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Pierre Lefrançois Verove
La chambre de Paul
Fiction | 16mm | couleur | 15:20 | France | 2022
Des hommes et des femmes crient puis s’attroupent, s’agitent puis s’enlacent. Paul leur dit adieu. Il quitte l’institution avec l’espoir peut-être d’un nouveau départ, mais au dehors, d’une chambre à l’autre, partout le passé persiste.
Pierre Lefrançois Vérove est né en 1989 et vit à Montreuil. Il a étudié aux beaux-arts de Paris-Cergy avant d’intégrer le Fresnoy, studio national des arts contemporains en 2021. Ses travaux, films et textes s’attachent aux marges visibles ou invisibles et à celles et ceux qui les peuplent. Une considération qui l’a mené à entrer dans le champ de la psychothérapie institutionnelle (La chambre de Paul, 2022) ou encore à tirer le fil des frontières européennes entre Paris et l’île de Lesbos en Grèce (Algèbre, 2019).
Pierre Lefrançois Vérove
Vigile
Fiction expérimentale | 4k | couleur | 12:28 | France | 2023
La nuit tombée, la ville n’existe plus que par halos. Vigile ou gardien, il faut alors veiller parmi les ombres, confondre la fatigue et le sommeil, nuit après nuit, scruter l’obscurité quitte à y ouvrir une brèche et réveiller l’invisible.
Pierre Lefrançois Vérove est né en 1989 et vit à Montreuil. Il a étudié aux beaux-arts de Paris-Cergy avant d’intégrer le Fresnoy, studio national des arts contemporains en 2021. Ses travaux, films et textes s’attachent aux marges visibles ou invisibles et à celles et ceux qui les peuplent. Une considération qui l’a mené à entrer dans le champ de la psychothérapie institutionnelle (La chambre de Paul, 2022) ou encore à tirer le fil des frontières européennes entre Paris et l’île de Lesbos en Grèce (Algèbre, 2019)
Vincent Legallois
16.05.05
Documentaire | dv | couleur | 5:39 | France | 2005
dans une ville du nord, une explosion a eu lieu...
je suis artiste diplomé d`une école régionale du nord de la france. j`hésite dans mes créations entre ne rien faire, la poësie et la fiction.
Sylvain Legrand
D-vide
Film expérimental | super8 | couleur | 9:30 | France | 2005
Tissage d'un ruban super-8 tourné en 2002, transféré artisanalement en mini-DV pour être composé numériquement. Essai de visions cinématographiques, d'accès à un autre visible à partir du visuel et de la Lumière. Eclatements de motifs géométriques et floraux selon les différents niveaux de recompositions du ruban initial. Partitionné autour d'un centre inaccessible, D-VIDE fusionne directement dans l'esprit du spectateur qui l'anime.
Né en 1977, titulaire d'une maîtrise d'Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles soutenue à l'université de Paris 8, Sylvain Legrand travaille actuellement "autour du Monde" et continue de mener des projets cinématographiques personnels.
Sylvain Legrand
I-D
Vidéo expérimentale | 0 | couleur | 1:10 | France | 2006
Essai de reconstitution visuelle, par le jeu des vitesses du battement d'un, deux, trois ou quatre bâtons colorés, d'un cube décomposé.
Sylvain est né en 1977 ; titulaire d'une maîtrise de cinéma à Paris 8, il fait le tour du monde sans bouger et des petits films.
