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Seth Price
Digital Video Effect: Editions
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 12:0 | USA | 2006
"Digital Video Effect: Editions" a été créé et porté à la ditribution en tant que travail unique dans une exposition en solo que Seth Price tint simultanément à la Friedrich Petzel Gallery, Reena Spaulings Fine Art et à l' Electronic Arts Intermix à New York en septembre 2006. La vidéo sert de modèle aux vidéos publiées de Price auparavant qui toutes ont été vendues par l'intermédiaire de galeries. Ici des fragments de son et d'image des éditions précédentes ont été rassemblés, formant un montage donnant accès à des oeuvres indisponibles publiquement. Price juxtapose des auteurs différents, des stratégies d'édition et des histoires et produit une oeuvre dans la tradition du film-essai qui communique une sensibilité critique et interrogatrice.
Seth Price, artiste multidisciplinaire a acquis une renommée internationale. Dans des travaux conceptuels tels la vidéo, la sculpture, le son et les textes écrits, Price s'engage dans des stratégies d'appropriation, de tirage et de packaging dans l'idée d'appréhender les conséquences de la production culturelle, de la distribution de l'information et du rôle de l'idéologie. Modifiant et manipulant les détritus de la culture de la marchandise, ses projets ont inclus les modèles de la musique académique, des vidéos anonymes sur Internet, et les images historiques de l'art. Etudiant les cultures générées et réinvesties par les technologies mass média et les systèmes d'information, Price remet finalement en question la production et la dissémination de l'art et de la signification elle-même. Il est membre du collectif Continuous Project, qui depuis 2003 réimprime et disperse des textes d'art et de magazines, dont le premier tirage de Avalanche en 1970. On retrouve le manifeste illustré de Price sur l'art, le média, la reproduction et les systèmes de distribution intitulé "Dispersion" dans le catalogue de la Ljubljana Biennial of Graphic Art publié plus tard également comme ouvrage de l'artiste.
Mauridi Primo
Mawe
Film expérimental | mov | couleur | 12:20 | Congo (RDC) | 2022
Grâce à un rituel de réveil, Nyabhingi la déesse de l’abondance s’élève du Liangombe souffle Mazuku. Elle doit guérir Goma(Rd Congo) de la destruction et rétablir l’écologie balance. Avec ses guerriers, Ils sont témoins de la désolation causée par l’arrogance industrielle qui a profané la terre, invoquant la fureur de Lingombe, l’esprit de discipline qui corrige tous les torts. Lingombe crache du feu et Mahindule (lave) pour avertir le peuple de ses transgressions.
Mauridi Primo est un photographe et cinéaste originaire de Goma (RDC Congo). Comme un jeune artiste qu’il a fait son apprentissage pendant plusieurs années au centre culturel Yole Africa!, sous la supervision pédagogique et artistique de la cinéaste et activiste Petna Ndaliko Katondolo. il a participé IXes Jeux de la francophonie avec sa réalisation nommer (Mobembo). il a été avec son film Bila Mask au Festival film Congo in Harlem, et cette même année, il a remporté l’Académie Canon VII bourse. En avril 2022, il participe à la rencontre numérique internationale La Rencontre Internationale des Arts Numériques et Visuels à Abidjan.
Hannah Leonie Prinzler
Wege [paths]
Vidéo expérimentale | 0 | couleur | 4:27 | Allemagne, Australie | 2004
L'oeuvre de Hannah Leonie Prinzle, "Wege [paths]" enquête sur la relation entre le réel et le virtuel dans les paysages touristiques. La caméra et les chemins empruntés offrent une manière organisée de naviguer à travers le paysage, mais refusent toute possibilité d'en dévier. Accentué par le montage technique en "3D plat", le paysage est dévoilé comme un simple décors, n'existant que par la perspective du chemin. Ainsi, l'ambivalence du terme "vue" est révélée comme quelque chose à la fois de "réel", mais aussi n'existant que pour, et par, le point de vue du spectateur.
Hannah Leonie Prinzler est née à Berlin en 1980. Depuis 2000, elle a étudié les Arts Médias à la Bauhaus University à Weimar, Allemagne, et au Collège des Beaux-Arts à Sydney, Australie (2003-2004), se spécialisant en installations sonores et vidéo. Ses oeuvres ont été exposées lors du "backup_festival" à Weimar (2001), du "European Media ArtsFestival" à Osnabrück (2002), du "Inventionen Festival für Neue Musik" à Berlin (2002), du "Viper Festival Basel" (2004), du "sonar festival" à Barcelone (2005) et lors de divers autres événements.
Nada Prlja
Give 'em Hell
Doc. expérimental | hdv | couleur | 4:40 | Macédoine, Royaume-Uni | 2010
The banner slogans represented in the video are: Stop the deportation, We are all foreigners, Stop war against Immigrants, Stop criminalising Immigrants, No worker is Illegal and Rights for foreigners. During the course of several days, the artist positioned protest banners on the streets of London and secretly recorded the unfolding scene with a hidden camera from the opposite side of the street. The video ?Give ?em Hell? shows a spontaneous action by a group of youngsters, who express their anger toward and mistrust of immigrants, by smashing the series of protest banners, the texts and slogans of which support immigration and the notion of equal human rights for all. The disturbing, violent scene in ?Give ?em Hell? is slowed-down and accompanied with music by Ludwig van Beethoven, as a reference to the aestheticised violence of science fiction film ?A Clockwork Orange? by Stanley Kubrick?s. Kubrick claims that ?A Clockwork Orange? achieves to represent a possible reality and it is not only a fiction (science fiction). Taking this as its point of departure, ?Give ?Em Hell? questions the representation of the violence in a manner similar to the way in which Kubrick addresses this issue.
