs, Fischli & Weiss, Paul McCarthy, etc.). C?est en collaborant régulièrement avec diverses associations artistiques (lors d?expositions ou d?évènementiels), que l?artiste expérimente ses concepts et processus créatifs (en les implantant parfois dans des lieux non prévus à cet effet, tels que des festivals de musique, ou la rue elle-même). Ces concepts constituent aujourd?hui un langage singulier, gravitant autour des phénomènes du flux, de l?éphémère, et du grotesque, tout en conservant une rigueur obsessionnelle et ironique envers le processus de création et la relation avec le spectateur. Se définissant lui-même comme un usurpateur, un amateur professionnel et s?habillant de personnages aussi variés que "l?errant", "l?empoté", "l?empailleur", ou le "pom-pom boy", Jérémy Laffon décline le rôle de l?intrus, et porte un regard iconoclaste sur la culture en interrogeant des notions clés telles que "le pouvoir", "l?argent" ou "la manipulation".
Jules Lagrange
Orion Aveugle
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 9:10 | France | 2016
Orion Aveugle, c’est l’histoire d’un rite funéraire vu à travers les yeux poussiéreux d’un cyborg. La temporalité et le contexte précis de cet événement appartenant au passé, lui sont inconnus. Ils ont disparus au profit d’une mémoire dense et disparate. Son implication et sa filiation aux sujets est inaccessible, perdues à jamais, dans la densité d’événements enregistrés au cours des siècles. Sa mémoire est donnée à voir, vidée de son sens. C’est l’histoire d’un être devenu le simple témoin, de sa propre nostalgie.
Jules Lagrange est un artiste français, né en 1989 à Besançon. Son travail se développe principalement dans l’élaboration de film de fiction. Ses recherches s’orientent autour de processus de réécriture et de jeu de réappropriation des codes cinématographique visant à ré-incarner et à re-sentimentaliser les corps et les affects représentés au cinéma. Il a étudié à l’institut of Art, Design and Technology de Dublin et à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Lyon dont il est diplômé en 2014. En 2016, il intègre le post diplôme de l’ENSBA Lyon dirigé par François Piron. Son travail a été visible au travers d’expositions, notamment, à la Friche belle de Mai (Marseille), au Creux de l’enfer (Thiers) ou encore au Treize et à Glassbox (Paris). Ses films ont également était projeté au Festival International de Video de Camaguey (Cuba), au Frac Nord pas de Calais (Dunkerque), à Mains d’oeuvres (St Ouen) ou encore aux Musée des Confluences (Lyon). Il vit et travaille à Bruxelles.
Emmanuelle Laine, Benjamin Valenza
Est-on prêtes à endosser les habits de l'artiste ?
Vidéo | 4k | couleur | 19:0 | France | 2019
Synopsis court Les paroles de femmes travaillant dans un centre d’art sont jouées en lip-sync par une femme installée dans un intérieur sommairement meublé. Affects et expériences de travail se mêlent à mesure que la protagoniste est habillée de différentes tenues. Synopsis long Les paroles de femmes travaillant dans un centre d’art sont jouées en lip-sync par une femme installée dans un intérieur sommairement meublé. Affects et expériences de travail se mêlent à mesure que la protagoniste est habillée de différentes tenues qui petit à petit contraignent, exhibent puis dissimulent son corps. Une statue se détache sur un ciel bleu, dans le silence d’une rue. Alors que le monologue se poursuit, l’espace vacant devient celui d’une institution imaginaire, traversé de silhouettes de visiteurs et collaborateurs. Aux récits se mêlent des images d’archives, fragments de performances d’artistes femmes, détails d’une pratique collective de l’art.
LAINÉ VALENZA — vit et travaille à Marseille Lainé Valenza est un duo d’artistes, constitué à partir d’une conversation perpétuelle, d’une zone commune à la frontière de leurs recherches respectives. Il se caractérise par un intérêt pour la critique institutionnelle, la mutation des formes d’images et d’une attention visuelle, de ses enjeux culturels subjectifs et politiques. Au fil des projets, le duo emploi des formes visuelles diverses, telles que le cinéma étendu, des installations in situ, de la télévision en direct, des performances, etc. Emmanuelle Lainé est une artiste visuelle déjà bien connue pour ses installations in-situ à grande échelle. Elles montrent souvent une reconstitution précise de l'architecture créant un espace critique pour la perception du spectateur ainsi que pour l’institution qui l’accueil. Ses Installation se caractérisent par une utilisation systématique de la photographie très grand format, associée à un langage sculptural très exigeant. Benjamin Valenza concentre depuis plusieurs années déjà sa pratique artistique sur la création d'un média à part entière. Prenant en compte Internet et le numérique autant que la télévision comme point de départ il s’agit d’une forme critique et intentionnellement non déterminée . Le lieu d'exécution ou la problématique du contexte est central dans son travail, il s'articule avec la sculpture et l'installation afin de créer des situations de micro politique ou l’artiste s’efface au profit du collectif.