Wolfgang Lehmann, Thomas GERWIN
Route to Cape Town
Doc. expérimental | 16mm | noir et blanc | 5:42 | Allemagne, Afrique du sud | 2005
ROUTE TO CAPE TOWN Au départ divertissant road-movie , le film se transforme en une vidéo musicale rythmée dont la force nous entraîne. C'est un poème cinématographique, une oeuvre visuelle et sonore. Une esquisse, un dessin en mouvement. Des rues qui mènent en ville. De courts moments dans le centre historique de Cape Town, des rues de traverse. Des gens, des piétons, de brefs regards. Tout est en mouvement, les gens, les voitures, la caméra. Qui connaît la ville et les environs peut reconnaître la topographie. Les prises de vue ont toutes été faites dans des rues différentes menant en ville, pourtant elles ne relèvent pas du documentaire - les temps ne correspondent pas, les mouvements de la caméra ne sont pas linéaires. Ce sont des fragments de temps. Le montage du film et de la musique permettent de mettre le début à la fin et vice-versa. Temps figé, temps parallèle. Arrêt et mouvement confondus. Le rythme est lent au début, devient de plus en plus rapide, interrompu par des plans panoramiques. Une son concret devient musique, une sonorité devient un paysage sonore. Un poème sonore sur un lieu et par-dessus tout une profonde mélancolie. De courts moments avec des gens, nous ne les rencontrons pas, nous ne faisons pas leur connaissance. C'est la brève rencontre des regards, que savons-nous de nos semblables, que veut seulement dire connaître quelqu'un,un endroit, une paysage? Un sentiment, une expérience, des souvenirs, mais finalement tout se résume à un court instant. Nos pensées les plus secrètes sont écrites comme à l'encre sur les vagues de la mer. ROUTE TO CAPE TOWN est un court poème en noir et blanc, fait de sons et d'images, il s'y trouve quelque chose de mystérieux, de sombre. Tout est tourné à partir d'une voiture en marche, pourtant le calme est dans le mouvement, le court moment, un fragment vécu. Les images sont floues, sales, quelquefois le pare-brise s'y reflète. Notre mémoire n'est pas linéaire. Une mosaïque de sonorités, d'images, d'impressions. Qu'est-ce qui se cache derrière les visages des gens qui nous regardent au moment où nous passons devant eux? Le film utilise des images et des sonorités concrètes pour un poème abstrait fait de forme et de rythme. Quelques courtes minutes de Cape Town en Afrique du Sud- une ville étrangère constituée de moments, qui nous semble à la fin étrangement familière
BIOGRAPHIE: WOLFGANG LEHMANN 1967 Fribourg en Brisgau, s'occupe principalement de films d'art et de musique nouvelle. Textes pour différentes publications. A travaillé pour des films comme auteur, réalisateur, cameraman et monteur. On peut voir ses films dans des festivals, dans les cinémas d'art et d'essai et dans les galeries en Europe comme en-dehors. Jusqu'à présent présentation d'oeuvres en Allemagne et en Italie. Depuis plus de dix ans organisation de festivals, de séries de films, de conférences et d'introductions de films, tout particulièrement l'avant-garde "classique". THOMAS GERWIN (*1955) est un compositeur de formation classique et musicologue. Il est venu très tôt à la musqiue électroacoustqiue, depuis 1990 il s'occupe en outre de façon intensive de "Soundscape Composition" et d'art radiophonique. Actuellement il compose pour la radio et des concerts dans son propre studio, et crée des installations sonores et vidéo. Il inclut en permanence les nouveaux médias, le théâtre, la danse, le cinéma et la sculpture comme moyens d'expression de ses travaux. Projections et expositions dans le monde entier, différents prix et bourses. Thomas Gerwin a fondé en 2001 la "Gesellschaft für multisensoriale Kunst" ("compagnie de l'art multisensoriel" ) et en 2002 le "Berliner Lautsprecher-Orchester", depuis 2003 il supervise la série de concerts "KlangWelten" au "Unsicht-Bar Berlin", où il interprète, dans une totale pénombre, de l'ars acustica avec une boîte musicale. www.thomasgerwin.de
Fabian Lehmann, Yannick Harter
66mio views
VR expérimental | 0 | couleur | 0:0 | Allemagne | 2019
Moving trough the world wide web means being exposed to a variety of content in a high tempo which does not always attract you, but can also seem revolting to you. The resulting emotional state of the user - a feeling of being overwhelmed and a certain unsteadiness - is the starting point of the work “66mio views“. The viewer is sitting inside a room filling installation. Head mounted displays enable him to be part of an immersive VR environment in which he faces irregular shapes and so called “non-player characters“ (NPCs). The shapes are textured with videos from common Image- boards (4chan, 9gag, ...) as well as viral YouTube videos. Their content is diverse and evokes not only positive emotions (e.g. videos of puppies), but also very negative emotions (e.g. so-called gore videos, videos of violence). In a self- developing rhythm of motion, the forms relate to the position of the viewer, move towards him, go through him and move away from him. Various NPCs from 3D-model databases approach the viewer and recite text-sequences from the videos in varying tonalities. This immersive installation understands the technical infrastructure (computercases, cables, ...) as an instrument which designs and shapes the space. It is being expanded with ropes as well as pictures and text fragments from the videos. Stacks of prints show extracts from the videos and thereby display their content transformed and adapted to an analogue medium. The visitors are invited to take these prints with them and transform the content once again by removing it from its original place. Keywords like connectivity/disconnectivity and comprehension/incomprehension as well as thinking about the digital space as an emotional shaping tool led to this installation which connects digital and analogue content in an abstract, fragmented way. (The installation was originally developed for a specific exhibition space in the basement of „Halle 14 - center for contemporary art“ in Leipzig. However, we can set up the installation with regards to any available space, as its dimensions are variable. At least one VR system, ropes and prints in different sizes are fixed.) Yannick Harter, Fabian Lehmann, 2019
Fabian Lehmann (*1988, Castrop-Rauxel, Germany) graduated at University of Applied Sciences, Bielefeld (2015) with degree Bachelor of Arts „Photography and Media“. Since 2016 he is studying „Media Art“ at the „Academy of fine Arts, Leipzig“ in the class „Expanded Cinema“ / Prof. Clemens von Wedemeyer and has studied „Fine Arts“ at „Bezalel Academy of Arts and Design“ in Jerusalem during an exchange semester. His artistic work focus on different communication systems and how digital techniques shapes the humanity and society. He had various exhibitions in Germany and Europe e.g. Hamburger Triennale der Fotografie (Hamburg), Gallery „Kunstpunkt“ (Berlin), Emscherkunst 2016 (Dortmund) Siva Galerija, (Zagreb) UG Halle 14 (Leipzig) Yannick Harter (*1990, Worms, Germany) is a trained productdesigner, who worked in branches like automotive industry and medical cybernetics. Since 2016 he is studying „Media Art“ at the „Academy of fine Arts, Leipzig“ in the class „Installation and Space“ / Prof. Joachim Blank and has studied „Visual Communication“ at „Latvias Art Academy“ in Riga during an exchange semester. His artistic practice oscillates around the intersection between art, science and society. He had various exhibitions in Germany and Europe e.g. Kaiserwerke (Gera), Gallery? „Kunstpunkt“ (Berlin), Obro?ców Stalingradu 17 (Szczecin), D27 (Riga), UG Halle 14 (Leipzig) Yannick Harter participated in several curatorial and educational projects and volunteered as artist assistant e.g. at Kunstverein (Leipzig), Neustadprojekte (Mainz), Latvian Center for Contemporary Art and Survival Kit 10.0 (Riga)
Lei Lei
A Bright Summer Diary
Doc. expérimental | dcp | couleur | 27:14 | Chine, USA | 2020
"La photo a été prise à l'aide d'une planche peinte, dans le parc Kuling à Lushan..." Une femme se rappelle l'histoire qui se cache derrière une photographie: c'était une journée d'été radieuse dans les années 80. Sa famille s’était rendue à Lushan pour échapper à la chaleur. Au fil de ses souvenirs, nous découvrons peu à peu l'histoire oubliée et cette photographie altérée par des taches d’eau.
Lei Lei est artiste et réalisateur. Il est né à Nanchang, dans la province du Jiangxi, en 1985. Artiste d'animation expérimental, il touche également à la vidéo, à la peinture, à l'installation, à la musique et à la performance VJ. En 2009, il a obtenu un Master en animation de l'Université Tsinghua, Pékin (Chine). En 2010, son film "This is LOVE" a été présenté au Ottawa International Animation Festival, Ottawa (Canada), où il a reçu le prix Best Narrative Short Award. En 2013, son film "Recycled" a remporté le Grand Prix du film court non narratif au Holland International Animation Film Festival, Utrecht (Pays-Bas). En 2014, il a fait partie du jury du Animafest Zagreb (Croatie) et du Holland International Animation Film Festival, Utrecht (Pays-Bas). Il a également remporté la bourse 2014 du Asian Cultural Council. En 2017, il a travaillé dans le programme CalArts Experimental Animation, Los Angeles (USA), en tant que membre du corps enseignant. En 2018, il a été invité à joindre la branche des courts et longs métrages d'animation de l'Académie des Oscars. En 2019, son premier long métrage, "Breathless Animals" a été sélectionné dans la section Forum de la Berlinale, Berlin (Allemagne).
Kaja Leijon
Screening
| | couleur | 9:0 | Norvège | 2011
SCREENING (HD, 9 min, 2011, single screen) SCREENING is based on the association of screen-tests and auditioning, that is often attached as extra material on dvds. Five female characters of age 16-30, are filmed in a white studio. They are wearing ordinary clothes and at first sight it might look like they are filmed just as ?themselves? in front of the camera. After a while it becomes more obvious that they go in and out of, and are trying out different roles. The characters do not know that the camera is recording the whole time during the shooting, even when they are stopped in the middle of an act; this to create an interaction of acting, trying to act, or just being themselves. Feminine expressions are contrasted with masculine to generate friction and to enhance the collision of the characters? attempts to go into a role, failing and managing the role.