Born in Sarajevo, Bosnia and Hercegovina. Lived in Skopje, Macedonia, since 1998 lives and works in London, UK. She received an MPhil research degree from the Royal College of Arts, London, after graduating from the Academy of Fine Arts in Skopje. Prlja is an artist whose work deals with the complex situations of inequality and injustice in societies, ranging from political to economic issues. Using different media, her projects are multi-layered, site or condition-specific. She works mainly in installation, video, public art projects. She took part in following Biennales: 7th Berlin Biennale, Berlin; Manifesta 8, Murcia(2010) and Printmaking Biennale, Ljubljana(2009). Selected group exhibitions: Dorsky gallery, NY(2012); INIVA Institute of International Art, London(2010); David Roberts Art Foundation, London(2009); Tina B-Prague Contemporary Art Festival, Prague(2008); Hong-Gah National Museum, Taipei(2008), etc. Selected solo exhibitions: FUTURA, Prague(2013), National Gallery of Macedonia, Skopje(2013/2007), Lakeside Kunstrum, Klagenfurt(2010), ORF FUNKHAUS, Vienna(2009), MC Gallery, Zagreb(2009), The Museum of City, Vzigalica, Ljubljana(2009), Museum of Contemporary Art, Skopje(2008), etc. Selected public presentations: ICA, London; INIVA, London; Tate Modern, London; University of Aberdeen, UK; Goldsmith University, London, etc. Prlja lectures in Metropolitan University in London, since 2004, she is Board Member of Open Space - Open System, Vienna, Austria.
Danilo Prnjat, /
Lilly Project
Installation vidéo | dv | couleur | 7:18 | Serbia | 2007
« Lilly projet » représente une action pendant laquelle, à un moment donné, deux cents hommes réalisent une invasion guérilla dans le plus grand salon de beauté de Belgrade-Lilly, sans l?avoir annoncé préalablement. Cette performance littérale et non-métaphorique sur le comportement « patriarcal » et « mâle » - fondé sur l?hypothèse qu?« Il » a le droit d'occuper tout espace ou personne par tous les moyens possibles, avec ou sans permission (point de vue le plus souvent exclusivement associé aux individus élevés en tant qu?homme) - constitue un exemple purement formel de protestation par laquelle la distance qui suspend les procédés normaux, utilitaires et sociaux est mise en évidence. D'autre part, le fait que les acteurs de cette performance aient accepté de participer au projet à la condition d'être payés ? en assumant un comportement particulier qui, dans notre environnement, peut être considéré comme sexuellement « mauvais » - indique que les limites des comportements acceptables et des mécanismes servant à définir certains des aspects les plus vitaux de l'identité humaine (et notamment les aspects sexuels) dans la société capitaliste sont fixés de façon exclusivement matérielle.
Danilo Prnjat est né en 1982, à Kotor (Montenegro). Il vit actuellement à Belgrade (Serbie). Il a étudié à l?Académie des Beaux-Arts de Novi Sad (Serbie) de 2001 à 2006, puis a suivi un master interdisciplinaire en théorie des arts et des médias à l?Université des Arts de Belgrade, en 2007-2008.
Sejma Prodanovic
Masks
Vidéo | dv | couleur | 0:40 | Serbia | 2010
L??uvre est conçue à partir de photo-montage et de manipulation numérique d?images et de citations issues de nombreuses sources. Elle évoque formellement un ancien journal. Les représentations modernistes de mythes et d?utopies sont ici transposées dans un contexte actuel. Les niveaux de sens forment une narration non-linéaire, reflétant culture populaire, consommation et mondialisation
Diplômée de peinture à l?Académie des Beaux-Arts à Belgrade en 2004
Theo Prodromidis
Towards the Bank of the Future
Fiction expérimentale | hdv | couleur | 7:38 | Grèce | 2013
"Towards the Bank of the Future" observes and engages with two conceptual axes. The first axis derives from the analysis of Aristotle in the Nicomachean Ethics, where Aristotle presents the problematic of a definition of the "work of man". In the same way that Aristotle sets the work of man in motion, this form of a life that is activated by the operation of Logos, Cavafys repositions life, or a form of life at least, in the sphere of History, a history of action, an action beyond a simple livelihood (ζῆν). At this exact point, the work focuses on the second axis, on the concept of historicity, thus the specific position and use of History in the work of Cavafys. The poet frequently narrates in his works, of a man who is historically located either in the classical or the modern times.The above element is the one that transforms the work of Cavafys to a significant moment of modernity in poetry. The displaced historicity of the form, where the atemporal collides with the historical.