Nino Laisne
L'air des infortunés
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 12:0 | France | 2019
L'air des infortunés reconstitue le procès de Karl Wilhelm Naundorff, horloger controversé pour avoir usurpé l’identité de Louis XVII, Dauphin de France, et propose une narration fantasmée se nourrissant des zones de flou de l’Histoire.
Diplômé en 2009 de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux où il s’est spécialisé en photographie et vidéo, Nino Laisné s’est également formé aux musiques traditionnelles sud-américaines auprès du guitariste Miguel Garau. C’est durant cette période qu’émerge l’envie d’allier cinéma, musique et art contemporain. Il s’intéresse aux identités marginales qui évoluent dans l’ombre de l’Histoire officielle mais aussi aux traditions orales lorsqu’elles sont exposées au déracinement et au métissage. Dès 2010, avec Os convidados, ses images deviennent sonores et évoquent des chants traditionnels. En 2013, son film En présence (piedad silenciosa) cristallise l’équilibre entre une écriture visuelle et une écriture musicale, autour de réminiscences religieuses dans le folklore vénézuélien. Cette réalisation signe aussi le début d’une collaboration fructueuse avec les musiciens Daniel et Pablo Zapico qu’il retrouvera régulièrement autour de partitions anciennes. Avec Folk Songs (2014) et Esas lágrimas son pocas (2015) il aborde des formes proches du documentaire autour des traditions musicales dans les phénomènes de migrations. Ses projets l’ont amené à exposer dans de nombreux pays tel le Portugal, l’Allemagne, la Suisse, l’Egypte, la Chine ou encore l’Argentine. Il est régulièrement invité à produire de nouvelles pièces lors de résidences de création (Casa de Velázquez – Académie de France à Madrid, FRAC Franche-Comté, Park in Progress à Chypre et en Espagne, Pollen à Monflanquin). Ses réalisations vidéo sont également présentées dans des salles de cinéma et festivals, dont le FID Marseille, la FIAC Paris, le Papay Gyro Nights Festival de Hong Kong, le Festival Internacional de Cinema de Toluca et le Festival Periferias de Huesca. Nino Laisné collabore également avec de nombreux artistes issus du spectacle vivant dont le chorégraphe et danseur de flamenco Israel Galván (El Amor Brujo), ou le marionnettiste Renaud Herbin (Open the Owl). En 2017, il crée le spectacle Romances inciertos, un autre Orlando, fruit de sa rencontre avec François Chaignaud, qu’ils présentent notamment au 72ème Festival d’Avignon. Après une centaine de représentations depuis sa création, la pièce poursuit sa tournée en 20/21 en France et à l’international (Australie, Japon, Chili). En 2018, le tandem tourne Mourn, O Nature!, un film court pour une exposition au Grand Palais, inspiré par l’opéra Werther de Massenet. En octobre 2019, pour sa nouvelle exposition monographique au Frac Franche-Comté, Nino Laisné présente L’air des infortunés, un film qui revisite une imposture historique avec Cédric Eeckhout et Marc Mauillon. En 2020, Nino Laisné crée avec Daniel Zapico un nouveau label discographique Alborada. Leur première publication Au monde, trouve sa source dans le précieux manuscrit de Vaudry de Saizenay (1699) dont les deux artistes proposent d’en poursuivre l’écriture. Cet album a reçu de nombreuses distinctions dont le prestigieux Diapason d’or, 4 Clé Télérama et 5 Etoiles Pizzicato. En décembre 2021 à Bonlieu Scène nationale Annecy, le duo Laisné-Zapico crée Arca ostinata, un opéra miniature qui réinvente l’approche du théorbe à travers l’histoire foisonnante des cordes pincées au sein d’une scénographie qui se métamorphose. Au printemps 2022 paraîtra la seconde publication du label Alborada : le disque du spectacle Romances inciertos, un autre Orlando, enregistré à l’Arsenal de Metz dans des conditions de studio. Nino Laisné est artiste associé aux 2 Scènes, Scène nationale de Besançon.