Kaja Leijon is born in Tromsø, 1980, and now lives and works in Oslo, Norway. She is educated at the National Academy of Fine Arts. During her education she participated in several exchange programs, among those at CalArts, US. Leijon works with film and photography. Leijon recently had a solo exhibition at Trøndelag senter for samtidskunst. Her films have been screened at international exhibitions and film festivals such as; National Taiwan Museum of Fine Arts, Kunsthalle in Mainz, Luis Adelantado Gallery, Videonale and Kasseler Dokumentar und videofest,
Kaja Leijon
Wasteland
Fiction | hdv | couleur | 10:0 | Norvège | 2012
Wasteland ? synopsis: Wasteland is a film that consists of short episodes. The structure of the film gives impression of a loose narration, but the episodes have a common thread which becomes clearer throughout the film. The film investigates how our fantasy and imagination is affected by film, and how people in everyday life integrate images from fiction into their own lives. The film attempts to understand how preconceived conceptions influences the way we see and interpret our surroundings.
Kaja Leijon is born in Tromsø, 1980, and now lives and works in Oslo, Norway. She is educated at the National Academy of Fine Arts. During her education she participated in several exchange programs, among those at CalArts, US. Leijon works with film and photography. Leijon recently had a solo exhibition at Trøndelag senter for samtidskunst. Her films have been screened at international exhibitions and film festivals such as; National Taiwan Museum of Fine Arts, Kunsthalle in Mainz, Luis Adelantado Gallery, Videonale and Kasseler Dokumentar und videofest.
Nicolas Lelievre, Renaud HERBIN Anamaria FERNANDES
Aubusson
Art vidéo | dv | couleur | 8:11 | France | 2008
Répondant à l`invitation du Théâtre Jean Lurçat, Scène Nationale d`Aubusson, nous avons réalisé cette série d`images alternant vues de la ville d`Aubusson et portraits de ses habitants. Quelque part entre la carte postale, le diorama et la stéréophotographie, ces images dressent un portrait sensible de la ville d`Aubusson. L`ensemble se présente comme un diptyque établissant un aller-retour permanent entre la ville et ses habitants.
Architecte diplômé en 2001, Nicolas Lelièvre s`est rapidement tourné vers les pratiques de l`image. La vidéo et la photographie sont pour lui des moyens privilégiés pour interroger les rapports qu`entretiennent le temps et l`espace. Le projet Centres Horizons mené entre 2003 et 2008 avec le marionnettiste Renaud Herbin a notamment été l`occasion d`explorer différents territoires urbains parmi lesquels Berlin (Villa Médicis Hors Les Murs 2004), Buenos Aires, Montréal ou encore Saint-Jacques-de-la-Lande et Lisbonne. Son questionnement sur les perceptions et les représentations des espaces urbains prend des formes variées, entre photographie, vidéo et spectacle vivant. Parallèlement, Nicolas Lelièvre participe régulièrement en tant que vidéaste à des créations de spectacles de théâtre (Cie LàOù, Théâtre de l`Arpenteur,...) et de danse (Cie EnCore, Cie Jean-Pierre,...).
Yoann Lelong
Génèse
Doc. expérimental | hdv | couleur | 31:50 | France | 2016
Derrière tout œuvre artistique, se cache un travail de recherche foisonnant, un parcours irrégulier fait d’avancées et de doutes. Mettant en perspective le travail de 2 artistes aux disciplines différentes, le film retrace ces moments d’improvisations, de répétition ou d’hésitations qui font partie intégrante d’une œuvre en devenir. Aux mouvements des danseurs hip-hop de la chorégraphe Anne Nguyen (artiste associé à Chaillot), se superpose une oeuvre musicale du musicien Les Gordon (du label Kitsuné), 2 univers qui, bien que différents, viennent se compléter pour créer une forme nouvelle et singulière. Qu’il s’agisse d’une pièce dansée ou d’une œuvre de musique, l’impression d’aisance et de maîtrise que suscite la découverte de l’oeuvre aboutie est toujours flagrante. Quel processus de création derrière cette sensation de fluidité, de perfection ? Comment, d’une matière brute et spontanée, naît l’oeuvre future ? C’est par cet angle que le film tente de capter et de retranscrire la genèse d’une création artistique, nourri par les séances de travail et de répétition des danseurs, autant que par la l’oeuvre musicale composée sur le mode de l’improvisation. Questionnement, tentatives, ajustements, répétitions... Autant d’étapes nécessaires que requiert la création d’un projet artistique, mouvement permanent oscillant entre la projection initiale de l’artiste et le projet en devenir, matière polymorphe et versatile. Miroir de cette genèse continue, le film finit par lui-même devenir objet de son propos.