Theo Prodromidis born in Thessaloniki in 1979, lives and works in Athens, Greece. He studied Contemporary Media Practice at the University of Westminster and was awarded an MFA in Fine Art at Goldsmiths in 2007, in London, UK. His work has been exhibited in galleries, museums and institutions such as the 4h Athens Biennale, Athens, Greece, ReMap, Athens, Greece, Athens & Epidaurus Festival, Athens, Greece, Kunsthalle Athena, Athens, Greece, Ileana Tounta Art Centre, Athens, Greece, Werkleitz zentrum für medienkunst, Halle, Germany, Contour Mechelen, Brussels, Belgium, State Museum of Contemporary Art, Thessaloniki, Greece, Tramway, Glascow, Scotland, Centre Pompidou, Paris, France, Fondazione Merz, Torino, Italy, the 1st Thessaloniki Biennale, Thessaloniki, Greece, Museum of Cinema, Thessaloniki, Greece, Macedonian Museum of Contemporary Art, Thessaloniki, Greece i.a. He has been awarded with European Media Artists Award (EMARE), 2008 and Onassis Foundation Award, 2006. His work is in public and private collections in Greece, UK and Italy.
Theo Prodromidis
Towards the production of Dialogues On The Market Of Bronze and Other Precious Materials
Fiction expérimentale | 0 | couleur | 16:0 | Grèce | 2013
The video installation “Towards the production of Dialogues On The Market Of Bronze and Other Precious Materials” has as a starting point of reference Bertolt Brecht’s The Messingkauf Dialogues, a theoretical work in a dialectical form that dates back to 1939 and was written in four different versions in a period of four years but remained incomplete. The work situates a reinterpreted version of Brecht’s work, connected to the socio-economic circumstances regarding contemporary society and the implications that these may cause, in the structures of a monetary policy, and its reverberations in the cultural sphere. Based on Brecht’s four nights’ structure the artist aims to provoke correlations regarding two structures, the structure of politics and the structure of finance using their architectural form and specificities as a visual starting point. The work motivates the viewer to contemplate all the above elements in a manner that the aesthetic experience of viewing it produces a platform for the critical engagement of the spectator with the socio-political signifiers that are presented. Theo Prodromidis’s video installation has a specific social context, to collective and private experiences as a consequence of politico-economic and political-cultural locations that are densified in a narrativized, critical and poetic process. Katerina Nikou, co-curator of AGORA text for the guidebook of AGORA, 4th Athens Biennale, Greece
Theo Prodromidis born in Thessaloniki in 1979, lives and works in Athens, Greece. He studied Contemporary Media Practice at the University of Westminster and was awarded an MFA in Fine Art at Goldsmiths in 2007, in London, UK. His work has been exhibited in galleries, museums and festivals such as Stavros Niarchos Foundation Cultural Centre, 5th Thessaloniki Biennale, 4th Athens Biennale, Athens & Epidaurus Festival, Kunsthalle Athena, Ileana Tounta Art Centre, Werkleitz zentrum für medienkunst, Contour Mechelen, State Museum of Contemporary Art, Tramway, Glascow, Centre Pompidou, Fondazione Merz, Museum of Cinema, Thessaloniki, Macedonian Museum of Contemporary Art i.a. He has been awarded with European Media Artists Award (EMARE), 2008 and Onassis Foundation Award, 2006.
Sergei Prokofiev
Fireworks on the Swamp
Vidéo | 0 | couleur | 6:40 | Russie | 2020
- Why do you want to blow fireworks on a swamp? - Well, I want it to happen in reality. There was fireworks on the swamp, that's for sure. The intensity of what is happening is so high that the consciousness does not have time to deconstruct the image of this event. Once the smoke dissipates, we can talk about interpretation field. But this is not so important, because it consists only of versions of reality and their totality does not give us a complete picture. It is important to live directly in the experience, where absolute reality can be revealed.
Born in 1983 in Moscow, Russia. Lives and works in Paris, France. In 2011 he graduated from the School of Contemporary Art "Free Workshops'' at MMOMA, Moscow. From 2011 to 2016, he co-founded and participated in the non-profit contemporary art site «It is not here», Moscow. In 2013 he won a competition to create a light installation "New Media Night" in Nikola-Lenivec, Russia. In 2013 he graduated from the Institute of Contemporary Art (ICA), Moscow. In 2014 he became a finalist in the international competition "Center - Periphery", Italy. From 2016 to 2020, he was a member of the Elektrozavod gallery team, Moscow. In 2021, he received the Second prize of “Zverev Art Prize”, Moscow. In 2022 he received the Charlottenborg Spring Exhibition Solo Award, Denmark. In mid-2022 he became an artist in exile because of his stance against Russia's full-scale military invasion of Ukraine. He is a participant and curator of exhibitions in Russia, Italy, Austria, Sweden, Hungary, Poland, Norway and Denmark. His current work includes graphics, sculpture, installations, performance and video. The works are in private collections and collections of the Luciano Benetton Foundation (Italy), the Sphere Foundation (Russia), the State Tretyakov Gallery (Russia) and Uppsala Art Museum (Sweden).
Laure Prouvost
How To Make Money Religiously
Vidéo | hdv | couleur | 8:44 | France, Royaume-Uni | 2014
«How to Make Money Religiously» explore les possibilités multiples de la mémoire et de l’oubli, nous confronte aux caractérisitiques arbitraires du pouvoir et de la possession. Consommation, désir et syntaxe expressive des arnaques sur internet s’entrecroisent. Laure Prouvost interroge ainsi, à travers diverses strates, les glissements entre système et communication, et fait apparaître, comme par magie, des interprétations multiples, qui dépendent de la manière dont on perçoit ou dont on se rappelle l’histoire.