Bertrand Lamarche
L Homme aux Etangs
Vidéo | 0 | couleur | 15:0 | France | 2023
Le film consiste en un nombre de plans fixes basés sur une légende qui décrit un combat entre un géant et un serpent de vase ainsi que l’impact de leur combats sur la météorologie et le climat. Le film met en scène une maquette de ville et des plans qui montrent un paysage où développement urbain, industrie et météorologie sont le cadre qui accompagnent le récit. Le travail met l’accent sur les liens entre maquette et cinéma par la projection d’images sur le paysage à échelle réduite. Un des buts du film est de faire se croiser les genres cinématographiques du réalisme, du fantastique et du film noir par une succession de plans relatifs les uns aux autres et qui cependant peuvent revendiquer leur autonomie comme tableau. Le film pause comme principe l'idée de la cité comme enjeu et comme endroit du politique, là où on organise, où l’on négocie, ou pas. L'idée d'un conflit évité, imminent ou qui advient est aussi présent ici, à travers le décor qui accueille le récit de géants, héritiers des Kaÿju.
Bertrand Lamarche En ayant recours à des distorsions d'échelles spatiales ou temporelles, Bertrand Lamarche construit un ensemble d'hypothèses sculpturales à la fois extatiques et conceptuelles. Son travail s'appuie sur l'amplification et sur le potentiel spéculatif de figures qu'il convoque régulièrement dans ses travaux depuis près de 20 ans : les paysages urbains et industriels, la météorologie, les ombellifères géantes, les vortex ou les platines-vinyles. Une grande part de son travail se caractérise par un désir de subjectivation et d'appropriation de ces différentes portions ou figures du réel. Par un travail de modélisation, l'artiste réinvestit ces figures, et développe un ensemble de propositions, parfois vertigineuses dans le sens où elles procèdent de boucles, qu'elles mettent en scènes des abîmes et procèdent d'une perte de repères spatio-temporels et de distorsions d'échelles. Né en 1966, Bertrand Lamarche vit et travaille à Paris. Il est représenté par la galerie Jérôme Poggi. Il est diplômé de La villa Arson, à Nice. Son travail a été montré dans divers musées et centres d’arts en France, aux USA, au Brésil et en Europe, depuis 1997. Il fait partie de collections privées ainsi que de collections publiques telles que le musée national d’Art moderne - Centre Pompidou (Paris), le FRAC Île-de-France, Les Abattoirs (Toulouse), le MAC VAL (Vitry-sur-Seine) ou le Musée départemental d’art contemporain (Rochechouart). En 2012, Bertrand Lamarche a été nominé pour le prix Marcel Duchamp. Son oeuvre faisait l’objet de deux importantes expositions, au FRAC Centre (Orléans) and au CCC (Tours). Une monographie, the plot, a été publiée récemment en 2018 avec La Maréchalerie-centre d’art contemporain ENSA V, et inclue des textes de Nathalie Leleu et de Ingrid Luquet-Gad.
Salomé Lamas
Gold and Ashes | REDUX
Fiction | 4k | couleur | 30:0 | Portugal | 2025
Gold and Ashes s’érige sur des dualités d’échelle internes et externes — ontologiques et épistémologiques — qui se reflètent aussi bien dans les personnages que dans le temps et l’espace où se déroule l’action, ou encore dans le monde qu’ils habitent. Le projet est structuré autour d’un plan concret et d’un plan abstrait, en référence à la subjectivité humaine. Le projet met en scène deux actrices. Le plan concret se déroule dans des lieux de tournage qui servent de décor à la narration, avec dialogues directs et action : une mère et sa fille, situées dans le temps présent. Il met en jeu une sphère sociale définie par des modèles de communication complexes et des conventions — la parenté, les quêtes existentielles — tout en soulignant l’artificialité d’une réalité construite : un dessin habité. Le plan abstrait se situe dans un studio de cinéma qui constitue l’arrière-plan d’une narration para-philosophique, faite de monologues et dépourvue d’action : deux entités déconnectées (dont on ignore si elles ont conscience l’une de l’autre), placées dans un temps indéterminé. Ce plan déploie un labyrinthe mental structuré par des dynamiques de pouvoir relationnelles et des émotions humaines conflictuelles — telles que l’histoire de l’humanité et sa relation à la Terre — tout en soulignant les spéculations autour d’articulations symboliques et imaginaires altérées par la perte du social, du politique et du spirituel. Globalement, le projet se déploie autour des systèmes cognitifs, des modèles sociétaux et des paradigmes civilisationnels. Il adopte une approche qui reconnaît l’évolution humaine tout en exposant les limites humaines à suivre les poétiques et les politiques relationnelles de deux grands récits — [a]naturalisme, [anti]éco/[géo]constructivisme — qui nourrissent la mythologie de l’impact humain sur la Terre (l’Anthropocène). Deux perspectives intemporelles l’animent : le progrès et l’apocalypse, interrogeant notre capacité à reconstruire et orienter la Terre loin des désastres socio-écologiques, et montrant ce