Yoann Lelong, né en 1985. Après avoir étudié la physique quantique au cours de son cursus universitaire, Yoann Lelong s’est progressivement tourné vers la création artistique en se formant au California Institute of Arts et en collaborant avec le pionnier du mouvement No wave New Yorkais, Amos Poe. Le travail de Yoann Lelong émerge d’une vision du monde où tous les éléments sont reliés et interagissent entre eux. Chaque élément est, pour lui, une abstraction issue d’une totalité de mouvement fluide (telle la notion d’holomouvement). Il adopte ainsi une approche centrée sur l’individu pour ensuite en dégager une structure systémique en s’intéressant aux interactions qu’un individu peut avoir avec un lieu, une ambiance ou d’autres personnes. En 2013, encouragé par Alain Cavalier, Yoann Lelong réalise le film PERSON(A). Il s’agit de 23 portraits entrelacés (dont ceux de Benoit Forgeard, Amos Poe et Lola Bessis). En 2014, il rejoint l’expédition Tara Méditerranée, dans le cadre d’une résidence artistique qui donnera lieu à l’installation vidéo PerceptConcept. En 2015, Yoann Lelong a réalisé des projets sur le thème de la transidentité et de l’insertion des personnes réfugiées en collaboration avec l’association Singa. En 2017, il prépare une nouvelle œuvre en relation avec le centre de pédopsychiatrie de l’hôpital La Pitié Salpêtrière.
Yoann Lelong, B.Forgeard
Bangoura
Doc. expérimental | hdv | couleur | 9:0 | France | 2019
Angela et Marius, deux jeunes étudiants, ont accompagné un jeune migrant lors de son arrivée en France. A travers leur récit, nous découvrons le périple de Bangoura, jeune guinéen ayant fui son pays lorsqu'il avait 17 ans. Sur une production musicale composée de samples (notamment extraits de musiques traditionnelles issues de différentes immigrations françaises), l'œuvre questionne la manière dont chacun de nous se réapproprie un fait, un événement ou un récit en en abolissant son contexte, son passé, sa connaissance et sa mémoire collective. Ainsi, la vidéo propose au spectateur de s’approprier l’histoire de Bangoura en reprenant son récit à la manière d’un karaoké. De cette manière, le récit relaté offre de multiples interprétations et peut aussi bien symboliser une génération de migrants cherchant à survivre, critiquer une société capitaliste ou les instituions, décrire le portrait d'une jeunesse française ou encore interroger la connaissance que nous avons de l’immigration française.
Artiste plasticien diplômé de l'ENSAM, Yoann Lelong trouve son inspiration dans la danse, la recherche scientifique et la problématique de l'exclusion. Il explore la vidéo comme moyen de retranscrire une réalité transcendée, mêlant la poésie réaliste de ses sujets à une réalité sociale fragmentée. Son passage par l'Ecole Normale Supérieure de Cachan le forme à la physique quantique, point de départ d'une démarche artistique qui irrigue l’ensemble de ses travaux, et donne à ses œuvres une lecture sous-jacente plus métaphysique. De sa collaboration avec Amos Poe, pionnier dumouvement new-yorkais No Wave, naît PERSON(A), installation vidéo où s'entrelacent vingt-trois portraits filmés au 16mm. Une œuvre poétique où les éléments se distinguent, se répondent, puis se fondent dans un flou indistinct. Cette 1ère œuvre illustre dès lors le rapport distancié qu’entretient Yoann Lelong au réel et qui le pousse, à chaque nouvelle création, à saisir l'instant sans filtre et sans interprétation pour retranscrire et sublimer les sujets à l'état brut. Les sujets deviennent matière, le tout rejoignant le tout. A l'issue d'une résidence artistique à bord du voilier Tara Méditerranée en 2014, il crée PerceptConcept, à l'image du mouvement ondulaire et répétitif de l'expédition maritime : les gestes de l'équipage épousent le va-et-vient de la mer, au rythme de sons mécaniques ou organiques. Par la suite, il s'interrogera sur l'essence d'une création et plus particulièrement sur ce qui en fait son unicité en collaborant avec la chorégraphe Anne Nguyen et le musicien Les Gordon (2015). Le mouvement gestuel et sonore apparaît ainsi dans le travail de l’artiste comme une composante clé de toutes ses créations. La recherche de l’unicité à partir de fragments épars constitue, pour l’artiste, un cheminement permanent, un questionnement métaphysique qui explore, chaque fois, un nouveau terrain de création, tantôt attaché à une réalité sociale, tantôt abstrait.