Laure Prouvost est née à Croix, près de Lille, en 1978. Elle étudie les arts plastiques et intègre une école d’art, l’institut Saint Luc de Tournai, en Belgique. En 1999, elle part à Londres afin d’étudier au Central Saint Martins College of Art and Design (CSM), et s’établit dans la capitale britannique. Elle devient l’assistante de l’un de ses enseignants à Saint Martins, l’artiste conceptuel John Latham, et poursuit ses études au Goldsmiths College. Ses oeuvres ont été exposées à l’Institute of Contemporary Arts et à la Tate Britain. En 2011, elle remporte le Max Mara Art Prize for Women, grâce auquel elle effectue une résidence à la British School at Rome et à la fondation Pistoletto de Biella. Peu connue en France, elle expose en 2013 à la Biennale d’art contemporain de Lyon. Son installation Wantee, présentée dans le cadre de l’exposition « Schwitters in Britain », est sélectionnée par le jury du prix Turner. Celui-ci est organisé par la Tate Britain et récompense chaque année un artiste contemporain de moins de cinquante ans, né ou travaillant au Royaume-Uni. À la surprise des critiques, il lui est décerné en décembre 2013. En 2014, le New Museum of Contemporary Art de New York accueille l’exposition « Laure Prouvost: For Forgetting », présentant une oeuvre inédite, qui mêle un collage mural, des sculptures, des installations vidéo et un film, intitulé «How to Make Money Religiously». En 2015, le musée départemental d’art contemporain de Rochechouart accueille sa première exposition monographique française, «On ira loin». Elle y présente notamment une création, «The Smoking Image», où elle met en scène des adolescents de la région confrontés au désoeuvrement, à l’âge des premiers désirs et au souhait d’indépendance.
Laure Prouvost
Lick in the Past
Vidéo | hdv | couleur | 8:25 | France | 2016
Ses films sont des montages sensuels créés à partir de situations données. L’artiste développe en parallèle des clips à saynète réalisés de façon directe et spontanée, des oeuvres plus élaborées dans lesquelles elle produit des tissages visuels à partir de coupes franches et précises dans des séquences filmiques au long court. L’habillage, l’ornementation, la prise à partie du spectateur et la mise en difficulté du récit font parties intégrantes de ses créations. Lick In The Past a été réalisé dans le cadre de sa résidence à la Fahrenheit Flax Foundation (Los Angeles).
Laure Prouvost est née à Croix, en France. Elle vit et travaille à Londres. Lauréate du prestigieux Prix Turner en 2013 – la seule Française à l’avoir jamais gagné, s’empresse-t-on en général d’ajouter – Laure Prouvost est devenue l’une des artistes les plus reconnues et les plus en vogue de la scène internationale. Elle a déjà exposé à New-York, Pékin, Athènes, Mexico… et elle travaille officiellement entre Anvers et Londres.
Laure Prouvost
Re-dit-en-un-in-learning
Vidéo | hdv | couleur | 13:0 | France, Royaume-Uni | 2021
“Re-dit-en-un-in-learning” emphasises and concludes the linguistic training. This film has been co-produced with Van Abbemuseum, where echoes of this installation will occur (from 28 November 2020 to 25 April 2021) and is a sequel to Prouvost’s earlier foray into her unconventional lexicon from 2017, entitled DIT LEARN (using the French for speak, thus pronounced ‘de-learn’ in English), produced for Walker Art Centre, in which the viewer was verbally harangued and visually disoriented by a strobing collage of words and images, translations and slippages that destroyed the edifices of meaning, recognition, voicing and seeing. In that work we were urged to remember that a hammer means ‘no’ and a lizard means ‘yes’ – “this shoe means car,” continues Prouvost in her voiceover, “You cannot find the words for the images you see… All becomes one.” Upon leaving the Re-Learning center, the induction is over and the real-world examination begins, with the ideographic effects of the technique now translating object and signs into Prouvost’s language.
Laure Prouvost was born in Lille, France and is currently based in Antwerp. In 2002, she received her BFA from Central St Martins, London and studied towards her MFA at Goldsmiths College, London. She also took part in the LUX Associate Programme. Solo exhibitions have been held at venues including ‘AM-BIG-YOU-US LEGSICON’, M HKA – Museum of Contemporary Art Antwerp, Belgium (2019) Palais de Tokyo, Paris (2018); BASS Museum, Miami (2018); They Are Waiting for You, Performance for stage at the McGuire Theatre, Minneapolis (2018); SALT Galata, Istanbul (2017); Kunstmuseum Luzern (2016); Pirelli HangarBicocca, Milan (2016); Museum Für Moderne Kunst, Frankfurt (2016); Red Brick Art Museum, Beijing (2016); Haus Der Kunst, Munich (2015); New Museum, New York (2014); Laboratorio Arte Alameda, Mexico City (2014); Max Mara Art Prize for Women, Whitechapel Gallery, London and Collezione Maramotti, Reggio Emilia (2013); and The Hepworth Wakefield (2012). In 2011, Prouvost won the MaxMara Art Prize for Women and was the recipient of the Turner Prize in 2013. Prouvost was selected to represent France at the 58th Venice Biennale in 2019.