que signifie considérer la Terre (et l’humanité) comme un devenir irremplaçable — une trajectoire qui ne peut être dupliquée, refaite ou maîtrisée. Gold and Ashes est une exploration puissante de la condition humaine face à la dévastation, reflétant l’engagement continu de Lamas envers des thèmes difficiles et urgents, abordés par des techniques innovantes qui bouleversent souvent les structures narratives traditionnelles — créant des films non linéaires, fragmentés, ou qui retiennent volontairement des informations clés. Cette méthode renforce la dimension parafictionnelle de son travail, car elle reflète la complexité et l’incertitude des événements réels, où la vérité demeure souvent insaisissable. Dans ce projet, elle explore également l’idée de mémoire subjective et de la manière dont les histoires personnelles et collectives se construisent. Par l’usage de la parafiction, elle met en lumière la fluidité de la mémoire et les façons dont les récits sont façonnés par le point de vue de celui qui les raconte, ainsi que par leurs contextes politiques et sociaux. Gold and Ashes symbolise ainsi la dualité entre destruction et résilience : les « cendres » représentent les vestiges de la guerre et de la perte, tandis que l’« or » incarne l’espoir et la force auxquels les survivants s’attachent pour reconstruire leur vie. Lamas utilise son esthétique singulière pour brouiller les frontières entre réalité et fiction, créant une expérience stratifiée et immersive qui invite le spectateur à questionner sa propre compréhension de la vérité, de la mémoire, et de leur impact dans les sphères privée comme publique.
Salomé Lamas a réalisé plus de trente projets, installés et projetés à l’international, aussi bien dans des salles de cinéma que dans des galeries d’art contemporain et des musées. Chacun d’eux donne accès à une réalité sociale différente, le plus souvent caractérisée par son inaccessibilité géographique ou politique. L’intérêt de l’artiste pour des contextes impénétrables, politiquement ambigus, est guidé par le désir et la nécessité de problématiser une réalité qui, autrement, ne serait pas perceptible. Le réseau de relations qui constitue la trame socio-politique de ses projets devient visible à travers des stratégies de représentation, pour lesquelles elle a adopté le terme de « parafiction ». Plutôt que d’adhérer à une signification indéfinie de la parafiction — pour laquelle il n’existe pas de terminologie véritablement établie — elle en propose une expansion et une re-signification. Dans sa pratique artistique, la parafiction peut être lue à la lumière de son préfixe « para- », où l’on rencontre divers effets de déplacement essentiels à sa compréhension. Dérivé du latin, « para- » indique « à côté de, adjacent à, au-delà de, ou distinct de, mais analogue à » ; dans certaines combinaisons, il peut aussi signifier « erroné, irrégulier », renvoyant à une « altération » ou une « modification » ; plus encore, « para- » implique « séparé, défectueux, irrégulier, désordonné, impropre, incorrect, perversion ou simulation ». Ainsi, la parafiction serait une fiction pervertie, altérée, modifiée ou poussée au-delà de son point de référence, plutôt que contenue dans les limites de la catégorie de fiction. Elle peut également être comprise comme une « simulation » de la fiction, désignant une distorsion de la frontière de ce qui est considéré comme fiction, atteignant ce qui se trouve de l’autre côté : le domaine du non-fictionnel ou la quête du « réel ». Autrement dit, au lieu que la fiction soit utilisée pour brouiller la frontière avec le non-fictionnel, elle devient un moyen d’étendre et de transcender ces frontières. Salomé Lamas part du principe que nous n’avons pas accès à une réalité stable. Nous sommes confrontés à un excès de significations, d’interprétations, d’explications, de manipulations, de (dé)constructions et d’évaluations qui composent les récits et les systèmes dans lesquels nous évoluons. Par conséquent, le besoin de s’approprier l’idée de parafiction découle de la question de savoir comment la subjectivité humaine se forme, en s’appuyant sur la psychanalyse, dans le but d’éclairer et d’élargir des concepts tels que le réel (quelque chose d’inaccessible), la réalité, le symbolique et l’imaginaire. Elle en vient ainsi à travailler à la frontière entre fiction et non-fiction, employant la représentation et la formulation d’hypothèses selon certains critères méditatifs et un code déontologique relatif à ce qui est plausible, assumant consciemment la « tâche du traducteur » — comparable à l’illusionnisme — et en repoussant les limites. Dans ce cadre, elle mobilise diverses stratégies non-fictionnelles — recherche ethnographique, expériences de pensée, réflexivité, re-mise en scène, performativité, entre autres — afin d’explorer les limites de la fiction. Cela apparaît dans le développement de sa méthodologie, où l’on trouve différentes manifestations de parafiction, notamment des situations dans lesquelles personnages et