Jacques Lennep
Délirium vidéo sélection
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 30:18 | Belgique | 2005
DVD d'une durée de 30'18'', couleur et son. Sélection de 9 sketches de la série "Delirium-Vidéo", 2004-2000. Cinq sketches sont inspirés par l?art moderne : « Le calvaire de R. Mutt » (référence à Duchamp). L?artiste suit un Chemin de Croix escarpé. Il porte la « Fontaine » de Duchamp. « Peinture au blanc » (référence à Warhol). Dans un paysage, l?artiste peint en blanc sur un tableau blanc le mot « brillo ». « Tombeau pour M.B. » (référence à Broodthaers). L?artiste trouve le « Fémur d?homme belge » peint aux couleurs de la Belgique. Il le décolore et l?enterre sur le champ de bataille de Waterloo. « Le semeur de pensées » (référence à Monet). L?artiste sème des pensées dans le jardin de Monet à Giverny. « Parcours d?artiste » (référence à Ensor). L?artiste en complet veston, une valise à la main, remonte un ruisseau. Il finit par trouver un hareng-saur. Trois sketches donnent au téléviseur un autre rôle que celui d?écran : « La tour penchée ». Des touristes essaient de soutenir la Tour de Pise. La tour est redressée en inclinant le téléviseur. « Repasser l?image ». Une scène montrant une repasseuse est repassée sur l?écran du téléviseur. « Chaussettes-show ». Ballet d?une paire de chaussettes pour une paire de godasses. Un sketch transmet un message au spectateur : « Le message de l?ogre » (le rébus de Bomarzo). Dans le parc des monstres de Bomarzo, l?artiste transmet un mot énigmatique en langage sémaphorique.
Jacques Lennep (né à Uccle, en Belgique, le 11 juillet 1941). Artiste pluridisciplinaire. Fondateur en 1972 du groupe CAP, il formule les principes d?un art relationnel et en développe une tendance sociologique en créant son Musée de l?homme en 1974. Il est un des premiers en Belgique à se consacrer à la vidéo, jouant le rôle de pionnier. Il a enseigné à l?Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et est membre de l?Académie royale de Belgique. Ses vidéos les plus récentes sont regroupées sous les titres « Delirium-vidéo » » et « Musée de l?homme (Postproductions) ». Jacques Lennep est auteur de deux ouvrages sur sa démarche: « Alchimie du sens » (Ed. La part de l??il, Bruxelles, 1999) et « Conversation avec P.-Y. Desaive » (Ed. Tandem, Gerpinnes, 2003). Le Musée d?Art moderne et d?Art contemporain (MAMAC) de Liège lui consacrera une rétrospective en 2007.
Thomas Leon
Escape from abstraction island
Art vidéo | | couleur et n&b | 11:30 | France | 2009
L?installation fait directement référence au cinéma à grand spectacle dans son organisation et sa dramaturgie (succession des scènes, rôle de la musique) autant que dans les moyens techniques mis en ?uvre (projection haute définition, son 5.1). Conçue comme un film d?aventure dont le personnage principal est la caméra, la vidéo traverse une île qui est aussi un répertoire de formes. Elle s?organise comme un long travelling arrière : à l?intérieur d?une structure cristalline, à travers différents lieux désertés et désertiques, en survolant la mer au large d?une forme prismatique. La nature des objets et des lieux figurés ainsi que leurs relations ne sont jamais évidentes, la caméra changeant de direction pour se rapprocher des surfaces et jouant d?effets d?échelle en se perdant parfois dans les détails. Coproduction Ville de Beauvais, Le LABO, DRAC Picardie.
Thomas Léon développe depuis plusieurs années sa pratique à travers des installations et participe régulièrement à des projections ou expositions en France et à l?étranger : «Réalités confondues» à la BF15 à Lyon (2010); «Les Rencontres Internationales Paris / Berlin / Madrid» au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía à Madrid, Espagne et à la Haus der Kulturen der Welt à Berlin, Allemagne (2009); «Le syndrome de Broadway» au centre d?art du Parc Saint-Léger à Pougues-les-eaux (2007); «Multipolaire» à la Halle 14 à Leipzig, Allemagne (2006). Il a notamment participé à la résidence de post-production multimédia «Synapse» au sein de l`ESA-Rueil-Malmaison en 2008 avant de travailler avec Glassbox et la Cité internationale universitaire de Paris en 2009 dans le cadre de leur programme «Acteurs Autonomes». --- "Mon travail se construit à partir des outils informatiques et plus particulièrement de l`image de synthèse. Il s`incarne dans des médiums allant de l`installation vidéo à l`impression numérique, en passant par l`installation sonore ou la conception de volumes assistée par ordinateur. Il puise ses sources dans la littérature (romans d`anticipation et littérature utopique) ou les projets des avant-gardes, dont il tire une partie de ses problématiques : les relations complexes qui se développent entre un projet, sa représentation et sa mise en ?uvre (architecture, urbanisme, modèles de sociétés idéales) ; les liens entre les questions de forme et les enjeux de pouvoir. Ces problématiques s`articulent à des questionnements plus particulièrement esthétiques (rapport de l?art à la réalité, évaluation des apports de la modernité et des valeurs formelles inhérentes à chaque médium, mode et temps d`apparition de l`?uvre, action du spectateur) afin d`interroger la persistance de modèles, d`archétypes, et de produire des formes nouvelles." www.thomasleon.net
Thomas Leon
High Latency
Installation vid�o | | noir et blanc | 12:0 | France | 2008
C?est un film sur le temps et l?expérience de l??uvre. La forme et la structure de la vidéo, l?utilisation des médiums numériques et du son, insufflent une tension émotionnelle dans un environnement qui en est dépourvu. Exécutant un travelling avant régulier, la camera progresse dans un paysage enneigé. La vidéo en deux parties égales, s?articule à la moitié, autour du basculement de l?axe de la camera en direction du sol. A partir de cet instant, l?image glisse de la représentation d?un espace à une abstraction rythmique. Quand la caméra se relève nous sommes revenus au début. Deux mouvements sonores successifs correspondant à ces deux parties accompagnent la vidéo.