Laure Prouvost
DIT LEARN
Vidéo | hdv | couleur | 15:44 | France, Royaume-Uni | 2017
In 'DIT LEARN' the viewer is enticed into an abstract, pre-verbal condition from which to rediscover the learning of language, words and their associated meanings. With a fast-paced procession of objects and images, an accompanying aural and written narrative directly implicates the viewer.
Née à Croix en 1978, la vidéaste française part à Londres pour étudier au Central Saint Martins college of Art and Design, puis au Goldsmiths College où elle obtient un MFA et s’établit dans la capitale britannique. Elle devient l’assistante de l’artiste conceptuel John Latham, qui a lui-même enseigné à la Saint Martins jusqu’en 1966. Gagnante du Turner Prize (2013), Laure Prouvost est connue pour ses films et installations multimédias luxuriants et envoûtants. Intéressée par la confusion entre les récits linéaires et les associations attendues entre les mots, les images et les significations, elle a pu dire que dans ses œuvres «fiction et réalité étaient réellement enchevêtrés». A la fois séduisants et discordants, ses films sont constitués d’un riche et presque tangible assortiment d’images, de sons, de phrases lues et écrites, qui apparaissent et disparaissent dans une succession de plans rapides. Ces plans sont souvent nichés au coeur d’installations où prolifèrent un ensemble vertigineux d’objets trouvés, de sculptures, de peintures, de dessins, de meubles, de signes et d’assemblages architecturaux, construits sur les thèmes et l’imaginaire de ses films. Prouvost n’autorise pas de contemplation passive. A travers son travail, elle s’adresse souvent directement aux spectateurs, les précipitant dans ses visions imaginaires et indisciplinées. Elle expose en 2011 à la Tate Britain puis en 2012 à la Whitechapel Gallery de Londres ainsi qu’au Festival Paris Images de Toronto. En 2013, son œuvre est présente à la Biennale d’art contemporain de Lyon et à l’Institute of Contemporary Art de Londres. En 2014 elle met en place une performance au Grand Palais à l’occasion de la FIAC. Son œuvre sera aussi présentée aux Etats-Unis au Danspace de New York ainsi qu’au Laboratorio Arte Alameda de Mexico City la même année. En 2016, son œuvre fait l’objet d’expositions au Kunstmuseum Luzern en Suisse, au MMK Frankfurt en Allemagne, au Red Brick Art Museum à Beijing. En 2009 elle remporte l’EAST International Award. Elle gagne deux années de suite l’Oberhausen Short Film Festival. En 2011, elle remporte le Max Mara Art Prize for Women, grâce auquel elle effectue une résidence à la British School à Rome et à la fondation Pistoletto de Biella. En 2013, c’est le Turner Prize qu’elle remporte pour son film Wantee.
Laure Prouvost
SHED_A_LIGHT
Vidéo | hdv | couleur | 17:57 | France, Belgique | 2018
Shed A Light shows us a space where nature is purported to have taken over from humanity. Inspired by global warming, the filmed environment invites us to explore and celebrate ambiguity by being at once intimate and expansive. The video is an ode to diagonal lines, the transcending of limits and the joy of slipping over a fence to discover a wasteland. Or, a now-abandoned but marvelous garden, in which the artist has discovered a forgotten dystopic biological laboratory.
Laure Prouvost was born in 1978 in Croix-Lille, France. She lives and works in London, UK and Antwerp, Belgium. After receiving the Max Mara Prize for Women [2011], Prouvost was the first French artist to win the prestigious Turner Prize for contemporary British artists and/or living in Great Britain. Prouvost was a LUX Associate Artist 2008/9. Upcoming exhibitions include a major touring solo exhibition between Consortium Dijon, MMK Frankfurt and Kunstmuseum Luzern [2016] in addition to solo exhibitions at the Centre for Contemporary Art Laznia, Gdansk; Walker Art Centre, Minneapolis; Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam [2017]; Hangar Biccoca, Milan; FRAC/Consortium, Dijon; and State of Concept, Athens [2016]. 2016 also includes residencies at Bogliasco Foundation, Genoa and at Fahrenheit for FLAX Foundation, Los Angeles. Recent solo exhibitions include A Way To Leak, Lick, Leek at Fahrenheit, Los Angeles [2016]; DER ÖFFENLICHKEIT: Laure Prouvost at Haus Der Kunst, Munich; Dear dirty dark drink drift down deep droll (in der dole) at carlier|gebauer, Berlin; Laure Prouvost: It, Heat, Hit, e-flux, New York; We Will Go Far, MuseÌe deÌpartemental d’art contemporain de Rochechouart, Rochechouart; Burrow Me, Rupert, Vilinus; L’eÌcran: Entre ici et Ailleurs, CAPC MuseÌe d’Art Contemporain de Bordeaux, Bordeaux. Other selected solo exhibitions include The Meeting at MOT International, Brussels [2014]; Polpomotorino at Morra Greco Foundation, Naples [2014]; For Forgetting at New Museum, New York [2014]; From Wantee to Some Signs at Extra City Kunsthal, Antwerp [2014]; Laure Prouvost / Adam Chodzko at Tate Britain, London [2013]; Laure Prouvost at The Hepworth, Wakefield [2012].