récits fictionnels croisent le monde tel que nous l’éprouvons. La combinaison de ces stratégies, au détriment d’autres aspects spéculatifs, forme une sorte d’hypothèse qui maintient un certain degré d’exactitude vis-à-vis de la réalité, tout en en questionnant l’autorité. La parafiction permet ainsi de prendre une convention et de la déconstruire, de la déformer, d’exposer l’impossibilité de fournir une preuve de la vérité, jusqu’à faire naître des doutes quant à sa validité, tout en offrant néanmoins des raisons de la considérer comme plausible. Salomé Lamas problématise les deux versants de la frontière entre mondes historiques et mondes imaginaires, et enregistre comment ils ont évolué dans le temps, considérant la parafiction comme un outil fondamental de traduction pour définir l’identité, le langage et la culture. Elle intensifie, exagère et spécule sur les manières dont le monde devient sensible, en déclenchant des moments révélant leur propre fabrication, dans un contexte de post-vérité exacerbé par la nature technologique et globalisée de notre époque. Révéler cette transformation constitue une entreprise continue et minutieuse, mais aussi spirituelle, capable de relier la sphère individuelle (privée) à la sphère sociale (publique), et d’introduire ainsi de nouvelles informations et perspectives sur notre passé, notre présent et notre futur. Ainsi, tout en ayant conscience de ses limites et de ses contradictions apparentes, la parafiction contribue à donner forme au chaos de la vie et à lui conférer une signification — dans un compromis entre la réalité et sa fictionalisation.
Salomé Lamas
Ubi Sunt
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 23:0 | Portugal | 2017
Ubi Sunt. Porto. Cartography of an imaginary place attracted by the margins (social and geographical). Hybrid and eclectic project, it is the outcome of a audiovisual research residency of humam and urban exploration of an expanding city. Ubi sunt qui ante nos fuerunt?, meaning "Where are those who were before us?". Reflective essay on mortality and life's transience, it emerges from that dialectic, of a and episodic and fragmented structure with a choreographed cinematography; where the memory intersects the contemporary. The project hosts two performances - 'One Life to Live' and 'Requiem' by Christoph Both-Asmus and counts with the participation of CESA
Salomé Lamas (Lisbon) studied cinema in Lisbon and Prague, visual arts in Amsterdam and is a Ph.D candidate in contemporary art studies in Coimbra. In a fertile occupation of “no man’s land”, Lamas refers to her work as critical media practice parafictions. Rather than conventionally dwelling in the periphery between cinema and the visual arts, fiction and documentary, Lamas has been attempting to make these languages her own, treading new paths in form and content, challenging the conventional methods of film production, modes of exhibition and the lines between various filmic and artistic forms of aesthetic expression. These works of modified ethnography show an interest in the intrinsic relationship between storytelling, memory, and history, while using the moving image to explore the traumatically repressed, seemingly unrepresentable, or historically invisible, from the horrors of colonial violence to the landscapes of global capital.
Salomé Lamas
Hotel Royal
Fiction expérimentale | 0 | couleur | 29:0 | Portugal | 2021
Hotel Royal is fragmented and incomplete mosaic of contemporary societies. It could be dubbed a film about the horrors of the soul, about voyeurs or simply about misfits.
Salomé Lamas (Lisbon) studied cinema in Lisbon and Prague, visual arts in Amsterdam and is a Ph. D candidate in contemporary art studies in Coimbra. Her work has been screened both in art venues and film festivals such as Berlinale, BAFICI, Museo Arte Reina Sofia, FIAC, MNAC – Museu do Chiado, DocLisboa, Cinema du Réel, Visions du Réel, MoMA – Museum of Modern Art, Museo Guggenheim Bilbao, Harvard Film Archive, Museum of Moving Images NY, Jewish Museum NY, Fid Marseille, Arsenal Institut fur film und videokunst, Viennale, Culturgest, CCB - Centro Cultural de Belém, Hong Kong FF, Museu Serralves, Tate Modern, CPH: DOX, Centre d’Art Contemporain de Genève, Bozar , Tabakalera, ICA London, TBA 21 Foundation, Mostra de São Paulo, CAC Vilnius, MALBA, FAEMA, SESC São Paulo, MAAT, La Biennale di Venezia Architettura, among others. Lamas was granted several fellowships such as the Gardner Film Study Center Fellowship – Harvard University, Film Study Center-Harvard Fellowship, The Rockefeller Foundation – Bellagio Center, Brown Foundation – Dora Maar House, Fundación Botín, Fundação Calouste Gulbenkian, Sundance, Bogliasco Foundation, The MacDowell Colony, Yaddo, Camargo Foundation, Berliner Künstlerprogramm des DAAD. She collaborates with Universidade Católica Portuguesa and Elias Querejeta Zine Eskola. She collaborates with the production company O Som e a Fúria and is represented by Galeria Miguel Nabinho and Kubikgallery.