Né en 1981 à dijon, Thomas Léon vit et travaille actuellement à Paris. ses travaux s?articulent principalement autour du médium vidéo, sous la forme d?installations complexes et condensées, à la frontière de la narration. ses réalisations ont notamment été présentées lors des expositions suivantes : «les enfants du sabbat 07» au Creux de l?enfer, centre d?art contemporain de Thiers (2006); «Multipolaire» à la Halle 14 à Leipzig (2006); «Filterbox» à Glassbox à Paris (2006); «Le syndrome de Broadway» au centre d?art du Parc Saint-Léger à Pougues-les-Eaux (2007); «Science et fiction» à la générale en manufacture (2008).
Thomas Leon
To Ashes
Vidéo | 0 | couleur | 5:6 | France | 2025
To Ashes explore les seuils entre réalité et hallucination machinique, interrogeant les technologies contemporaines de génération d’images — en particulier l’intelligence artificielle — et leur influence sur notre perception du réel. Réalisée selon un processus hybride mêlant modélisation 3D et outils de génération basés sur l’IA, la vidéo se déploie en un long travelling continu à travers une mégastructure brutaliste en perpétuelle métamorphose. Les formes architecturales se délitent, se transforment ; des particules semblables à de la cendre s’élèvent dans l’air. Cette désagrégation est accompagnée d’un paysage sonore expérimental, où synthétiseurs analogiques et voix altérées font affleurer l’idée d’un effondrement latent. Peu à peu, l’architecture cède la place à des structures cristallines instables. La réalité vacille. À la fin, quelque chose rompt, glisse, disparaît. Il faut que tout brûle.
Thomas Léon développe sa pratique en fusionnant cinéma, arts graphiques et images issues des nouvelles technologies. Il crée des films, des installations vidéo et sonores immersives, ainsi que des dessins en grand format. Son oeuvre explore les interrelations entre mémoire, sensualité, expériences intimes et imaginaire, en s’appuyant sur des fictions, qu’elles soient sociales, urbanistiques, climatiques etc. Il s’inspire notamment de la science-fiction et de la littérature utopique et développe le plus souvent ses travaux par l’intermédiaire des outils contemporains de création d’images (modélisation 3D, IA, etc.). Il participe régulièrement à des projections ou expositions en France et à l’étranger: « Listening to Transparency » au Minsheng Art Museum de Shanghai (Chine, 2017), « Cruces Sonoros : Mundos Posibles » au MAC de Santiago de Chile (Chili, 2016), « Rendez-vous 11 » à l'Institut d'art contemporain à Villeurbanne (2011) et à la South African National Gallery à Cape Town (Afrique du Sud, 2012). Il a notamment suivi les résidences : Drawing Factory organisée par le CNAP et le Drawing Lab (Paris) en 2021 ; la résidence à Taiwan, organisée par le Grame, centre national de création musicale (Lyon) et le Digital Art Center (Taipei) en 2011. Ses oeuvres sont notamment présentes dans les collection du CNAP et de la Fondation Louis Vuitton. Thomas Léon vit et travaille à Montreuil.
Slava Leontjev
1:1
Film expérimental | 16mm | noir et blanc | 5:30 | Lituanie | 2007
Peut-être cette fluctuation « dramatique » des images n?est-elle pas vraiment nécessaire.