Sergey Provorov, Myznikova Galina
Skolzkaya gora
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:6 | Russie | 2006
Une narration visuelle qui représente simplement la récente histoire d'une nation. Un groupe de jeunes tentent de gravir une montagne, mais se font toujours tirer dessus, ils tombent en roulant mais recommencent toutefois à nouveau, sur le rythme des coups de feu. Un horrible rêve, qui ouvre à l'espérance, à la volonté de vie et de changement représentée par les jeunes.
Depuis 1993, Galina Myznikova et Sergey Provorov ont créé un grand nombre de projets, qui démontrent le large éventail de leurs intérêts artistiques et leur goût pour les expériences créative dans le domaine du cinéma et de l'art contemporain. Il y a parmi ces projets des films expérimentaux invités dans de nombreux festivals internationaux du monde entier, notamment à Rotterdam (Pays-Bas) Oberhausen (Allemagne), Clermont-Ferrand (France), Milan (Italie), Hambourg (Allemagne), Montréal (Canada), Moscou (Russie), Pesaro (Italie), Sao Paulo (Brésil) et bien d?autres. Nombre de leurs films ont remporté des prix et appartiennent à des collections de musées ; leurs installations ont souvent été créées en tant que projets internationaux et présentées lors de biennales, notamment à la Biennale d'Art Contemporain de Moscou, à la Biennale des Jeunes Artistes de Bucarest (Roumanie), à la KunstFilmBiennale de Cologne (Allemagne), à la Biennale de l'Image en Mouvement de Genève (Suisse). En 2005, « Provmyza » de Myznikova et Provorov a représenté la Russie avec le projet novateur « Idiot Wind » à la 51e Biennale de Venise.
Sergey Provorov, Myznikova Galina
Vechnost
Vidéo | hdv | couleur | 41:0 | Russie | 2012
In the system of culture, eternity is perceived as something transcendental and which is beyond human understanding. Circumstances, that devour life, and beings, that are doomed to live, are metaphorically brought together in the ?Eternity?project. A metaphor of Eternity is a little girl who mentally withstands and resists destructive force and always wins a victory over it. This is the Eternity of an absolute and timeless being. The little girl finds herself in a number of deadly circumstances, it gradually turns into existential cycle, her ?life appears to be Eternity, and her death appears to be only an instant?.
The artists work in various genres of contemporary art: video art, experimental films, photography installations and opera theater. Their works were presented at the 51st Venice Biennale, Kunstfilm Biennale (Museum Ludwig, Cologne), Hors Pistes (Centre Pompidou, Paris), Biennial of Moving Images (Saint-Gervais, Geneva) and other notable events. Over twenty films of the art group participated in international festivals and were awarded with: Tiger Award for Short Film (38th International Film Festival Rotterdam), Gran Premio (25th Asolo International Art Film Festival), Best Experimental Film (15th Chilean International Short Film Festival). In 2010 the ?Inspiration? film was a part of ?Orizzonti? program at the 67th Venice International Film Festival and in 2012 the ?Eternity? is invited by Roma International Film Festival to competition program ?Cinema XXI?. ?Three String Quartets For One Video? was a Grand Prix winner of the Kuryokhin Contemporary Art Awards.
Nicolas Provost
Exoticore
Fiction | dv | couleur | 27:0 | Belgique | 2004
L`histoire d`un immigrant du Burkina Faso et de sa tentative de s`intégrer dans une culture qui lui est étrangère, la Norvège. "Exoticore" est un film relatant des gens qui essayent de trouver leur place dans le monde. Ce film évoque l`intégration, la solitude et la démence contemporaine. Une sombre journée dans l`exotisme.
Nicolas Provost est un artiste plasticien qui a récemment déménagé en Belgique après être restée dix ans à Oslo, en Norvège. Maintenant, il vit et travaille à Anvers. Son film est présenté sur toute la planète sur des supports filmiques et visuels. Ses films "Papillon d?Amour", "Bataille", "Oh Dear?" et "EXOTICORE" ont été récompensés dans de prestigieux festivals parmis d?autres à The Sundance Film Festival, The San Francisco International Film Festival, The Nashville Film Festival, The Ann Arbor Film Festival, à Clermont-Ferrand, The Asian Interantional Film Fstival, Séoul, et Vila Do Corde Film Festival? Le travail de Nicolas Provost se balance entre la fiction et les beaux-arts, entre le charmant et le choquant, la beauté et la cruauté, et souhaite marcher sur le fil du rasoir de la dualité. Le temps et sa fantasmagorie à nouveau provoquent à la fois reconnaissance et aliénation et réussi à attraper nos attentes dans un jeu d?éffilochage de mystère et l?abstraction qui a un impacte aussi émotionnel qu?intellectuel. Avec des manipulations de temps et de formes, le langage narratif et cinématographique est analysé, les accents sont déplacés et de nouvelles histoires sont racontées. L?extraordinaire est élucidé afin de révéler le tout. Sauf l?utilisation du film et du langage visuel, le son est aussi un facteur dans le corps du travail de Provost, comme une révolution rythmée ou un guide émotionnel. Dans certaines vidéos, la mémoire filmique et la perception sont stimulées par fragments de films classiques de Akira Kurosawa, Igmar Bergman, Alain Resnais ou Russ Meyer. Mais Provost est aussi sensible de faire des vidéos inspirées des films de série B que du cinéma contemporain. Provost à récemment écrit, produit et dirigé "EXOTICORE", son premier film de fiction.