Salomé Lamas
Hangar
Doc. expérimental | hdv | noir et blanc | 8:0 | Portugal | 2018
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Salomé Lamas (Lisbon) studied cinema in Lisbon and Prague, visual arts in Amsterdam and is a Ph.D candidate in contemporary art studies in Coimbra. Her work has been screened both in art venues and film festivals such as Berlinale, BAFICI, Museo Arte Reina Sofia, FIAC, MNAC “ Museu do Chiado, DocLisboa, Cinema du Réel, Visions du Réel, MoMA “Museum of Modern Art, Museo Guggenheim Bilbao, Harvard Film Archive, Museum of Moving Images NY, Jewish Museum NY, Fid Marseille, Arsenal Institut fur film und videokunst, Viennale, Culturgest, CCB - Centro Cultural de Belàm, Hong Kong FF, Museu Serralves, Tate Modern, CPH: DOX, Centre d’Art Contemporain de Genêve, Bozar , Tabakalera, ICA London, TBA 21 Foundation, Mostra de Sào Paulo, CAC Vilnius, MALBA, FAEMA, SESC Sào Paulo, MAAT, La Biennale di Venezia Architettura, among others. Lamas was granted several fellowships such as The Gardner Film Study Center Fellowship “ Harvard University, The Rockefeller Foundation “Bellagio Center, Fundaço Calouste Gulbenkian, Fondacion Botà¬n, Sundance, Bogliasco Foundation, The MacDowell Colony, Yaddo, Berliner Kànstlerprogramm des DAAD. She collaborates with Universidade Catàlica Portuguesa and Elias Querejeta Zine Eskola. She collaborates with the production company O Som e a Féria and is represented by Miguel Nabinho Gallery.
Salomé Lamas
The Tower
Vidéo | hdv | noir et blanc | 8:45 | Portugal | 2015
Maybe Kolja’s experiment of merging his body (human) with the tree (nature) venturing into a border zone between the earth and the sky is due to his purity of spirit, to the grandeur of the idiots, or the foolishness of the mystics; or is it all this together? Maybe it is a symptom of the enlightened – or simply an elaborated suicide.
Salomé Lamas (1987, Lisbon, Portugal) studied Cinema in Lisbon and Prague, MFA in Amsterdam and is a Ph.D candidate in film studies in Coimbra. She has been working with time-based image and has exhibited both in art spaces and film festivals. After a couple of short films, her debut film NO MAN’S LAND premiered internationally at Berlinale (Forum) and was exhibited in a number of other festivals. Lamas is a MacDowell Colony fellow, a Rockefeller Foundation Bellagio Center fellow and DAAD Berliner Künstlerprogramm fellow.
Salomé Lamas
Ubi Sunt
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 23:0 | Portugal | 2017
Ubi Sunt. Porto. Cartography of an imaginary place attracted by the margins (social and geographical). Hybrid and eclectic project, it is the outcome of a audiovisual research residency of humam and urban exploration of an expanding city. Ubi sunt qui ante nos fuerunt?, meaning "Where are those who were before us?". Reflective essay on mortality and life`s transience, it emerges from that dialectic, of a and episodic and fragmented structure with a choreographed cinematography; where the memory intersects the contemporary. The project hosts two performances - `One Life to Live` and `Requiem` by Christoph Both-Asmus and counts with the participation of CESA.
Salomé Lamas (b.1987, Portugal) is a filmmaker whose work dissolves the apparent border between documentary and fiction. With an interest in the intrinsic relationship between storytelling, memory and history, Lamas uses the moving image to explore the traumatically repressed, seemingly unrepresentable or historically invisible ‘ from the horrors of colonial violence to the landscapes of global capital. Her debut feature No Man’s Land [Terra de Ninguem] (2012) premiered internationally at Berlinale and went on to screen at many major international film festivals. Her short films have been presented in art and film institutions including Museum of Modern Art, New York; Guggenheim Bilbao; Hammer Museum, Los Angeles; Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid; Viennale, Vienna; Bozar Centre for Fine Arts, Brussels; and Biennial of Moving Images, Geneva. Lamas is currently a PhD candidate in film studies at the University of Coimbra, Portugal.