Slava Leontjev est née à Vilnius (Lituanie) en 1967. Entre 1983 et 1995, elle a travaillé en tant qu?artiste au Centre de Restauration de Vilnius, au Conservatoire de Vilnius, à la Télévision Nationale de Lituanie ainsi qu?au Sarunas Bartas Studio Kinema. De 1996 à 2000, elle a été directeur artistique de l?Agence Brand Sellers DDB de Vilnius. Depuis 2000, elle est directeur de production du Studio Vilks (Latvie). Elle a mis en scène de nombreux films commerciaux et réalisé plusieurs vidéos musicales. Elle lui a été décernée de multiples récompenses, notamment le Prix MTV Russie pour la meilleure vidéo musicale de l?année.
Leopold Emmen
Another Woman - film adaptation (work in progress)
Installation vidéo | mp4 | | 13:6 | Pays-Bas | 2025
« Another Woman – film adaptation » est un film en trois volets qui présente des scènes intimes entre trois personnages — deux femmes et un homme — au cours d’une rupture. Le film explore un monde de fiction et de performance dans une narration cinématographique et scénographiée, où trois images sont montrées simultanément. Le style visuel se concentre autant sur les corps performants que sur leur environnement. Des émotions sous-cutanées affleurent à travers des interactions tactiles, lorsque les personnages touchent et éprouvent leur place au sein des propriétés physiques de l’espace. Les murs, le plafond, le sol, les rideaux et le mobilier forment des obstacles, des limites et des vides qui confrontent les protagonistes à la situation et à l’état d’esprit dans lesquels ils se trouvent. Les intérieurs deviennent des miroirs de leurs mondes intérieurs, à la fois surréels et intuitivement reconnaissables. « Another Woman – film adaptation », 2025, est une re-mise en scène de l’installation spatiale « Another Woman », 2022. Nous présentons un extrait de 13 min 6 s du film final, dont la durée estimée sera de 70 minutes.
Leopold Emmen est une collaboration entre la cinéaste Nanouk Leopold et l’artiste visuel Daan Emmen. Dans notre travail, nous expérimentons le film comme une expérience spatiale et cinématographique dans laquelle le visiteur joue un rôle actif. À travers les caractéristiques d’un lieu et le comportement de nos protagonistes, nous cherchons à rendre tangible la manière dont une présence influence la vie et les relations à l’autre. Une invitation ouverte à explorer le monde physique et mental des personnages eux-mêmes. En créant une conscience de la façon dont l’espace, le son et l’image en mouvement peuvent se conjuguer dans une expérience incarnée et approfondie, nous souhaitons bousculer notre regard conditionné. Réfléchir à la manière dont nous voyons le monde, dont nous nous voyons dans ce monde, et dont nous nous voyons les uns les autres.
Edgar León
Contrapeso / Rojo / Verde
Doc. expérimental | dv | couleur | 3:12 | Costa Rica, Mexique | 2005
Contrapeso / verde / rojo est une vidéo-documentation présentant deux regards distincts. La première scène se passe au parc de Chapultepec (ville de Mexico), où l?on observe un stand de restauration rapide dont la bâche est soutenue par une corde au bout de laquelle se trouve une bouteille de Coca-Cola. Celle-ci joue le rôle d?un contrepoids telle une balance, ou une ancre (d?où le nom de la pièce). La deuxième scène présente un zoom d?une autre bouteille de Coca-Cola qui, grâce à l?ouverture du plan, se découvre à l?intérieur d?un taxi démantelé dans les bois de l?Ajusco. Les deux regards commencent et se détiennent sur la tension générée par ces bouteilles entre le naturel et le culturel, qui nous permet d?associer les objets lorsque ces derniers activent ou désactivent quelque chose de concret. La logique structurelle de mon travail dans ces deux vidéos réside dans la présentation d?une narration qui conduit à une lecture d?une idée de production après celle de consommation.
En 2005 il termine un Master en Arts Visuels à l?Académie de San Carlos, Université Nationale Autonome de Mexico (UNAM). Il a réalisé une douzaine d?expositions individuelles entre le Mexique et le Costa Rica et a participé à plus de quarante expositions collectives dans le monde entier. En tant que commissaire indépendant, sa dernière exposition, ?La reconstrucción del lugar común. Imágenes de autor? a été inaugurée au Musée d?Art et Dessin Contemporain de San José, Costa Rica en 2005. Il avait organisé ??Residuos y Particulas. Privado Público?? au Mexique en 2004. Il vit et travaille en région parisienne.
Xenia Lesniewski
Egodyston
Animation | dv | couleur | 3:27 | Allemagne | 2009
Egodystonic - My fear of death will blow my head away. I think I need other eyes for my brain.
Born in 1985 / Frankfurt am Main, has been studying Fine Arts with focus on Painting and New Media at the Offenbach Academy of Art and Design since 2005.