Nicolas Provost
Gravity
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 6:7 | Belgique | 2007
Dans "Gravity", l`univers rassurant créé par un enchaînement de scènes de baisers est brisé par un effet stroboscopique qui nous perd dans le vertige étourdissant de l?étreinte où, comme souvent dans le cinéma de Nicolas Provost, l`amour devient une bataille passionnée dans laquelle les monstres finissent par être démasqués.
Artiste visuel, Nicolas Provost a vécu 10 ans à Oslo. Il vit et travaille actuellement à Bruxelles. Son travail est diffusé dans le monde entier dans des lieux de cinéma et d`arts visuels. Ses oeuvres ont reçu de nombreux prix et sont diffusées dans des festivals prestigieux comme le Festival du Film de Sundance, le Festival International du Film de San Francisco, Cinevagas, le Festival International du Film de Rotterdam, la Viennale, le Festival du Film de Locarno, le Ann Arbor Film Festival, le Festival de Clermont-Ferrand, Impakt Film Festival, The Asian International Film Festival (Séoul). Les oeuvres de Nicolas Provost sont à la fois des tableaux audiovisuels et des expériences cinématiques dans lesquelles il tente de s`accommoder des dualités et de trouver le ton juste entre grotesque et émouvant, beauté et cruauté, émotionnel et intellectuel, cinéma et beaux-arts. Ses fantasmagories provoquent à la fois reconnaissance et aliénation et répondent à retiennent notre attention avec une énigme mystérieuse et abstraite qui nous force à développer une réflexion sur le phénomène de l`audiovisuel. Le langage cinématographique est analysé via des manipulations de temps, de codes et de forme, l`angle d`approche est modifié, de nouvelles histoires sont racontées. Le son est, avec le langage filmique et visuel, une composante essentielle de l`?uvre de Nicolas Provost dont il constitue une charpente rythmique et un guide émotionnel. Dans son oeuvre faite de fragments de films récupérés, Nicolas Provost stimule la mémoire et la perception filmique. Il réalise également des films d`art contemporain. "Exoticore", un moyen métrage de fiction sur le cauchemar de l`intégration d`un immigré en Norvège, était en compétition au Festival du Film de Sundance en 2006. Son film "Papillon d`amour" a reçu de nombreux prix et une Mention Spéciale au Festival du Film de Sundance en 2004. "Induction", une déconstruction cinématique, était en compétition à Sundance en 2007. Il travaille actuellement sur "The Invader", un long-métrage sur le déclin psychologique d`un homme sur fond d`immigration clandestine à Bruxelles. Ce cauchemar poétique sur un thème universel offre une nouvelle fois une réflexion sur la question cinématographique et son impact émotionnel.
Nicolas Provost
Induction
Fiction | dv | couleur | 12:0 | Belgique | 2005
La rencontre inopinée d'un chaman, d'une femme seule et d'un jeune garçon dont les pas vont se croiser et diverger. Après avoir amplifié la souffrance dans "Exoticore" et "Papillon d'amour" et exploré l'inquiétude dans "Oh Dear", Nicolas Provost plonge dans un univers d'anxiété et d'étrangeté, interrogeant notre crainte de l'envahisseur, et nous propulse au coeur d'une nouvelle expérience émotionnelle. Cet artiste, comme son alter égo le chaman, ruse; il travaille une nouvelle fois sur la matière cinématographique et le choc émotionnel qu'elle engendre, mais également sur sa nature illusionniste telle la magie blanche, manipulant la logique temporelle et narrative, avant de nous laisser seuls face au mystère insondable de sa dernière création.
Nicolas Provost, artiste plasticien, s'est récemment installé en Belgique après avoir vécu 10 ans à Oslo, en Norvège. A présent, il vit et travaille à Bruxelles. Ses oeuvres ont été présentées dans le monde entier, dans les espaces consacrés au cinéma comme dans ceux dédiés aux arts plastiques. Ses films "Papillon d'amour", "Bataille", "Oh Dear" et "EXOTICORE" ont été récompensés dans des festivals prestigieux dont le Festival de Cinéma de Sundance, le Festival de Cinéma International de San Francisco, le Festival de Cinéma de Nashville, le Festival de Cinéma de Ann Arbor, Clermont-Ferrand, le Festival Asiatique de Cinéma International, Séoul et le Festival de Cinéma de Vila Do Conde. L'oeuvre de Nicolas Provost oscille entre le cinéma de fiction et les beaux-arts, le grotesque et l'émotion, la beauté et la cruauté, et cherche à avancer sur la frontière étroite de ces dualités. Le temps et ses fantasmagories suscitent à la fois reconnaissance et aliénation et réussissent à mobiliser toute notre attention au sein d'un jeu de mystère et d'abstraction qui agit autant sur nos émotions que sut notre intellect. Par la manipulation du temps et de la forme, Nicolas Provost analyse le langage cinématographique et narratif, déplace les enjeux et raconte de nouvelles histoires. Il explore l'extraordinaire afin de révéler le général. Mise à part l'utilisation du langage filmique et visuel, le son constitue l'élément essentiel de l'?uvre de l'artiste, en tant qu'indicateur de rythme et guide émotionnel. Dans certaines vidéos, la mémoire et la perception filmiques sont stimulées par l'introduction d'extraits de films célèbres d'Akira Kurosawa, d'Igmar Bergman, d'Alain Resnais ou de Russ Meyers. Mais Provost réalise probablement ses films et vidéos en s'inspirant de films obscurs de série B autant que du cinéma contemporain. Provost a récemment écrit, réalisé et produit "EXOTICORE", son premier film de fiction. Déclaration "Je vise à analyser et explorer le phénomène que constitue le cinéma, ses différents composants, son influence et ses conventions. Mon travail est le reflet d'une grammaire du cinéma et de la relation entre les arts plastiques et l'expérience cinématographique."