Salomé Lamas
Terminal
Doc. expérimental | hdv | noir et blanc | 6:0 | Portugal | 2018
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Salomé Lamas (Lisbon) studied cinema in Lisbon and Prague, visual arts in Amsterdam and is a Ph.D candidate in contemporary art studies in Coimbra. Her work has been screened both in art venues and film festivals such as Berlinale, BAFICI, Museo Arte Reina Sofia, FIAC, MNAC “ Museu do Chiado, DocLisboa, Cinema du Réel, Visions du Réel, MoMA “Museum of Modern Art, Museo Guggenheim Bilbao, Harvard Film Archive, Museum of Moving Images NY, Jewish Museum NY, Fid Marseille, Arsenal Institut fur film und videokunst, Viennale, Culturgest, CCB - Centro Cultural de Belàm, Hong Kong FF, Museu Serralves, Tate Modern, CPH: DOX, Centre d’Art Contemporain de Genêve, Bozar , Tabakalera, ICA London, TBA 21 Foundation, Mostra de Sào Paulo, CAC Vilnius, MALBA, FAEMA, SESC Sào Paulo, MAAT, La Biennale di Venezia Architettura, among others. Lamas was granted several fellowships such as The Gardner Film Study Center Fellowship “ Harvard University, The Rockefeller Foundation “Bellagio Center, Fundaço Calouste Gulbenkian, Fondacion Botà¬n, Sundance, Bogliasco Foundation, The MacDowell Colony, Yaddo, Berliner Kànstlerprogramm des DAAD. She collaborates with Universidade Catàlica Portuguesa and Elias Querejeta Zine Eskola. She collaborates with the production company O Som e a Féria and is represented by Miguel Nabinho Gallery.
Salomé Lamas
Metro
Doc. expérimental | 0 | noir et blanc | 9:0 | Portugal | 2018
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Salomé Lamas (Lisbon) studied cinema in Lisbon and Prague, visual arts in Amsterdam and is a Ph.D candidate in contemporary art studies in Coimbra. Her work has been screened both in art venues and film festivals such as Berlinale, BAFICI, Museo Arte Reina Sofia, FIAC, MNAC “ Museu do Chiado, DocLisboa, Cinema du Réel, Visions du Réel, MoMA “Museum of Modern Art, Museo Guggenheim Bilbao, Harvard Film Archive, Museum of Moving Images NY, Jewish Museum NY, Fid Marseille, Arsenal Institut fur film und videokunst, Viennale, Culturgest, CCB - Centro Cultural de Belàm, Hong Kong FF, Museu Serralves, Tate Modern, CPH: DOX, Centre d’Art Contemporain de Genêve, Bozar , Tabakalera, ICA London, TBA 21 Foundation, Mostra de Sào Paulo, CAC Vilnius, MALBA, FAEMA, SESC Sào Paulo, MAAT, La Biennale di Venezia Architettura, among others. Lamas was granted several fellowships such as The Gardner Film Study Center Fellowship “ Harvard University, The Rockefeller Foundation “Bellagio Center, Fundaço Calouste Gulbenkian, Fondacion Botà¬n, Sundance, Bogliasco Foundation, The MacDowell Colony, Yaddo, Berliner Kànstlerprogramm des DAAD. She collaborates with Universidade Catàlica Portuguesa and Elias Querejeta Zine Eskola. She collaborates with the production company O Som e a Féria and is represented by Miguel Nabinho Gallery.
Salomé Lamas
EXTRACTION: THE RAFT OF THE MEDUSA
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 10:0 | Portugal | 2020
"Extraction: The Raft of the Medusa" est à la fois une méditation sur le modifications importantes de la planète par l'humanité, et un pamphlet dystopique sur l'anthropocène. "Extraction: The Raft of the Medusa" dépeint un bref moment d'euphorie, alors que les occupants du radeau à la dérive semblent entrevoir une possibilité de salut, espérant et priant pour être secourus. Nous pouvons presque entendre les cris rauques par lesquels ils tentent d'attirer l'attention sur leur situation désespérée, rassemblant une dernière once de force avant le vide. C'est leur dernière chance de survie. "Extraction: The Raft of the Medusa" fait référence à la vision du monde, aux technologies et au paradigme coloniaux qui délimitent les régions à forte biodiversité, afin de réduire la vie à sa transformation en ressource par le capitalisme, au coût d’un énorme impact environnemental et social. Il s'agit d'une allégorie des états d'urgence en matière de politique environnementale, de climat et de migration, avec un objectif éthico-politique.
Salomé Lamas est née à Lisbonne (Portugal), et a étudié le cinéma à Lisbonne (Portugal) et à Prague (République tchèque), les arts visuels à Amsterdam (Pays-Bas), et est doctorante en études d'art contemporain à Coimbra (Portugal). Son travail a été projeté dans divers lieux d'art et festivals de cinéma, notamment à la Berlinale, Berlin (Allemage); au BAFICI – Festival Internacional de Cine Independente de Buenos Aires (Argentine); au Museo Arte Reina Sofia, Madrid (Espagne); à la FIAC – Foire internationale d’art contemporain, Paris (France); au MNAC - Museu do Chiado, Lisbonne (Portugal); à DocLisboa, Lisbonne (Portugal); à Cinéma du Réel, Paris (France); à Visions du Réel, Nyon (Suisse); au MoMA - Museum of Modern Art, New York (USA); au Museo Guggenheim Bilbao (Espagne); à la Harvard Film Archive, Cambridge (USA); Museum of the Moving Images, New York (USA); au Jewish Museum, New York (USA); au FIDMarseille (France); au Arsenal Institut für Film und Videokunst, Berlin (Allemagne); à la Viennale, Vienne (Autriche); à Culturgest, Lisbonne (Portugal); au CCB - Centro Cultural de Belém, Lisbonne (Portugal); au Hong Kong Film Festival (Chine); au Museu Serralves, Porto (Portugal); à la Tate Modern, Londres (Royaume-Uni); au CPH: DOX, Copenhague (Danemark); au Centre d'Art Contemporain Genève (Suisse); au Bozar, Bruxelles (Belgique); au Tabakalera, Saint-Sébastien (Espagne); au ICA – Institute of Contemporary Arts in London, Londres (Royaume-Uni); à la TBA 21 Foundation, Madrid (Espagne); à la Mostra de São Paulo (Brésil); au Contemporary Art Centre Vilnius (Lituanie); au MALBA – Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires (Argentine); au FAEMA; au SESC São Paulo (Brésil); au MAAT – Musée d’Art, Architecture et Technologie, Lisbonne (Portugal); et à La Biennale di Venezia Architettura, Venise (Italie). Salomé Lamas a reçu plusieurs bourses, notamment la bourse du Gardner Film Study Center - Université Harvard, Cambridge (USA); de la Film Study Center-Harvard Fellowship, Cambridge (USA); de la Rockefeller Foundation – Bellagio Center (Italie); de la Brown Fondation – Maison Dora Maar, Ménerbes (France); de la fondation Botín, Santander (Espagne); de la Fondation Calouste Gulbenkian, Lisbonne (Portugal); de Sundance, Park City (USA); de la Bogliasco Foundation, Bogliasco (Italie); de la MacDowell Colony, Peterborough (USA); de Yaddo, Saratoga Springs (USA); de la Fondation Camargo, Cassis (France); et du le Berliner Künstlerprogramm des DAAD, Berlin (Allemagne). Elle collabore avec la Universidade Católica Portuguesa, Lisbonne (Portugal), et avec la Elias Querejeta Zine Eskola, Saint-Sébastien (Espagne). Elle travaille avec la société de production O Som e a Fúria, Lisbonne (Portugal), et est représentée par la Galeria Miguel Nabinho, Lisbonne (Portugal) et la Kubikgallery, Porto (Portugal).
Vianney Lambert
le meilleur age
Documentaire | dv | | 9:30 | France | 2007
Récit anonyme d`un exil.
Vianney Lambert est réalisateur de films documentaires. L'image de la vieillesse est au coeur de plusieurs de ses films : Hall, Matricule 1141, mort pour la France, Suzanne. Son travail croise d'autres problématiques comme l'enfermement (Une heure seulement), l'exil (Le meilleur âge) et côtoie des formes parfois à la limite de l'expérimental (Quelque part, un peu partout). En 2001, il fonde avec Mohamed Ouzine et Charlie Rojo l'association Cent Soleils à Orléans, qui programme des films documentaires et organise des ateliers cinéma. Depuis 2007, Cent Soleils développe une production associative de courts métrages documentaires. Vianney Lambert travaille également comme opérateur. Aujourd'hui, il développe plusieurs projets qu'il souhaite réaliser en pellicule.