Nicolas Provost
Moving Stories
Fiction expérimentale | | couleur | 7:0 | Belgique | 2011
Nicolas Provost is a filmmaker and visual artist living and working in Brussels, Belgium. He studied at the Royal Academy of Fine Arts in Gent, Belgium and spent 10 years in Oslo, Norway where he first worked as an illustrator, graphic designer and art director. In the late 1990s he started making video works, which have been screened worldwide and have received awards at many international film festivals. Provost?s work is a reflection on the grammar of cinema, and the relation between visual art and the cinematic experience. Duality plays an important role; his video works often balance between the grotesque and the moving, beauty and cruelty, the emotional and the intellectual. Through the manipulation of time, codes and formal elements, Provost analyses cinematographic and narrative language; new stories are told by shifting and deconstructing existing footage. Sound is also an important element, used for rhythmic support or as an emotional guideline.
Nicolas Provost
Plot point
Vidéo expérimentale | dv | couleur | 13:39 | Belgique | 2007
Après avoir joué avec les émotions des spectateurs dans "Cinématics", sa précédente exposition, Nicolas Provost nous propose avec "Plot Point" un voyage en apnée. Si le choc sensoriel reste un élément majeur, l`artiste en appelle cette fois à nos capacités de narration. L`intuition est au centre de ces ?uvres que ce soit du point de vue de leur conception ou de la façon dont elles sont investies par les spectateurs. Sans jamais dévoiler leur essence et leur signification, ces films sont autant de puzzles mystérieux qui distillent ça et là des indices et réveillent notre imagination et nos pulsions les plus sombres. Dans "Plot Point", le célèbre univers de la police américaine avec ses sirènes, ses uniformes, ses ambulances et ses rues bondées se transforme rapidement en un décor de cinéma parfait. Le film pose la question des frontières entre réalité et fiction et des codes narratifs au cinéma (tension ascendante, climax, n?ud de l?intrigue). Mais "Plot Point", tout en jouant avec les attentes du spectateur, laisse le mystère entier.
Artiste visuel, Nicolas Provost a vécu 10 ans à Oslo. Il vit et travaille actuellement à Bruxelles. Son travail est diffusé dans le monde entier dans des lieux de cinéma et d`arts visuels. Ses oeuvres ont reçu de nombreux prix et sont diffusées dans des festivals prestigieux comme le Festival du Film de Sundance, le Festival International du Film de San Francisco, Cinevagas, le Festival International du Film de Rotterdam, la Viennale, le Festival du Film de Locarno, le Ann Arbor Film Festival, le Festival de Clermont-Ferrand, Impakt Film Festival, The Asian International Film Festival (Séoul). Les oeuvres de Nicolas Provost sont à la fois des tableaux audiovisuels et des expériences cinématiques dans lesquelles il tente de s`accommoder des dualités et de trouver le ton juste entre grotesque et émouvant, beauté et cruauté, émotionnel et intellectuel, cinéma et beaux-arts. Ses fantasmagories provoquent à la fois reconnaissance et aliénation et répondent à retiennent notre attention avec une énigme mystérieuse et abstraite qui nous force à développer une réflexion sur le phénomène de l`audiovisuel. Le langage cinématographique est analysé via des manipulations de temps, de codes et de forme, l`angle d`approche est modifié, de nouvelles histoires sont racontées. Le son est, avec le langage filmique et visuel, une composante essentielle de l`?uvre de Nicolas Provost dont il constitue une charpente rythmique et un guide émotionnel. Dans son oeuvre faite de fragments de films récupérés, Nicolas Provost stimule la mémoire et la perception filmique. Il réalise également des films d`art contemporain. "Exoticore", un moyen métrage de fiction sur le cauchemar de l`intégration d`un immigré en Norvège, était en compétition au Festival du Film de Sundance en 2006. Son film "Papillon d`amour" a reçu de nombreux prix et une Mention Spéciale au Festival du Film de Sundance en 2004. "Induction", une déconstruction cinématique, était en compétition à Sundance en 2007. Il travaille actuellement sur "The Invader", un long-métrage sur le déclin psychologique d`un homme sur fond d`immigration clandestine à Bruxelles. Ce cauchemar poétique sur un thème universel offre une nouvelle fois une réflexion sur la question cinématographique et son impact émotionnel.